GOOD GIRL FOR BAD GIRLS

Donner à une fille des chaussures à talent et elle pourra conquérir le monde. Voici l’inspiration de « GOOD GIRL » ! Le résultat d’un flacon en forme de stiletto Louboutin une association sur le fil du rasoir pour du parfum, surtout si la belle a les pieds aussi odorants qu’un cadavre de faisan à la deuxième semaine de maturation. Ironiquement baptisé « Good Girl » s’accompagne du message « It’s so good to be bad! »

Avec une tubéreuse de la fève du tonka grillée et un léger souffle floral de jasmin qui donnent des notes qui vous emportent dans le fin fond d’une poulaine, c’est pas le pied. Couples sado-maso, bienvenue dans la fragrance du panard que l’on peut lécher à foison sans jamais se lasser de l’odeur.

UNE LOGORRHÉE DE LOGOS

Le logo revient en force et les femmes panneaux publicitaires ambulantes qui arpentent l’avenue Montaigne, sont légions. La tendance est pour faire la « Nike » aux années 90. C’est le logo « oversized » ; « plus c’est gros, plus c’est bon » me dit la demi-nymphe de la télé réalisée, qui m’accompagne au show de St Lolo. Vous voyez tout de suite les attributs qu’elles portent, et, je vous le dis, pour cela, il faut des cuisses d’enfer, même Lucifer ne s’y serait pas laissé enflammé.

Autrefois, mon maillot de corps estampillé du cavalier de Polo « Ralph Lauren » ou  du crocodile « Lacoste » était discret, et même, la virgule de « Nike » ne faisait pas la nique à Adidas. Toutefois, ces nouveaux codes viennent du logo extra large, je vous le donne en mille, des ados.

MA VEGAN DE MODE

Paris est divisé en deux catégories : à l’Est, les bourgeois-bohèmes appelés plus communément les Bobos et à l’Ouest, les Bonobos. Cette Paname est un grand cercle avec des arrondissements en forme d’escargot, et c’est probablement pour cela que l’on en bave un max. Dans la mode, on bave aussi, mais de celle du crapaud, et les nombreux Vegans qui vivent dans une profession remplie d’animaux : des blaireaux, des requins, des lapins (je ne vous fais pas un dessin), des maquereaux, des poules mouillées et des petits cochons, que je n’ai jamais balancé car moi j’ai le respect « d’eau truie ».

De Gaulle disait que les Français étaient tous des veaux, et sa femme, elle, était dévote. Dans cette profession, tout va de « pie en pie » et tout part à « veau-lo ». Je suis Vegan de mode et, pourtant, ma voisine qui l’est aussi, défend la civilisation « à steak ». Aller comprendre pourquoi ? Il est vrai qu’avec ses deux implants mammaires monstrueux, elle mange très sain, vraiment très très « sein ».

GEORGINE CHAPEAU !

C’est un petit signe qui orne de nombreuses voyelles, un indice étymologique qui participe aussi à un certain goût de la culture. Ce petit attribut féminin qui se hisse au plus haut de la femme, comme un embrun léger, lui confère un mystère et un charme certain, une sorte d’accent circonflexe de la féminité.

J’étais assis à côté d’une femme douce comme la fourrure du chinchilla à une table de mariage où les convives s’avaient rire de leurs erreurs et qui ne sont pas gonflés par leurs propres triomphes. Cette douce arborait un chapeau extravagant, mais d’une beauté aussi fine que le créateur Jean Barthet qui fit les chapeaux pour sa muse Sofia Loren les plus reconnus de notre mémoire collective.

HERMÈS MET LA MUSIQUE EN SOI

Public assuré de princesses italiennes et de leur masseur, des femmes n’ayant pas eu d’enfant car Hermès ne faisait pas de couches culottes, un nombre d’invités certain transportant pour la circonstance, quelques mallettes d’euros de leur mari. J’ai été invité à la présentation de presse suivi de son cocktail VIP organisée le 25 octobre à la galerie Nadja Brykina, ce qui prouve qu’Hermès invite vraiment n’importe qui !!!

J’ai mis mon Burberry de peur que les cons ne pleuvent sur cette soirée guindée de l’intelligentsia Zurichoise. Ce concept est inspiré du magasin Tower Records à NY City. Les écharpes de soie pour hommes sont là pour illustrer des pochettes de disques, j’aurai pu aussi dire une jaquette de disque.

JEUX DE BALMAIN JEUX DE VILAIN

Parfois, nous disons qu’il vaut mieux entendre cela plutôt que d’être sourd ! Mais, véritablement, Balmain et son égérie « l’Obvier Lourdingue », celui qui n’a fait que deux semaines d’Esmod trouvant cela beaucoup trop difficile. Ce couturier de pacotille va présenter une collection Haute Couture en janvier. Laissez-moi rire ! Car effectivement, c’est la marque Balmain qui aura l’appellation et non le créateur. Cela sera donc plutôt, dans ce cas là, de la Haute Doublure, le seul couturier qui croit qu’il est dans le business de l’inspiration.

Il est étonnant que la Chambre Syndicale, la nouvelle Chancre FHCM – un mélange de « chance et de cancre » – ait laissé faire cette abomination. L’annonce Haute Couture d’un gamin qui n’a aucun diplôme et qui copie éhontément les autres créateurs.

HAUTE COUTURE PERDUE

A ces printemps perdus que avons avons tant aimés, nous sommes là où l’on sent la création quitter cette ville et cette impossible renaissance d’une passion qui ne ressuscitera jamais. A ces saisons perdues comme ce beau violon d’Antonio Stradivari aux éclisses abîmées que l’on ne pourra plus écouter. A ces vieilles pierres des rues piétonnes de Paname, patinées par l’usure des fiacres qui les faisaient chanter au petit matin. A ces robes de princesses perdues dans les limbes de l’industrialisation de la pensée.

Ma belle muse de Haute Couture, toi qui était la sentinelle de mes rêves de liberté, et qui me protégeait de l’enfer des coupeurs de songes, qui essayent de me posséder dans un abri, en oxydant mon soleil et mes rêves de sublime. Mon Lagon illimitable et silencieux où chatoie l’incommensurable, et où se reflète l’immortalité du passé dans l’obscurité profonde des galaxies lointaines. Ces mots rêveurs s’impriment sur cette page pour devenir le vagabond de ma tristesse et l’ivresse du temps qui est passé à jamais.

UN EFFET QUI FAIT MOUSSE

Un effet mousse de Lee Bul pour Christian Dior, qui fait mouche mais, surtout plouf. Car, en effet, utiliser une technique que j’ai toujours attribué au Grand Franck Sorbier, il faut être bien présomptueux ! Dior prend des artistes, trop orgueilleux pour être des talents et trop paresseux pour travailler eux-mêmes. Croyant qu’il avait découvert Lacenaire, voici la « Bul du pet » pour un Lady Dior donné à n’importe qui pour n’importe quoi.

Mais, pas étonnant que la Maria ait été touchée par cette Bul aussi légère que le savon, car la Maria avait déjà copié la scénographie de Franck lors de la dernière collection ainsi qu’un modèle deux saisons passées.

DEUX CONNES CHEZ IKÔNE

Il est vrai que le titre est un peu racoleur, mais racolage pour un restaurant Grec, rue St-Denis, cela me semblait de bon aloi. En effet, IKône, c’est probablement l’endroit où il faut dîner actuellement à Paris, et j’y arrive, sans réservation, avec une Barbara Gourde et une Barbie Poufiasse. Bienvenue dans le temple grec de la gastronomie.

Cela change de tout ce que l’on peut manger habituellement dans la patrie de Périclès. La carte est recherchée, originale et le cadre est atypique et d’un goût exquis me dit la Barbara, qui m’accompagne. Décoratrice russe de son état, elle use pour ses clients l’aspirateur qu’elle confond avec l’inspiration.

RICK OF DARKNESS

Rick Owens, connu par ses fans sous le nom de « Lord of Darkness » – tout un programme – comme cet étrange défilé : l’univers d’un homme qui n’aime certainement pas les femmes. C’est l’homme adoubé par Anna Wintour, sa muse, qui ne vient même plus à son show, trop contente de l’avoir refilé aux Français de la Fashion Week de Paris. Le prêt-à-porter de Rick est celui qui n’est pas vendable en boutique, mais, nulle part ailleurs, peu importe, il y aura toujours une originale ou un expert branleur pour venir le faire vivre.

A cette vision, je meurs d’une mort lente et froide. J’attendais une mélodie me voilà en enfer, une couture aussi inutile qu’une chaude pisse dont on peut se débarrasser beaucoup plus facilement. Qu’il s’excuse auprès des vaches que l’on a dues tuer pour cette collection, élucubration que rien ne peut excuser d’homocider autant d’animaux.

LOOKS DE LA FASHION WEEK SEOUL 2019

Même si vous n’y étiez pas, l’attention accrue portée à la mode en Corée du Sud, ces dernières années, signifie que vous aurez certainement su qu’il se déroulait au Dongdaemun Design Plaza, un bâtiment vaisseau spécial, plus science-fiction pour une mode extra-terrestre, et conçu par Zaha Hadid, paix à ses cendres. Un lieu de prédilection pour les gogos de la mode en mode bridé pour les Américains, et où les Rambos locaux arrivent en pagaille avec leur hamburger plutôt que de goutter le Bibimbap local.

LANVIN ERSATZ LVMH

Guo Guangchang, personnage de roman et assurément romanesque, est un fils de paysan de la province de Zhejiang, près de Shanghaï. Il a suivi des études d’économies à l’université Fudan. Il crée Fosun avec deux proches : un diplômé en génétique et sa première femme. On compare volontiers cet homme d’affaires à Warren Buffet pour son entregent et son sens des bonnes opportunités.

La maison Lanvin aurait enfin trouvé le groupe et le designer en mesure de redonner un avenir à l’histoire de la maison.

LETTRE OUVERTE A UN HOMOPHOBE

C’était un weekend à plusieurs centaines de kilomètre de la capitale, dans cette province que ma femme exècre, ou des cathos homophobes et ignorants ont un avis sur tous et surtout un avis. Des sortes d’humains de contrefaçon qui, quand nous lui avons donné notre lieu d’habitation, le Châtelet, ils nous ont catalogués immédiatement comme bobos parisiens ; cela commençait bien ! Quand le sujet est venu sur notre métier, le milieu de la mode et du luxe mentionné, son cerveau, habituellement lent de cet imbécile pure souche, s’accéléra pour faire ce raccourci que j’étais certainement gay comme tous les gens de cette profession.

CELINE SLIMANE J’ADIOR

Nous l’avons tous lu dans « Business of Fashion » ainsi que dans « Canal-Luxe.org » en passant par theinfluencer.info. Nous en avons débattu avec nos collègues car c’était le défilé que nous attendions tous : celui de « CELINE » par Hedi Slimane. Hedi a fait du Hedi en défigurant Céline ! Un accent en moins, c’est la nouvelle tendance après Phoebe Philo, ce qui prouve que le pire n’est jamais sûr !

NOTRE DIAM DE PARIS

Un spectacle son et lumière qui sera à l’image de la fête des lumières de Lyon. Les bonnes idées sont toujours copiées, et le temps estival fera le reste. Donc du 18 au 25 octobre prochain, vous êtes à invité un mapping vidéo ; une projection de lumière sur la façade de « Notre Diam de Paris » : une création sonore et que la lumière soit dans la nef de la cathédrale. Un son et lumière qui va nous changer du son des klaxons des automobilistes en colère et des appels de phare des mêmes qui, à chaque carrefour, pour une trottinette ou un vélo, erre sur les voies vides comme un mongole dans la mer de sable du désert de gobi.

FAUT-IL SAUVER TWITTER ?

C’est la société que nous avons construite : une société de non droit où les voyous ont toujours raison car ils sont tellement habitués au tribunaux que, pour eux, venir mentir devant un juge d’instruction ne les impressionne même plus.

C’est pour cela qu’il faut à tout prix conserver cet espace de liberté que sont Twitter et Facebook. Sans eux, la presse serait formatée par l’intelligentsias des bien-pensants et des voyous, alors qu’aujourd’hui on voit émerger sur les réseaux sociaux des écrivains sortis de nulle part, qui décrivent les chroniques ordinaires et parfois, complètement absurdes de notre propre société.

CARAT MOI GEMME !

Le Carat est une unité qui mesure la masse pour la pesée des diamants avec la graine de caroubier et ses sœurs précieuses. Richemont mesurait déjà le temps qui bat dans l’ombre avec cette douceur, coup par coup, dans le boîtier de ma Baume & Mercier. Quand je suis arrivé rue Vieille-du-Temple, le lieu me sembla adéquat pour un diamant. Une éphémère boutique de Cartier m’ouvre la porte de sésame ainsi que celle de mon âme pour ré-écrire le conte des mille et une nuits. Je viens pour découvrir la dernière création de la marque et son flacon et c’est toujours avec une émotion non réprimée. Mon cœur battait selon les consonnes et les voyelles de ce nom, un « C » pour Cartier, un « A » pour Asmara et un « T » pour Tangara, le juste nom que connaissait mon Nez.

JUNKO SHIMADA 1960 VÔTRE

La créatrice japonaise, Junko Shimada, est tombée amoureuse de Paris dans les années 60, comme beaucoup d’autres japonaises de cette époque, et depuis, elle n’a plus quitté la ville lumière. Surnommée la « plus parisienne des Japonaises », Junko a d’abord été responsable du prêt-à-porter homme et enfant chez Cacharel avant de lancer sa griffe.

Avec un style très extravagant, elle n’hésite pas à créer des chemises transparentes, des pulls surdimensionnés, ou des escarpins avec le talon inversé. Elle ouvre sa première boutique, rue Etienne Marcel, en 1984. Une deuxième boutique parisienne voit le jour à Paris, rue Saint Florentin en 2001. On y retrouve les vêtements de la seconde ligne plus branchés nommés « Junk by Junko Shimada ».

Arrivant du Japon à Paname en 1960, le choc culturel fut rude mais tellement intense. C’était le temps des commencements où un monde finissait et un autre naissait. Avec le recul, cette décennie prodigieuse, si proche et si lointaine, ne cesse d’étonner par sa vitalité, son inventivité et son audace.

LE LUXE DE L’HORREUR

C’était, suite à une émission de télévision hier sur France 2, que, ce matin, le luxe était dans tous ses états. Cela prouve, néanmoins, que les demandes de rendez-vous successives que nous avons faites aux dirigeants des grandes entreprises de ce secteur, et qui nous balaient usuellement d’un revers de la main, ne font pas d’exception avec une journaliste de France 2 comme Élise Lucet ; un dédain de Seigneurs qui ne reçoivent pas la plèbe.

Hier, c’était le grand plongeon, dans les écuries d’Augias, de l’univers usuellement ouaté du triangle d’or du luxe de Paname. C’était également la grande stupeur. Mais, la grande rigolade  avec ce goût amer dans la gorge qui caractérise les films de Fellini. Tous ces intellectuels « bon ton » qui travaillent dans ce secteur du Beau sans vouloir en apercevoir l’horreur !

MAGIQUE RICHARD RENÉ

Comme le souffle magique d’un rêve mosaïque issu de l’imagination de Richard René, cette saison, il porte, en lui, ce souffle divin “le spiritus” allié à la poésie du geste couture, la magie des points de feston imbriqués dans un miracle de l’élégance, comme un passeur, « un homme aux mille mains », un magicien qui lègue aux générations futures le rêve chimérique de demain.

Il méduse l’assistance avec ses jeux de tissus. Passant maître dans l’art de la couture, il s’est fait enchanteur et nous raconte une histoire, nous récite des poèmes de la pointe de son aiguille. Depuis l’antiquité, le noir est étroitement lié à la mélancolie, mais il est le moyen le plus remarquable pour souligner un champ de blanc, et le noir ainsi contrasté mêle la magie des mots de Jean Cocteau : “poussière d’étoiles lumineuses sur les jeux de lumière qui suscite l’élan divin de l’âme”

FASHION NEURONES AU CHÔMAGE

Invectivant une voiture qui roule à tombeau ouvert dans une zone piétonne limitée à 10km/h, le conducteur du véhicule me lance : « C’est la Mode Monsieur ! » pensant ainsi se dédouaner d’enfreindre l’ensemble des lois de la République.

Bloquer une station du métro de Paris pour un défilé d’une créatrice de mode méconnue du grand public ! Les défilés deviennent toujours plus démesurés et pour attirer les bloggeuses de moche et les modeuses connasses de peste qui ne savent pas, pour la plupart, écrire leur nom. Deux semaines, en amont, vous pouvez croiser quelques grandes russes osseuses de 16 ans avec leur « coke » sous le bras, pour des défilés de mode qui ont pu faire rêver autrefois.

C’était le début de la Fashion Week de Paris où l’on croise pas mal d’actrices ou d’acteurs voulant se donner une touche « Glam ».

BALMAIN PHOTO FOSSOYEUR,


Voici un message qui definie bien ce que je pense, « Critique à l’humour grinçant mais bien méritée! Votre lucidité sur ce monde de la mode est une bouffée d’oxygène dans cet univers frelaté fourmillant de petits « créateurs » qui, au nom de la modernité, réingurgitent le travail de leurs prédécesseurs sans en avoir le talent… Merci de combattre avec férocité les usurpateurs… »

CELINE LE GRAVE TAMBOUR

Sur la route, un petit tambour s’en vient, et sent son cœur qui bat au rythme de ses pas. Oh, petit enfant, où vas-tu ? Hedi Slimane Tortella joue le petit tambour pour son entrée dans la maison Céline. Le couturier, préféré de Karl Lagerfeld pour qui celui-ci a perdu 28 kilos pour s’habiller comme la caste « Slim man », et, après avoir sévi et changé à jamais la face du monde : la mode de St Laurent. Il vient imposer son style « clubbing » des années 70 sur la marque Céline qui était plus proche jusqu’à présent du Hermès d’antan que d’une « Roustinade ». Céline Vipiana, créatrice de la marque et fabricante de chaussures sur mesure pour enfants, doit regarder ce petit adolescent de cinquante ans, qui s’amuse avec les marques comme le ferait (Le Petit tambour), celui-là même qui transporté devant la scène de la Nativité par les Rois Mages, n’ayant pas de cadeau pour l’enfant Jésus, lui joue de son tambour avec l’approbation de la Vierge Mundilfari.

Dans Paris, plus proche des coups de minuit, quand seule la garde est debout, et que tout homme de Paname a branché sa voiture électrique à la recharge, je m’assieds devant le soldat au tambour, et essaye de  partager le rêve de Slimane.

MAX VERT DE CHIQUE

Du vert au taupe en passant par le marron glacé, des couleurs passe-murailles pour une collection plus q’intéressante. Le vert, emblème du « mâle » au Moyen Age, mais aussi symbole de nature et de la liberté, une couleur ambiguë, mais pour la mode, « why not ? ». Il provoque les envies mais ses envies changent tout le temps en fonction de l’époque. Certains l’adorent, d’autres le haïssent, c’est selon? c’est le vert de chique.

NICKI MINAJ UN DIESEL

Après avoir donné le coup de poing à New York, Nicki Minaj se prépare pour la Fashion Week de Milan, pour représenter Diesel. La marque italienne a envoyé lundi une invitation pour la présentation d’une collection capsule conçue par l’artiste, et qui devrait assister à l’événement le 19 septembre, pour le premier jour des défilés de Milan. Préparez vos gants de boxe et vos gilets par balle, cela va cogner.

« La Reine arrive » ; non pas Mercedes mais Nicki, car le fondateur de Diesel, Renzo Rosso, a lancé sa campagne publicitaire « Haute Couture » à Paris en juillet. La haute couture de Diesel sera un message audacieux dit-il, surtout que la marque ne fait pas de Haute Couture. Les Italiens ne sont de toute façon pas à une usurpation prête. Mais prendre une «Truite » enragée comme égérie non par nature mais par entraînement, une vocifératrice professionnelle où son verbiage la conduit directement aux latrines de la popularité.

UN DÉFILÉ BARGE

L’Oréal Paris partenaire, depuis 2016, de la Paris Fashion Week (PFW), se prépare à organiser son deuxième défilé sur un bateau face au Musée d’Orsay (Fluctuat Nec Mergitur – la devise de la ville de Paris) et cela sera le 30 septembre à 14h au port de Solférino qui ne sera pas la croix et la bannière mais espérons seulement la Croix Rouge. Celui-ci devrait attirer encore plus de spectateurs que le show organisé sur l’Avenue des Champs-Élysées l’année dernière.

« Tout le monde est invité, et assurément les concierges portugaises, les demi mondaines russes et botoxées en tout genre ne manqueront pas. Mais, Paris vaut bien une messe parce que les parisiens le valent bien » a déclaré le président de L’Oréal Paris…

OSCAR DE LA MODA

La mode d’aujourd’hui est obsédée par la réalité des choses, et propage l’idée que la mode, c’est la vraie vie, et qu’elle reflète l’existence de ses « con-génères ». Tous les sujets ne sont pas tabous. La précarité et la diversité provoquent l’intérêt et la pertinence des besogneux qui veulent absolument en finir avec le rêve de la femme idéalisée d’autrefois, et il s finissent par faire de celle-ciune femme hybride, petite « tour d’ivoire » dans la nuit la plus ténébreuse.

Nous étions le 11 septembre, et en ce jour, symbole au milieu de l’activité bourdonnante de la Fashion Week New-Yorkaise, me revient en mémoire cette peur rétrospective de chercher à joindre mon amie, Nicole Khon, 17 ans plus tôt, pour savoir si elle était toujours en vie. Quelle émotion : ouvrir la présentation d’Oscar de la Renta ce jour là et de trouver sur le siège un petit drapeau américain et une feuille de papier imprimée de ces quelques mots : « Aujourd’hui, nous nous souvenons de ceux que nous avons perdus le 11 septembre et nous honorons ceux qui ont reconstruit notre ville. »

LE SILENCE DES AGNEAUX

Voici la nouvelle idée des bobos parisiens : les dîners du silence, un calme le plus total en guise de médicament où les « cons vivent » et partagent un repas sans mot un voyage dans le fin fond de « l’absurdie » mais surtout de la connerie. C’est parfois mieux que d’entendre les billevesées propagées par ces demi mondaines au buste en « silly conne » à la recherche du prince charmant en mode euros millions. Une expérience aphasique qui exploite surtout la crédulité des incultes. Après les dîners en aveugle, les dîners en blanc et les dîners de cons, voici les dîners du silence ; beaucoup de bruits pour pas grand chose. Quand, enfin, ils l’ont obtenu, ils ne savent plus vraiment quoi en faire.