GIVENCHY ET VIEILLE GRAND-MESSE

Une tente au toit transparent comme si on avait voulu emballer la mode, laissant apparaître les étoiles sous des arbres éclairés par la lune du dernier quartier, juste au milieu du Jardin des Plantes pour ce défilé de Givenchy «Winter of Eden». Eden signifie « délice » en hébreu, mais qui, parmi l’assistance, à part le Seigneur des Arnault, le sait ? L’écrivain américaine Ann Druyan avait une vue plus cynique de l’Éden, plutôt qu’un « paradis », le Gen Eden serait le lieu d’un crime. J’hésite un moment à rentrer dans ce tunnel noir, mais mon bon sens reprend le dessus cela n’est que du vêtement comme dirait Monsieur Marrant.

Entasser 1 000 personnes dans un espace d’une longueur d’un bloc d’immeubles de Manhattan avec une seule entrée qui commence par un tunnel sombre de lumières psychédéliques et sur une musique qui martèle vos tympans, vous rappelant les clubs à la mode de la si britannique et aristocratique Londres du début des années 90.Des filles en mode urbaine de Neuilly, robes de bijoux et « touffe y compris », Clare Waight Keller donne un spectacle incompréhensible pour un résultat Givenchy qui n’était pas vraiment à la hauteur de la marque.