CHANEL AMERICAN HOSPITALITY

En plein cœur de la campagne Toscane, près de villes magnifiques telles que Florence et Lucques, se trouvent des villas ayant autrefois appartenu à la famille des Médicis, Seigneurs de Florence et non par des Arnault, enfin pas encore. C’est au cœur de Paris qu’un homme inscrit au Patrimoine de l’Humanité, Karl Lagerfeld a choisi une villa florentine pour la couture et cela me semble de bon aloi pour les florentins. Le public de demi-mondaines installé autour d’une Swimming « Poules » et le Kaiser, lui, regarde le fond de la piscine de son lit d’hôpital, mais il est vrai qu’au fond on n’est pas si con !

Alors, marchant en pays barbare, épuisé par la route et l’ivresse du froid de l’hiver, à l’invitation d’Orphée et de sa lyre, je lançais des paroles aux échos que les Champs Elysées me renvoyaient, comme un écho barbare, un « trip » pour le Grand Palais où je savais que Karl ne nous honorerait pas de sa venue.

DIOR PARIS LE CIRQUE

Dior fait son cirque. Sous le plus grand chapiteau du monde, ouvert sur la « Manche Chiuri », mais au musée Rodin, on assiste à une acrobatie intellectuelle à la Maria qui, jusqu’alors, nous avait habitué à des présentations sans filet et, même si cela ne nous « agrée » pas, les mannequins défilent sur la piste d’honneur, sans être annoncé par Monsieur Loyal, car, dans la mode, le mot loyal est un mot qui ne dit rien à personne.

La piste aux étoiles de la Haute Couture nous emporte dans un trou noir inspiré par les volutes de la créatrice, toujours à la recherche d’un style pour la maison de l’homme de Granville. Une idée sans filet, un freestyle grand écart, mais, surtout une grande désillusion. Le cirque de Baudelaire ou d’Apollinaire, sous le chapiteau de Rodin, des baladins passent et repassent devant les enfants que nous sommes qui suivent en rêvant et en attendant les clowns de la « Chambre ».

Ils ont des poids ronds ou carrés, des tambours et des cerceaux dorés, comme les écoliers de Salamanque, je me fais saltimbanque pour vivre comme un baladin.

FASHION SINE NOBILATE

Au-delà de son snobisme apparent, le milieu de la mode est aussi l’un des moins formatés et des plus ouverts qui soit, puisqu’il accueille toutes les nationalités, et, même les crétins de toutes les origines sociales, tous les niveaux de formations et il sait consacrer les talents les plus jeunes et les plus nuls aussi. Pourtant, la mode est aussi l’un des secteurs le plus perméable à l’air du temps. Les professionnels parcourent la planète, en tout sens, pour tâter le pouls des marchés et des fournisseurs et inventent inlassablement des matières et des formes pour mieux devancer les tendances.

C’est tout le paradoxe de ce monde à part où l’habit fait le moine. Ultra snob mais ouvert à l’extrême, ce milieu, très particulier, évolue, en fait, dans des bulles, mais de Champagne. La mode est-elle superficielle ? Je crois qu’il faut accepter cet état de fait si l’on décide d’en faire un métier.

THOM BROWNE DOGGY BAG

Le haut du panier de la Fashion ne fait pas exception au scandale et les sommets du ridicule ont la propriété de faire venir d’en haut la foudre, mais d’en bas, la lapidation. Je ne vais pas ici tirer avec la meute mais bien expliquer que la négation de l’homme par rapport à la femme est d’une débilité non pas de couturier, car celui-ci n’en n’est pas un.

Apprendre à devenir insensible aux moches devient presque une habitude, mais la chimie des psychotropes aide souvent beaucoup ce genre de créateur ; un singe manqué de l’Arétin, un charlatan trompeur, bâtard de Diogène. Certains couturiers perdus dans leur tour d’ivoire ne savent plus rien du fonctionnement de leurs usines à gaz. Mais, quel accouplement fabuleux ! Une limace et un paon, cette antithèse génésiaque issue d’un suintement de sébacée peut avoir généré cette chose qu’on appelle une couture, et malheureusement il est interdit de descendre avant la raie…

BALMAIN, LUNETTES NOIRES POUR NUIT NOIRE

« You Only Know My Name, Not My Story, » sur un T-shirt, comme le slogan de la collection, un gros B au sol et sur les poitrines une abréviation probable de bastringue, le vinyle en fête, style clubbing à la Hedi Sliman et style Black Panthères, c’était hier soir dans la Passy Fashion Week. La collection de l’enfant plagiaire de la Fashion a jeté son dévolu, cette saison, sur le plus noir des couturiers, celui qui a permis à Karl de perdre 40 kilos, j’ai nommé « Hedi Slim ». Mais, pour les Qataries, pas de problème, car ils n’y entendent rien à la mode. Le style sexy, qu’il propose, s’oppose au cérébral. Rousteing a réussi son coup : la mode ne parle que de lui mais, pour de mauvaises raisons. En tout cas, pas pour ses créations qui n’existent pas.

DIOR SUR UN TAPIS ROULANT

Un grand cube noir était dressé, pour l’occasion, sur le parvis du Trocadéro face à la Tour Eiffel. La plèbe se massait et patientait pour voir le dernier petit génie du Seigneur des Arnault, Kim Jones, qui présentait sa troisième collection. Parmi eux, certains fredonnaient en attendant patiemment « Me and Mrs Jones » de Billy Paul.

Plongé dans le noir, la lumière apparut peu à peu et dévoilait une collection qui défilait devant nous sur un tapis roulant avançant à 1 km/h comme la couture de Dior Homme, lente, très lente à se mettre en route. Alors que la «Musique» des Daft Punk faisait frémir les subwoofers, un premier coup d’œil qui se fait jour sur un costume gris doublé d’un gilet brodé à la main avec le motif hibou de Raymond Pettibon. Deux blogueuses de moche, excitées comme des puces, brandissaient leur Samsung pour Instagrammer l’instant en oubliant qu’elles étaient en train de se filmer ayant positionné leur téléphone à l’envers. Je me suis alors posé la question : est-ce qu’elle filme la collection de Dior ou est-ce qu’elle se filme à la collection de Dior ? Malheureusement, j’ai bien peur qu’elles étaient atteintes de cette maladie de notre temps : la Narcissitude.

VUITTON ROCKS MY WORLD

Une utopie nouvelle comme l’entrelacement d’une mode, aux contours idéales, qui correspond aux nouvelles valeurs de l’homme chez Vuitton, comme le faisait Rabelais avec l’Abbaye de Thélème.

Une couture imprégnée d’optimisme et d’humanisme, Virgil montre une société parfaite, celle où chacun est libre, mais suffisamment lié à autrui pour ne pas perdre de son humanité. Une page blanche pour Virgil ou l’Odyssée de l’homme Vuitton, qui montre l’importance de l’art dans une nouvelle vision, et comme Jules Verne ou Charles Fourier, il imagine des vêtements rationnels et géométriquement taillés pour le futur. Un New York Lower East Side reconstruit pour la circonstance et avec un hommage appuyé au Roi de la Pop, Michael Jackson. Certains mannequins marchaient sur des carreaux de lumières comme dans l’album « Billie Jean ».

Comme quand Sartre signait la préface d’une anthologie de « la nouvelle poésie nègre », il est l’Orphée noir de la couture, le Aimé Césaire d’une nouvelle image. Il entend remplacer la mode masculine par un « homme nouveau » dont on peut entrevoir ses valeurs, ses croyances et sa future culture.

UN CASQUE EN HIVER

De retour à Paris, l’architecte brutaliste – « fume c’est du Belge » – présente sa collection et, en bon Calvin de l’ouest Aaméricain, ce comptable architecte et, à l’occasion, dictateur artistique, reste la matérialisation biologique du designer de demain ; une savante mutation génétique de très peu de talent, un soupçon de rien, et beaucoup d’arrogance. Bienvenue dans le monde merveilleux de la Raf si monstre.

Comme La Fontaine, sa couture est affable, et sa mode recule car manquant d’examen couture. D’ailleurs, le seul examen qu’il a à son actif, ce sont ses analyses d’urine, qui représentent sa couture basique cystite.

Non seulement l’observation est superficielle et démodée. Sa cousure est commune et dépourvue de caractère, mais le « mètre » est descendu au fond de l’abîme, un chapeau Samshield sur la tête. Ma voisine, blogueuse de moche et jeune fossile, trouve la collection aussi terrible que l’ouragan Irma, là où il sévit plus rien ne repousse, il ne reste que des ruines ; un comble pour un architecte.

HERON PRESTON OPENS PARIS FASHION WEEK

Heron Preston, au Palais de Tokyo, présente le premier défilé de son label dans le calendrier officiel de la Paris Men’s Fashion Week. Preston, élevé dans la culture du skate à San Francisco où il a grandi, n’a rien à voir avec la ville britannique située dans le comté de Lancashire. Celui-ci a commencé à faire du buzz sur les médias sociaux en 2012 avec son projet artistique sur le t-shirt Givenchy Rottweiler. Il y a quelques années, quand il a commencé à travailler avec Kanye West, il a découvert le monde de la mode parisienne.

Ancien directeur artistique du mari de la Kardashian, Preston est considéré comme l’homme de la Renaissance post-Internet. Il a travaillé pour Nike et a fait partie du collectif artistique et DJ Been Trill avec Virgil Abloh, Justin Saunders et Matthew Williams. Il a déménagé à New York en 2004 pour reprendre ses études à la Parsons School of Design. Viendra-t-il définitivement à Paris ?

Comparé souvent à Off-White et Virgil Abloh… « Cela ne l’étonne pas car nous avons travaillé ensemble ». Lorsqu’on lui a demandé s’il était surréaliste de se produire à Paris aux côtés de…

YSL DANS UN STYLE MONACAL

La coupole est construite suivant la technique de la voûte sarrazine, introduite dans le nord de la France par Contant d’Ivry, il parait que le prince de Venise avait confondu sarrazine avec les galettes bretonnes au sarrazin. Reconstruit au 18ème siècle, il a été utilisé récemment par le ministère des forces armées françaises et Saint Laurent devait partager le bâtiment avec un hôtel Marriott, mais finalement le prince a obtenu l’usage exclusif des lieux à 3 000 euros le mètre carré. Voilà un loyer qui devrait défrayer la chronique.

UNE FÉDÉRATION EN ALLEMAGNE

La France que les concepteurs locaux appellent «la Fédération» et les États-Unis la CFDA, depuis cette semaine, l’Allemagne a sa propre association industrielle

«composée de créateurs de mode ».

Créée au printemps 2018, après deux ans de préparation, elle a été officiellement inaugurée à Berlin, il y a quelques jours avant le début de la Fashion Week. La Fédération, ou GFDF ne compte que quelques membres, mais celle-ci a déjà des partenaires financiers impressionnants comme Mercedes-Benz et le pilier allemand des soins de la peau, le Dr Hauschka ce qui lui donne toute sa légitimité à cette organisation. Le designer allemand Bernhard Willhelm ainsi que d’autres n’ont pas encore été annoncés mais devraient également y participer. Renate Künast, membre du parlement allemand du parti vert et ancien ministre fédéral de l’alimentation, de l’agriculture et de la protection des consommateurs, fait partie du conseil d’administration.

UN THÉ A SAMARCANDE

Une nuance de rouge, à peine perceptible, se jouait dans le blanc et cru de la matière, juste au bord de la tasse, avec une ligne plus foncée en un point comme la ligne de démarcation entre les deux Corée. C’est l’endroit où s’était posé ses lèvres au bord de l’insondable légèreté de l’être, un lapsang souchong à peine visible au fond de cette porcelaine de Limoges, ornée de ce rouge à lèvres tellement féminin qui faisait de cette image un tableau de Paul Cézanne.

A bien regarder, on pouvait remarquer une nuance de terre ocre, une subtilité fugitive mélange de ton incrusté dans les fines craquelures de cette antiquité qui sert de réceptacle à ce breuvage de l’empire du milieu.

BISTROT DE PAYS CHEZ MARYSE

C’est un monument historique comme on en trouve en Dordogne. C’est une table qui n’est pas secrète mais discrète, loin de celles renommées de la région. Maryse est un lieu de mémoire. Elle représente la France d’autrefois, celle des campagnes qui comptent les heures bercées par les cloches de l’église du village. Une France qui travaille toujours plus sans pour autant gagner plus. Il est vrai que la Corrèze, n’est pas le « Zam baise », à moins que vous ne veniez avec votre bimbo Russe vous garantissant un 90E de « Glande Ma mère ». Chez Maryse, c’est le Flagship de l’estaminet, la Colette des bars-tabac mais qui est aussi l’épicerie du coin, le dépôt de pains, le point presse, relais colis, permis de pêche, syndicat d’initiative, et j’en passe…

INSTITUT FRANÇAIS DE LA GOMME

Comment faire de l’argent sans aucune compétence et en apprenant à pousser sur les leviers des institutions financières de l’Europe et de son propre pays pour pouvoir monter sa maison de couture, et ainsi devenir un producteur-designer sans talent et sous perfusion. Si vous ne le saviez pas ! Voila le géant vert, qui comme un serpent échangera contre émolument un décatissage plus qu’un apprentissage. En effet, celui-ci produira des créateurs pas inintelligents mais sans intelligence, car la mode est ainsi, les vrais artistes nous laissent des traces depuis la grotte Chauvet, et l’IFM laissera comme seul héritage que de mauvais créateurs. C’est pour cela qu’il est étonnant venant d’hommes de « Néant Têtard » de ne pas avoir compris que la mode ce sont les autres, et que turpitudes et compromissions n’y changeront rien.

CHANEL VERY GOUDE

Il avait déjà sévi dans les années 1990. Jean-Paul Goude avait, en effet, réalisé plusieurs films publicitaires pour Chanel, notamment celui avec Vanessa Paradis dans une cage aux oiseaux pour Coco mais aussi avec Carole Bouquet « de jasmin, bien sûr ». Devant le succès très mitigé du nouveau parfum Chance, qui visiblement ne porte pas bénéfice, la maison de la rue Cambon, reprend une vieille collaboration avec le publicitaire New-Yorkais le plus connu de France. Une « Chance ». Peut être !

Pour l’occasion, le célèbre photographe a troqué l’univers du jeu, exploité dans une précédente campagne, pour celui de l’audition théâtrale, qui sera une lourde addition pour la maison du Kaiser. Un court métrage d’une trentaine de secondes qui met en scène une multitude de figurants, offrant un rendu graphique dynamique et jeune, paraît-il.

VUITTON BOURDONNE

C’est dans un dîner Parisien où les indiscrétions se font légion au fur et à mesure que ces dames usent et abusent du vin servi, qu’une petite phrase glisse pour finir par se faire news : « Nous moutons « Rothschild » un showroom dans une rue du premier arrondissement, dans une ancienne boutique Darty, là où autrefois les Bobos du quartier venaient acheter leur blender pour agrumes en folie qui détoxiquent à volonté l’alcool enfourné à grand renfort de caviar, qui, à la louche, comme tout le monde le sait, est toujours bien meilleur. »

« Il est intelligent entre guillemets ! » me dit ma voisine proche du Seigneur des Arnault pensant que cette remarque resterait en catimini (ma voisine adore les voitures italiennes !) dans ce beau dîner de « Burons », le jour de l’Epiphanie, entourés de rois nazes qui roulent des méninges comme roulerait le vélo à moteur de Sarkozy autour de Longchamp pour impressionner Michel Hélicoptère.

CETTE RÉVOLUTION DES MARQUES

C’est à cette période de l’année où l’on ose étudier les grands changements de notre société que nous avons analyser les bouleversements des attentes de vos clients. Car, en effet, le travail sur la marque, telle que nous la connaissons, a changé, et cela, pour toujours. Auparavant, nous vivions dans un monde avec des murs, avec des industries et des secteurs aux frontières clairement définies. À l’époque, la stratégie des marques visait à créer une différenciation pertinente par rapport à leurs concurrents.

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où la toile est une composante d’un « New Deal » comprenant les réseaux sociaux et les écosystèmes numériques. Nous sommes tous constamment connectés avec tout le monde, n’importe où, n’importe quand. Les marques se construisent différemment dans ce nouvel univers de connectivité omniprésente, et établissent des relations directes avec leurs consommateurs.

MOZAMBIQUE FASHION WEEK

Pas moins d’une dizaine de marques panafricaines étaient présentes, comme les zimbabwéennes Laverange de Thobekile Angie Zondo et House of Stone de Danayi Chapfika-Madonbo, la kenyane ZarAzra de Azra Walji ou la sud-africaine Floyd Avenue. Comme le souligne Vasco Rocha, le fondateur de la MFW et directeur général de la branche locale de l’agence publicitaire DDB, « nous avons toujours eu l’idée de faire venir des stylistes d’autres pays limitrophes, comme d’Afrique du Sud, d’Angola ou du Kenya, mais aussi de plus loin, comme d’Italie, du Japon et du Portugal, afin de favoriser l’émulation créative ».

UNE NOUVELLE POÉSIE URBAINE

Cette fascinante maîtrise du langage poétique, qui revient en odeur de sainteté, prouve que la vie est un balancier où les excès engendrent toujours les opposés. Toutefois, un autre mouvement est en train de s’affirmer et fait place à une nouvelle forme d’expression. La poésie est partout et celle dite « urbaine » s’inscrit aussi sur nos murs. Car quand vous vous promenez dans Paris, vous pouvez admirer sur les murs de Paname, des dessins ou messages d’amour qui viennent vous faire prendre conscience que vous aussi vous pouvez être riche, célèbre et drogué.

La poésie urbaine des murs est une poésie de l’affiche et de l’âme, tout à la fois, où le public de rue joue un rôle central, il est interactif. Son attitude réceptive et « selfiiste » dynamise la ville, l’affiche ou le Tag pour le dire, et la vision réaliste d’un monde qui ne serait pas si décadent que cela.

CHANEL LE ROUGE ET LE NOIR

Rouge pour le sang versé et noir pour la pollution de la planète. Bienvenue dans la monde merveilleux de la parfumerie. Le parfum de tous les parfums, présenté sous sa forme la plus rare. Un « Extrait », qui dit-on est l’expression de la Haute Parfumerie, sublimé par un flacon monumental, qui, le temps d’une édition imitée, se pare de la couleur favorite de Gabrielle Chanel : le rouge.

Le flacon, tout en cristal de chez Baccarat, taillé comme un diamant, est traité selon un savoir-faire unique : le rouge à l’or. Une technique incomparable obtenue par la fusion progressive du cristal clair et de la poudre d’or 24 carats à une température exacte de 540 degrés, nous dit le service marketing. Bien évidemment, vous aurez compris que ce rouge n’est certainement pas à l’or, compte-tenu du prix prohibitif de l’once. Beaucoup moins glamour, ce rouge obtenu au cadmium sélénium ou au cuivre fera largement l’affaire pour une cliente encéphalogramme plat.

J’IRAI LIKER SUR VOS TOMBES

Il y a ceux qui « like» par nécessité, ceux qui le font parce que leurs doigts sont trop paresseux pour écrire un commentaire, ceux qui ne savent pas écrire et ceux qui ne « like » pas. Et, si cette typologie dichotomique des « social networkers » était bousculée par l’apparition d’un bouton « Don’t like » ?

Pouvoir choisir entre l’option « j’aime » et « j’aime pas » serait un minimum nécessaire par vision démocratique, mais l’expression des médias sociaux est-elle vraiment démocratique ? Le monde que nous impose Facebook est plutôt binaire et, pas vraiment républicain. Celui-ci gagne sur tous les tableaux. Non seulement le leader des médias sociaux vous demande de l’argent pour diffuser vos informations au-delà de 25 personnes, mais vous soumet à la publicité qu’il vous impose, et je ne compte pas les 40 millions d’euros que Bercy donne par an au groupe de Mark Zuckerberg pour espionner les contribuables qui seraient pris au volant de leur voiture de sport non déclarée aux services fiscaux.

PETITES INCIVILITÉS DE MODE

Comme il est difficile de vivre dans un monde sans valeur, où le fondement même de la vie en société est bafoué chaque jour, pour une révolution tranquille qui glisse sur un vivre où la loi du plus fort règne en maître. Notre honneur c’est aussi notre devoir de garder à tout prix le sens même de l’humanité. Une femme qui fête ses 70 ans de « régime », comme la Corée du Nord, me bouscule avec son vélo sur un trottoir pendant la Fashion Week trop pressée de regagner la collection suivante, et au passage me lance un doigt d’honneur pour me remercier de lui faire remarquer qu’en me frôlant elle m’a donné un coup sur le bras qui s’avère être une fracture après radio.

Cette affiche dans Paris, « Il n’y a pas de petite incivilité », contient une vérité première : les incivilités sont perçues comme un trouble, et contribue à une exaspération  grandissante. Davantage que les actes, ce sont leurs conséquences qui dérangent. Salissures, odeurs, traces, résidus, déchets, souillures, débris divers décomposent les espaces et les lieux de vie.

LE LAC DES FRIPES DE CHANEL

Sur un air de Bel Canto, la maison Chanel vient de rompre son contrat avec l’Opéra de Paris. Deux millions d’euros pas an de Chanel, toujours à la « pointe », qui revoit sa position pour la restauration de Garnier, car les danseuses refusent, malgré les cadeaux généreux de la maison, de porter les vêtements de notre Kaiser préféré.

« Pas assez chic ma fille » disait-on dans les couloirs du Palais et, ici, c’est les petits rats qui quittent le navire, et demandent de choisir : les seules robes que veulent porter les ballerines sont celles de Franck Sorbier. Normal, car celles-ci, depuis bien longtemps, présentent ses collections et les douces aux jambes de fer ne veulent rien savoir : une Sorbier ou rien d’autre, car nous le valons bien. Il est vrai que nous ne sommes pas ici au claque (théâtre) traduction pour les béotiens.

LA MÂLE DEFFEENNE

Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être, car, à l’intérieur de cet écrin, tu peux tout savoir et apprendre sur les broderies et les plumassiers, avec le plaisir, de surcroît, de choisir un cadeau. Juste au coin de ma rue, une boutique comme un pas vers le ciel, comme une impression assez grande pour vous tenir affamé d’affection. Un outil à remplir sa hotte de Noël, dans un lieu qui vient calmer votre esprit, car son confort de découvrir et de chercher rend celle-ci toute particulière. Le secret de l’âme se révèle par la pointe de la plume, n’est-ce pas ?

Cela n’est pas le hub de Milan de la station de métro Cadorna Effeenne et, pourtant, le créateur est Italien. Je parle de cette petite échoppe 22 rue St Paul, l’antre de Nico Thibault Francioni & de François Mahé.  Parfois, il faut rêver les yeux ouverts pour oublier la réalité et se donner un moment de liberté. Alors, entrons dans leur rêve, sans vergogne et sans inhibition.

ENZYME QUI DÉVORERA LA PARFUMERIE

Voilà une nouvelle qui devrait réjouir les parfumeurs, grands consommateurs de plastique, qui financent beaucoup d’études pour leur recyclage. Et quand un  accident de laboratoire devient une enzyme mutante qui dévore le plastique, il faut peut-être entrevoir un monde meilleur ? C’est en étudiant la bactérie Ideonella sakaiensis, qui se nourrit exclusivement de polytéréphtalate d’éthylène, (bouchon de « Dior J’adore » par exemple), que des chercheurs américains et britanniques ont conçu par hasard une enzyme qui dévore ce plastique notamment celui utilisé pour fabriquer des bouteilles d’eau et de sodas les mêmes qui normalement restent dans la nature pour des centaines d’années et qui finissent par faire un continent de plastique.