DIOR LORD OF DOGTOWN

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Pour idéaliser le surf et le skateboard, il faudra regarder « Romy and Michelle’s High School Reunion » et leurs vidéos de « No Doubt » des années 90, et ainsi, vous comprendrez pourquoi. Quand Jones est arrivé à Los Angeles à l’adolescence, il n’a pas été déçu, car la vision des hucksters, hipsters, et hippies mélangés avec les investisseurs des nouvelles technologies, qui se retrouvent pour se muscler le corps sur Venice Beach, et mangent ensemble un pain à 16 dollars de chez Gjusta, y sont légion et impressionnent le petit Kim.

Jeudi soir, voilà la diction d’une mode remarquable de Dior, Kim et l’autre. La maison avait fermé deux avenues de L.A,  ajoutant même ses propres lettres « ERL Dior » à l’historique « Venice » du panneau de signalisation du quartier. Une collection présentée sur une piste bleu océan avec deux vagues avec crête d’écume, comme éléments de décor, symbole de la nouvelle vague qui déchire la mode actuellement et sa lente mutation, la luminosité obscure pour l’un et la clarté douce pour  l’autre.

California et couture ; mélange dichotomique qui fait apparaitre que le Maître de Granville « Christian Dior lui-même » a passé sur la côte ouest plusieurs séjours.  L’influence que l’Amérique a eu sur la croissance de son entreprise, mais aussi à la montée en puissance de la région dans le paysage d’aujourd’hui, par les copies des Kardachiantes et autres humains de contrefaçon qui font passer des T-shirts pour de la Fashion.

La façon de s’habiller en Californie a une énorme influence sur la façon dont les gens s’habillent dans le monde entier, à n’en pas douter. Mais l’histoire de Venice est plus qu’un symbole et remonte au début du XXe siècle. Fondée en 1905 par Abbot Kinney, c’était une station balnéaire qui a attiré les premières célébrités d’Hollywood, dont Carole Lombard et Cary Grant, ainsi que des cinéastes comme Orson Welles, qui l’a utilisée comme doublure d’une ville frontalière mexicaine pour un de ses films. Venice est également au cœur de l’histoire de l’architecture et de l’art de L.A., où Charles et Ray Eames, Frank Gehry, Larry Bell, John Baldessari, Ed Ruscha et bien d’autres avaient des studios avant même la naissance de Linnetz.

Alors les pièces de la collection sont l’âme de cette histoire, dont une des pièces les plus éblouissantes est une paire de shorts de basket en satin avec des broderies luxueuses de vagues de cristal et de coquillages. Un autre pull version Dior, en mohair brodé, et un sac Dior Saddle orné de guirlandes et de métal doré moulé, avec une anse en chaîne de type skater-boy, et les lunettes de soleil qui portent le nom du chien de Linnetz, Lucky.

Les couleurs peuvent sembler vives par rapport au design de Kim qui lui a beaucoup plus de retenue, de contrôle et de concentration, alors que l’autre designer, que les béotiens ne connaissent pas du tout, est plus chaotique, « mais il y a aussi de la perfection parfois dans le chaos », disait Salvador Dali.

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