MORT DU RASPOUTINE DE LA MODE

Si les Willot étaient les « Dalton du textile », et Boussac le roi du coton, Maurice Bidermann, lui était le Tsar du prêt-à-porter homme. L’homme d’affaires, Maurice Bidermann, qui constitua le groupe textile du même nom, est mort lundi à  l’age de 87 ans. Frère de la chanteuse Régine, né en 1932 en Belgique, il avait constitué dans les années 1960 et 1970 un empire du textile à partir d’une petite société familiale dont il avait hérité. En modernisant les techniques de production et les pratiques commerciales, le groupe Bidermann, s’est développé avec plusieurs licences pour le prêt-à-porter masculin de marques de luxe.

En 1966, Maurice Bidermann fait là une des journaux en décrochant un formidable marché avec l’Union Soviétique portant sur 310 000 vêtements pour hommes. Marché sur lequel personne n’osait se risquer, mais qui lui ouvre les marchés internationaux. L’histoire raconte que Pierre Bergé, qui suivait les activités de cet homme d’affaires Belge, qui travaillait depuis les années 50 pour son oncle Georges Bidermann lui confia sa ligne de prêt-à-porter homme pour St Laurent. Son nom s’imposa à Pierre Bergé comme celui du seul industriel français capable de produire sa future ligne homme, faisant ainsi un enfant dans le dos de Grumler et du groupe Mendès. POUR LIRE PLUS CLIQUER SUR LE TITRE…

AKRIS PARIS 2020

Brune, telle une lance en sa gracilité, son regard reflétant l’éclat du fer bleuté, la taille mince, évoquant une lame qui ferait couler un rouge sang, comme un verre en fusion, sur ma feuille qui s’épanche. Le cœur touché et les ailes battantes, là où la brise du matin me fait deviner le superflu, pour découvrir les robes d’Akris, comme un vœux enfoui voilà la grâce délicieuse, la splendeur charmante de l’âme, où l’heure des amants s’unissent ! Un moment de tendresse pour un désir qui dort, mais d’un oeil. See more cliquer sur le titre…

WHO WILL BE THE LORD OF LUXURY?

L’acquisition de Tiffany change radicalement la donne pour le groupe Richemont, depuis que celui-ci s’est fait souffler Tiffany par le Seigneur des Arnault. Cette acquisition par le Seigneur, Monsieur Luxe, comme l’appellent ses collaborateurs les plus dévoués, met un point final à la réflexion potentielle de constituer un conglomérat qui pourrait mettre la main sur le luxe mondial. Ces deux groupes étant très complémentaires, leur rapprochement ferait qu’ils auraient pu occuper une position de leader dans presque toutes les catégories d’articles de luxe personnels. Mais, la probabilité d’une telle fusion ou rapprochement est nettement passé aux oubliettes depuis le rachat par LVMH de Tiffany, et ainsi de passer du « Breakfast » de la cinquième avenue à « Breakfast In America » pour une « Supertramp » sur le groupe Suisse… Pour lire plus cliquer sur le titre

CON FINEMENT

Confiné à l’image de Natascha Kampusch, la psychose est telle que j’ai même congelé du PQ. On ne sait jamais ! Mais je garde en mémoire qu’à la fin mars on aura une heure de moins pour le changement d’heure ! Quel bonheur. Je suis parti faire des courses et il y avait tellement de monde, que j’ai failli crier Allahu Akbar pour avoir un peu de place, mais je n’ai pas voulu ajouter la peur à la peur. Au supermarché, l’angoisse au ventre, dans les rayons : plus de pâte, plus de beurre, mais d’un seul coup, d’un seul, un sourire irradie mon visage : le rayon du pinard est plein à craquer. Et, si la Chine, après le Covid-19, lançait le Covid-19 « plus » à l’image de la marque à la Pomme… Pour lire plus cliquer sur le titre

SEMAINE DE LA POÉSIE FIN

Voici une histoire pour finir la semaine de la Poésie. C’était dans une de ces soirées parisiennes où, assis à côté d’une « égérie du Savaitout », qui nous donnait un propos sur la poésie et la culture : « vous savez les poètes, nous n’en avons pas besoin ! Ce dont nous avons besoin dans ce pays, ce sont des entreprises et des vendeurs ». Ce doux pays de France, bien sûr n’étant pas le sien, est toujours vilipendé par des gens venus d’ailleurs. Ma réponse fut cinglante : « chère Madame, avec tout mon respect, je vais vous raconter pourquoi les Chinois visitent Marseille avant Paris. » La blonde « youtubeuse » de son état, le front plat, les oreilles décollées et « conne » comme un balai, une « Jane blonde » dont le cerveau venait de disjoncter par trop de concentration…

Les Chinois étudient à l’école depuis l’ère Mao « le Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas, car le leader de la Chine nouvelle, l’aîné d’une famille de paysans prospères de Shaoshan, aimait Dumas. C’est donc pour cela que, tout naturellement, plusieurs dizaines d’années après, quand Mao devient le guide suprême, il donne à ses enfants, à la Chine toute entière l’obligation d’étudier à l’école l’histoire d’Edmond Dantès. Et, aujourd’hui, des milliers de chinois viennent chaque jour visiter le Château d’If à Marseille… To read more click on the title

UNE ÎCONE DU STYLE

La gigantesque vague de la Fashion Week nous fait sentir que nous touchons peut-être au sublime et je suis prêt à m’enflammer pour déployer ma plume, enfin ! Puis, subitement, sans réserve, des émanations d’une femme, en sueur et en larmes, s’échappe le sacré, car son origine humaine est la quintessence de ce monde. Depuis le début de la Fashion Week, nous avions amassé des centaines de chimères et de robes. Mais là, pour la première fois, nous apercevions enfin la beauté dans toute sa luminescence. Et la salle, en silence, face au vide de nos esprits, nous fait prendre conscience que c’est un grand luxe d’attendre l’improbable.

Le ciel rougeoyant maintenant pareille à la caresse de ces femmes éblouissantes en blanc, qui se détachent de la faune des aficionados. Voilà une lumière insolente qui m’a obligé à fermer les yeux, et derrière mes paupières, tout l’or du ciel blanc du soir était resté dans sa blancheur virginale et époustouflante que Kristina nous donne comme un cadeau. Voilà certainement la plus belle collection de la Fashion Week de Paris…

ORNITHO-POESIE PAR VERONIQUE

Entre le dessin indien mandala et les croquis de Picasso de 1938, Véronique Soboul-Polchi impose un style tout à fait nouveau ; des oiseaux de paradis, moitié végétaux et moitié volatiles, comme Giuseppe Arcimboldo mais en noir et blanc. Véronique nous laisse la couleur à notre appréciation, déterminée par les substances chimiques de notre cerveau, qui peu à peu viennent apporter une vision extrasensorielle. Vingt quatre paires de chromosomes contre 23 usuellement, elle fait cohabiter l’inertie et le mouvement.

Comme un fœtus en mal de mouvement, voilà deux corps et deux natures comme une poésie ornithologique et fantomatique, en noir de chine et en papillé pour le symbole du dessin qui nourrit. Grâce à la plume de chine qui crisse et les traçant d’un geste plus « signe » que mouvement, vous avouerez que pour un oiseau quelle image !

Un trait au dynamisme fondamental, au geste élémentaire, exorcisant l’encre et criant de rage dans la puissance des esquisses, qui libère le corps en proie à l’inertie que l’esprit sans vergogne veut nous imposer, et que la raison nous force par nature au vacillement. Une exposition à ne pas manquer, à la boutique Philippe Model, Maison 19 rue Racine Paris 75006.

GAULTIER, LA VIE DES AUTRES

Voilà une idée plus que révolutionnaire, une idée de Francis Menuge, ancien Président de Gaultier et de Donald Potard avec la complicité de Jacques Mouclier, qu’ils avaient eu en leur temps. Un projet, qui faute de la maison Patou, n’était jamais arrivé à concrétisation à cause d’une sorte d’humain de contrefaçon. Les hommes de mode sont ainsi fait. Avec un Ego tellement démesuré, ils reprennent les idées des autres pour se les attribuer. Comme D Grumler qui s’attribue la création de la banque d’investissement : idée et réalisation de Jacques Mouclier, ou encore ce Monsieur « J langue de bois » qui aurait eu l’idée de la cour carrée du Louvre pour les présentations de Haute Couture, mais en réalité, idée à attribuer à Pierre Berger et Jacques Mouclier.

Voilà donc un Gaultier qui a tellement piqué chez les autres que maintenant il va leur faire réinterpréter leur propre modèle, un comble ! De deux « choses lune », l’autre étant le soleil ou JP Gaultier devient Alzheimer ou cette âme désespérée rumine de ne jamais pouvoir être un Karl, et continue à se morfondre dans l’effort inutile, et déprime de ne jamais avoir les douleurs de l’enfantement de la création. Je dirais qu’il produit de l’ordure m’importe guère, le seul ennui c’est qu’il la rend ! Maintenant, il veut la faire produire par d’autres.

VUITTON QUINZIÈME SIESTES

Un chœur de 200 personnes en costumes du 15e siècle aux années 50 sur une estrade face à nous, dans la cour carré du Louvre. C’est bien la première fois que Vuitton avait un « Coeur »! La marque du Seigneur des Arnault montre que le vêtement marque à chaque fois une époque, c’était hier soir au Louvre à huit clos pour cause de Corona Papy Russe et pour clôturer la semaine du prêt-à-porter.

Nicolas Ghesquière avait demandé à la costumière de Stanley Kubrick, qui a réalisé en autre « Orange Mécanique et Barry Lyndon », de fabriquer une arrière scène au chapiteau démontrant ainsi qu’au fond on n’est pas si con ! Le styliste a proposé un mélange vertigineux d’époques et de styles, mais aussi de matières et d’imprimés pour une collection «anti-total look» ou «tuning vestimentaire». What’s else ! comme dirait Georges.

Des robes paniers du 19e siècle détournées sont associées avec des vestes de motards, un gilet de costume londonien intégré à un haut aux épaules larges argenté et porté avec un pantalon avec dans le bas des fermetures éclairs, et des après-skis. Des combinaisons encore plus improbables créent des ensembles modernes, diront les journaux de mode touchant de la pub du groupe au passage, mais loin, très loin d’être harmonieux.

YEEZY GOMATIQUE DE RIRE

Au même titre qu’il croit être le plus intelligent de la terre, il doit être aussi le couturier le meilleur du monde ! Voilà Yeezy un gorille écrivant le mot « Fatalité » ! Alors nous nous sommes rendus à l’ancien siège du partie communiste place du colonel Fabien pour voir ce génie sans bouillir de la mode. Je ne vous raconte pas la tête que va faire son pote Trumps quand il va savoir qu’il présente sa collection chez les communistes !

Décrire ce que nous avons vu ! Difficile : des sacs à patates pour des mannequins, des vêtements sans construction, et là vous pouvez vous rendre compte que ce rappeur n’y connait rien à la mode. Il est comme ces négrillons blafards laissant sa raison au vestiaire, et badinant impunément et effrontément avec un semblant de couture. Il nous fait subir lâchement sa prose digne des latrines.

Il est indifférent au grand spectacle, et par conséquent impuissant à la couture, ne ressentant aucune impression, se trouvant tout de suite ruiné alors même qu’il n’avait même pas commencer à couper le tissu. Trop orgueilleux pour se contenter d’être un médiocre chanteur, il veut en plus inventer le diabolisme et se figure avoir découvert Charles Manson et l’Ile de Lesbos pensant que celle-ci était la nouvelle Chrisler. Quand on lui a dit que l’architecte était Oscar Niemeyer, il nous a rétorqué la distillerie !

PACO RABANNE MAILLE QUI M’AILLE

Des chevalières en cotte de maille flashy : non, nous ne sommes pas à Domrémy et n’allons pas bouté les Anglais hors de la conciergerie. Un lieu probablement choisit avec justesse par Julien Dossena, vu mes voisines qui ne détonent pas avec les concierges de la rue St-Denis non loin de là.

Mais, le message de Paco Rabanne est devenu grunge dans un tourbillon de chevalerie. Voilà une plongée dans le Royaume de France avec un mixte de tenues de pasteur anglican. Ce sont les créatures magiques que Julien Dossena a évoqué avec sa collection automnale pour Paco Rabanne. Ce Breton de trente huit ans offre une cérémonie d’un chic puissant, avec des cuirs brillants d’influence militaire aux robes de mousseline de soie brodées de fils métalliques.

Il a insufflé une nouvelle vie à la cotte de maille, mais il est vrai qu’il n’y a que Maille qui maille.

BALMAIN AUTANT EN EMPORTE LE CHALAND

Pendant que Slimane fait du Slimane chez Chloé, Rousteing fait du Céline chez Balmain. Rousteing prêche dans le désert des têtards pour une collection sable pour catins de supermarché. Mais, à quoi bon remettre à demain ce que l’on peut faire avec deux pieds ! Le puissant message de mode d’Olivier Rousteing, qui vient de découvrir la « bourgeoise », alors que le fossé entre les nantis et les démunis s’élargissent et que les gens protestent dans les rues,  n’en a rien à faire car les Qataris comblent le déficit de toute façon. Pour lire plus cliquer sur le titre…

KENZO TRANQUILLE COMME BATISTA

Qui se souvient de l’ADN Kenzo : de ses couleurs emblématiques et de sa couture inimitable ? Olivier Baptista nous propose une nouvelle forme travaillée pour la circonstance et ses débuts dans sa nouvelle fonction de la maison de l’homme de Tokyo. Sa première maison s’appelait « Jungle jap » transformée par la suite en « Kenzo », « un beau Fumet ». Ce créateur est né dans une ville de la préfecture de Hyōgo au Japon, célèbre pour son château, mais cela tout le monde de ma mode s’en fout un peu.

Le portugais, lui, c’est l’architecture qui l’avait attirée en premier, mais c’est en tombant sur un livre de Balenciaga qu’il décide de changer de voie, et d’entrer à l’université de mode et de design de Kingston à Londres, heureusement il n’est pas tomber sur une vidéo de Muss Mayer. Diplôme en « moche », il travaille en tant que styliste pour Max Mara, Christophe Lemaire et Cerruti. Il aurait pu devenir architecte mais « l’angoisse de passer six ans à construire un immeuble » a eu raison de son enthousiasme, il préféra donc l’angoisse de créer quatre collections par an.

POUR MA VALENTINE

Je vous parle de cette Valentine parfaite, celle de mes rêves les plus enfouis, de cette femme au bord du paradis de mon cœur qui m’ensorcelle le jour et qui la nuit comme la déesse minerve illumine mes nuits d’un feu de baisers. J’écris cette lettre sur tes lèvres car je te dédicace ton cœur,  je t’offre ce poème de mon royaume, je t’offre mon empire pour embellir ta vie.

J’écris par mon cœur des sentiments en lueurs de mots qui pleurent de la tristesse du manque d’un bonheur trop grand pour bien le saisir. Tes yeux, comme le soleil, réchauffent mon âme de caresses enrobées de douceur, et en recevant ce présent, je marche sur des arcs en ciel pour soudain voir ton sourire qui baigne dans mon âme et brille à jamais à travers les cieux. Je me demande, chaque jour, chaque nuit, comment font ceux qui n’ont jamais eu prés d’eux ni ton corps ni ton sourire ni ton regard.

LES PIEDS DU LOUBHUTAN

Voici une tradition chinoise vieille de onze siècles qui fort heureusement tend à disparaître complètement. Apparu en Chine, au Xème siècle, durant la dynastie des Tang, l’histoire raconte que l’Empereur a demandé à sa femme de bien vouloir se bander les pieds afin de pouvoir danser correctement la danse traditionnelle dite du lotus. Elle le fit ne pouvant pas dire non à l’Empereur, et ses pieds ainsi  bandés vont devenir la mode dans l’Empire.

Il arrive, d’ailleurs, régulièrement que les orteils soient cassés volontairement. L’idée est que le pied passe dans la chaussure et au fil des années, les chaussures lotus sont de plus en plus étroites pour des pieds bandés toujours plus petits. Malgré tout ce que ça implique, la douleur, les blessures, les infections, les possibles septicémies, au XIème siècle la pratique va s’étendre. Si d’abord ce sont seulement les femmes de la cour qui pratiquent le bandage des pieds, petit à petit le reste de la population va suivre. Eh oui, avoir une femme aux pieds bandés, c’est la classe ! C’est bien la même chose maintenant avec un femme « Bonnet E » factice pas plus ridicule !

LE CERCLE DES CHANEL DISPARUS

Faire appel à cinq célébrités, dont la chanteuse belge Angèle et l’actrice Isabelle Adjani, pour être les vedettes de la campagne de la nouvelle vision Chanel : des lunettes qui ne proviennent pas du fond du couloir. Certains diraient un goût de chiotte pour le printemps 2020, la critique est Thésée, mais l’art est Hippolyte ! Des portraits, en noir et blanc, réalisés par Karim Sadli, mettent également en scène Pharrell Williams en noir, ainsi que l’auteur-compositeur-interprète Sébastien Tellier, le Hipster en note blanche. Tous les égouts sont dans la nature.

Chaque paire de lunettes de soleil souligne l’originalité de ces muses ont déclaré les attachées de peste, « hors pères », mais de lunettes. Williams, qui a déjà codifié une collection capsule avec Chanel, se fait mystérieux avec des lunettes de soleil noires ornées de fines plaques de métal gravées d’un motif en tweed, mieux vaut avoir l’air conditionné que l’air stupide.

ZIAD NAKAD FILS D’ASTRAIA

Pour mes détracteurs, je ne prends seulement que la dictée de l’histoire, car, hors du temps, les créations de ce couturier défient les galaxies avec des robes spectaculaires qui transportent les femmes dans un rêve. Comme des constellations au velours bleu du soir qui fixeraient les étoiles sur du tulle argenté au firmament de la mode, pour enivrer la nuit d’une douce transparence  sublime. Ziad Nakad éveille les rêves les plus profonds et avec ses coloris pastels, champagne, argent et rouge soleil qui rougeoient dans l’infini, il nous transforme l’âme en un volcan qui s’impose à nous en créant le chaos dans notre imaginaire. Ce fils spirituel d’Elie Saab crée pour les princesses les plus riches d’Europe, et Libanais, de son état, il nous raconte les contes des milles et une nuit, en éclairant la mode comme Aladin de sa lampe merveilleuse.

BOUCHRA JARRAR RETOUR EN GRASSE

Bouchra « j’rale » de ne plus être au calendrier Haute Couture. L’égérie fabriquée de toute pièce de patrons par D. Grumler, et la marocaine, la plus connue de Larache, nous donne, pour son retour sur la scène parisienne, un gilet sans dos orné de plumes et de perles, qui, elles, ne venaient pas du golfe Persique mais de Chine « made in plastique », un pantalon ample avec T-shirt de style ; « le T-shirt, une pièce bien connue dans la Haute Couture !!! » Et voilà, la nouvelle invitée du calendrier alors qu’ « On Aura Tout Vu », n’est même plus membre invité. Un comble !

Des bracelets en plumes d’inspiration « Massaï à la tronçonneuse », et réminiscence d’une version revisitée de sa ligne homonyme, pour un nouveau « slow gant ». Un jour, j’irai vivre en théorie parce qu’en théorie tout se passe bien. Une leçon de la parisienne dans un petit appartement passant par une chemise blanche, un pantalon, une écharpe bicolore avec une ceinture intégrée, tissu berbère et vous êtes « Soudan » passé du standard au chic merci « BoucheraZara ».

HERMES ON EST CE QU’ON NAÎT

« Et pourtant, mon cœur n’a pas de ride » s’exclamait Madame de Sévigné. À son époque, les soins se résumaient au lait d’ânesse, au vinaigre ou à la fleur de Capucine, mais aussi au rouge de craie de Briançon et au blanc de céruse également appelé blanc de Saturne. Le tout était acheminé de Venise par les premiers marchands de fards. Voici donc la maison Hermès qui fait courir à ses clientes une course en arrière pour la quête de leur jeunesse perdue; un prix de diam avant l’heure.

Il va en falloir des rouges à lèvres, et des corps gras en pagaille, pour tartiner de rouge les lèvres sur-gonflées de Botox des clientes de la maison herpès. C’est le communiqué de peste qui nous a inspiré avec ces 75 000 échantillons de soie et ces 900 nuances de cuir que la marque a compressé soit disant dans un tube. Un emballage rechargeable pour la caution écologique, et, au final, une collection qui sera en boutique à partir du 4  « sur mars » exclusivement dans les boutiques Hermès vu qu’ils sont persona non grata pour les boutiques de la plus belle épouse de Moïse et de la fille de Jethro.

YANINA PARIS FASHION 2020

On pourrait imaginer que les robes noires très transparentes des mannequins, qui défilaient devant moi, levaient le voile sur les nuits chaudes de Saint-Pétersbourg. Or, il n’en était rien. Les designers sont ainsi ; une fois, ils nous emportent dans un rêve à l’apogée de la Haute Couture et parfois, nous restons au ras-du-sol. Cette fois-ci nous sommes entre deux eaux.

En Russie, pour attirer les mâles dominants, les femelles sont prêtes à tout, et Yanina Couture donne un show comme une parade nuptiale qui exhibe de longues robes noires transparentes comme les eaux du Lac Baïkal. C’est un message subliminal de la créatrice, une ronde des muses qui passent et repassent devant nous comme un ballet attractif et gracieux néanmoins. Elle perfectionne l’élégance comme un bolchevique qui voudrait attaquer le Kremlin, dans un style aéré d’une rêverie romantique exaltante, a un moment intense et intime de l’orthodoxie de la couture.

L’ADIEU A L’ARÈNE GAULTIER

De l’enfant terrible de la mode, il est passé à l’enfant pénible de la mode ! Voici le dernier défilé de Jean Paul Gaultier nous dit-on dans les médias, mais tout le monde oublie que son dernier défilé digne de ce nom était il y a déjà 20 ans ! Celui-ci a rameuté toutes les mamies et anciens mannequins et égéries à la retraite pour une rétrospective d’un show de la mort, comme si Ramses avait organisé sa momification.

En réalité, Mariano Puig a dit « assez c’est assez ! » car c’est bien beau de faire des collections de Haute Couture pour le fun, mais quand le prêt-à-porter n’est pas là pour le rentabiliser il y a un moment où l’homme d’affaires Catalan a mis le Hola ou le Olé, c’est selon ! Mais chut ! Ne le dites à personne car ceux qui lisent les images de Vogue et de l’Officiel ne comprendront pas! Et que fera t-il quand son cœur s’arrêtera de battre ? Probablement il se verra attribuer son nom sur une artère, un comble ! Une artère pour quelqu’un qui n’a pas de cœur.

JULIE DE LIBRAN

Ayant fait ses armes chez Gianfranco Ferré, Versace, Prada et Louis Vuitton, « soit-disant », on aurait pu penser voir de l’excellence devant ce parcours.  Ayant vécu trop longtemps en Californie, sa couture tombe comme les Kardashians, « bien chiante », et les gens de goût ne faisaient pas partie de la présentation de cette bouchère de la couture, que je ne souhaite pas « Meat » her. Encore une créatrice douée seulement en 140 caractères, poétesse de mode qui nous donne sa prose où les vers s’y sont déjà mis. Une nature moyenne qui aspire au grand sans pouvoir l’atteindre. Voilà ce que nous propose la Chambre pour remplacer Karl !

SORBIER, LES CHEVAUX DE FEU

Et le cheval longea ma page avec sa cavalière et ombrait ce que j’écrivais. Il tourna lentement la tête, et comme s’il avait eu peur que je lise en son cœur de bête, étirant son chanfrein, afin de toucher le soleil du Mexique. Il s’élança en roi jouant avec sa liberté éternelle, il galope, plus vite encore sans se soucier du monde qui l’entoure et frôle les aficionados de la Fashion Week, mêlant le vent et ses crins d’or, mais surtout venant sans le savoir faire onduler la robe de Franck Sorbier dans l’horizon de Neptune.

Aujourd’hui l’espace est splendide, sans mors ni éperon, mais surtout sans brider notre esprit. Comme deux anges que torturent une implacable calenture d’organza, dans le bleu cristal du matin nous suivons le mirage lointain ! Oh ! la belle Amazone Mexicaine ! Son jeune front rayonne d’orgueil, et le plaisir lui brûle les pieds par le bonheur de galoper en un lieu si proche d’un totem que l’on mangerait comme un Kuki !… Des Amazones nées filles de La Caballera par la Nymphe guerrière de Mario Luraschi, cela ne s’invente pas. Autrefois, elles vivaient près du Rio Grande et les voilà seules parmi les belles à revêtir l’armure de notre poète de la couture, Franck Sorbier…

ROLLAND BLANCHE MEIGE DE L’ÂME

Il trône dans l’azur comme le sphinx de la couture, et nous présente son cœur de neige et la blancheur de son cygne. Le blanc est de sortie pour le plus « orchidée in » de la couture, et sachez écouter ce blanc du monde dans le vrombissement du satin duchesse comme une cathédrale dressée dans le clair-obscur. Ecoutez le satin et l’organza aux dos décolletés et nonchalants qui crachent la fibre optique comme des serpents d’écume.

Entendez le blanc du monde, la solitude des steppes sous des soleils évaporés. Ici  au Palais de Chaillot tout balance et tout oscille, on ne se souvient plus de sa naissance, on entre dans un silence immortel et le lait des rêves du créateur coule de son imagination comme la voix des divas. Dansez le blanc du monde, buvez ses chimères, qu’importe elles vous mèneront dans l’émerveillement et celui-ci n’a pas de frontière.

Le Blanc se situe à la fois au début et à la fin du jour, c’est la couleur de l’Est et de l’Ouest, un moment charnière pour un nouveau départ. Le Blanc est donc une couleur liée aux rites de passage, et aux mutations de l’être, suivant en cela le schéma classique de toute initiation à la renaissance. Stéphane Rolland veut-il nous donner un message pour un nouveau départ ?…

LANVIN, LE BERCOT MALTESE

Le plaisir nous fait oublier l’existence ; l’ennui nous la fait ressentir. C’est au Centre national de la danse de Pantin dans un bâtiment en béton « amer » que le défilé Lanvin s’est déroulé. Le créateur, issu de la cité phocéenne, dont le nom provient des colons grecs venus de Phocée (Asie Mineure) et qui viennent de découvrir les côtes françaises, évoque sa jeunesse.  Bruno Sialelli donnait un panel d’images de Corto Maltese, cette bande dessinée menée par un marin aventurier. Quand on n’a pas de couture à conter, il faut bien raconter une histoire !

Chemises blanches ornées d’un blason type vieux loup de « ma mère », avec blazers d’officier de la « Narine » ce qui ne sent pas bon, car la bimbo coréenne à côté de moi avait mangé des escargots de « Boulogne ». Chemises à galons et pantalons de petit mousse, le styliste se transforme en pirate des Mers du Sud, voici le vol des mouettes comme pour nous dire  » Vos gueules » par les  « Foutres de Bassan ». Influence nautique qui navigue en sous main comme le buvard, un mélange de skate-border pour contenter tout le monde, et faire le grand écart sur le béton des colonnes du « colosse de robes » …

DIOR, BLAME ON YOU !

Il était l’excentricité bien qu’il n’y avait pas de snobisme en lui. Il créait ses accessoires en recyclant tout ce qu’il avait sous la main ; déjà un visionnaire écolo. Judy Blame était un doux dingue et punk londonien de son état. Judy… pour Judy Garland et  Blame est venu s’accoler à son nom, à force d’en rire, disait-il, car il vaux mieux en rire qu’en pleurer. Voici le clin d’œil de Kim John qui s’est abondamment inspiré de cet héritage pour sa collection. Et, en raison de la passion du créateur pour la couture, le défilé a été un défilé de dandys portant des soies moirées taillées avec de grosses cocardes, des laines précieuses à la fois tricotées et utilisées pour des manteaux volumineux et des gants d’Opéra qui complétaient chaque look. La première chose que l’on pouvait voir était les bijoux (éléments caractéristiques du look de Judy Blame).

Néanmoins, la collection de Kim Jones proposait une silhouette large et décontractée qui, même si elle était visiblement nostalgique, était séduisante. La devise de Judy, son mentor ou modèle, était : « rendre plus accessible pour ses clients l’excentricité généreuse », car, pour lui, depuis toutes ces années, il s’agissait avant tout du même plaisir : s’exprimer, s’habiller, s’amuser… Un Galliano avant l’heure…

VUITTON MA GRIPPE

Il inspecte l’invisible, et est rompu aux formes vieilles parmi les innocents, voici la nouvelle école dite « Rapeurisant », comme un grand prêtre boulimique de la couture basse et maquignon du point de feston, il est le proxénète de l’envie des autres.

Depuis qu’Abloh a lancé la ligne homme pour Vuitton en essayant de faire de la marque un phénomène pour les Milleniaux, et alors que ses débuts étaient prometteurs, voilà la suite qui sera plus « promoteur » pour le Seigneur des Arnault dû aux méventes et à un style, qui à terme ne pouvait être contrôlable, même pour LVMH. La boîte de Pandore, qui avait été ouverte, aura beaucoup de difficultés à contrôler ce changement. Le Seigneur, le sachant, aurait-il donné ses instructions pour que les ventes décollent ? En tout cas, c’est au jardin des « Huileries » qu’a eu lieu la présentation, là où quand vous rentrez, c’est comme lors d’un dîner de famille et d’amis animé par des célébrités et des rappeurs. Si vous n’êtes pas un Afro-Européen, vous êtes persona non grata, et aucun journaliste, digne de ce nom, n’est d’ailleurs présent. Seules quelques « blo Gueuses » de moche pour la circonstance ont été déposées frauduleusement sur le bitume.