FILTRE A INTELLIGENCE DE MODE

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Je parle ici des rêves bleus que font les demoiselles, laissant leurs yeux sur un lac d’argent tournoyer pour éventer de leurs ailes le désir qui couve entre leurs bras. Portant leur habit du dimanche, arrivant par vagues pour coloniser peu à peu les rangs de la Haute Couture, finissent par ressembler à un sépulcre, plus qu’à un négus. Quelques gazelles qui sautent dans les couloirs des Palaces de Paname que l’on pourrait chasser à foison avec seulement une carte de crédit noire « Black Carder live », et ainsi faire couler leur séant de biche sur la moquette blanche d’une suite présidentielle.

Quelle volonté avait ordonné l’invention de ces formes si sophistiquées de donzelles toujours plus ingénieuses et toujours plus distantes pour se faire remarquer, et à mesure que les minutes s’écoulaient sur ma Tag Heuer, cette marque que j’adorais bien avant que le Seigneur des Arnault rachète cette maîtresse de mon temps.

Le sang aux joues de ma voisine se fait moins rouge, apportant à son visage une pâleur plus que de circonstance, comme le délice d’une âme emprisonnée derrière des convenances. Celle-ci serait-elle la maîtresse de cérémonie avec son sac Hermès ? Elle glisse comme si elle avait, à elle seule, été la première à venir dans une présentation de Haute Couture bien avant Suzy Menkes et Ebe Dorsay, qui expliquaient que ce n’était pas la beauté de la femme qui ensorcelle, mais sa noblesse, bien que la Ebe n’était pas celle qui était la plus pertinente pour en parler.

Voilà les amoureux de la langue française, disparus dans les oubliettes de la vie, remplacés par des mauvaises langues que j’appellerai mauvais amants, me susurrent que cette voisine cousine du Botox est petite fille de la « Silly Conne » Valley. Nous voilà dans les bas fond du luxe pour à nouveau rencontrer ces gens sans consistance, qui chaque jour s’inventent une vie pour parader devant les autres, car la vie couture oscille comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui, et de l’ennui à la mélancolie « Pet-trifiant ».

Anonymode