UNE TRUFFE DANS LE MARAIS

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Pendant des siècles, la truffe a été bannie de toutes les tables, et interdite durant tout le Moyen-Age. Un champignon noir, sous-terrain naissant avec la foudre, cela suffira à la Sainte Inquisition pour l’interdire. La truffe était « aussi noire que l’âme d’un damné » ! C’est François 1er qui la réintroduit à la cour, elle sera présente à tous les repas, et retrouve ainsi ses titres de noblesse. Elle devient le diamant noir et un produit de luxe sous Louis XIV, la Montespan la considérant même comme un aphrodisiaque et en faisait consommer à Louis XIV lorsque celui-ci mollissait.

Il est vrai que, dans la mode, des truffes nous en avons toute l’année et ils ne sont pas vraiment comestibles, mais celles dont je parle, sont celles de « L’Artisan de la Truffe », situé entre la rue Rambuteau et la rue des Archives.

Vous l’apprécierez dans des œufs brouillés ou dans le caramel donné avec le café. C’est 100 % truffes avec une décoration sobre et élégante, un restaurant design, épuré à l’italienne, comme un hommage à ce produit d’exception. Tuber melanosporum du Périgord, truffe blanche du Piémont, tuber estivum d’été, la truffe règne, sans partage, parfait pour un dîner en amoureux sans devenir un Ultracrepidarianisme.

Amateurs, préparez vos papilles, car, à la fois épiceries et restaurants, ce lieu décline la truffe sous toutes ses formes avec une cuisine ouverte au cœur de la salle, avec une carte de dégustation simple, (tagliatelle, risotto, œufs brouillés, croque-monsieur) et des créations de saison (blanquette de veau, thon snacké,…) et une offre en libre-service pour une consommation nomade chic (sandwichs, salades et soupes à la truffe). Le cochon est fin gourmet me dis-je, au point même de déterrer lui-même la truffe qui va accompagner ses abats.

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