MOSCHINO JEREMY COCOTTE

C’est la reine des Macarons, « l’autri-chienne » ; celle, avec son visage caractéristique, qui enflammait Versailles avant sa nymphe. Front haut et lèvre inférieure dédaigneuse, une véritable « Habsbourgs la Reine ».  Blonde tirant sur le roux, elle souffrait de myopie et c’est probablement pourquoi elle voyait tout dans un flou le plus artistique.

Alors, pourquoi ne pas porter des robes de chez Moschino ? Guillotin vous l’aurait conseillé, voici la femme qui est l’expression du roseau dépensant, et je suis contre, tout contre, comme l’aurait dit, en son temps, Sacha Guitry, que les Bimbos de la Fashion Week comprendront « Sacha Gâterie », pourquoi pas, non ?

MOSCHINO MILAN 2019

La femme de Ken, choucroute sur la tête, transformée par Moschino en objet publicitaire de salon de l’automobiles et du juste prix réunis, est placée sur un podium par le créateur Jeremy Scott. Des Jackie Kennedy dans une « Onassis » de billets verts, elle fut la première à arborer cette coiffure « bouffante » laissant le champs aux demoiselles des années 60, talons Louboutin et coiffures à la « Empire State Building », voulant ainsi être plus grandes pour mieux s’affirmer. Coupes de cheveux improbables qui n’ont pas pris une ride, et me font penser à Amy Winehouse et sa légendaire coupe qui d’un rêve tapageur a ébouriffé la toile de la sagesse pour transformer sa coiffure en symbole de sa peur, essayant ainsi de tisser un semblant de tendresse.

Souvent l’arrivée de l’automne annonce grisaille et couleurs en berne, et notre vestiaire doit sortir du gris bitumeux et de l’anthraciteux, il faut que les couleurs fassent de la résistance. Le « dress code » de la saison pour Moschino est en technicolor Flashy… Voilà, une collection que le « Crémateur », Olivier Incertain, sera content de claironner « Oh plagiat », alors que celui-ci est souvent la base de tous les couturiers, excepté l’original qui lui, d’ailleurs, est souvent méconnu.