JOSSE LA NUANCE DE L’ESQUISSE

Par ses robes et leurs tons chatoyants, aux formes harmonieuses et rayonnantes, on entrevoit la beauté de la Rose mystique. Christophe Josse nous invite à méditer sur notre vision des choses. Et, quand une couture rend les nuances de l’âme, je meurs de plaisir. Il en est de même de l’esprit comme de la musique; plus on l’entend, plus on exige du subtil et de la nuance. « Si vous tuez les nuances, nous dit Josse, c’est tuer la liberté, l’appétit de créer, l’amour, le bonheur, c’est déchirer la trame étincelante de la vie et la changer en haillon ». Pour lire plus cliquer ici

JOSSE LA TEMPÊTE DE SOIE

Le romantisme avait la liquidité des tempêtes et des passions. Il affluait comme le fleuve des passions déchainées et s’épandait sur ma solitude qui pleurait le mal de mon siècle. Mais avec un grand champ de taffetas, lorsque vers moi le vent l’incline frémissant Christophe Josse et sa magie apparaissent, comme une brume des songes où sont concentrés tous les parfums du monde, le charme du baiser, et le pouvoir de l’artiste.

C’est la fille aux cheveux de taffetas de soie qui avance sur la chanson « The Strange Little Girl  » qui n’est pas si étrangère pour nous. Harmonies des songes d’une nuit d’hiver où le confinement exacerbe nos sens à ne plus en finir, fluidité de la matière qui rappelle l’enfance et sa chemise qui l’été apportait fraîcheur et bonheur…Pour lire plus cliquer ici

JOSSE DANS LA LUMIÈRE DE LA NUIT

« J’aime Paris et son silence », nous dit Josse. Sous les arcades, les oiseaux s’évadent, et les couleurs paradent au-dessus des colonnades. Les demeures haussmanniennes en enfilade, et le marbre noir et blanc de Burenne semblent plus alignées qu’usuellement. Et si je pousse un peu plus cette promenade nocturne, je suis sûr que l’ombre de Victor Hugo y règne encore, et dans le silence, sous les arcades, un havre imprégné d’histoire me saisit.

JOSSE LA FEMME DES SABLES

En fin de soirée, la montée de l’écoeurement est un phénomène inévitable après cette chaleur si intense et nous nous sommes rendus à l’hôtel le Marois, plus connu sous le nom France Amérique. En 1863, le comte Le Marois, fils du général du même nom, aide de camp de Napoléon Ier, fait construire cet hôtel particulier par l’architecte Henri Parent à l’emplacement, dit-on, d’une maison habitée par la courtisane Marie Duplessis, modèle de La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas. Sous ces pierres, le parfum de la beauté y rode encore.

Et pour les nymphes éclairantes et chaudes de Christophe Josse, le lieu s’y prêtait parfaitement, avec leurs robes nacrées, comme le sable beige et l’azur des déserts, comme la houle des mers qui se développe avec indifférence. Voici une robe de berger en mohair, ornée de minéraux brillants et symboliques de l’ange qui se mêle aux femmes du nord et à celles du sud dans un délicieux canevas de soie.