LE DESERT DES TATASSES

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Dior et Kim Jones en Egypte : rien d’impossible pour le « Papy Russe » de la mode. Après Karl, qui défila dans la salle la plus mystique de Gotham, la salle d’égyptologie du Metropolitan Museu. Kim l’intrépide, car si quelque chose l’inspire, il y va, célébrant ici le pouvoir gracieux de l’iconographie égyptienne dans une profusion de vêtements comme dirait le Marand.

Le Nil se transformera en « scène » de Paris, et les bateaux mouche en felouques. Ainsi le directeur artistique de Dior Homme dévoilera sa prochaine collection, celle de l’automne 2023, en Égypte pour jouer le Juvé-Nil.

Les Bimbos « toutes en carton » rêvant ainsi des grands obélisques qu’elles voient comme des « Sphex » égarés à tout jamais de leur mémoire, préférant leur portable tout aussi jouissif. Et les vieux grigous « Courbet » rêveront de la pyramide comme triangle pour l’origine du monde. L’Egypte ancienne sera glamour, à souhait, pour un monument qui n’est qu’un rite funéraire de momification. Dior confronté à la civilisation de l’Égypte antique qui prit forme en 3150 Avant le Seigneur qui lui les a bien connues et certains affirment même que le Kim était déjà là pour habiller « Anus Bis ».

Le Sphinx de Granville ébauchera les contours de l’Égypte en mode Aïda de Giuseppe Verdi. Kim me transformera, pour la circonstance, en scribe, et sur ma tablette, je porte ce texte en hiéroglyphe pour la postérité de Dior et de son designer, grand prêtre suprême, et Pharaon de la mode. Après Saint Laurent, qui a fait son défilé masculin dans le désert d’Agafay au Maroc, voilà Dior dans un désert égyptien. La mode est véritablement devenue le désert des tatasses.

FM