BALMAIN AUTANT EN EMPORTE LE CHALAND

Pendant que Slimane fait du Slimane chez Chloé, Rousteing fait du Céline chez Balmain. Rousteing prêche dans le désert des têtards pour une collection sable pour catins de supermarché. Mais, à quoi bon remettre à demain ce que l’on peut faire avec deux pieds ! Le puissant message de mode d’Olivier Rousteing, qui vient de découvrir la « bourgeoise », alors que le fossé entre les nantis et les démunis s’élargissent et que les gens protestent dans les rues,  n’en a rien à faire car les Qataris comblent le déficit de toute façon. Pour lire plus cliquer sur le titre…

REDEMPTION PARIS 2020

Il n’y a ni niveau, ni rivaux non plus d’ailleurs, et si on veut le péché au vif, il faut mieux le faire au pif du sujet. L’impression de cette collection a cette odeur de tissu fermenté de trop-plein, non pas de génie mais de jaunie, un relent de couture pour boutique de la banlieue de Hong Kong, pas King, mais complètement Kong.

Non seulement l’observation de ce monde est superficiel, les robes démodées, la couture commune est dépourvue de caractéristiques. En bref, une œuvre mauvaise, et il est un de ces malheureux dont on peut dire qu’il faudrait mieux qu’il ne fusse pas né. Rédemption en voilà un nom ; l’achat du genre humain par le sacrifice du Christ qui a permis la rémission des péchés et donné un espoir de vie éternelle en Dieu, et pour une marque se prendre pour Dieu vous pouvez imaginer l’Ego !

On sort de la collection comme les cochons sortent d’un bourbier, abasourdi de déplaisir. Les clientes dont les mères faisaient des ménages et les filles présentes les défont, me disent à la sortie que jamais elles n’avaient vu autant de chiffons et, pour des bitumeuses, j’ai trouvé cela croquignolet.

KENZO TRANQUILLE COMME BATISTA

Qui se souvient de l’ADN Kenzo : de ses couleurs emblématiques et de sa couture inimitable ? Olivier Baptista nous propose une nouvelle forme travaillée pour la circonstance et ses débuts dans sa nouvelle fonction de la maison de l’homme de Tokyo. Sa première maison s’appelait « Jungle jap » transformée par la suite en « Kenzo », « un beau Fumet ». Ce créateur est né dans une ville de la préfecture de Hyōgo au Japon, célèbre pour son château, mais cela tout le monde de ma mode s’en fout un peu.

Le portugais, lui, c’est l’architecture qui l’avait attirée en premier, mais c’est en tombant sur un livre de Balenciaga qu’il décide de changer de voie, et d’entrer à l’université de mode et de design de Kingston à Londres, heureusement il n’est pas tomber sur une vidéo de Muss Mayer. Diplôme en « moche », il travaille en tant que styliste pour Max Mara, Christophe Lemaire et Cerruti. Il aurait pu devenir architecte mais « l’angoisse de passer six ans à construire un immeuble » a eu raison de son enthousiasme, il préféra donc l’angoisse de créer quatre collections par an.

MARINE SERRE LA MAIN DE VENUS

Nous nous sommes soudain trop approchés de quelque chose… Donc, on se tenait à distance ! Créatrice mystérieusement mise en position démesurément favorable par le Seigneur des Arnault. Il est insupportable de se sentir solitaire et impuissant devant la beauté en train de s’épanouir par autrui. Solidaire, dans un puissant mouvement de poitrine qui reformate l’esprit, la couturière engagée qui, autrefois, était un abreuvoir à l’obscurité, s’offre aujourd’hui un poème de splendeurs entre deux carrés de pied-de-poule, transformant la simplicité de la coupe en une déesse d’Aphrodite.

Voilà donc après l’existence si courte pleinement accumulée le regard pour en étaler le fondement, comme une Vénus blonde ou une ruine laissée là jadis dans l’eau grise de la rivière de longs champs, apparaît une douce et flexible volonté de créer du surprenant, mais attendons la suite car la mode n’est pas une course de cinquante mètres mais plutôt un marathon.

Marine Serre sort, enfin, des griffes du Seigneur des Arnault pour prendre son envol dans un souffle surpuissant, et donne une collection qui va au-delà même de son propre sens de l’esthétique. Il faut souvent faire abstraction des choses qui vous entourent pour bien créer, mais surtout créer juste.

SAINT LAURENT LATEX ÂNE

Voici le latex qui rentre dans la composition des vêtements de Saint-Laurent, après le Clubbing, voici la bourgeoise qui rentre au 41, rue Quincampoix pour s’accoquiner avec les échangistes politico-admiratifs gorgés de progestérone, et si la vie vous sourit, elle se moque peut-être !

Le sexe à « pile » pour les bimbos de la télé-réalité mélangés dans un cocktail ahurissant, du plastique pour riches bourgeoises en goguette cent pour cent non recyclage, un clin d’oeil aux nuits les plus sulfureuses de Paname des bas-fonds de la capitale. Venez au baron nous aurait dit T.Ardisson, et vous verrez que la créativité du designer n’a rien à voir avec sa façon de raisonner. Il a juste été faire un petit tour dans la fange qui mélange Yves Saint-Laurent autrefois et dont nous gardons sa nostalgie poétique , avec quelques croquis de l’enfer de l’académie du commun des mortels.

Voilà un second romantique, qui inspecte l’invisible, et écoute l’inouï afin de reprendre l’esprit des choses mortes, et des poètes de la nuit. Rompus au formes vieilles, couturier parmi les innocents. Les femmes l’ont vu comme s’il était Paul Verlaine, mais en réalité il travaille seulement à la haine du sublime.

COPERNI LE PRODROME DE MODE

Coperni, les deux français Arnaud Vaillant et Sébastien Meyer qui n’avaient déjà pas faire de miracle chez Courrèges, reprennent leur marque « Coperni » en pensant qu’ils vont toucher les étoiles, et nous apprendre que la terre tourne sur elle-même et que la lune est un satellite de celle-ci. Les jeunes sont ainsi. Ils pensent qu’ils sont venus au monde très jeune dans un monde très vieux.

KIMHÉKIM PARIS 2020

Le créateur sud-coréenne Kiminte Kimhekim semble être chez lui à Paris, où se réunissent actuellement tous les plus grands créateurs de la mode.

Ancien élève du studio Berco et ayant travaillé chez Nicolas Ghesquière et Balenciaga, il a absorbé cet héritage de la couture par des drapées et chemises avec vestes de velours donnant des silhouettes « Balanciaguest » assez abouties.

Blazers logo-typés avec étiquettes,  fixant de grosses perles comme boutons sur des chemisiers en coton ce qui stigmatise sa marque depuis deux ans. C’était hier pour le début de la Fashion week de Paris, dans un écran de fumée, espérons que cela ne le soit pas.

GILETS JAUNES ET CORONA, LE COCKTAIL FHCM

Avec la recrudescence de Coronavirus en Italie, la Chambre de la Couture institutionnalise les instructions de la Paris Fashion Week et rend son rapport.

Article 1 – les mannequins seront bouches cousues au point de feston ; proposition qui n’a pas fait l’unanimité. En effet, l’homme de Tolède oppose un vif refus prétextant que certaines fument la pipe.

Article 2 – la distribution de préservatifs au menthol sera systématiquement donnée à chaque invité. Attention, cela va chauffer dans les giletières ! Chaque participant devra être équipé d’un masque. Seul Didier Grumler sera exempté, car lui porte le sien déjà depuis 20 ans.

Article 3 – Le « V » de Vuitton sera enlevé de l’ensemble des malles de ces dames, rappelant trop le « V » de Virus, et un peu « d’Eire », cela fait toujours « Dublin ». Pour les Bimbos de luxe, durant les shows, il leur est conseillé de mettre le masque sur les yeux afin de ne pas voir la toxine qu’elles transportent dans leurs lèvres.

K.F.C KARDASHIAN FUCK COUTURE

Vous n’imaginez pas quand même que son séant, aussi énorme que le Colosse de Rhodes, soit le fruit d’une nourriture saine : des « chicken wings » de chez KFC ! Au cul, au cul-hésitation. Cette femme, qui a la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiments que les concierges et les filles entretenues, et qu’un homme s’amourache de cette latrine, prouve bien l’abaissement des hommes de ce siècle.

Voici donc le Kanye et la Karda qui déjeunent au KFC rue St Denis ! Un hasard me direz-vous ? Non bien sûr ! Elle se retrouve dans la rue où elle aurait dû bitumer si les médias sociaux n’avaient pas existé. La mode face à la créature, dont les yeux ont la sérénité de ces animaux ruminants, peut constater que les 160 millions de followers ne sont pas très efficaces pour pouvoir en toute quiétude venir dans un fast-food au centre de Paris sans être reconnue.

La Vénus crapuleuse est de retour sur Paname et elle sera probablement invitée au dîner de la mode le 24 février à l’Elysée. Prévenez Monsieur Castaner que les bijoux de celle-ci resteront au coffre et que, pour l’Elysée, elle arborera quelque pièces de verroterie de la maison Vuitton qu’elle n’osera pas prétendre être volée, car « pas assez chers ma fille », lui aurait dit sa mère maquerelle. A vaincre sans baril, on triomphe sans boire.

MOSCHINO JEREMY COCOTTE

C’est la reine des Macarons, « l’autri-chienne » ; celle, avec son visage caractéristique, qui enflammait Versailles avant sa nymphe. Front haut et lèvre inférieure dédaigneuse, une véritable « Habsbourgs la Reine ».  Blonde tirant sur le roux, elle souffrait de myopie et c’est probablement pourquoi elle voyait tout dans un flou le plus artistique.

Alors, pourquoi ne pas porter des robes de chez Moschino ? Guillotin vous l’aurait conseillé, voici la femme qui est l’expression du roseau dépensant, et je suis contre, tout contre, comme l’aurait dit, en son temps, Sacha Guitry, que les Bimbos de la Fashion Week comprendront « Sacha Gâterie », pourquoi pas, non ?

MANSAU UN AN DÉJA

La nuit n’est jamais complète il y a toujours, au bout du chagrin, une fenêtre éclairée, il y a toujours un rêve qui veille, un désir à combler, une faim à satisfaire. Serge nous nourrissait de sa magie, mais un an après un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Son humour grinçant et corrosif m’inspirait chaque fois que je le rencontrais. Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent, mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ? Alors j’essaye de me persuader de ne pas dire mourir mais dire naître.

C’est toujours la même larme qui sort de mon oeil quand je vois son public toujours captivé devant son « Flower » de Kenzo. J’aime à penser et j’ai le sentiment que cet homme est un héros ordinaire, mais aussi extraordinaire. Penser cela, c’est déjà un miracle, à voir le nombre de nos semblables se goberger dans une complaisance toujours plus florentine. Je me souviens de cet homme sans compromis qui affirmait ses idées, et qui comme Victor Hugo disait « Lire haut, c’est affirmer à soi-même sa lecture ».  Je lui répétais que l’affirmation de soi-même est un axiome préhistorique de sensibilité.

GUCCI LE MANÈGE A BILOUTE

La vie est un manège, et quand il commence à tourner le temps semble long, et les jours s’égrènent dans un tourbillon. C’est le temps de l’enfance, le début de la jeunesse des illusions, de l’amour et des espérances. Voilà le message de Mitchell ?

Comme dans les contes de fées, tout est beau et semble enchanté, comme le manège, de jolies couleurs d’un monde plein de splendeurs. Venez et entrons au pays magique nous dit Gucci et nous invite à partager la gaieté des années 70.

Il ne s’agit pas de montrer une histoire mais plutôt un temps qui passe comme une histoire arrêtée en un tableau. Ce temps n’est pas la durée mais plutôt le temps de célébrer la flèche de Zénon et de ses paradoxes. C’est dans l’intervalle d’une position à l’autre que le spectateur peut juger de cette usure exposée en un tableau. Mais, c’est aussi ce qui implique le retournement de la pensée comme l’avait fait Aristote en sont temps. Read more on …

FOURNIÉ EXPLORA-CHIC

Voici la déesse Épona en ligne de mire d’une de ses révolutions préférées, je découvre aujourd’hui ce qui a toujours été là, mais brusquement comme un tour de magie tout le paysage change. La collection de Julien Fournié c’est comme si vous retrouviez le doudou de votre enfance, bouleversante comme le journal intime de nos 15 ans. Il y a quelques semaines, j’ai découvert une satrapie tout entière, une Annemarie Schwarzenbach qui part à la bataille.

Voici les Aventurières des temps qui sont prêtes à briller en étant pleinement elles. Elles montent sur scène et partagent leurs messages avec des centaines de personnes à l’Oratoire du Louvre. Longues robes fendues et ceinturées soulignant leur taille, tuniques brodées et robes subtilement transparentes pour les femmes du désert, voilà la Haute Couture dans toute leur sensualité.

Tu ne traverseras jamais l’océan si tu as peur de perdre de vue le rivage nous dit le créateur avec ses aventurières. Ceux qui aperçoivent la lumière avant les autres sont condamnés à la poursuivre en dépit des autres, et ce que voit leur esprit leur cœur le ressent… cliquer sur le titre pour lire plus

HERMÈS LE CARRÉ D’ASS

Autrefois, on avait l’ambition d’accomplir quelque chose alors que maintenant il faut juste s’accomplir à être quelqu’un mais de rien. Recto-verso ou un foulard qui va rester dans « les anal » ! Voici le monde de Nabilla et consorts, les Bitumeuses et Sulfateuses du « faux bourg », vont pouvoir venir aux “sots d’air mèches”, dans le Grand Palais pour  arborer leur Himalaya offert par la maison mais qui celle-ci fait insulte à notre intelligence en affirmant qu’ils n’ont aucun accord avec la Vénus crapuleuse chipoteuse, la plus célèbre de France. Un coup de couteau a son « con joint » et la voilà propulsée dans le monde des voyous, mais la prison lui a fait élaborer sa stratégie pour faire de la pub aux marques de luxe avec un compte Instagram bidonné.

POUR MA VALENTINE

Je vous parle de cette Valentine parfaite, celle de mes rêves les plus enfouis, de cette femme au bord du paradis de mon cœur qui m’ensorcelle le jour et qui la nuit comme la déesse minerve illumine mes nuits d’un feu de baisers. J’écris cette lettre sur tes lèvres car je te dédicace ton cœur,  je t’offre ce poème de mon royaume, je t’offre mon empire pour embellir ta vie.

J’écris par mon cœur des sentiments en lueurs de mots qui pleurent de la tristesse du manque d’un bonheur trop grand pour bien le saisir. Tes yeux, comme le soleil, réchauffent mon âme de caresses enrobées de douceur, et en recevant ce présent, je marche sur des arcs en ciel pour soudain voir ton sourire qui baigne dans mon âme et brille à jamais à travers les cieux. Je me demande, chaque jour, chaque nuit, comment font ceux qui n’ont jamais eu prés d’eux ni ton corps ni ton sourire ni ton regard.

LES PIEDS DU LOUBHUTAN

Voici une tradition chinoise vieille de onze siècles qui fort heureusement tend à disparaître complètement. Apparu en Chine, au Xème siècle, durant la dynastie des Tang, l’histoire raconte que l’Empereur a demandé à sa femme de bien vouloir se bander les pieds afin de pouvoir danser correctement la danse traditionnelle dite du lotus. Elle le fit ne pouvant pas dire non à l’Empereur, et ses pieds ainsi  bandés vont devenir la mode dans l’Empire.

Il arrive, d’ailleurs, régulièrement que les orteils soient cassés volontairement. L’idée est que le pied passe dans la chaussure et au fil des années, les chaussures lotus sont de plus en plus étroites pour des pieds bandés toujours plus petits. Malgré tout ce que ça implique, la douleur, les blessures, les infections, les possibles septicémies, au XIème siècle la pratique va s’étendre. Si d’abord ce sont seulement les femmes de la cour qui pratiquent le bandage des pieds, petit à petit le reste de la population va suivre. Eh oui, avoir une femme aux pieds bandés, c’est la classe ! C’est bien la même chose maintenant avec un femme « Bonnet E » factice pas plus ridicule !

LA GRISE DE MAI

Jane Fonda est apparue aux Oscars 2020 cheveux gris dans une robe carmin avec dégradé de pierre bleue d’Elie Saab, or un détail n’a pas échappé à mon oeil exercé : elle portait un manteau rouge, le même dans lequel elle a été arrêtée cinq fois dans les manifestations contre le changement climatique ; un clin d’oeil à Donald « Trompe ».

Assumer ses cheveux blancs ne veut pas dire arrêter de s’amuser. Cette femme engagée n’a jamais mâché ses mots, et cela, depuis  la guerre du Vietnam qui lui a valu de se mettre à dos les Américains les plus conservateurs du pays. Ayant eu raison avant tout le monde, nous savons maintenant que des gens du pays continuent à mourir de l’agent orange que Monsanto déversait sur les populations, et quand on pense que c’est maintenant Bayer, la marque allemande qui produisait le gaz zyklon B pour les chambres à gaze qui a racheté Monsanto, on peut prier pour que des femmes engagées de la sorte soient encore pour longtemps des meneuses d’hommes.

UN MAXWELL NOMMÉ DÉSIR

Il a sculpté sa réputation, comme sa couture, autour de la rigueur du Gaga, et pas étonnant que celle-ci soit devenue sa première cliente. L’ancien titulaire d’une licence en photo communication d’Austin, diplôme inventé pour lui exclusivement, viendra conforter sa couture à la mini (et bien oui la Austin mini). Il connut une grande notoriété, de manière quasi instantanée, après que la Gaga, une indécente de lit, ait porté sa robe sur le tapis rouge des Oscars, et après la robe en morceaux de viande qui l’eut « crue »

L’homme est discret de cette discrétion que les Texans cultivent pour en faire leur marque de fabrique LVMH, (non, je plaisante !) Il arrive avec ses lunettes et singe Albert Elbaz. Ses présentations sont toujours très fréquentées, car il habite là où ses clientes « bobos du Texas » habitent : New York Upper East Side.

Une collection clin d’œil, entre les rues de Harlem et de la cinquième Avenue. Il lance des images et se fout de qui comprendra, c’est lui l’artiste un point c’est tout. Des clichés embrumés d’une Lady plutôt sulfureuse, arborant une robe rouge d’un éléphant cela trompe énormément.

R13 NEW YORK 2020


En 2009, Chris Leba a lancé R13, une marque de jeans cool-girl que l’on peut désormais trouver chez les meilleurs détaillants comme Barneys, Shopbop et Totokaelo. Seulement, peu de gens savaient qu’il était derrière tout cela, car jusqu’en décembre, le créateur avait un emploi à plein temps comme vice-président chez Ralph Lauren. Toute la presse s’interrogeait sur la marque et son directeur créatif « anonyme », à la Margiela  pour Galliano. Read more on…

AZZARO LA BRABANÇONNE THEYSKENS

Voilà encore un créateur belge de 43 ans qui reprend une marque emblématique de la mode Française, et cela n’est pas une histoire. Sera-t-il à la hauteur ? On a déjà vu des rois épousseter des bergères, mais des couturiers remettre la flamme d’une marque dans le giron de la couture, rarement.

D. Grumler, lui-même, mécontent de son livre, jurait de composer dans sa colère un ouvrage qui resterait … Chez les libraires… Trop au lit pour être honnête.

Après le dernier Belge Simoens, on peut comprendre la méfiance de la profession, mais la vie est courte, l’art est long, l’occasion fugitive, l’expérience trompeuse, le jugement difficile.

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SEXE SUROPTIMISÉ J’ADIOR

Dans une société où l’optimisation fait loi, nous cherchons toujours le mieux et le meilleur. Parfois, celui-ci se transforme en une recherche presque surréaliste. Voici l’histoire du sexe de nos jours qui, d’ailleurs, n’est pas très différent de celui d’hier dans son principe. Nous avons fait de notre vie une recherche perpétuelle pour le pire et le meilleur : optimiser pour pouvoir nous donner un maximum de jouissance en un minimum de temps.

Ce plaisir immédiat, qu’il soit sexuel ou plaisir de consommation à outrance, rend nos vies enchaînées comme à une drogue beaucoup plus sournoise que les vrais produits chimiques vendus. C’est toujours intéressant de voir mes copains de plus de cinquante ans avec leur sexe friend Russo, Polono, Hongroise, venir dîner à la maison avec leur trente ans de différence. Vous l’aurez compris, elles ne sont pas là pour philosopher mais pour optimiser le mâle qui va leur fournir un maximum de confort pour un minimum de travail par jour. Elles sont inventives sexuellement, efficaces et elles optimisent leur sexualité pour favoriser les rentrées d’argent.

LE CERCLE DES CHANEL DISPARUS

Faire appel à cinq célébrités, dont la chanteuse belge Angèle et l’actrice Isabelle Adjani, pour être les vedettes de la campagne de la nouvelle vision Chanel : des lunettes qui ne proviennent pas du fond du couloir. Certains diraient un goût de chiotte pour le printemps 2020, la critique est Thésée, mais l’art est Hippolyte ! Des portraits, en noir et blanc, réalisés par Karim Sadli, mettent également en scène Pharrell Williams en noir, ainsi que l’auteur-compositeur-interprète Sébastien Tellier, le Hipster en note blanche. Tous les égouts sont dans la nature.

Chaque paire de lunettes de soleil souligne l’originalité de ces muses ont déclaré les attachées de peste, « hors pères », mais de lunettes. Williams, qui a déjà codifié une collection capsule avec Chanel, se fait mystérieux avec des lunettes de soleil noires ornées de fines plaques de métal gravées d’un motif en tweed, mieux vaut avoir l’air conditionné que l’air stupide.

ON AURA TOUT VU AU PARADIS

Soldats désarmés, voici la conquête de l’imaginaire et de la mythologie de l’enfance, ce couple en création perpétuelle mérite d’être au panthéon de la mode, eux qui habillent toutes les chanteuses les plus connues de la planète pour leurs concerts, alors que le Seigneur des Arnault paient ces mêmes chanteuses pour assister à ses présentations.

Venant tous les deux des Balkans, ils sont marqués par les militaires. L’intime est la norme bien cachée derrière l’extravagance de ces deux créateurs, une vision unique au-delà du bien et du mal, il raconte l’histoire d’une vie, d’un passé qui influence leur couture, comme Saint-Saint-Exupéry, en son temps, s’inspirait de ses voyages dans le désert. Ils sont les petits Prince de la mode.

Plumes et éclats brillants de cristal d’une légèreté de l’être, quand l’aube prend son envol voici les funambules de l’aiguille en équilibre sur l’arc-en-ciel des défis qui nous convie au Paradis mais Latin. Les derniers purs qui rament en vents contraires, car les vrais artistes sont ainsi : toujours à contre-courant. On n’a jamais vu un grand peintre être dans la convenance usuelle des moutons de Panurge.

LOUIS CUISSON MOUETTE AND PSY

Vous avez salivé devant les vitrines d’Herpès, vous avez fait la queue pour acheter vos soutiens « gore » chez Chantal Bonnasse, alors vous baverez peut-être pour le nouveau « Louis Cuisson Mouette and Psy ». En effet, la marque de luxe Louis Vuitton a confirmé qu’elle ouvrira les portes de son tout premier café restaurant le mois prochain. Le Seigneur deviendrait-il un bougnat ? Entendez par là un Auvergnat  ? Alors que la maison mère du groupe LVMH se développe de plus en plus dans l’hôtellerie, voilà la food qui rentre au patrimoine de l’inhumanité, un must des quartiers chics.

Un café V comme un voile, qui se situera au dernier étage du nouvel immeuble de Vuitton à Osaka. Le design est une réminiscence des bateaux historiques Higaki Kaisen. Ainsi, vous pouvez voir sur la façade de l’immeuble une voile et une vapeur « de toute façon, c’est à la mode ».

ZIAD NAKAD FILS D’ASTRAIA

Pour mes détracteurs, je ne prends seulement que la dictée de l’histoire, car, hors du temps, les créations de ce couturier défient les galaxies avec des robes spectaculaires qui transportent les femmes dans un rêve. Comme des constellations au velours bleu du soir qui fixeraient les étoiles sur du tulle argenté au firmament de la mode, pour enivrer la nuit d’une douce transparence  sublime. Ziad Nakad éveille les rêves les plus profonds et avec ses coloris pastels, champagne, argent et rouge soleil qui rougeoient dans l’infini, il nous transforme l’âme en un volcan qui s’impose à nous en créant le chaos dans notre imaginaire. Ce fils spirituel d’Elie Saab crée pour les princesses les plus riches d’Europe, et Libanais, de son état, il nous raconte les contes des milles et une nuit, en éclairant la mode comme Aladin de sa lampe merveilleuse.

BOUCHRA JARRAR RETOUR EN GRASSE

Bouchra « j’rale » de ne plus être au calendrier Haute Couture. L’égérie fabriquée de toute pièce de patrons par D. Grumler, et la marocaine, la plus connue de Larache, nous donne, pour son retour sur la scène parisienne, un gilet sans dos orné de plumes et de perles, qui, elles, ne venaient pas du golfe Persique mais de Chine « made in plastique », un pantalon ample avec T-shirt de style ; « le T-shirt, une pièce bien connue dans la Haute Couture !!! » Et voilà, la nouvelle invitée du calendrier alors qu’ « On Aura Tout Vu », n’est même plus membre invité. Un comble !

Des bracelets en plumes d’inspiration « Massaï à la tronçonneuse », et réminiscence d’une version revisitée de sa ligne homonyme, pour un nouveau « slow gant ». Un jour, j’irai vivre en théorie parce qu’en théorie tout se passe bien. Une leçon de la parisienne dans un petit appartement passant par une chemise blanche, un pantalon, une écharpe bicolore avec une ceinture intégrée, tissu berbère et vous êtes « Soudan » passé du standard au chic merci « BoucheraZara ».

HERMES ON EST CE QU’ON NAÎT

« Et pourtant, mon cœur n’a pas de ride » s’exclamait Madame de Sévigné. À son époque, les soins se résumaient au lait d’ânesse, au vinaigre ou à la fleur de Capucine, mais aussi au rouge de craie de Briançon et au blanc de céruse également appelé blanc de Saturne. Le tout était acheminé de Venise par les premiers marchands de fards. Voici donc la maison Hermès qui fait courir à ses clientes une course en arrière pour la quête de leur jeunesse perdue; un prix de diam avant l’heure.

Il va en falloir des rouges à lèvres, et des corps gras en pagaille, pour tartiner de rouge les lèvres sur-gonflées de Botox des clientes de la maison herpès. C’est le communiqué de peste qui nous a inspiré avec ces 75 000 échantillons de soie et ces 900 nuances de cuir que la marque a compressé soit disant dans un tube. Un emballage rechargeable pour la caution écologique, et, au final, une collection qui sera en boutique à partir du 4  « sur mars » exclusivement dans les boutiques Hermès vu qu’ils sont persona non grata pour les boutiques de la plus belle épouse de Moïse et de la fille de Jethro.