LANVIN BRANQUE KRUPP

C’est l’histoire d’une liaison dangereuse, d’une actionnaire Taïwanaise Shaw-Lan Wang avec le styliste-vedette, Alber Elbaz. Cela se termine par l’écriture d’un roman Politico Modissimo ridicule de la planète Fashion. Chose qui ne serait jamais arrivée du temps de Jacques Mouclier, car celui-ci aurait bloqué la vente auprès des pouvoirs publics et cette ‘Taïlleuse’, qui sans ‘vigogne’ met à mal une des plus belles marques françaises – Jeanne ou l’élégance indémodable – la transforme en Jeanne la créance indémaillable.

Aujourd’hui, la maison se sent orpheline, et après un jeu de chaises plus music-hall que musicales, Lanvin est au bord du « dépôt de migrants » ou de migraine c’est selon, au point même que le tribunal de commerce de Paris a été saisi de l’affaire. La riche Taïwanaise – pas si riche que cela d’ailleurs – car le seul tableau qu’elle possède est un Géricault, « Le Radeau de La Méduse », « Fluctuat nec mergitur », encore une amie de la reine Mago.

Quel accouplement fabuleux ! Une limace et un paon, cette antithèse génésiaque, de quel suintement de sébacé peut avoir été générée cette chose qu’on appelle une coiffeuse, car il est interdit de descendre avant la raie. Toutefois depuis le départ d’Alber « Hexane » en octobre 2015, la marque n’était pas « parvenue », par opposition à sa patronne, à endiguer la chute de ses ventes.

Après un plongeon de 23 % en 2016, le décrochage du chiffre d‘affaires devrait atteindre 30 % en 2017. Incroyable ! car avec les courbes de croissance des marques de luxe comme Louis Vuitton ou Gucci surtout en Chine, on ne comprend pas comment cette acroamatique ne fasse pas plus de chiffre d’affaires en Asie ! Mais, la concubine de la Dynastie ‘Zhoude Zhoude’ de la couture avait juste oublié un chose importante : c’est que les chinois n’achètent pas aux chinois par manque de confiance sur les produits libellés « made in China ».

La collection développée par Olivier Lapidus et présentée en septembre dernier à Paris a fait chuté de 50 % les ventes de la maison. Les acheteurs ne retrouvent pas Lanvin et le groupe d’influenceurs Canal-Luxe les a éreintés dans un article à « couler » au couteau. Propriétaire de Lanvin avec 75 % du capital, la milliardaire dans les petits papiers des paradis perdus, a remanié la direction et ne laisse rien paraître de ses intentions futures. Néanmoins, il est à parier que, de toute façon, elle n’a pas de stratégie. Le problème de ces dirigeants, c’est que pour une maison comme Lanvin, il faut être éduqué pour comprendre la philosophie de la France, de la marque et de son histoire.

Le comble c’est que l‘entreprise va aussi devoir quitter son siège historique du 15 rue du Faubourg Saint-Honoré, l‘immeuble ayant été vendu par les héritiers de Jeanne Lanvin au groupe Richemont. Voilà de quoi encore accentuer la chute du Faucon noir.

Ces crises se sont accompagnées d’un départ massif des salariés ; un tiers d‘entre eux environ ont quitté la société depuis le début de l’année 2017. La plupart n‘ont pas été remplacés. La société Jeanne Lanvin S.A. employait près de 300 personnes en France à la fin 2016. Après le départ de Bouchra Jarrar, who’s next ? Peut-être que madame Shaw se virera elle-même ?

Anonymode

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