UN LOGO POUR UN GOGO

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Des femmes panneaux publicitaires arpentent l’avenue Montaigne à l’image des dessins de Nazca. C’est la tendance pour faire la « Nike » aux années 90. C’est le logo « oversized » ; « plus c’est gros, plus c’est bon » dirait les nymphes en feu de la télé « réalisée » qui dans leur Smart regarde la collection de St Lolo en  « silly conne » du « Vacarme Hello » pour leur future soirée clubbing. Voilà que mon maillot de corps estampillé du joueur de Polo de « Ralph Lauren » ou du crocodile de « Lacoste », qui étaient discrets, se voit ringardisé comme le serait Dieu, ce vieux Monsieur qui adore tant se faire prier.

Cette nouvelle tendance d’appartenance par un logo extra-large est la nouvelle drogue des Millennials, qui vous font appartenir à la marque et affichent sans discrétion leur statut social.  La société du paraître, toujours plus en avant, poussée par des gens trop incultes pour penser que le vrai luxe est dans la discrétion et non pas dans le Bling Bling. Les nouveaux riches vont acheter leurs sacs et leurs robes à la boutique Vuitton sur les Champs Elysées, adresse que tout le monde connaît. Les personnes raffinées et de bon goût connaissent les adresses, non pas secrètes mais discrètes, des maisons comme Franck Sorbier, là où tout n’est que beauté, luxe, calme et volupté.

Et le prince de Venise pour Balenciaga a carrément logo-typé la pastille du recyclage pour que la cliente sache bien que le sac en « Croco Deal » est 100 % écologique, et que celles-ci peuvent venir chercher leur sésame avec un S.U.V qui consomme 30 litres au 100 km et qui pollue comme deux Airbus en approche à Roissy. Des logos pour gogos qui achètent tout et n’importe quoi, et même leur couvre-chef en fourrure n’y échappe pas ; un astrakan qui n’est qu’un fœtus d’agneau sortie du ventre de sa mère encore vivant. Le logo pour l’égo qui se transforme en lingot pour un loto toujours gagnant, et faire cracher le pépé Gogo.

Anonymode