UN ANDOUILLE DE TROYES A LA ROCCO

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Il aurait fallu un prince de l’église pour absoudre ce restaurant de la sottise, car à la seule vue de la salade César avec son poulet farineux, nous avions l’impression d’avoir plongé au cœur des Moulins de Paris, et le nom César n’était pas tout à fait adapté, alors que Périclès, dont l’éloquence si séduisante comme orateur, aurait bien fait l’affaire, on disait de lui, d’ailleurs, que persuasion habitait sur ses lèvres. Il fallait au moins cela pour nous persuader que l’on pouvait ingérer cela.

Pour ma part, une andouillette de Troyes, à quelques kilomètres de la ville de François Baroin, j’aurai pensé que c’était le lieu pour un abat de circonstance. Eh bien, celle-ci servie à peine commandé, fit que sa structure était aussi dure que Rocco Siffredi dans ses meilleurs moments de « hard corps », ce qui a beaucoup amusé ma voisine à l’énoncé de Rocco, qui, elle, s’ennuyait lourdement avec son compagnon car visiblement ils étaient deux « condamnés de drap commun ».

Pour finir, un sorbet, qui n’avait rien à voir avec les sublimes glaces du Marais de chez Bertillon ou du Libanais Bachir, mais qui venaient plutôt de chez « Ricard surgelés » directement du pôle nord, et tellement surgelées que pour commencer à déguster ce nectar digne de n’importe qui, nous avons mis 15 minutes.

Au final, un café noir « grand-mère », qui avait dû rencontrer en Chine notre ancien premier ministre « Raffa rien » au milieu de la mer de Bohai là où on extrait du pétrole de mauvaise qualité. Et tout cela pour une addition peu raisonnable, le prix d’un grand restaurant parisien. Seul bémol, la vue sur le lac qui était merveilleuse, mais les crampes d’estomac sont arrivées si rapidement que nous sommes rentrés nous « couchier ». Parfois on se demande comment les avis sur Google sont réalisés. Soit le restaurant n’avait pas de cuisinier ce jour-là ? Soit il l’avait perdu pendant la pandémie… En tout cas, fuyez et ne vous retournez pas de peur d’être transformé en statue de « selle ».