UN EFFET QUI FAIT MOUSSE

Un effet mousse de Lee Bul pour Christian Dior, qui fait mouche mais, surtout plouf. Car, en effet, utiliser une technique que j’ai toujours attribué au Grand Franck Sorbier, il faut être bien présomptueux ! Dior prend des artistes, trop orgueilleux pour être des talents et trop paresseux pour travailler eux-mêmes. Croyant qu’il avait découvert Lacenaire, voici la « Bul du pet » pour un Lady Dior donné à n’importe qui pour n’importe quoi.

Mais, pas étonnant que la Maria ait été touchée par cette Bul aussi légère que le savon, car la Maria avait déjà copié la scénographie de Franck lors de la dernière collection ainsi qu’un modèle deux saisons passées.

DEUX CONNES CHEZ IKÔNE

Il est vrai que le titre est un peu racoleur, mais racolage pour un restaurant Grec, rue St-Denis, cela me semblait de bon aloi. En effet, IKône, c’est probablement l’endroit où il faut dîner actuellement à Paris, et j’y arrive, sans réservation, avec une Barbara Gourde et une Barbie Poufiasse. Bienvenue dans le temple grec de la gastronomie.

Cela change de tout ce que l’on peut manger habituellement dans la patrie de Périclès. La carte est recherchée, originale et le cadre est atypique et d’un goût exquis me dit la Barbara, qui m’accompagne. Décoratrice russe de son état, elle use pour ses clients l’aspirateur qu’elle confond avec l’inspiration.

CITÉ DU VIN

Ouverte sur le monde, face à l’océan Atlantique, il attire car il est fascinant, c’est le phare de l’oenotourisme bordelais ou le totem de Bordeaux. La cité du Vin n’en finit plus de séduire les visiteurs, et en 2017 ils n’étaient pas moins de 450 000 à pousser la porte de cette architecture unique, qui dévoile toutes les richesses et la diversité viticole Française. C’est à Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, de l’agence parisienne XTU, qu’on a confié le dessin de ce cep noueux de la vigne.

RICK OF DARKNESS

Rick Owens, connu par ses fans sous le nom de « Lord of Darkness » – tout un programme – comme cet étrange défilé : l’univers d’un homme qui n’aime certainement pas les femmes. C’est l’homme adoubé par Anna Wintour, sa muse, qui ne vient même plus à son show, trop contente de l’avoir refilé aux Français de la Fashion Week de Paris. Le prêt-à-porter de Rick est celui qui n’est pas vendable en boutique, mais, nulle part ailleurs, peu importe, il y aura toujours une originale ou un expert branleur pour venir le faire vivre.

A cette vision, je meurs d’une mort lente et froide. J’attendais une mélodie me voilà en enfer, une couture aussi inutile qu’une chaude pisse dont on peut se débarrasser beaucoup plus facilement. Qu’il s’excuse auprès des vaches que l’on a dues tuer pour cette collection, élucubration que rien ne peut excuser d’homocider autant d’animaux.

LOOKS DE LA FASHION WEEK SEOUL 2019

Même si vous n’y étiez pas, l’attention accrue portée à la mode en Corée du Sud, ces dernières années, signifie que vous aurez certainement su qu’il se déroulait au Dongdaemun Design Plaza, un bâtiment vaisseau spécial, plus science-fiction pour une mode extra-terrestre, et conçu par Zaha Hadid, paix à ses cendres. Un lieu de prédilection pour les gogos de la mode en mode bridé pour les Américains, et où les Rambos locaux arrivent en pagaille avec leur hamburger plutôt que de goutter le Bibimbap local.

LANVIN ERSATZ LVMH

Guo Guangchang, personnage de roman et assurément romanesque, est un fils de paysan de la province de Zhejiang, près de Shanghaï. Il a suivi des études d’économies à l’université Fudan. Il crée Fosun avec deux proches : un diplômé en génétique et sa première femme. On compare volontiers cet homme d’affaires à Warren Buffet pour son entregent et son sens des bonnes opportunités.

La maison Lanvin aurait enfin trouvé le groupe et le designer en mesure de redonner un avenir à l’histoire de la maison.

L’ABRACADABRA FIAC 2019

Pendant quelques jours, chaque année, Paris devient la capitale mondiale de l’art contemporain. La FIAC, véritable institution reconnue dans le monde entier, est l’occasion pour le grand public de découvrir les artistes les plus en vue de l’art contemporain, mais aussi à travers les œuvres des artistes les plus réputés de la planète. Riche s’abstenir, si vous n’avez que 15 millions de dollars sur votre compte en banque, retournez chez vous travailler, car, aujourd’hui, la FIAC est réservée aux ultra-riches, à ceux qui gagnent plus d’un million d’euros par minute comme le Seigneur des Arnault.

BONJOUR BIMBO ADIEU MADEMOISELLE

J’ai retrouvé des lettres enrubannées d’un petit bolduc de soie rose dans un dossier bleu tombé dans l’oubli de la vie. C’était les nombreuses lettres d’amour d’une époque qui, je le sais, ne reviendra jamais. Adieu Mademoiselle et Bonjour Bimbo qui vous regarde comme un portefeuille gonflé de cartes noires platinums. Adieu l’amour et le romantisme. Je prends la première lettre au dessus de ce petit colis comme pour me remémorer ce monde d’antan.

La lettre commençait par ces mots: « Hier, j’étais, comme dans un rêve, incapable d’entendre les foules qui rodent autour de moi, et une montagne de mots qui se bousculent sur ma feuille, reflète la sensualité et me fait entrevoir la splendeur aveuglante de ce moment irréel. J’ai pensé, à cet instant, comment un moment peut-il être si chimérique et si réel à la fois.

KORSAVA TBILISI 2019

Korsava, c’est plutôt une collection pour anciens de Verdun ou asthmatiques des pets de bimbos de la fashion week qui operculent tel le râle de Joey Starr en concert à Bercy. Salopettes à gogo et vinyle de Renault 5 des années 1970, bottes de chasse pour danseuses de chantier et conductrices du Caterpillar 797B, normal, elles sont belles comme un camion tout neuf.

Une ascension de l’Annapurna de la mode ou l’art d’accommoder l’Everest. Couture moyenne qui aspire aux grands sans pouvoir l’atteindre, et qui fuie la vulgarité sans pourvoir lui échapper. Mieux un peu d’histoire plutôt que de continuer à écrire cette planche de vinyle à coudre l’égo de la créatrice.

FÉCONDATION IN… VUITTON

La vision de l’art pour le Seigneur des Arnault commence par une sélection pointue des meilleurs artistes comptables ou comment payer moins d’impôts. C’est certainement, pour cette raison que c’est une partie des Français les plus modestes qui paie la moitié du coût de sa Fondation, à savoir plus de 100 millions d’euros chaque année, ce qui prouve que le Seigneur est le meilleur businessman au monde. Un monde qui tourne autour de :  » Je détrousse les pauvres au profit des sangs bleus et le bleu est celui de Klein ». Le concept de Robin des Bois de Boulogne qui a subi un lifting des services du marketing du groupe.

LETTRE OUVERTE A UN HOMOPHOBE

C’était un weekend à plusieurs centaines de kilomètre de la capitale, dans cette province que ma femme exècre, ou des cathos homophobes et ignorants ont un avis sur tous et surtout un avis. Des sortes d’humains de contrefaçon qui, quand nous lui avons donné notre lieu d’habitation, le Châtelet, ils nous ont catalogués immédiatement comme bobos parisiens ; cela commençait bien ! Quand le sujet est venu sur notre métier, le milieu de la mode et du luxe mentionné, son cerveau, habituellement lent de cet imbécile pure souche, s’accéléra pour faire ce raccourci que j’étais certainement gay comme tous les gens de cette profession.

CELINE SLIMANE J’ADIOR

Nous l’avons tous lu dans « Business of Fashion » ainsi que dans « Canal-Luxe.org » en passant par theinfluencer.info. Nous en avons débattu avec nos collègues car c’était le défilé que nous attendions tous : celui de « CELINE » par Hedi Slimane. Hedi a fait du Hedi en défigurant Céline ! Un accent en moins, c’est la nouvelle tendance après Phoebe Philo, ce qui prouve que le pire n’est jamais sûr !

NOTRE DIAM DE PARIS

Un spectacle son et lumière qui sera à l’image de la fête des lumières de Lyon. Les bonnes idées sont toujours copiées, et le temps estival fera le reste. Donc du 18 au 25 octobre prochain, vous êtes à invité un mapping vidéo ; une projection de lumière sur la façade de « Notre Diam de Paris » : une création sonore et que la lumière soit dans la nef de la cathédrale. Un son et lumière qui va nous changer du son des klaxons des automobilistes en colère et des appels de phare des mêmes qui, à chaque carrefour, pour une trottinette ou un vélo, erre sur les voies vides comme un mongole dans la mer de sable du désert de gobi.

FAUT-IL SAUVER TWITTER ?

C’est la société que nous avons construite : une société de non droit où les voyous ont toujours raison car ils sont tellement habitués au tribunaux que, pour eux, venir mentir devant un juge d’instruction ne les impressionne même plus.

C’est pour cela qu’il faut à tout prix conserver cet espace de liberté que sont Twitter et Facebook. Sans eux, la presse serait formatée par l’intelligentsias des bien-pensants et des voyous, alors qu’aujourd’hui on voit émerger sur les réseaux sociaux des écrivains sortis de nulle part, qui décrivent les chroniques ordinaires et parfois, complètement absurdes de notre propre société.

CARAT MOI GEMME !

Le Carat est une unité qui mesure la masse pour la pesée des diamants avec la graine de caroubier et ses sœurs précieuses. Richemont mesurait déjà le temps qui bat dans l’ombre avec cette douceur, coup par coup, dans le boîtier de ma Baume & Mercier. Quand je suis arrivé rue Vieille-du-Temple, le lieu me sembla adéquat pour un diamant. Une éphémère boutique de Cartier m’ouvre la porte de sésame ainsi que celle de mon âme pour ré-écrire le conte des mille et une nuits. Je viens pour découvrir la dernière création de la marque et son flacon et c’est toujours avec une émotion non réprimée. Mon cœur battait selon les consonnes et les voyelles de ce nom, un « C » pour Cartier, un « A » pour Asmara et un « T » pour Tangara, le juste nom que connaissait mon Nez.

UN DEROXAT OU UN DIOR

La mode est définitivement « descendue dans la rue ». La mise en scène du sexe dans les campagnes publicitaires montre la volonté réelle de populariser le luxe, et, en invitant Madame Kardashian aux présentations, cela ne rend pas celles-ci plus sélectives mais plus populaires. Rousseau qualifiait le luxe de «diamétralement opposé aux bonnes mœurs» et d’ennemi numéro un de la vertu (cf. Discours sur les sciences et les arts). Dans nos esprits, ce luxe machisme, sexisme, sadomasochisme, tapageur, n’est pas plus vulgaire que cela par habitude de voir ses dérives.

JUNKO SHIMADA 1960 VÔTRE

La créatrice japonaise, Junko Shimada, est tombée amoureuse de Paris dans les années 60, comme beaucoup d’autres japonaises de cette époque, et depuis, elle n’a plus quitté la ville lumière. Surnommée la « plus parisienne des Japonaises », Junko a d’abord été responsable du prêt-à-porter homme et enfant chez Cacharel avant de lancer sa griffe.

Avec un style très extravagant, elle n’hésite pas à créer des chemises transparentes, des pulls surdimensionnés, ou des escarpins avec le talon inversé. Elle ouvre sa première boutique, rue Etienne Marcel, en 1984. Une deuxième boutique parisienne voit le jour à Paris, rue Saint Florentin en 2001. On y retrouve les vêtements de la seconde ligne plus branchés nommés « Junk by Junko Shimada ».

Arrivant du Japon à Paname en 1960, le choc culturel fut rude mais tellement intense. C’était le temps des commencements où un monde finissait et un autre naissait. Avec le recul, cette décennie prodigieuse, si proche et si lointaine, ne cesse d’étonner par sa vitalité, son inventivité et son audace.

LE LUXE DE L’HORREUR

C’était, suite à une émission de télévision hier sur France 2, que, ce matin, le luxe était dans tous ses états. Cela prouve, néanmoins, que les demandes de rendez-vous successives que nous avons faites aux dirigeants des grandes entreprises de ce secteur, et qui nous balaient usuellement d’un revers de la main, ne font pas d’exception avec une journaliste de France 2 comme Élise Lucet ; un dédain de Seigneurs qui ne reçoivent pas la plèbe.

Hier, c’était le grand plongeon, dans les écuries d’Augias, de l’univers usuellement ouaté du triangle d’or du luxe de Paname. C’était également la grande stupeur. Mais, la grande rigolade  avec ce goût amer dans la gorge qui caractérise les films de Fellini. Tous ces intellectuels « bon ton » qui travaillent dans ce secteur du Beau sans vouloir en apercevoir l’horreur !

UNE TRUFFE DANS LE MARAIS

Pendant des siècles, la truffe a été bannie de toutes les tables, et interdite durant tout le Moyen-Age. Un champignon noir, sous-terrain naissant avec la foudre, cela suffira à la Sainte Inquisition pour l’interdire. La truffe était « aussi noire que l’âme d’un damné » ! C’est François 1er qui la réintroduit à la cour, elle sera présente à tous les repas, et retrouve ainsi ses titres de noblesse. Elle devient le diamant noir et un produit de luxe sous Louis XIV, la Montespan la considérant même comme un aphrodisiaque et en faisait consommer Louis XV lorsque celui-ci mollissait.

MAGIQUE RICHARD RENÉ

Comme le souffle magique d’un rêve mosaïque issu de l’imagination de Richard René, cette saison, il porte, en lui, ce souffle divin “le spiritus” allié à la poésie du geste couture, la magie des points de feston imbriqués dans un miracle de l’élégance, comme un passeur, « un homme aux mille mains », un magicien qui lègue aux générations futures le rêve chimérique de demain.

Il méduse l’assistance avec ses jeux de tissus. Passant maître dans l’art de la couture, il s’est fait enchanteur et nous raconte une histoire, nous récite des poèmes de la pointe de son aiguille. Depuis l’antiquité, le noir est étroitement lié à la mélancolie, mais il est le moyen le plus remarquable pour souligner un champ de blanc, et le noir ainsi contrasté mêle la magie des mots de Jean Cocteau : “poussière d’étoiles lumineuses sur les jeux de lumière qui suscite l’élan divin de l’âme”

FASHION NEURONES AU CHÔMAGE

Invectivant une voiture qui roule à tombeau ouvert dans une zone piétonne limitée à 10km/h, le conducteur du véhicule me lance : « C’est la Mode Monsieur ! » pensant ainsi se dédouaner d’enfreindre l’ensemble des lois de la République.

Bloquer une station du métro de Paris pour un défilé d’une créatrice de mode méconnue du grand public ! Les défilés deviennent toujours plus démesurés et pour attirer les bloggeuses de moche et les modeuses connasses de peste qui ne savent pas, pour la plupart, écrire leur nom. Deux semaines, en amont, vous pouvez croiser quelques grandes russes osseuses de 16 ans avec leur « coke » sous le bras, pour des défilés de mode qui ont pu faire rêver autrefois.

C’était le début de la Fashion Week de Paris où l’on croise pas mal d’actrices ou d’acteurs voulant se donner une touche « Glam ».

BALMAIN PHOTO FOSSOYEUR,


Voici un message qui definie bien ce que je pense, « Critique à l’humour grinçant mais bien méritée! Votre lucidité sur ce monde de la mode est une bouffée d’oxygène dans cet univers frelaté fourmillant de petits « créateurs » qui, au nom de la modernité, réingurgitent le travail de leurs prédécesseurs sans en avoir le talent… Merci de combattre avec férocité les usurpateurs… »

CHANEL, SOUS LES PAVÉS, LA PLAGE

Voici, enfin, le vrai visage de Karl sans fard et sans lunette de soleil; Karl choisit l’île de Sylt pour son décor saisonnale, où, en février 2009, Roman Polanski a tourné plusieurs scènes de The Ghost Writer  (un message peut-être). C’est la plus grande et la plus septentrionale des îles allemandes de la mer du Nord. Karl, un matin arrive à son bureau et pose sur sa table un grand bocal de cornichons (vide) et commence par le remplir jusqu’au bord supérieur de pierres d’un diamètre situé entre 6 et 7 cm. Cela, une fois terminé, il demande si le bocal est rempli a son équipe, tout le monde répond que oui.

Karl prend alors un sachet rempli de gravillons et le verse dans le bocal. Il agite le tout pour égaliser, et voilà que le gravier remplit tous les espaces encore vides. Il demande alors une fois encore si le bocal est maintenant bien rempli. Hilare et intrigué, l’atelier répond que oui.

LEONARD MASAÏ A LA TRONÇONNEUSE

Léonard nous emmène dans un voyage pour explorer le temple de l’élégance. Voilà ce que déclarait le communiqué de presse si bien formaté. C’est l’histoire d’une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie, un voyage de ces sociétés nilotiques (lisez provenant d’une île) émigrées depuis le Sud du Soudan au XVème siècle. Une migration forcée, cela serait-il un message de la maison de mouture la plus politiquement correcte de la planète ?

Mais, avant cela, Léonard devrait prendre des personnes efficaces pour contrôler ses invités car c’était vraiment pénible, et encore plus avec 40 minutes de retard. L’exactitude, je ne cesserai de le répéter : « est la politesse des rois »

SACAI LA SÉNESCENCE DE LA COUTURE

Après avoir défini la structure de sa mode, le couturier se penche sur son devenir, et si certaines structures se maintiennent avec le temps, telles les névroses bien mentalisées, d’autres basculent dans la névrose due à un processus de déstructuration massif. La structuration de sa couture dans la déstructuration mais, surtout, la sénescence de celle-ci se fait de plus en plus précise.

La mode passe plus que jamais par l’upcycling » qui consiste à donner une deuxième vie aux tissus, et à l’heure des réseaux sociaux, des produits connectés et d’autres gadgets high-tech, Sacai a imaginé une collection destinée aux Millennials, premiers clients du luxe.

GIVENCHY LA NONNE DE PARIS

Comme elle est lente et langoureuse la complainte de Hubert, ce gentleman couturier, et de sa muse Audrey qui démantibule dans les rues de New York, au petit matin, comme un ange traversant l’Olympe. C’est un cadeau que l’on offre à ceux que l’on a blessé, à ceux qui nous ont fait pleurer car c’est un signe de sagesse, car cela demande beaucoup de courage, et c’est le plus beau cadeau que l’on puisse faire pour retrouver la paix intérieure.

Souvent bloqué, caché, dans l’attente de ceux que l’on juge digne. Mais, hélas ! Je considère que la plupart de ces couturiers n’en sont pas dignes de ce précieux si rare : détruire l’image d’un couple qui a construit mon imaginaire avec « Breakfast at Tiffany’s ». Il a germé dans mon cœur, au fur et à mesure que les modèles défilaient devant moi, un fruit amer qui ronge mes souvenirs comme le ferait le Rio Grande sur les rives Del Passo.

HERMES LE MIROIR AUX ALOUETTES

Il y a de la margelle dans cette collection, un « long champ » pour taquiner Monsieur Arnault. La créatrice, dont personne ne peut prononcer le nom, s’invite dans le cercle très fermé des couturiers parisiens, et au-delà de la maison Margiela et de sa ‘Phoebe’ du public, Nadège Vanhee-Cybulski prouve que le monde de la mode est porteur de valeurs culturelles. La créatrice est née dans le berceau des mouvements artistiques majeurs qui ont eu une influence importante sur l’art européen, l’art mosan, la peinture flamande de la Renaissance, la peinture baroque, les architectures romane, gothique qui sont des éléments majeurs de l’histoire de l’Art, et donc de son histoire.

CELINE LE GRAVE TAMBOUR

Sur la route, un petit tambour s’en vient, et sent son cœur qui bat au rythme de ses pas. Oh, petit enfant, où vas-tu ? Hedi Slimane Tortella joue le petit tambour pour son entrée dans la maison Céline. Le couturier, préféré de Karl Lagerfeld pour qui celui-ci a perdu 28 kilos pour s’habiller comme la caste « Slim man », et, après avoir sévi et changé à jamais la face du monde : la mode de St Laurent. Il vient imposer son style « clubbing » des années 70 sur la marque Céline qui était plus proche jusqu’à présent du Hermès d’antan que d’une « Roustinade ». Céline Vipiana, créatrice de la marque et fabricante de chaussures sur mesure pour enfants, doit regarder ce petit adolescent de cinquante ans, qui s’amuse avec les marques comme le ferait (Le Petit tambour), celui-là même qui transporté devant la scène de la Nativité par les Rois Mages, n’ayant pas de cadeau pour l’enfant Jésus, lui joue de son tambour avec l’approbation de la Vierge Mundilfari.

Dans Paris, plus proche des coups de minuit, quand seule la garde est debout, et que tout homme de Paname a branché sa voiture électrique à la recharge, je m’assieds devant le soldat au tambour, et essaye de  partager le rêve de Slimane.

MANISH ARORA CARTON ROUGE

On pourrait dire que Manish Arora, cette saison, était hors jeu, et a essayé de marquer un but avec la main sans penser qu’il était déjà dans la zone de dévastation de la couture là où on n’arrive jamais à rien. Mis sur la touche dès le premier modèle qui arbore le français le plus connu, non pas de la Fashion Week, mais de la Fashion Foot, il repart à l’attaque pour faire une feinte de passe qui doit nous donner l’envie de regarder.

Ma voisine, la dame de Yangon, « chiant lie » me demande, dans un anglais approximatif, qui est ce « Mbappé ». Je lui réponds : « le dernier créateur de Louis Vuitton homme ». Ce qui est bien dans cette profession, c’est que vous pouvez raconter n’importe quoi, on vous croira toujours. A force d’inviter des majorettes sans bâton, on y rencontre n’importe qui.

Sous la tente, à côté du Doyen et sous une chaleur écrasante, Fady El Koury, face à moi, semblait incommodé par l’odeur pestilentielle qui se dégageait de toutes les chinoises en rut qui l’entouraient et cela méritait un carton rouge.