STEPHANE ROLLAND L’AMBROISIE COUTURE

Elle est criante de vérité cette femme en longue robe poncho en crêpe mousse ivoire plissé et gazar blanc brodé, Le noir et le blanc s’affrontent dans les diamants, et les perles se font couture. C’est la femme Roland toujours reconnaissable entre mille et sur la musique de « vivre pour vivre », elle s’épanouie sans jamais nous décevoir. Crêpe de satin rouille, qui vibre comme un tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite, une cape en crêpe de mousse blanche rehaussée d’une cascade de pierres de cristal aux couleurs de l’Italie.

ROLLAND BLANCHE MEIGE DE L’ÂME

Il trône dans l’azur comme le sphinx de la couture, et nous présente son cœur de neige et la blancheur de son cygne. Le blanc est de sortie pour le plus « orchidée in » de la couture, et sachez écouter ce blanc du monde dans le vrombissement du satin duchesse comme une cathédrale dressée dans le clair-obscur. Ecoutez le satin et l’organza aux dos décolletés et nonchalants qui crachent la fibre optique comme des serpents d’écume.

Entendez le blanc du monde, la solitude des steppes sous des soleils évaporés. Ici  au Palais de Chaillot tout balance et tout oscille, on ne se souvient plus de sa naissance, on entre dans un silence immortel et le lait des rêves du créateur coule de son imagination comme la voix des divas. Dansez le blanc du monde, buvez ses chimères, qu’importe elles vous mèneront dans l’émerveillement et celui-ci n’a pas de frontière.

Le Blanc se situe à la fois au début et à la fin du jour, c’est la couleur de l’Est et de l’Ouest, un moment charnière pour un nouveau départ. Le Blanc est donc une couleur liée aux rites de passage, et aux mutations de l’être, suivant en cela le schéma classique de toute initiation à la renaissance. Stéphane Rolland veut-il nous donner un message pour un nouveau départ ?…