JULIE DE LIBRAN

Ayant fait ses armes chez Gianfranco Ferré, Versace, Prada et Louis Vuitton, « soit-disant », on aurait pu penser voir de l’excellence devant ce parcours.  Ayant vécu trop longtemps en Californie, sa couture tombe comme les Kardashians, « bien chiante », et les gens de goût ne faisaient pas partie de la présentation de cette bouchère de la couture, que je ne souhaite pas « Meat » her. Encore une créatrice douée seulement en 140 caractères, poétesse de mode qui nous donne sa prose où les vers s’y sont déjà mis. Une nature moyenne qui aspire au grand sans pouvoir l’atteindre. Voilà ce que nous propose la Chambre pour remplacer Karl !

SORBIER, LES CHEVAUX DE FEU

Et le cheval longea ma page avec sa cavalière et ombrait ce que j’écrivais. Il tourna lentement la tête, et comme s’il avait eu peur que je lise en son cœur de bête, étirant son chanfrein, afin de toucher le soleil du Mexique. Il s’élança en roi jouant avec sa liberté éternelle, il galope, plus vite encore sans se soucier du monde qui l’entoure et frôle les aficionados de la Fashion Week, mêlant le vent et ses crins d’or, mais surtout venant sans le savoir faire onduler la robe de Franck Sorbier dans l’horizon de Neptune.

Aujourd’hui l’espace est splendide, sans mors ni éperon, mais surtout sans brider notre esprit. Comme deux anges que torturent une implacable calenture d’organza, dans le bleu cristal du matin nous suivons le mirage lointain ! Oh ! la belle Amazone Mexicaine ! Son jeune front rayonne d’orgueil, et le plaisir lui brûle les pieds par le bonheur de galoper en un lieu si proche d’un totem que l’on mangerait comme un Kuki !… Des Amazones nées filles de La Caballera par la Nymphe guerrière de Mario Luraschi, cela ne s’invente pas. Autrefois, elles vivaient près du Rio Grande et les voilà seules parmi les belles à revêtir l’armure de notre poète de la couture, Franck Sorbier…

ROLLAND BLANCHE MEIGE DE L’ÂME

Il trône dans l’azur comme le sphinx de la couture, et nous présente son cœur de neige et la blancheur de son cygne. Le blanc est de sortie pour le plus « orchidée in » de la couture, et sachez écouter ce blanc du monde dans le vrombissement du satin duchesse comme une cathédrale dressée dans le clair-obscur. Ecoutez le satin et l’organza aux dos décolletés et nonchalants qui crachent la fibre optique comme des serpents d’écume.

Entendez le blanc du monde, la solitude des steppes sous des soleils évaporés. Ici  au Palais de Chaillot tout balance et tout oscille, on ne se souvient plus de sa naissance, on entre dans un silence immortel et le lait des rêves du créateur coule de son imagination comme la voix des divas. Dansez le blanc du monde, buvez ses chimères, qu’importe elles vous mèneront dans l’émerveillement et celui-ci n’a pas de frontière.

Le Blanc se situe à la fois au début et à la fin du jour, c’est la couleur de l’Est et de l’Ouest, un moment charnière pour un nouveau départ. Le Blanc est donc une couleur liée aux rites de passage, et aux mutations de l’être, suivant en cela le schéma classique de toute initiation à la renaissance. Stéphane Rolland veut-il nous donner un message pour un nouveau départ ?…

LANVIN, LE BERCOT MALTESE

Le plaisir nous fait oublier l’existence ; l’ennui nous la fait ressentir. C’est au Centre national de la danse de Pantin dans un bâtiment en béton « amer » que le défilé Lanvin s’est déroulé. Le créateur, issu de la cité phocéenne, dont le nom provient des colons grecs venus de Phocée (Asie Mineure) et qui viennent de découvrir les côtes françaises, évoque sa jeunesse.  Bruno Sialelli donnait un panel d’images de Corto Maltese, cette bande dessinée menée par un marin aventurier. Quand on n’a pas de couture à conter, il faut bien raconter une histoire !

Chemises blanches ornées d’un blason type vieux loup de « ma mère », avec blazers d’officier de la « Narine » ce qui ne sent pas bon, car la bimbo coréenne à côté de moi avait mangé des escargots de « Boulogne ». Chemises à galons et pantalons de petit mousse, le styliste se transforme en pirate des Mers du Sud, voici le vol des mouettes comme pour nous dire  » Vos gueules » par les  « Foutres de Bassan ». Influence nautique qui navigue en sous main comme le buvard, un mélange de skate-border pour contenter tout le monde, et faire le grand écart sur le béton des colonnes du « colosse de robes » …

DIOR, BLAME ON YOU !

Il était l’excentricité bien qu’il n’y avait pas de snobisme en lui. Il créait ses accessoires en recyclant tout ce qu’il avait sous la main ; déjà un visionnaire écolo. Judy Blame était un doux dingue et punk londonien de son état. Judy… pour Judy Garland et  Blame est venu s’accoler à son nom, à force d’en rire, disait-il, car il vaux mieux en rire qu’en pleurer. Voici le clin d’œil de Kim John qui s’est abondamment inspiré de cet héritage pour sa collection. Et, en raison de la passion du créateur pour la couture, le défilé a été un défilé de dandys portant des soies moirées taillées avec de grosses cocardes, des laines précieuses à la fois tricotées et utilisées pour des manteaux volumineux et des gants d’Opéra qui complétaient chaque look. La première chose que l’on pouvait voir était les bijoux (éléments caractéristiques du look de Judy Blame).

Néanmoins, la collection de Kim Jones proposait une silhouette large et décontractée qui, même si elle était visiblement nostalgique, était séduisante. La devise de Judy, son mentor ou modèle, était : « rendre plus accessible pour ses clients l’excentricité généreuse », car, pour lui, depuis toutes ces années, il s’agissait avant tout du même plaisir : s’exprimer, s’habiller, s’amuser… Un Galliano avant l’heure…

VUITTON MA GRIPPE

Il inspecte l’invisible, et est rompu aux formes vieilles parmi les innocents, voici la nouvelle école dite « Rapeurisant », comme un grand prêtre boulimique de la couture basse et maquignon du point de feston, il est le proxénète de l’envie des autres.

Depuis qu’Abloh a lancé la ligne homme pour Vuitton en essayant de faire de la marque un phénomène pour les Milleniaux, et alors que ses débuts étaient prometteurs, voilà la suite qui sera plus « promoteur » pour le Seigneur des Arnault dû aux méventes et à un style, qui à terme ne pouvait être contrôlable, même pour LVMH. La boîte de Pandore, qui avait été ouverte, aura beaucoup de difficultés à contrôler ce changement. Le Seigneur, le sachant, aurait-il donné ses instructions pour que les ventes décollent ? En tout cas, c’est au jardin des « Huileries » qu’a eu lieu la présentation, là où quand vous rentrez, c’est comme lors d’un dîner de famille et d’amis animé par des célébrités et des rappeurs. Si vous n’êtes pas un Afro-Européen, vous êtes persona non grata, et aucun journaliste, digne de ce nom, n’est d’ailleurs présent. Seules quelques « blo Gueuses » de moche pour la circonstance ont été déposées frauduleusement sur le bitume.

GUCCI, BALANCE TON QUOI

Un sablier qui caracole en tête dans le temps Gucci ; celui qui s’affole, le temps qui expire pour qu’Alessandro Michel se souvienne en regardant ce pendule en métal aux lourds contrepoids suspendus par sa tige au milieu des invités. Une image sur la planète et le temps qui passe devant nous, peut être ! Mais aussi un message qui nous dit : « je me souviens de toi couture de tous mes rêves, je me souviens de toi, et par cet auguste pendule, patiné et griffé par les ans, qui représente le temps qui est passé si vite pour notre génération, je vois s’enfuir la Haute Couture et disparaître… »

Un balancier d’une horloge en hiver qui compte les pas de son passé, et, de sa grande aiguille qui frémissait au début de la création, et hésitait, lorsque la jeune fille/garçon de la demeure attendait la visite du couturier et viendra lui rappeler que les années 70 sont de retour. Les éléments caractéristiques de l’esthétique notamment les charmants effets de couleurs, et les graphiques attrayants avec un sens du mystère sur le genre ont donné naissance à une ligne qui ré-interprète les styles classiques du vêtement des bourgeoises de Neuilly.

KERING FORREST BURN

Les marques du prince de Venise, Kering, font une donation d’un total d’un million de dollars australien pour lutter contre les incendies de forêt dans le pays, soit une goutte d’eau pour éteindre un océan de feu. Il est vrai que par les temps qui court, il faut mieux investir dans l’écologie que dans un couturier en manque de fond de roulement pour se développer malgré un fort potentiel !!!

A plus long terme, le groupe, qui possède les marques de luxe Gucci, Saint Laurent et Balenciaga ainsi que les marques de joaillerie Boucheron et Qeelin, prévoit de participer à des programmes de reforestation et de biodiversité. Il est difficile aujourd’hui de soutenir un continent comme l’Australie qui a continué à investir dans les énergies fossiles, qui a refusé de signer les accords de Tokyo puis de Paris sur le climat pour doper une croissance de 3% par an depuis 20 an, alors que ce continent avait un atout majeur de développement avec l’énergie solaire, la bio diversité et sa richesse naturelle : pauvres Koalas, les kangourou et autres espèces… Pour toutes ces raisons, le choix de Kering est incompréhensible.

EMANUEL UNGARO MEURT A PARIS

Emanuel Ungaro meurt hier à Paris, il sera inhumé ce jour en l’église St Roch. À partir de l’âge de neuf ans, Emanuel Ungaro commence par apprendre le métier de tailleur avec son père, à Aix-en-Provence. Issu d’une famille d’immigrés italiens très modeste, originaire des Pouilles, Francavilla Fontana plus exactement, il décide alors de rejoindre Paris puis Barcelone chez Balenciaga.

Formé par Balenciaga chez lequel il passera six années, puis deux ans chez Courrèges, il crée sa griffe en 1965 et présente sa première collection durant la tendance de la mode futuriste, avec peu de moyens. Sa marque de fabrique : des mélanges d’imprimés, des nuances vives, un art du drapé. Le magasin principal d’Emanuel Ungaro est situé au début de l’avenue Montaigne, à Paris. Dans les années 1980, il fait partie des cinq grands noms de la haute couture parisienne, dans cette période de renouveau de la mode française.

En 1996 sa société est rachetée par le groupe italien Ferragamo pour mieux se développer. Mais, n’étant plus maître de sa propre maison, il préfère arrêter. Il quitte le monde de la mode parisienne le 26 mai 2004 après plus de 35 années de collections.

UN SOCRATE CONTEMPORAIN

Cette histoire est connue sous le nom des trois tamis, et elle reflète peu la société des anonymes d’aujourd’hui et pourtant ! Un homme de cours se presse auprès de Socrate pour lui relater qu’il sait quelque chose que lui ignore, sans doute à propos de l’un de ses amis. En réalité, l’homme veut surtout être le premier à lui faire part d’une rumeur. Socrate freine son élan en lui demandant avant de parler s’il avait songé à faire passer cette information par son concept philosophique des trois tamis.

Le premier Tamis est celui de la vérité par lequel Socrate nous recommande de vérifier si ce que nous nous empressons d’annoncer est vrai. Le deuxième tamis est celui de la bonté autrement dit Socrate nous force à réfléchir pour savoir si ce que nous allons dire est véritablement bienveillant. Enfin, le philosophe athénien examine le troisième tamis qui consiste à savoir si ce que nous brûlons de narrer se révèle utile à quelqu’un ou à quelque chose.

Socrate conclut la conversation de manière définitive en déclarant que si ce que nous disons ne contient ni le vrai ni le bon ni l’utile, il vaut mieux alors nous empresser de l’oublier, et de nous taire. Socrate était un homme simple et sage mais surtout un juste ordinaire quelqu’un qui à la sagesse de mesurer sa capacité à humaniser le monde…

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LA HAINE DE LA VIEILLESSE

Il s’agit de lutter contre le vieillissement et les directeurs de salles de gym, des firmes pharmaceutiques et des chirurgiens habiles qui mettent à votre service leurs capacités professionnelles sur un marché tellement lucratif que l’histoire montre qu’en fonction de ses valeurs et du modèle de l’homme idéal chaque société se fixe ou sécrète une représentation plus ou moins positive de la vieillesse, d’ailleurs, pas forcément en accord avec la place occupée par les anciens. Aujourd’hui, il importe de rester jeune le plus longtemps possible. La vieillesse n’est guère valorisée et la puissante image d’un corps performant et sculpturale fait légion.

Mais l’imaginaire, fondement de toutes les cultures inscrit la vieillesse, comme toutes les grandes interrogations sur l’être humain, au cœur même de son mythe sans forcément le savoir, sans même le vouloir puisque la civilisation industrielle pensait pouvoir se débarrasser de tout son arsenal mythique. Mais, nous voilà imprégnés par les grands récits des commencements mais aussi par l’histoire qui telle qu’elle est utilisée pour expliquer ou pour justifier l’actuel …

FHCM PIRATAGE MARAND

« Une plateforme cherche à récupérer des données et envoie des emails signés de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode. Il s’agit d’une initiative frauduleuse », nous informe la brillante FHCM. Veillez à bien faire attention à l’entité de vos emails envoyés (en réalité plutôt reçus), nous donnant au passage un petit cours d’Outlook. Voilà des incultes qui voudraient subtiliser les contacts et les adresses des bimbos et des attachées de peste qui régissent les défilés de la mode de Paris. Qui pourrait vouloir de ce gloubi-boulga de la Fashion Week  ?

Voici les natures moyennes avec son général en chef, la Marand mania qui nous fait tellement rire, ce discriminateur aux ordres des grandes marques, marquant sa différence par les courbettes sans cesse répétées qu’il leur adresse. Ce transfuge de l’école de la philosophie de la vie, son seul talent, (mais pas sans Talent Grec), et (écho no mixte) se voit attaquer par sa base, mais numérique.

LA BANANE DE JACQUES MUSE

Voici la banane qui défraie la chronique, et dont Jacquemus s’est immédiatement emparé dans le but de faire le buzz. Jacquemus est comme un buvard ! Il ne travaille qu’en sous-main, singeant avec peu d’habileté Maurizio Cattelan qu’il avait pris pour Maurizio Galante, couturier de son état, alors que ce n’était que cet artiste espagnol provocateur qui, lui-même, copie les  » ready-mades  » de Marcel Duchamp.

Après « balance ton porc » et « balance ton quoi », voilà « balance ta banane » sur les réseaux sociaux. Elle est au centre de l’attention médiatique des arts et de la culture. Pour un peu on pourrait penser que nous sommes au bord de « l’Hérault in ».

GUO PEI LA VALLÉE DU SI CHIANT

Comme un oiseau d’ébène qui induit la triste couleur de l’imagination d’un sourire d’une chinoise devant les « Délices de Tokyo », voici le sévère décorum de la déconvenue, la vision lugubre du corbeau errant loin du rivage de « l’An Pire » du Milieu… celui de la nuit. Une collection impériale au rivage plutonien, dans la prison de la cité du même nom. Guo Pei nous donne la Chine dans sa sinistre rétro-vision d’un monde si isolé et si agoraphobe ; avec ce message que rien n’est permanent, rien ne meurt vraiment, tout change… essayant ainsi de se souvenir de la maxime de Lavoisier.

Est-il possible de transposer un sujet aussi sensible que la vie et la mort dans une collection Haute Couture ? Une phrase de l’académie du commun des mortels ! Une piste de sable mouvant était décorée d’un portail macabre par son imaginaire lugubre. « Quand j’étais enfant, je pensais souvent à la mort, dit la couturière par l’intermédiaire d’un traducteur. A ce moment là, j’ai aussi pensé à la litote de Pierre Bergé qui disait :  » La Haute Couture est morte ». Pour cette collection, du tissu d’ananas de chanvre, un matériau précieux provenant des Philippines et qui existe depuis plus de 400 ans a été utilisé….

PARFUM ET MODE UN INTÉRÊT COMMUN

L’Oréal, en ajoutant Mugler et Azzaro à son portefeuille d’une vingtaine de parfums de luxe, devient le numéro 2 mondial des cosmétiques pour se transformer en groupe de luxe à la LVMH. Avec l’ajout de ces marques et de leurs jus iconiques comme Angel ou Chrome, L’Oréal va encore renforcer ses positions sur le secteur des parfums, dont le numéro un mondial est Coty, qui lui ne rachète pas de marque de couturier mais de la demi-mondaine Jenner issue des « Kardashiantes ». Une croissance pour le groupe français de 7,8 % des ventes en 2018 soit 2,5 milliards d’euros. Mais, derrière le parfum, n’y-a t-il pas une stratégie de changer l’objectif de plonger dans la couture et les accessoires, faire ce que les couturiers se sont mis à faire autrefois du parfum alors qu’ils n’étaient que couture. L’Oréal se mettrait donc à son tour à faire de la couture?

LA SYMPHONIE DES BONNES PERSONNES

La pire des décadences n’est point celle qui naît d’un excès de raffinement dans une élite, mais de la vulgarité et de la méchanceté. La vulgarité est partout et elle provient du ruisseau là où se tient usuellement les palabres des céphalo-abstinents. Elle n’est jamais de belles manières et vous aurez beau la dépeindre aussi harmonieusement que vous le pourrez, elle n’en reste pas moins aussi immonde. Elle nous submerge, et elle est activée par des intelligences mycosées, ou par des travailleurs besogneux de la filouterie, qui pour survivre à leurs turpitudes, trouvent une satisfaction à détruire la vie des gens biens. Je peux imaginer, avec effroi, ces prévôts affublés en 1936 d’un uniforme avec un logo rouge et une croix noire, transformés en petit chef pour anéantir la balade des bonnes personnes, et les faire brûler dans le four des enfers; pour le grand malheur de tous.

LA MORBIDE ALBION

Un premier ministre cynique et une classe dirigeante incompétente complètement paniquée ; « Allez-vous faire foutre ! » lance l’acteur Hugh Grant dans un tweet ravageur. Une injure qui répondait à l’insulte bien plus grave faite par Boris Johnson à la démocratie anglaise. Et voilà le monde sidéré de découvrir qu’une institution aussi vénérable que le Palais de Westminster n’était pas forcément protégée contre les démagogues et les populistes. Même au Royaume-Uni, où les traditions sont si profondément ancrées, que l’on n’a jamais éprouvé le besoin de les graver dans une constitution.

Déni de démocratie, coup d’état dans l’état ? Les experts jugeront. Mais, l’inviolabilité supposée du fameux (check and balance ) élaborée par Locke (1632-1704) et Montesquieu (1689-1755), la théorie de la séparation des pouvoirs afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus…

MELCHIOR THIMISTER PASSED AWAY

Russe, Français, Belge, orthodoxe, catholique, un mélange peu orthodoxe mais une carte de l’Europe. Après un passage chez Karl Lagerfeld et dans la Maison Jean Patou, il travaille comme décorateur avant d’être nommé directeur artistique de la maison Balenciaga. Il mit à profit ces cinq ans et demi à ce poste pour redonner  un nouveau souffle, puis créa sa propre marque à Paris en 1997, sous laquelle il a depuis présenté des collections de Haute Couture et de prêt-à-porter.

En même temps, il prit la direction artistique de la marque Italienne Genny, et de 2005 à 2007 celle de Charles Jourdan. Il a aussi travaillé pour de nombreuses marques de prêt-à-porter en tant que consultant.

FAUCHON MADELEINE DE PROUST

À Paris, il y a un nouveau fleuron du luxe pour la marque Fauchon qui se décarcasse pour vous. C’est bien la moindre des choses compte-tenu du nom du propriétaire. Situé dans l’ex-fleuron du palais de cristal au cœur du triangle, face à la Madeleine, là où on ne peut s’arrêter sans évoquer ce lieu d’aisance le plus connu de Paris ouvert en 1905 et de pure style Art Nouveau qui rappelle les fastes de la Belle Epoque. Fermé en 2011, voici quand même un quartier qui renaît de ses cendres avec un hôtel où tous les superlatifs ne seront pas suffisants pour vous le décrire.

Un brunch, le jour de mon anniversaire, au grand café Fauchon, qui est dorénavant le meilleur de Paris en vérité, et le Seigneur des Arnault peut en prendre leçon pour son future « Cheval Blanc » car l’accueil et le service sont dignes des plus grands palaces de la capitale. Read more on …

SERGE MANSAU LA LAMPE D’HELIOS

Depuis longtemps, je rêvais d’avoir dans mon appartement une oeuvre du Maître Serge Mansau. Ce grand sculpteur, c’est un peu comme Picasso, on ne peut pas obtenir de lui une œuvre facilement. Car, même si l’artiste est très prolifique, il ne se découvre pas d’un fil, comme ces hommes tiges qui marchent l’échine courbée, ils ont le nez baissé, non pas pour vous fuir, mais pour tracer leur route. L’homme est sans concession, et si vous ne lui plaisez pas, inutile d’essayer de venir découvrir les œuvres qui regorgent dans sa grande maison de la région parisienne.

Bref, j’étais à Paris chez un fabricant de meubles du nord de l’Europe, « Idées A construire », promenade du dimanche bucolique pour dépenser quelques sous durement gagnés et continuer ma fièvre acheteuse. Quelle n’a pas été ma surprise quand je suis tombé sur la lampe « Ribbon », que j’avais vu en sculpture chez mon Maître préféré. Mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai dégainé ma carte bleue comme une arme de construction massive, et je l’ai achetée immédiatement. Elle trône aujourd’hui dans mon salon autour des œuvres et des flacons de parfums que j’ai déjà du Maître.

LA VOILE HYDRARGYRE

Dans la brise du matin, je regarde cette femme qui va disparaître à l’horizon, un sac sur son épaule qui porte cette charge que certaines femmes s’imposent. Navigante solitaire au gré du vent et dérivant dans la brume, déchirée par une plainte qui ranime parfois l’amertume, j’ai vu l’éclat d’un phare surgir d’un nuage épais, elle sortait d’une boutique dans Dinard pour un petit moment d’éternité.

Par hasard, accostée chez un artisan qui utilise les métiers d’art, là où l’abnégation fait loi, il y a une petite boutique, qui a, un je ne sais quoi, qui donne envie d’acheter, car la résilience, qui y règne provoque en vous l’ivresse d’un calice de gentillesse. Un  sac de toile à bateau ou un trésor de bonheur en échange d’un monde ou d’une idée tellement simple que les marques de luxe, elles-mêmes, regrettent de ne pas l’avoir eue…

ALESSANDRO MICHELE MONO GENRE

Dans la longue histoire du genre animal, ce sont ceux qui ont appris à collaborer et à improviser efficacement qui l’ont emporté, et remerciez Alessandro Michele pour faire bouger les lignes, l’un des plus grands directeurs créatifs de 47 ans pour la maison Gucci nous affirme François-Henri Finaud.

Le changement de la mode masculine a commencé par Michele et cette évolution sismique prédit une décennie de révolte luxueuse. La liste des hommes, qui affluent chez Michele pour des costumes, des mocassins, des babioles et des foulards, semble infinie. En fait, on y trouve des noms aussi divers que Roger Federer, star Suisse du tennis, et Dapper Dan, designer de Harlem et légende du hip-hop. Qui plus est, beaucoup de ces hommes sont tout aussi susceptibles de porter une robe Gucci qu’un mocassin de la maison du Prince de Venise.

LA PORSCHE RICHE DU LUXE PREMIUM

Le constructeur automobile de luxe Porsche s’est hissé au premier rang de la liste des marques de luxe premium devant Louis Vuitton et Cartier qui se positionnent au deuxième rang. Mais je n’ai jamais essayé, il faut le dire, de prendre l’autoroute à 300 Km/h avec un sac Speedy (malgré le nom) ou une Santos.

Porsche ayant augmenté sa valeur de 54 % pour atteindre le chiffre record de 29,3 milliards de dollars US, les groupes Français devraient se poser la question : « comment une marque de plus de 70 ans reste avec une réputation aussi inébranlable et inattaquable ? » Et en lançant le Taycan, la première voiture de la maison entièrement électrique, l’usine de Stuttgart démontre son engagement en faveur de l’innovation et du développement durable, dans une société toujours plus soucieuse de son empreinte sur l’environnement.

BREAKFAST AT TRUMP’S TWISTER

Des diamants sur canapé, et quelque jours auparavant, nous nous étions posés la question de savoir comment le Seigneur puisse supporter la fréquentation de cet inculte de Donald Trump ! Lui qui dit de François Pinault, que le seul diplôme qu’il a, à son actif, est son permis de conduire, on peut donc s’imaginer ce qu’il doit dire de Trump dans les salons feutrés de l’avenue Montaigne.

Rencontrer Donald et pourquoi pas Mickey pendant que vous y êtes ! C’est une torture pour le maître du luxe, mais pourquoi pas un « Breakfast at Tiffany’s ». Il fallait une bonne raison pour que le Seigneur puisse supporter cette intelligence mycosée de Donald. Aujourd’hui, nous avons la raison, le prince veut mettre la main sur le joaillier Tiffany, dont le vaisseau amiral jouxte la Trump Tower sur la 5e Avenue. Voici donc ce mélomane à l’intelligence suprême, supportant les billevesées de ce mono-neuronal du pays le plus puissant de la planète, dans une usine du groupe au fin fond du Texas. Même le personnage de Disney aurait fait une demande au gouvernement américain pour changer de nom…

LA PAÏVA VENUS CRAPULEUSE

Situé sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, ce splendide hôtel particulier fût construit entre 1856 et 1865 pour Thérèse Lachman, alias la marquise de Païva. Courtisane invétérée, la marquise assoiffée de luxe y prenait des bains de champagne et accueillait dans ses salons de nombreux hôtes de marque comme les frères Goncourt, Théophile Gaultier, Léon Gambetta, Ernest Renan ou encore Hippolyte Taine…

On les appelait les cocottes, les courtisanes, les poseuses, les gueuses, les pierreuses, les trotteuses, les grandes horizontales, les asphalteuses, les bitumeuses, les boulonneuses, les gommeuses, les soupeuses, les Venus crapuleuses, mais surtout les putains. Putain tire son origine du putois pour sa mauvaise odeur.