YSL LA COLLECTION DU SCANDALE

Ce sont  les robes trapèzes de Courrèges mais aussi les silhouettes futuristes de Cardin qui bouleversent l’élégance et le New Look des années 1950. Mais le 29 janvier 1971, quatre-vingt tenues sèment l’agitation rue Spontini. À cette adresse, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé avaient inauguré leur maison de couture dix ans plus tôt et cette année là, Yves Saint Laurent crée une collection Haute Couture inspirée de la Seconde Guerre mondiale et de l’Occupation allemande.

LA FUITE DE LA RAVE DU ZELE D’YVES

Voici les risques du métier : le président avait son menton qui a quitté soudainement la paume de sa main droite posée grâce à un coude à sa tête, et subitement celle-ci est venue frapper lourdement le bureau !  Une fois encore, un fonctionnaire de la Chambre Syndicale s’est tué au travail. Tellement mort que depuis D. Grumler rien ne s’est passé, et maintenant les rats quittent le navire trop impatient d’avoir attendu un changement qui n’est jamais venu. Hélas !

Les successeurs eux, déposent un préavis de travail quand ils s’y mettent, mais trop tard. Voilà que les adhérents partent : St Laurent, en premier et, d’après les rumeurs, le Seigneur des Arnault fait sécession pour lui aussi organiser un calendrier à sa guise comme le Duc, sauf que lui est le Seigneur.

Les Marrants de service, universitaires qui font partie des sachants, finalement ne savent rien de rien et ils ont l’outrecuidance de vouloir venir diriger une école en supprimant une autre qui est la seule à rapporter cinq millions d’euros par an (Les écoles de la Chambre Syndicale). Celui-là même qui en arrivant dans la profession pensait que « Bordeaux Chanel » était un fameux pot de rillettes. Alors, quand on lui a parlé d’une croisière, là aussi il ne comprit pas le message et attend toujours le bateau sur le port de Knokke-Le-Zoute. Ne lui en demandons pas trop, il ne mérite pas plus que d’être embaumé dans une page d’un grand Elzévir, pour que ses angoisses disparaissent pour ce forçat lugubre de l’excentri-idées.

cliquez ici pour lire l’article..

YSL DE L’OMBRE A LA LUMIÈRE

De la Conciergerie, nous quittons notre restaurant pour longer le fleuve. Sur les quais résonnent les bruits de la nuit de Paname. Le jeu de lumière des bateaux mouche a balayé mon cafard de cette journée si morne. Un faisceau de poudre bleu au loin vient du palais de la folle de Chaillot. Une odeur d’opium se fait sentir à l’arrivée de l’espace que le prince de Venise a réservé devant la tour « effet », que regardent deux japonaises devant moi comme un bonbon.

La foule est impressionnante pour voir la collection de Vacarello. Je regarde l’espace un bref instant et l’absolue vérité du monde de la mode me saisit. L’implacable obscurité du temps en attente d’un monde exsangue de la vraie vie qui est en sursis encore pour un instant. La lumière de la scène se fait rayon de lumière et monte dans le ciel comme pour rivaliser avec la Dame de Fer. Un premier mannequin sort des rayons blancs pour une collection bien noire, qui elle n’illuminera pas Paris, mais dans un style plus proche à chaque fois du Maître d’Oran …