LES DÉRIVES DE LA PARITÉ

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Après que la mairie de Paris s’insurge d’une amande de 90 000 euros pour avoir à des postes de direction trop de femmes, la Reine Magot s’étonne que la parité soit aussi réservée aux hommes. Un comble ! Voilà le retour d’un boomerang ; d’avoir incité par la loi pour finir par imposer celle-ci de façon à changer les choses. Mais dévoyée par l’idéologie féministe, la cause féminine est ainsi imposée par une parité arithmétique, et après la féminisation des métiers et des titres comme doctoresse, pompière, maçonne, ainsi que la liquidation du “mademoiselle”, c’est au tour du terme “femme mariée” d’être supprimé des courriers administratifs, pour mettre fin à une civilité jugée « discriminatoire et sexiste »

Aucune législation ne saurait, en un clin d’œil, transformer une situation dans laquelle le sexe, le genre et le pouvoir sont restés si longtemps entremêlés.

En d’autres termes, les « paritaristes » ont demandé la reconnaissance de la « dichotomie anatomique » mais en aucun cas de la « différence des sexes », qui relève des interprétations sociales du féminin et du masculin. La « reconnaissance de la sexuation des individus abstraits » réclamée par les militantes de la parité avait pour objectif, « de supprimer le sexe comme critère pertinent », et non d’instaurer une représentation « séparatiste » des femmes et des hommes.

En demandant l’inscription du sexe au cœur même de la définition de la citoyenneté, les « paritaristes » auraient ainsi échappé au fameux « dilemme de la différence » : en se distinguant, d’une part, de la conception universaliste traditionnelle qui ne reconnaît pas le sexe comme catégorie, et, d’autre part, d’une vision « participative » de l’inclusion, qui consisterait à demander une représentation des femmes en tant que femmes. A méditer…

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