UN NOEUD DE PORCELAINE PAR CHANTAL

Voici le jour qui s’ouvre au vent des ailes de phalène, évoquant un souvenir fragile et rosé, pour un nœud de porcelaine et un souvenir touchant, la où meurt la marjolaine. Un col évasé de « faenza » qui se confond avec un plein ciel ardoisé, comme une ample méditation sur la fragilité et le mystère, là où l’évidence de la porcelaine fait loi. Déjà plus de vingt ans et après avoir vendu sa marque de lingerie coquine, Chantal Thomass continue, elle qui a toujours cette blancheur des femmes japonaises, nous met le rouge au joue pour nous étonner encore avec de la porcelaine laiteuse et douce comme l’hermine.

Sa vision de la mode passe par l’art de vivre à travers des collaborations et à l’occasion du salon Maison & Objet, elle nous présente une nouvelle collection de céramiques née de la rencontre de la prestigieuse manufacture italienne, celle de la terre d’Ombrie qui extrait celle-ci des bords du Tibre, la potasse et l’argile comme l’humus vital de cette matière artisanale sublime. Avant d’être le dieu du fleuve, « Tiberinus », celui-ci est un roi. On raconte qu’il avait épousé Rhéa Sylvia, et l’avait fait précipitée dans les eaux du Tibre, sur l’ordre de son oncle Amulius, après la naissance de ses deux jumeaux, Romulus et Rémus pour conjurer le sort de cette richesse inespérée. Pour lire plus cliquer sure le titre