LE CHAMP PERRET

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Voilà une porte qui, comme son nom ne l’indique pas, débouche sur Levallois-Perret, la ville limitrophe à l’ouest, de l’autre côté du périphérique : la Porte de Champerret. Mais, pourquoi ce nom ? En réalité, en 1822, un certain Jean-Jacques Perret fait un investissement dans un vaste terrain qui sera nommé plus tard « le Champ Perret ». Cependant, l’opération immobilière est un fiasco, l’entrepreneur Perret est ruiné. Un peu plus de 20 ans après, les propriétaires de cette banlieue prennent l’initiative de créer une nouvelle commune et confient cette tâche à un personnage ubuesque, à la fois gargotier et menuisier de son état. Nicolas Levallois prie soin de dessiner les plans de la future ville de Levallois-Perret.

Dans cette nouvelle ville, au 42, rue Fouquet, Gustave Eiffel installe ses ateliers qui lui permettront de construire sa célèbre Tour et 400 ouvriers y travailleront d’arrache-pied durant deux ans pour achever l’ouvrage qui sera inauguré le 31 mars 1889. La municipalité décide alors, sans attendre, de rebaptiser ce chemin Fouquet en rue Gustave Eiffel.

Dès lors, l’agglomération se consacre aux progrès techniques. On construira notamment les vélos Lejeune et le carrossier Pourtout, mais aussi des moteurs d’avions imaginés par Adolf Clément Bayard, grand industriel Français. En 1893, il fera construire le «Vélodrome de la Seine » à Levallois-Perret. Le Champ Perret voit la fabrication en 1909 de l’avion avec lequel Louis Blériot accomplira son exploit de la première traversée de la Manche. Mais, plus tard, il y aura aussi une usine pour conditionner les flacons de parfums Lacoste de la maison Jean Patou. Les Levalloisiens ne connaissent pas ces histoires, la seule personnalité qu’ils connaissent de Levallois, c’est le propriétaire de la villa Pamplemousse.

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