QUAND ORWELL PARLAIT DE MODE

Que se passera-t-il lorsque les premiers rangs de bimbos et de journaleux disparaîtront un vendredi dans les limbes du pacifique. C’était la question que tout le monde de la mode se posait pendant les attentats, mais voici la Covid qui vient définitivement supprimer ces grandes messes qui ne servent finalement qu’à brosser dans le sens du poil les égos de chaque créateur après Dieu, « un je d’enfant ». Pour certains,  et pour la sexualité des autres, oubliant que l’amour est un besoin et que le sexe est juste une envie. J’ai besoin d’avoir l’avis de quelqu’un d’intelligent, connaissez-vous quelqu’un ? 

Les designers et les marques se sont mis à l’action, en diffusant des émissions en direct, en créant des films, en entrant dans l’arène de la réalité virtuelle ce qui arrange grandement certains qui construisent les robes avec des gants de boxe, faisant ainsi disparaître définitivement les petites mains derrière le couturier et l’image de celui-ci glorifié pour devenir une icône. Pour lire plus cliquer ici

FASHION SINE NOBILATE

Au-delà de son snobisme apparent, le milieu de la mode est aussi l’un des moins formatés et des plus ouverts qui soit, puisqu’il accueille toutes les nationalités, et, même les crétins de toutes les origines sociales, tous les niveaux de formations et il sait consacrer les talents les plus jeunes et les plus nuls aussi. Pourtant, la mode est aussi l’un des secteurs le plus perméable à l’air du temps. Les professionnels parcourent la planète, en tout sens, pour tâter le pouls des marchés et des fournisseurs et inventent inlassablement des matières et des formes pour mieux devancer les tendances.

C’est tout le paradoxe de ce monde à part où l’habit fait le moine. Ultra snob mais ouvert à l’extrême, ce milieu, très particulier, évolue, en fait, dans des bulles, mais de Champagne. La mode est-elle superficielle ? Je crois qu’il faut accepter cet état de fait si l’on décide d’en faire un métier.