L’ÉCOLE DES FLEMMES

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Que reste-t-il des années collège, de ces premiers de la classe, de ces forts en thème qui brillaient de mille feux ? Où sont-ils aujourd’hui ? Prennent-ils les meilleurs postes de la gouvernance de notre pays  ? Comprennent-ils mieux le monde de l’entreprise et la complexité de ses règles du jeu, mieux que l’école qui les faisait apprendre comme des perroquets une information que nous avons à profusion sur nos portables d’aujourd’hui ?

De ceux de ma génération, j’ai beaucoup de contre-exemples, des garçons brillants dont les pères étaient des chefs d’entreprise et qui ont fait couler la société de leurs parents en quelques années. D’autres plus discrets, au coin du radiateur, ont atteint des niveaux de réussites inouïs alors qu’ils étaient nuls en classe, sans avoir le bac ni même le brevet des collèges…

À l’heure où la connaissance et l’intelligence humaine deviennent l’IA, et que la valeur des diplômes fond aussi vite que les neiges du Kilimandjaro, que faut-il penser de ce système éducatif qui perdure et qui mettait des mauvaises notes ou des bonnes, surtout aux enfants dont les parents finançaient des cours particuliers pour que leurs professeurs puissent construire en Bretagne leur villa de villégiature pour leur future retraite ?

Faire carrière ! C’est terminé. Personne ne travaillera plus jamais 30 ans pour la même entreprise. On changera de fonction, de salaire en fonction des hommes qui seront à vos côtés, mais c’est l’intérêt qui prédominera, avec cette nouvelle vision de la vie de tous les jours et les affres de la société des loisirs.

La préoccupation de ces nouveaux incultes est l’écologie et la recherche du bonheur passe par le plaisir d’aller chercher un œuf au fond du jardin d’une poule qu’ils auraient laissée en toute liberté gambader dans leur pré carré, et qui serait muette pour le bruit qu’elle pourrait causer.

J’avais un ami qui était un crétin pour l’éducation nationale. Finalement, aujourd’hui, il est cultivé, avec 140 de QI. Quelles contradictions ! Mais, c’est véritablement aux États-Unis qu’il a pris son envol en investissant dans Facebook, une vraie idée qui ne le fera plus jamais travailler jusqu’à la fin de sa vie.

FM