KERING L’IMPASSE DE LA BITUMEUSE

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Une curiosité vagabonde du côté de la Rive Gauche, au siège de Kering qui ouvre exceptionnellement ses portes au public le temps d’une balade au creux de ses jardins pour une exposition exceptionnelle. Aménagé dans l’ancien Hôpital Laennec situé à quelques pas du Bon Marché, le temple de la distribution du luxe du Seigneur des Arnault. Kering nous offre un « bol d’art  » contemporain avec 40 œuvres signées des plus grands artistes du XXème siècle : Bourdelle, Calder en passant par Miró, Rodin et Niki de Saint Phalle.

Non loin de là une impasse aujourd’hui largement occupée par l’hôpital mais qui, au début du siècle dernier, a défié la chronique. En effet, au numéro six se trouvait un joli pavillon au toit pantu où habitait Adolph Steinheil peintre de son état avec sa femme Marguerite. Le 31 mai 1908, au matin, le domestique du couple découvrit une scène d’horreur. Steinheil est étendu dans la salle de bain une corde au cou, mort. Sur le lit, git sa belle-mère venue rendre visite au couple morte aussi,  et sur une chaise sa femme Marguerite bâillonnée et ligotée bien vivante elle.

Aux policiers la rescapée raconte une histoire abracadabrantesque, qui changera en fonction de ses interlocuteurs ; des cambrioleurs l’aurait attaquée ou plutôt le fils de leur domestique etc … En fait la police écoute à peine car elle soupçonne immédiatement Marguerite elle-même.  Car figurez-vous que la dame n’était pas une inconnue des services de police : neuf ans plutôt le Président de la République, Félix Faure, son amant est mort dans ses bras au Palais de l’Élysée lorsque, le directeur du cabinet arrivant avait demandé au valet de pied du président :  » le président a-t-il toujours sa connaissance ? » Celui-ci répondit : « Non, elle est sortie par l’escalier de service ».

Alors, si vous venez dans le jardin de Paul Haim visiter cette expostion provisoire du 15 au 22 octobre 2020, siège aujourd’hui de Kering, 40 rue de Sèvres 75006 Paris, n’oubliez pas d’avoir une pensée pour cette impasse disparue maintenant où cette bitumeuse vivait en bonne « intellijambe ».

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