LES CALINS DE NOËL

L’éventail en sapin dans le reflet des yeux de ma douce, je suis le seul à en parler, je suis le seul qui soit concerné par ce miroir où l’air circule à travers moi et où l’air a un visage aimant. Voilà l’outil de Karl, que les autres ignorent, mais que la brise de son Hambourg natal lui rappelait souvent. Un outil si plissé qu’il pourrait sortir des plisseurs de Lognon. Voici que le sang aux joues que ma voisine recule, apportant à son visage une pâleur plus que de circonstance, comme le délice d’une âme emprisonnée derrière des convenances. L’artiste de ce sapin pense que les temps pré-adamiques avaient déjà donné cet alizé dans sa région si douce des Abruzzes.

Voici la maîtresse de cérémonie, en haut Yanina et sac Hermès, qui glisse comme si elle avait, à elle seule, regardé Paris en première de la mode. Des sapins de noël pour un câlin des couturiers au monde, car ce n’est pas la beauté de la femme qui ensorcelle, mais sa noblesse.