LE PET DU DIABLE

Lors d’une balade bucolique derrière l’Hôtel de Ville, le nom de la rue de Lobau m’a intrigué et en faisant des recherches, j’ai trouvé un Maréchal de France de plus sous Louis-Philippe. Mais, avant cela, cette rue s’appelait la rue du « pet du diable ». À se demander pourquoi un nom aussi diabolique ? La légende raconte qu’il s’agissait d’un menhir préhistorique à la mode de Bretagne trônant en ces lieux. Les parisiens du Moyen Âge n’ayant jamais vu une pierre aussi gigantesque et aussi lourde, estimèrent que seul le Maître des Ténèbres pouvait être l’auteur d’un tel monument.

Mais, voilà qu’en 1451, les étudiants, parmi lesquels se trouvaient François Villon (poète et écolier du Moyen Âge), enlèvent la colossale de pierre afin de faire enrager les autorités parisiennes. Ils arrachèrent le menhir de la Rive Droite pour le déposer Rive Gauche, rue de la montagne Sainte-Geneviève. Les hidalgos parisiens de l’époque récupérèrent le menhir pour le transférer au palais de la cité,  mais dans la nuit les sauvageons vinrent à nouveau le chercher pour le déposer sur la  place de la Bastille, c’était à l’époque, bien avant l’heure, des soixante-huitards .