DES COUILLONS DE CULTURE

Faut-il remplir le rituel de l’extraordinaire ? Faut-il que je me fasse scarifier de toute part, tatouer sur l’ensemble du corps de peintures vikings ? Faut-il que je monte sur un immeuble et que je me jette du quatrième étage, que je torture mon animal de compagnie pour faire le Buzz ? Bienvenue dans le monde de l’absurde. La quête de la notoriété est aujourd’hui une recherche permanente. Chaque personne munie de son outil de communication appelé « smartphone » filme sa vie en direct et sans pudeur.

On trouve sur les médias sociaux les incontournables « sex-tapes » d’anonymes qui nous tartinent la toile de leurs ébats amoureux. On découvre des parents complètement débiles qui laissent jouer les enfants avec des casseroles d’eau bouillante. Nous pouvons regarder toute forme de bêtise et d’excès de vitesse ahurissant mettant en jeu la vie des autres. On découvre toute une forme d’imbécillité sur vidéo et sur tous les supports qui sont mis à notre disposition. Il est loin le temps où nous pensions Wikipédia, où la toile servait à instruire et à cultiver, et non pas à vous dévoyer.

C’est le principe même de la liberté. On peut tout publier ; le pire comme le meilleur, et les libertaires vous diront si vous supprimez le pire, il faut aussi supprimer le meilleur par vision d’équité. Pourquoi la débilité des débiles est-elle devenue un fait de culture, alors que bien plus épouvantable encore la bêtise ordinaire ne bouleverse personne ?

Anonymode

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