MARGIELA INGLOURIOUS BASTARDS

Une nostalgie étincelante des années 40 avec une vision perverse se « Mami fesse ». de l’infirmière celle que l’on appelait ces « anges blancs » qui ont donné de leur temps et toute leur énergie pour transporter les malades, les soigner et les accompagner sous les bombes. Au fur et à mesure que les souvenirs sont filtrés par le temps John Galliano, directeur créatif, veut se lancer dans ce processus d’élaboration des codes des années 40 en les remaniant avec un langage à l’ère du numérique.

Le passé, le présent et l’avenir reconnectés aux infirmières et aux officiers de l’armée des années « Lili Marlène ». Montage et démontage de la garde-robe des habitués de la taverne du film « Inglourious Bastards » : le trench en cuir militaire se transforme en corset, une veste Perfecto élargie pour les nonnes modernes et des robes féminines volantes pour les artistes de Marlène Dietrich.

La touche du créateur et la maîtrise de l’atelier dans la construction des modèles sont toujours parfaites. John nous parle du fond d’un rêve comme une femme qui parlerait au passé, ses robes flottent comme des flots sans nombre que captive son destin et qui couvre sans éteindre son cœur toujours vaillant…

LANVIN ART ÉPIRRHÉME

La Fashion Week est ainsi imprévisible. C’est dans les jardins du quai Branly là où actuellement on vous propose une exposition « Palace Paradis » sur les offrandes funéraires en papier à Taiwan, espérons que cela ne soit pas un ‘bigre de papier’, pour la présentation qui se joue pour la maison Lanvin.

J’avais bien pensé qu’au quai Branly, j’aurai rencontré quelques branleurs, et effectivement les décolorés du cerveau étaient au rendez-vous , et c’est goutte-à-goutte que les mannequins commencent à défiler devant nous, et la pluie redoublant, nous nous nichons sous des parapluies transparents au logo de la marque et dans des imperméables en plastique prêtés pour la circonstance (bonjour le fashion pact!!), et qui laissait transparaître notre énervement devant ce temps de chien.

Les aficionados d’ailleurs commencent a se plaindre à Pascal Marrant car la pluie qui tombe en cascade abîme leur téléphone portable et leur tablette, sans penser un instant que cette pluie salvatrice rendrait les agriculteurs aussi heureux que les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux.

YSL DE L’OMBRE A LA LUMIÈRE

De la Conciergerie, nous quittons notre restaurant pour longer le fleuve. Sur les quais résonnent les bruits de la nuit de Paname. Le jeu de lumière des bateaux mouche a balayé mon cafard de cette journée si morne. Un faisceau de poudre bleu au loin vient du palais de la folle de Chaillot. Une odeur d’opium se fait sentir à l’arrivée de l’espace que le prince de Venise a réservé devant la tour « effet », que regardent deux japonaises devant moi comme un bonbon.

La foule est impressionnante pour voir la collection de Vacarello. Je regarde l’espace un bref instant et l’absolue vérité du monde de la mode me saisit. L’implacable obscurité du temps en attente d’un monde exsangue de la vraie vie qui est en sursis encore pour un instant. La lumière de la scène se fait rayon de lumière et monte dans le ciel comme pour rivaliser avec la Dame de Fer. Un premier mannequin sort des rayons blancs pour une collection bien noire, qui elle n’illuminera pas Paris, mais dans un style plus proche à chaque fois du Maître d’Oran …

LES 2 AU COIN CAFÉ FLEURISTE

Un restaurant à l’angle de la rue de La Lune, pour rêver un peu, cela ne s’invente pas ! Des artisans amoureux des plantes, qui n’avaient jamais pu vivre de leur métier car les amoureux qui ne sont plus légion, n’apportent plus depuis longtemps des fleurs à leur bien-aimée. Voici l’endroit le plus charmant et le plus romantique de la Fashion Week de Paris. Arrivant rue du Beau Regard, je descends tranquillement la petite ruelle qui va m’emporter jusqu’à ce cocon qui fait que, de temps en temps, la ville de Paname peut arrêter sa course.

Un café-fleuritophile né de la rencontre de deux  passionnés ; à la cuisine, c’est Viktor, et pour la botanique, Christophe. Voici un voyage sur une rivière calme, sortie ce jour-là pour tromper l’attente de la nuit calme comme un théâtre sans acteur, et regardant par la vitrine ce ciel de Paname gris mais enrichi d’étoiles qui apparaissent peu à peu, comme un balisage du divin vers ce lieu d’un autre temps…

DES ÉCRIVAINS DE L’ŒIL

Vouloir fixer son image fugitive dans un selfie est une chose possible, mais le désir d’y aspirer est déjà faire insulte à Dieu, car l’homme ou la femme ont été créés à l’image de Dieu et aucune machine humaine ne peut fixer l’image de Dieu, même pas le selfie des beautés périmées de la télé-réalité. Le Iphone, machine à fabriquer des génies d’intellectuelles au repos, voudrait entreprendre de se croire plus malin que le Créateur de l’Univers. Il faut clairement leur expliquer combien l’humanité serait vaine et qu’elle perdrait son salut, dès lors que chacun pourrait reproduire sa propre image dans un miroir à la douzaine.

Mais, grand Dieu ! Où sont ces photographes de génie : les Peter Lindbergh, Irving Penn, et Consorts ? En fait, nulle par ailleurs que dans les bureaux des directrices du marketing, qui terrorisées par la nouveauté, pourraient mettre en danger leur place de princesse de hallux à accepter un changement en dehors de leur compréhension. Elles brident les maisons par une vision sans création aucune.  Des dindes non fourrées méthaphoriseuses de photos ampoulées, grandes diseuses de savoir dogmatique et « pré connes niseuses » liées à des attachées de peste qui pensent que le mieux c’est le bien d’autrui.

Bref, la lie de la société qui aurait mieux fait de travailler au tri des déchets de la ville de Paris où elles auraient eu beaucoup plus de succès à laisser passer les agitateurs d’idées. Faire des écoles de connes pour singer des outils à produire des céphalos abstinentes qui ne connaissent que des pauvres par leurs propres études et qui, par surcroît, n’ont certainement jamais été dans un musée…

LA GUERRE DU LUXE SINO-AMÉRICAINE

La guerre commerciale sino-américaine est en cours et les tensions géopolitiques en Asie de l’Est ainsi que les protestations incessantes à Hong Kong font craindre que les marchés chinois s’effondrent pour les secteurs de la mode et du luxe. Et même si ces tensions politiques font craindre une récession aux États-Unis, la consommation publique en Chine continue de croître rapidement, à mesure que l’urbanisation déplace de plus en plus de Chinois vers la vie urbaine et qu’un bon pourcentage d’entre eux passent dans la catégorie des revenus moyens. Entre-temps, le paiement par le mobile et les médias sociaux ont permis aux marques d’acquérir plus facilement que jamais de nouveaux clients à travers le pays.

Le chiffre d’affaires annuel d’Alibaba a bondi de 51 %, tandis que son rival JD.com a enregistré un chiffre d’affaires net et un bénéfice record au deuxième trimestre. La Chine reste le principal moteur de la croissance de la plupart des marques de mode et de luxe. D’ici 2025, les consommateurs chinois représenteront 40 % des dépenses mondiales du luxe…

PRZHONSKAYA KIEV 2020


Voici la « Brève Fashion Week ! » Et pour faire suite à votre email de désapprobation de notre article, nous avons pensé que nous allions avoir du sang, pour, au final, n’avoir que son infusion ! Et nous nous sommes dits, quel est cette trempe d’esprit extraordinaire qui chauffe toujours et qui ne cuit jamais, gonflée des idées d’autrui et de ses préjugés. Mais, cette volonté de créer un monde délétère, sombre, et, surtout proche, très proche du relâchement bruyant des facilités qui réduisent notre société au bruit assourdissant du banal, ne nous fait malheureusement pas rire. Read more on

UN TIGRE DE PAPIER

Support d’écriture et transmetteur de mémoire, le papier s’impose à nous comme une évidence, et on ne le sait pas forcément mais cette invention est chinoise, et c’est seulement au milieu du XXe siècle, que nous pouvons lui donner un visage, et c’est celui de Cai Lun, chef des Ateliers Impériaux, mort en 121 vénéré en Chine comme patron des papetiers. C’est une invention toute aussi décisive que l’imprimerie de Johannes Gutenberg quoique moins spectaculaire. L’histoire chinoise de l’écriture et de ses ancêtres fut des nœuds de corde, des craquelures d’os brûlés, des carapaces de tortues sur lesquelles on lit l’avenir, des lamelles de bambous, et des tablettes de jade des Empereurs…

Mais, le bambou étant trop lourd, et la soie trop chère alors Cai Lun, rentré au service de l’Empereur Ho en 75, se met au travail, et il a eu l’idée de recycler des matériaux d’origine végétale, moins nobles et plus légers, « écorces, chanvre, mûrier, chiffons, filets de pêche » et présente son invention en 105 à l’Empereur.

BIRKENSTOCK ET CIE

J’aurais souhaiter pour cet article avoir bon pied bon œil, et bien voilà une petite entreprise familiale fondée en 1774 par Johann Birkenstock qui ne commencera réellement son développement qu’un siècle plus tard (le ciel peut attendre !) C’est en 1896, que Konrad Birkenstock dessine la première chaussure quasi orthopédique et vend aux professions médicales. Alors que la sandale des beaufs est ainsi lancée, elle deviendra la chaussure la plus reconnaissable de la planète et voilà son histoire. Les Bimbos de la mode ayant trouvé chaussure à leurs pieds les adorent pour leur sexe-boy. « Pourtant, c’est moche, ça ne va avec rien disait Karl. Elles sont laides à faire avorter une princesse de Bavière ».

Malgré tout, son expansion est phénoménale. Toutefois, la marque ne parvient pas encore à toucher les États-Unis, (même les Américains n’en voulaient pas, c’est vous dire !) Mais, en 1966, lorsque l’entrepreneuse, Margot Fraser « la reine », une erreur de la nature qui lui avait donné la violence du mâle dans un organisme féminin, découvrira les effets bénéfiques de ce produit allemand. Un grand pied pour elle et ainsi elle ouvrira une filiale aux USA.

UN PARFUM NOMMÉ CÉLINE

Voici un nouveau projet signé Hedi Célinemane pour la maison Vipiana, un parfum du soir, qui ne sera pas de Paris « trop au lit pour être honnête ». Une première, comme annoncé sur Instagram, baptisée, Parade, Saint-Germain-des-Prés, Dans Paris, Cologne Française, Bois Dormant, La Peau Nue, Rimbaud, Eau de Californie, Reptile, Black Tie et Nightclubbing, tout un programme ! Au seul nom de Rimbaud, d’ailleurs, les muses de la maison, les « front-raw » de bimbos de la télé-réalité se seraient esclaffées : « Rimbaud ! Le meilleur rôle de Sylvester Stallone. Celui de la Belle au Bois Dormant serait à base de chloroforme.

Vous l’avez compris, il ne s’agira pas d’une fragrance unique mais d’une collection baptisée « Céline Haute Parfumerie ». Enfin, quelque chose de « Haute » dans cette maison ! Depuis le « Kors » de son esprit, la maison, en présentant un moule en fonte poli-miroir de Pochet et du Courval ou St Gobain Desjonquere, avec l’intention de nous faire croire que ce moule ainsi que la pollution générée par la fabrication du flacon serait produit dans un environnement non saturé de pollution chimique, aseptisé et propre, une galéjade !

RAT LE BOL DES TROTTINETTES

Voici ainsi la rectitude toute germanique dans toute son apogée, des trottinettes avec des plaques d’immatriculation, pour une organisation qui fait défaut aujourd’hui en France et qui est, pour le Saint-Empire Romain de la nation teutonique, une évidence, luttant ainsi contre des humains de contrefaçon, une petite parenthèse dans un monde de circoncis de l’esprit.

Nous, qui voulons légiférer sur tout mais surtout légiférer, nous finissons par légiférer sur rien de très utile. Voilà une idée simple pour réguler les trottinettes et qui nous permet de voyager sur les trottoirs en toute liberté et sécurité à Francfort. C’est en 1893 qu’apparaissent les premières plaques d’immatriculation pour vélos en France dans un but purement fiscal, déjà un enjeu pour l’Etat pour ce moyen moderne de déplacement de l’époque.

FASHION LE PACT DES MOUS

C’est le fils du prince de Venise, qui vient à Biarritz avec sa « Smala D’arec », pour tenter de faire recycler les vêtements de son designer phare, j’ai nommé le démon de » Bidî « , Alessandro Michele. Voilà une idée bien saugrenue : recycler un design des années 70, qu’il aurait pu prendre directement dans les stocks des « Kilo Shops » de Paris. Pour un bain de foule, avec sa trempette de la renommée, mais il est vrai que quand on se regarde dans une glace il y a toujours matière à réflexion !

Vous êtes bien grand Monsieur, sans doute ! Mais, le monde est plus grand encore, et il l’est assez croyez-moi pour qu’on y vive longtemps sans jamais vous y rencontrer. Malheureusement, vos vêtements inondent la planète et coulent à l’image de la fontaine de sang de Charles Baudelaire, comme un long murmure, alors que la seule musique couture que vous produisez sont des bruits incongrus passé minuit, « pet à votre âme » et gare au gaz à effet de serre.

MAURICE UN COQ EN VIN

Voilà bien la stigmatisation de notre société : un coq au tribunal pour avoir oser chanter ! Une vision de l’intolérance qui s’installe progressivement dans notre pays, et qui, douce et sournoise, fait que le vivre ensemble devient impossible. A l’image des utilisateurs de trottinettes dans Paris qui ne réalisent pas qu’ils ou qu’elles peuvent vous estropier à vie, voire vous tuer. Mais  quand cela a-t-il dérapé ? Notre société a basculé dans cette spirale infernale qui ne cesse de faire de notre vie une judiciarisation permanente.

A force de produire des avocats, qui certains pour survivre sont prêts à ne plus conseiller leurs clients mais à les exciter pour augmenter leurs honoraires et prêts à faire n’importe quoi, Ils ont compris qu’au final, juste ou injuste, tout le monde a dépensé de l’argent pour rien car à la fin personne ne paye rien, seul l’avocat a bénéficié de ce régime…

GENTLEMAN JACK

C’est une série de Netflix, avec des allures de western victorien mâtiné de « Peaky Blinders » féministe. Catherine est une femme blessée, une belle personne anéantie par la violence du monde qui l’entoure, qui peine de plus en plus à en percevoir la lumière. Anne Lister, elle, était d’un optimisme tel qu’on pourrait la penser naïve. Elle était au contraire très intelligente et a su garder la tête haute, embrasser fièrement son identité, et faire de sa détermination une carapace contre une société qui la considérait comme une curiosité.

BIRD OF PREY

La société aérospatiale européenne a annoncé son dernier concept d’avion, le « Bird of Prey », traduisez « Oiseau de proie » qui s’inspire directement de la mécanique du vol de l’aigle. Le concept est un « avion hybride-électrique à turbopropulseur « , destiné au transport régional. Ses ailes et sa structure de queue sont dotées de « plumes » à commande individuelle destinées à assurer une maîtrise active du vol. Mais aussi stupéfiant que le design et les plumes puissent être, ce qui est le plus intrigant à propos de l’avion est un système de propulsion de haute technologie qui pourrait réduire la consommation du carburant de 30 à 50 pour cent, rendant le vol beaucoup plus durable qu’il ne l’est…

VERSACE VERSUS MÂLE

Vingt fois sur le métier remettez votre outrage, c’est la devise de Luke Evans ou Look Evans, un ami de la maison Versace, et celui-ci lance la campagne pour les lunettes du groupe de la plus jeune des couturières italiennes : « info ou botox ? » Une collection de lunettes pour les hommes avec une personnalité connue pour ses valeurs  – « en voilà une idée ! » Mais, si vous ne voulez pas avancer, suivez toujours une idée fixe ! En tout cas, celui-ci devrait incarner un homme moderne, selon les dires de Donatella. Avec des prises de vue par Mert Alas et Marcus Piggott, spécialistes des « Kardashiantes », le sulfureux Evans en faisant ressortir le charme de l’homme viril portant plusieurs bagues et chaînes en or pour jouer au bad boy, mais n’arrive qu’à faire plus braque que boy, bref un fauve.

DIESEL OU LE VISAGE DE LA GUERRE

Voilà une histoire ou une photo que l’on peut voir partout : le masque de Salvador Dali emblème d’une série sur Netflix, qui est un raz de marée. Une histoire de braquage de gilets rouges « La Casa de Papel » narre les déboires d’un groupe de personnages profondément anti-système à l’heure où celui-ci est pointé du doigt par la population, et que les grandes sociétés du CAC40 sont dénoncées par le peuple là où le capitalisme est de plus en plus contesté. (Encore plus aujourd’hui avec le mouvement des Indignés en Espagne depuis 2011), la série se met du côté du peuple…

SONIA NICKEL

Un Jean-Marc Loupé pour un dépôt de Milan, celui qui, autrefois, avait charmé la fille – « avec quoi grand Dieu ! » – Celle-ci pensait un « premier Héritage » alors que cela sera le dernier. Il y a des gens qui ont ce don de détruire et de continuer à donner des conseils aux autres. Voici l’histoire du monde merveilleux de la mode, la matérialisation de balayeurs du désert, qui continuent à travailler sans que personne ne s’aperçoive de leurs défaillances, car, au milieu d’imbéciles quoi de plus anonyme que d’autres imbéciles.

Bienvenue dans le monde de Grumler, là où les incompétents et florentins sont légion, des forts en thème qui vous assomment de dossiers bien formatés mais vides de sens et qui continuent leur sale besogne dans une hypocrisie Huguenotte pour parvenir au sommet des immodestes.

SIECLES DE CRISTAL DE MUSE SILICE

Bien des siècles avant notre ère, par une forte tempête en Méditerranée, ce jour là, la mer est si démontée qu’un bateau de marchands phéniciens doit venir se mettre à l’abri sur la côte. On tire le navire au rivage puis on se prépare à bivouaquer. Las ! Impossible de chauffer la marmite car le feu s’allume mal tant le vent est mauvais. Sur la place sablonneuse, l’équipage cherche en vain quelques pierres qui protégeraient le foyer et permettraient de caler la marmite, et la faim rendant l’homme astucieux, un marin va chercher, dans la cargaison du navire, quelques blocs de nitre (carbonate de sodium) pour entourer le feu.

Quand le repas est terminé, et que le feu par le vent violent avait chauffé intensément l’emplacement du foyer, une merveilleuse substance dure, translucide et brillante, apparaissait dans le fond du foyer, ainsi naquit le verre .

NIKE ON THE MOON

Une des premières paires de chaussures de sport jamais produites par l’équipementier américain Nike a été vendue mardi pour 437.500 dollars lors d’enchères en « ligne de Coke certainement », et  organisées par Sotheby’s, un record mondial pour des « sneakers ».

C’est une « Moon shoe » une paire de chaussures de course à pied dessinée par le co-fondateur de Nike, Bill Bowerman, pour les sélections olympiques des JO de Munich, un joyau ! Selon la légende, l’entraîneur américain d’athlétisme Bill Bowerman aurait eu l’idée de la semelle, « mais aussi de la semaine »,  en coulant du caoutchouc dans la machine à gaufres de son épouse. Invité à un dîner chez lui, un coureur aurait déclaré « les gaufres de sa femme, c’est de la semelle ». La « Moon Shoe » était née et doit ainsi son nom à la ressemblance entre les traces laissées par cette nouvelle chaussure et les empreintes des astronautes américains sur la Lune. L’acquéreur de la « Moon Shoe » est un entrepreneur canadien de 61 ans, Miles Nadal, qui a prévu d’exposer la paire dans son musée privé de Toronto.

AUGUSTE THE RUSH

C’est la mode des crêperies et elles foisonnent dans Paris. La bobocitude parisienne, qui passe ses vacances entre Cancale et Dinard, redécouvre les crêpes de leur enfance. Voilà « Chez Auguste », pas celui né à Rome le « Gaius Octavius Thurinus », mais celui qui est breton comme sa galette de sarrazin ; les voyages forment la jeunesse.

Nous sommes au  86 de la rue St-Martin à côté de St-Merry et, si avant de rentrer au restaurant, vous deviez visitez l’église, levez les yeux sur la clé de voûte du portail principal. Là où habituellement on trouve le Christ ou la Vierge, vous découvrirez une étrange et monstrueuse sculpture : une barbe et des seins, une tête avec des cornes et des ailes dans le dos : serait-ce la personnification du diable ou un signe alchimique ? Il n’y a rien d’étonnant car c’est dans ce quartier où vécurent les templiers et leurs secrets de richesse, mais surtout, un peu plus tard, Nicolas Flamel qui, selon la légende, aurait transformé le plomb en or avec Dame Pernelle qui était Bretonne…

UN MOMENT D’OPTIMISME

Il y a parfois des sources inépuisables de joie intérieure qui peuvent passer devant vous et qui rendent votre cœur joyeux et débordant d’optimisme. Toujours en recherche d’idées, je m’évertue à décrire cette société dans laquelle nous vivons et, pour cela, je m’étais installé face à la conciergerie en quête d’idées, sur un transat que la mairie met à ma disposition pour mes longues après-midi de réflexion et de flânerie, pour mon slam de Paris !

Je constate que par terre autour de ce transat foisonne une multiplicité de mégots laissés là par des humains ayant les neurones au chômage technique. Personnellement, je ne fume plus depuis le 1er janvier 2000, cadeau que j’avais fait, en son temps à ma femme, comme signe de mon amour éternel qui n’a pas duré.

Deux jeunes filles armées de bouteilles en plastique s’approchèrent doucement de moi en faisant des petits bons et ramassant au passage tous les détritus et mégots qui jonchaient les pavés du roi. Elles échangent à haute voix pour que j’entende : « Les gens sont terribles. Ils laissent leurs mégots partout en me regardant avec un œil réprobateur ». Sortant de ma rêverie, je leur interjette que ce n’est pas moi car j’ai arrêté de fumer il y a bientôt 20 années. Étonnées ! L’une d’elles me dit : « Alors là, cher Monsieur, pour nous : vous êtes le Phénix des hôtes de ces quais » citant Jean de La Fontaine…

ELIE SAAD CHINOISE-MENT VÔTRE

Au sens strict, on entend par chinoiseries un style européen de décoration dont l’origine s’inscrit dans une problématique d’échanges artistiques entre des civilisations très éloignées et fondamentalement différentes dans leur perception du monde. Le terme, lui-même, est apparu dans la langue française vers 1845, avec une connotation nettement péjorative qui a longtemps perturbé.

La perception même de la Chine s’était inscrite autrefois dans une fausse image de l’Asie, résultant probablement de la méconnaissance qu’on avait de cette région du monde et longtemps caractérisée par son isolement et sa fermeture à l’étranger. La Chine, ancienne espace géographique et culturel inconnu pendant longtemps, n’avait été parcourue que par quelques rares voyageurs, provocant des  fantasmes à son sujet les plus fous, que peu de gens pouvaient les contredire.

Mais, voici le Elie « Damour » bercé par une grande blonde à la peau trempée dans un bac de kaolin donnant une porcelaine fine, mélangeant un fleuve de couleur topaze, avec des yeux retroussés vers les tempes.

LE CIRQUE DES POÈTES ABACUS

Un spectacle qui détonne, mêlant cirque et danse, comique et dramaturgie, un  coup de poing qui, par le mélange des genres, nous entraîne dans un voyage de la vie dans toute sa complexité et sa beauté. Raphaëlle Boitel, danseuse circassienne, – « traduisez du Caucase » – chorégraphe et metteur en scène, rend un hommage profondément touchant et poignant au cirque, et plus particulièrement à Annie Fratellini, première femme clown avec qui elle a eu la chance de travailler. Miroir profond et sombre, où des anges charmants chargés de mystère, apparaissent dans des murmures d’un rayon de lumière transporté par un public médusé. Le cirque rejoint ici le merveilleux, un mirage qui vous plonge dans un rêve. Des tableaux qui nous plongent, grâce à des jeux de lumière qui ne sont pas sans rappeler les clairs-obscurs du Caravage, dans les profonds contrastes de notre vie intérieure.

EYMERIC FRANCOIS BARBE A PAPA

Elle s’appelait alors « rue de l’Enfer », nom probablement dû à sa proximité avec la « rue de Paradis ». C’est ici que nous arrivons pour la collection d’Eymeric François. Cette rue s’appelle dorénavant la « rue Bleue ». L’histoire raconte que son nom provient d’une manufacture de boules de cristal du même nom, fondée bien avant que Jacques Mouclier ait des bureaux non loin de là quand il présidait la Fédération de la Cristallerie. La rue de la chaleur et de la fureur de coudre est peut-être aussi celle des furies que propose Eymeric par ses mannequins, rêve d’un hétéro comme ces divinités romaines non soumises à Zeus qui tourmentaient les hommes pour les faire expier, un songe, en tous cas, pour moi…

Un flot interminable au pied de l’immeuble, je rencontre Xavier Chaumette, le noble prince et historien de la mode qui dans son infinie gentillesse m’adresse la parole en me faisant croire que l’instruit c’est moi alors que la culture toute entière du métier c’est lui. Comme une montagne tombant à jamais dans des mers sans nul rivage, il attend patiemment de voir la collection de ce talentueux couturier. Je prépare mes crayons car j’aspire aux cieux qui débordent des eaux calmes et glacées d’un verre de thé qui viendra me transformer en un Rimbaud, le même que certaines Bimbos, derrière moi, lisent « Rambo », le prince des poètes militaro-américains ! …

QUAI DE SCÈNE DE MÉNAGE

Voici l’histoire des quais de Seine que l’on a « piétonnisé » pour en faire le soir à la fraîche une buvette géante, et un parking à bobos pour pique-nique du vendredi soir pour, au petit matin, les rendre au camion Derichebourg. Un chemin de Seine transformé en poubelles par des jeunes « Gringa Lait » comme des clous, et là, où je cherchais de l’or, je n’ai trouvé que des ordures. Ces crapauds de pissotières, au moment de plier bagage, synthèse de la connerie et pas éduqués, laissent sur les quais aux agents de nettoyage un spectacle désolant de bouteilles vides, sacs en papier, sachets de chips, verres… La plage s’est transformée en une montagne, mais de déchets !

Quelle dichotomie de voir la conciergerie devenir peu à peu les poubelles de l’histoire de la Reine « Magot » ! Voici les voitures de la capitale toujours plus nombreuses, et ces espaces de vie alcoolisées deviennent peu à peu des zones de non-droit, et dans quelques années on viendra nous dire que les jeunes et l’alcool sont un problème de santé publique. Entre ces jeunes puceaux dans un coma éthylique qui dorment dans leur vomi, et d’autres qui se battent gonflé d’alcool et de testostérone en abondance pour une belle anorexique que l’alcool a rendu canon, alors qu’elle n’était que pute de chantier.

ROLLAND SLAVE DE MONGOLIE

Nous arrivâmes sur le boulevard Haussmann, une artère faite d’immeubles parfaitement alignés qui se dressent comme un rempart, mais subitement tout change car à l’arrière de celui-ci, nous pénétrons dans les arcanes du pouvoir, sur la droite, la voyez-vous cette rampe remplie de pavés qui s’échappent de la rue avec tant de grâce ? C’était là où, autrefois, les carrosses arrivaient pour franchir cette porte discrète ornée de deux aigles de bronze, là où l’empereur aurait dû accueillir ses invités en toute discrétion. « De quel style est le nouvel opéra ? » demanda, en son temps, l’Impératrice Eugénie. L’architecte Charles Garnier lui répondit : « C’est du Napoléon III, Madame. »

Nous voici donc devant l’Opéra Garnier pour la présentation de Stéphane Rolland, et dans la brume du désert des Tartares à la limite de l’Oural, là où le désert de Gobie commence et où la frontière de la Chine est si proche, c’est sur un air de Jessye Norman, que le créateur à la barbe bien taillée et au cheveu de d’Artagnan charge l’histoire d’une collection Haute Couture, et, comme un signe, il sort de son sillage pour prendre son envol, l’amour de la couture transcende toutes les frontières, qu’elles soient géographiques, sociales ou politiques car il parle au cœur de chacun, et Rolland nous parle au cœur.

LES FILLES D’AUJOURD’HUI

C’était l’heure où l’âme qui, sous le poids du corps, oublie l’air pleine de frisson, quand l’aube apparaît et où la nuit, qui s’en va, s’enfuie derrière la femme aimée. Là où le chant du coq, au loin, déchire l’air du petit matin. Je remonte le trottoir avec mon cabas pour faire la corvée des courses du samedi matin. Face à moi, à la croisée des chemins, deux jeunes filles de 20 ans, l’une cheveux gras et seins lourds qui n’a jamais connu de bonnet probablement, et don la gravité de Newton finissaient par courber la donzelle vers le sol, un jean troué aux genoux et coupé sous la raie des fesses lui faisait office de pantalon, un maquillage tellement light qu’il est inexistant laissant apparaître des petits boutons d’acné sur l’ensemble de son visage.

Son amie, avec qui elle est en grande conversation bruyante, quant à elle, avait revêtu une casquette pour cacher ses pellicules, un pull-over qui couvrait mal son épaule où l’on pouvait apercevoir une pilosité mal contrôlée et un pantalon cours qui arborait des tâches blanches en son centre lui compressant sa Nymphe de Ternate. Bref, une vision de jeunes filles d’aujourd’hui qui, au passage, laissant dans leur sillage, une odeur pestilentielle, me gratifiait au passage d’un nuage de fumée qui sentait le remède contre l’amour.

JACQUELINE BOUVIER IN PARIS

Voici l’histoire d’une année passée à Paris qui a transformé une étudiante alors inconnue du grand public, Mlle Jacqueline Bouvier s’est vue sa vie transformée à jamais par son voyage dans la capitale Française. Je parle bien sûr, pour les Bimbos de la télé-réalité, de « Jacqueline Kennedy ». Avec son nom et son héritage, Française par son père, elle était déjà prédisposée à admirer la France, mais son année universitaire de 1949 à 1950 a cimenté sa passion, lui permettant ainsi d’absorber la langue et le pays de Louis XIV, où comment les Français ont dirigé le monde en sous-main par la Première dame la plus célèbre des États-Unis.

Dans une famille d’accueil aux rues étroites du quartier Latin, à l’angle de la rue Jean de Beauvais et de Latran là où s’élevait en 1552 la maison Grosse-Escriptoire de Guillaume le Bé. Habile fondeur de caractères romains, grecs, et hébraïques, il se trouva fort dépourvu quand il dut mettre en exergue typographiquement un texte cité, il inventa alors une ponctuation qui ouvrait judicieusement devant la citation et se refermait à la fin… Chacun bientôt baptisa « guillemets » ces signes conçus par Guillaume…