LA BOURSE DE COMMERCE DES MUSÉES

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Le milliardaire François Pinault a décidé de repousser au printemps 2021 l’ouverture de son musée situé dans l’ancienne Bourse de Commerce rénovée par l’architecte Tadao Ando. Il est l’un des plus célèbres architectes japonais, qui avait déjà réalisé le Palazzo Grassi, est à l’origine de ce nouveau musée qui devait être inauguré fin juin, juste un peu avant le démarrage du projet du Seigneur des Arnault non loin de là. Achevé le 9 mars, les ouvriers étaient occupés à mettre la dernière main aux locaux lorsque la France est entrée en quarantaine le 17 mars.

La Bourse de Commerce était une ancienne halle aux blés, accessible depuis le bord de Seine, et qui fut créée en 1763. Un ancien stockage de blés pour le futur Musée du prince de Venise, un bien bon présage ! Conçu par Nicolas Le Camus de Mézières, celui-ci construit sur un plan circulaire, ne fera pas tourner en rond le propriétaire du Palais Grassy. Autrefois, l’Hôtel de Soissons appartenait, au début du XIIIe siècle, à Jean II de Nesles, et celui-ci n’ayant pas d’héritiers, le céda en 1232 à Saint Louis, qui l’offrit à sa mère, Blanche de Castille, pour en faire sa résidence.

L’immeuble est situé au centre de Paris, près du Forum des Halles, dans un quartier en cours de transformation. Le bâtiment, doté d’une coupole classée monument historique, est la fierté du prince de Venise, fondateur de l’empire du commerce de détail et du luxe PPR devenu Kering. Ayant abandonné son projet sur l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, après que celui-ci se soit enlisé par des bureaucrates Français, et probablement les interventions du Seigneur, fondation Gehry oblige.

Quand au projet de la Dame du Châtelet, l’inauguration est toujours prévue pour son ouverture fin Avril !!! Concernant le lancement de sa nouvelle Cash Machine, « en anglais No arm Bandit », repoussé son Cheval Blanc, le ferait déjà arriver sur ce champs de course du luxe, perdant. Le Seigneur n’aime pas retourner au paddock sans avoir pris au moins un million de dollars par minute de rétro-pédalage. La guerre des égos et des musées est ouverte, et qui ouvrira le bal et marchera sur les pieds de l’autre ? Un suspense insoutenable dont le commun des mortels se fout éperdument.

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