LA CHINE DE MAO SAIT TOUT

Les Chinois passent pour des redoutables hommes d’affaires ! Nous appelons cela en Europe des délinquants ou escrocs en bande organisée ; question visiblement de dialectique. Mais, cela n’est pas anodin pour les couturiers Français qui s’y sont frottés. Le dernier retour à Paris, après un divorce fracassant qui fait la une de tous les journaux chinois : le divorce de Eric Tibusch avec son mécène.

Changement de pays, changement de culture, la Chine est très peuplée, ce n’est pas un secret, mais c’est tout de même assez fou de voir de ses propres yeux les autoroutes tentaculaires. D’ailleurs, il y a tellement de voitures en Chine que le pays a établi un système de loto, qui donne droit à un permis pour acheter une voiture. Aller aux toilettes publiques donne l’impression de se trouver systématiquement dans un hall de gare tellement les espaces sont grands.

Forcément, avec autant d’habitants, difficile d’échapper à la pollution. Certaines villes sont véritablement un enfer pour les poumons, Anne Hidalgo y serait folle ! Non seulement on respire mal, mais en plus, cela rend les déplacements difficiles.

La cigarette règne en maître dans l’espace public. Les gens fument tout le temps et partout, et c’est courant de s’échanger ou de s’offrir des cigarettes. D’ailleurs, les cigarettes sont un gage de statut social : selon la marque, le prix peut être multiplié par dix. Car le pays a beau être communiste, le matérialisme y est omniprésent.

Le culte de la richesse et l’enrichissement est partout. Marques de luxe, iPhones de couleur or et voyages à l’étranger, tout est bon pour afficher ses richesses. C’est malheureusement aussi le cas pour la nourriture. Pour signifier son aisance, on commande en grande quantité et on n’en picore que quelques bouchées. Cela donne lieu à des scènes surréalistes au restaurant, avec des tables croulant de nourriture à peine touchée par les convives. Il y a même un nom pour désigner le phénomène, les « Tuhao » signifiant les nouveaux riches.

Dans les boîtes de nuit, les Occidentaux sont prisés. Ils entrent gratuitement et ont des boissons offertes. Et quand il s’agit de trinquer, les bières belges ont la cote dans l’Empire du Milieu. Les Chinois adorent la bière, particulièrement les bières spéciales. En Chine, les traditionnels pubs irlandais sont remplacés par des bars belges de haut standing où les bières d’abbaye se payent 10 euros la bière en moyenne, bien plus qu’une traditionnelle bière chinoise Tsing Tao.

Quand les chinois ne sirotent pas, les habitants s’adonnent à un autre de leur passe-temps : le jeu. Les Chinois adorent jouer. Le pays compte beaucoup de passionnés qui n’ont pas toujours des revenus suffisants pour mener la grande vie, alors l’été, les hommes passent leur temps à jouer au mah-jong, véritable sport national, tandis que les femmes pratiquent le tai chi. Le soir, une partie de pierre-papier-ciseaux (shifumi) peut suffire pour assurer l’animation. Pour attirer l’attention des locaux, il suffit de sortir son jeu de cartes et de commencer une partie de belote, succès garanti.

Une forte inégalité règne dans les villes, on dit des habitants qu’ils portent trois montagnes sur leurs épaules ; les soins de santé, l’éducation et le logement, qui coûtent tous les trois très chers. Dans la capitale, alors même que la propriété privée reste un concept flou, le mètre carré pour un appartement correct se négocie entre 4 et 5 000 euros ; de quoi mettre beaucoup de pression sur les jeunes générations. On parle beaucoup des enfants rois, extrêmement gâtés par leurs parents. On dit d’ailleurs qu’un enfant, c’est 6 portefeuilles, parce que parents et grands-parents s’associent pour lueur offrir le meilleur. Mais avec de grandes attentes en retour, et beaucoup de pression sur leurs épaules.

Gare au choc des cultures, dans un pays où le Parti Communiste reste extrêmement présent. Difficile de communiquer avec ses proches ou de se tenir au courant, vu que Google et Facebook sont interdits en Chine. Mieux vaut ne pas parler de politique, et certainement pas s’aventurer à faire des blagues sur la place Tian’anmen.

Deux lignes rouges absolues : la question du Tibet, et oser dire que Taïwan, ce n’est pas la Chine. Bref, une culture qui est bien différente de la nôtre, car effectivement nous sommes plus proches des japonais, et cela les chinois le savent et nous en veulent en secret de cette proximité avec le pays du soleil levant. Mais, eux nous ont toujours respecté les marques de nos couturiers, c’est déjà une bonne chose.

Anonymode.

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