PARFUM ET MODE UN INTÉRÊT COMMUN

L’Oréal, en ajoutant Mugler et Azzaro à son portefeuille d’une vingtaine de parfums de luxe, devient le numéro 2 mondial des cosmétiques pour se transformer en groupe de luxe à la LVMH. Avec l’ajout de ces marques et de leurs jus iconiques comme Angel ou Chrome, L’Oréal va encore renforcer ses positions sur le secteur des parfums, dont le numéro un mondial est Coty, qui lui ne rachète pas de marque de couturier mais de la demi-mondaine Jenner issue des « Kardashiantes ». Une croissance pour le groupe français de 7,8 % des ventes en 2018 soit 2,5 milliards d’euros. Mais, derrière le parfum, n’y-a t-il pas une stratégie de changer l’objectif de plonger dans la couture et les accessoires, faire ce que les couturiers se sont mis à faire autrefois du parfum alors qu’ils n’étaient que couture. L’Oréal se mettrait donc à son tour à faire de la couture?

LA SYMPHONIE DES BONNES PERSONNES

La pire des décadences n’est point celle qui naît d’un excès de raffinement dans une élite, mais de la vulgarité et de la méchanceté. La vulgarité est partout et elle provient du ruisseau là où se tient usuellement les palabres des céphalo-abstinents. Elle n’est jamais de belles manières et vous aurez beau la dépeindre aussi harmonieusement que vous le pourrez, elle n’en reste pas moins aussi immonde. Elle nous submerge, et elle est activée par des intelligences mycosées, ou par des travailleurs besogneux de la filouterie, qui pour survivre à leurs turpitudes, trouvent une satisfaction à détruire la vie des gens biens. Je peux imaginer, avec effroi, ces prévôts affublés en 1936 d’un uniforme avec un logo rouge et une croix noire, transformés en petit chef pour anéantir la balade des bonnes personnes, et les faire brûler dans le four des enfers; pour le grand malheur de tous.

LA MORBIDE ALBION

Un premier ministre cynique et une classe dirigeante incompétente complètement paniquée ; « Allez-vous faire foutre ! » lance l’acteur Hugh Grant dans un tweet ravageur. Une injure qui répondait à l’insulte bien plus grave faite par Boris Johnson à la démocratie anglaise. Et voilà le monde sidéré de découvrir qu’une institution aussi vénérable que le Palais de Westminster n’était pas forcément protégée contre les démagogues et les populistes. Même au Royaume-Uni, où les traditions sont si profondément ancrées, que l’on n’a jamais éprouvé le besoin de les graver dans une constitution.

Déni de démocratie, coup d’état dans l’état ? Les experts jugeront. Mais, l’inviolabilité supposée du fameux (check and balance ) élaborée par Locke (1632-1704) et Montesquieu (1689-1755), la théorie de la séparation des pouvoirs afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus…

MELCHIOR THIMISTER PASSED AWAY

Russe, Français, Belge, orthodoxe, catholique, un mélange peu orthodoxe mais une carte de l’Europe. Après un passage chez Karl Lagerfeld et dans la Maison Jean Patou, il travaille comme décorateur avant d’être nommé directeur artistique de la maison Balenciaga. Il mit à profit ces cinq ans et demi à ce poste pour redonner  un nouveau souffle, puis créa sa propre marque à Paris en 1997, sous laquelle il a depuis présenté des collections de Haute Couture et de prêt-à-porter.

En même temps, il prit la direction artistique de la marque Italienne Genny, et de 2005 à 2007 celle de Charles Jourdan. Il a aussi travaillé pour de nombreuses marques de prêt-à-porter en tant que consultant.

FAUCHON MADELEINE DE PROUST

À Paris, il y a un nouveau fleuron du luxe pour la marque Fauchon qui se décarcasse pour vous. C’est bien la moindre des choses compte-tenu du nom du propriétaire. Situé dans l’ex-fleuron du palais de cristal au cœur du triangle, face à la Madeleine, là où on ne peut s’arrêter sans évoquer ce lieu d’aisance le plus connu de Paris ouvert en 1905 et de pure style Art Nouveau qui rappelle les fastes de la Belle Epoque. Fermé en 2011, voici quand même un quartier qui renaît de ses cendres avec un hôtel où tous les superlatifs ne seront pas suffisants pour vous le décrire.

Un brunch, le jour de mon anniversaire, au grand café Fauchon, qui est dorénavant le meilleur de Paris en vérité, et le Seigneur des Arnault peut en prendre leçon pour son future « Cheval Blanc » car l’accueil et le service sont dignes des plus grands palaces de la capitale. Read more on …

SERGE MANSAU LA LAMPE D’HELIOS

Depuis longtemps, je rêvais d’avoir dans mon appartement une oeuvre du Maître Serge Mansau. Ce grand sculpteur, c’est un peu comme Picasso, on ne peut pas obtenir de lui une œuvre facilement. Car, même si l’artiste est très prolifique, il ne se découvre pas d’un fil, comme ces hommes tiges qui marchent l’échine courbée, ils ont le nez baissé, non pas pour vous fuir, mais pour tracer leur route. L’homme est sans concession, et si vous ne lui plaisez pas, inutile d’essayer de venir découvrir les œuvres qui regorgent dans sa grande maison de la région parisienne.

Bref, j’étais à Paris chez un fabricant de meubles du nord de l’Europe, « Idées A construire », promenade du dimanche bucolique pour dépenser quelques sous durement gagnés et continuer ma fièvre acheteuse. Quelle n’a pas été ma surprise quand je suis tombé sur la lampe « Ribbon », que j’avais vu en sculpture chez mon Maître préféré. Mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai dégainé ma carte bleue comme une arme de construction massive, et je l’ai achetée immédiatement. Elle trône aujourd’hui dans mon salon autour des œuvres et des flacons de parfums que j’ai déjà du Maître.

LA VOILE HYDRARGYRE

Dans la brise du matin, je regarde cette femme qui va disparaître à l’horizon, un sac sur son épaule qui porte cette charge que certaines femmes s’imposent. Navigante solitaire au gré du vent et dérivant dans la brume, déchirée par une plainte qui ranime parfois l’amertume, j’ai vu l’éclat d’un phare surgir d’un nuage épais, elle sortait d’une boutique dans Dinard pour un petit moment d’éternité.

Par hasard, accostée chez un artisan qui utilise les métiers d’art, là où l’abnégation fait loi, il y a une petite boutique, qui a, un je ne sais quoi, qui donne envie d’acheter, car la résilience, qui y règne provoque en vous l’ivresse d’un calice de gentillesse. Un  sac de toile à bateau ou un trésor de bonheur en échange d’un monde ou d’une idée tellement simple que les marques de luxe, elles-mêmes, regrettent de ne pas l’avoir eue…

ALESSANDRO MICHELE MONO GENRE

Dans la longue histoire du genre animal, ce sont ceux qui ont appris à collaborer et à improviser efficacement qui l’ont emporté, et remerciez Alessandro Michele pour faire bouger les lignes, l’un des plus grands directeurs créatifs de 47 ans pour la maison Gucci nous affirme François-Henri Finaud.

Le changement de la mode masculine a commencé par Michele et cette évolution sismique prédit une décennie de révolte luxueuse. La liste des hommes, qui affluent chez Michele pour des costumes, des mocassins, des babioles et des foulards, semble infinie. En fait, on y trouve des noms aussi divers que Roger Federer, star Suisse du tennis, et Dapper Dan, designer de Harlem et légende du hip-hop. Qui plus est, beaucoup de ces hommes sont tout aussi susceptibles de porter une robe Gucci qu’un mocassin de la maison du Prince de Venise.

LA PORSCHE RICHE DU LUXE PREMIUM

Le constructeur automobile de luxe Porsche s’est hissé au premier rang de la liste des marques de luxe premium devant Louis Vuitton et Cartier qui se positionnent au deuxième rang. Mais je n’ai jamais essayé, il faut le dire, de prendre l’autoroute à 300 Km/h avec un sac Speedy (malgré le nom) ou une Santos.

Porsche ayant augmenté sa valeur de 54 % pour atteindre le chiffre record de 29,3 milliards de dollars US, les groupes Français devraient se poser la question : « comment une marque de plus de 70 ans reste avec une réputation aussi inébranlable et inattaquable ? » Et en lançant le Taycan, la première voiture de la maison entièrement électrique, l’usine de Stuttgart démontre son engagement en faveur de l’innovation et du développement durable, dans une société toujours plus soucieuse de son empreinte sur l’environnement.

BREAKFAST AT TRUMP’S TWISTER

Des diamants sur canapé, et quelque jours auparavant, nous nous étions posés la question de savoir comment le Seigneur puisse supporter la fréquentation de cet inculte de Donald Trump ! Lui qui dit de François Pinault, que le seul diplôme qu’il a, à son actif, est son permis de conduire, on peut donc s’imaginer ce qu’il doit dire de Trump dans les salons feutrés de l’avenue Montaigne.

Rencontrer Donald et pourquoi pas Mickey pendant que vous y êtes ! C’est une torture pour le maître du luxe, mais pourquoi pas un « Breakfast at Tiffany’s ». Il fallait une bonne raison pour que le Seigneur puisse supporter cette intelligence mycosée de Donald. Aujourd’hui, nous avons la raison, le prince veut mettre la main sur le joaillier Tiffany, dont le vaisseau amiral jouxte la Trump Tower sur la 5e Avenue. Voici donc ce mélomane à l’intelligence suprême, supportant les billevesées de ce mono-neuronal du pays le plus puissant de la planète, dans une usine du groupe au fin fond du Texas. Même le personnage de Disney aurait fait une demande au gouvernement américain pour changer de nom…

LA PAÏVA VENUS CRAPULEUSE

Situé sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, ce splendide hôtel particulier fût construit entre 1856 et 1865 pour Thérèse Lachman, alias la marquise de Païva. Courtisane invétérée, la marquise assoiffée de luxe y prenait des bains de champagne et accueillait dans ses salons de nombreux hôtes de marque comme les frères Goncourt, Théophile Gaultier, Léon Gambetta, Ernest Renan ou encore Hippolyte Taine…

On les appelait les cocottes, les courtisanes, les poseuses, les gueuses, les pierreuses, les trotteuses, les grandes horizontales, les asphalteuses, les bitumeuses, les boulonneuses, les gommeuses, les soupeuses, les Venus crapuleuses, mais surtout les putains. Putain tire son origine du putois pour sa mauvaise odeur.

DIOR LA DANSE DES CANARDS

Voici une présentation à Shanghai qui va faire polémique, et malgré que, comme d’habitude, la styliste maison se transforme en pasticheuse de Franck Sorbier, la « Furie » a invité à se faire payer le danseur classique, Sébastien Bertaud, pour chorégraphier la fin de son défilé. Pour une « indécente » de lit, un détail qui pourrait sembler banal, et les béotiens de la mode qui sont légion, d’ailleurs, n’ont rien remarqué.

L’image des groupes est souvent liée aux employés qui le constituent, et après la Chine circoncise de Taïwan, il y a quelque jours, voilà les danseuses financées par Chanel qui défilent pour Dior à Shanghaï. Nous pouvons constater que la maison ne manque pas d’esprit de sécheresse supérieure, des intelligences de surface n’ayant ni passion, ni réflexion, des supposés talents d’un groupe de dessinateurs à l’emporte-pièce. Le problème avec la danse, c’est qu’il faut mieux y aller sur la pointe des pieds, et pour que cela passe inaperçu, pourquoi remettre à deux mains ce que l’on peut faire avec ses pieds. On trouvera toujours dans la maison un bon argument à présenter au Seigneur une réflexion de « Millepied » pour de la danse, cela fait sens.

GUEULE DE BOIS EN HÉBREU

Bref, la carte et ses intitulés du menu gravés sur la stèle de Mérenptah ou « les tables de la swag », et qui laissent place au mystère, pour un voyage avec des saveurs qui étonnent, et décontenancent inexplicablement. « Glace à l’orange et au za’atar » avec un « saumon gravelax » passé dans de la vodka et les épices exclusivement de Sion ou un œuf mariné au thé noir accordé avec du tahiné « sésame ouvre toi ! » « Célèbre en Israël » me dit la Gogo danseuse qui m’accompagne, le Saumon il est « Grace Lax » (comprenez de L.A.X. croyant qu’il était produit sur les pistes de l’aéroport de Los Angeles, connu comme le houblon! Une Jolie sélection de vins qui sort des frontières et concernant les frontières, ils s’y connaissent pour faire bouger les lignes, mais chacun sait qu’avec la bitumeuse qui m’accompagne « l’alcôve tue lentement ».

DIOR ET LE CRACHEUR DE PERLE

En effet, interrogé par un étudiant sur les raisons de la disparition de Taïwan sur la carte, le représentant de Dior a répondu : « Je pense que c’est peut-être parce que l’image a été mal coupée ou l’île de Taiwan est trop petite pour apparaître. Quand notion de géopolitique n’oblige pas – les jeunes sont ainsi – inculte et façonnent un univers à leur image, hermétique à la moiteur du cul, pour préférer la culture du moi.

Cette intelligence mycosée, probablement diplômé de l’école Pascal Marant, a ensuite expliqué de façon plus que douteuse qu’il faisait une différence entre la Chine continentale, Hong Kong et la région de Taïwan, en soulignant que les marchés de Hong Kong et de Taïwan ne sont pas dans les régions dont il a la gestion. Mais demeurer ferme en l’erreur, c’est errer deux fois.

L’étudiant chinois qui, lui par contre, connait la géopolitique, ajouta : « Oui, je comprends que vous gérez la Chine continentale, mais votre carte indique la Chine globalement. Je crois toujours que vous devez inclure Taiwan sur votre carte. C’est comme si vous parliez de la maison Christian Dior et que vous ne mentionniez pas le Maître de Granville, le créateur de la maison. En tous cas, en voilà un, qui va se retrouver au courrier de la maison des erreurs 404 pôle emploi…

ELEPHANT STARR

Les armes les plus puissantes de l’amour sont la douceur et l’esprit, et hier, vous nous avez montré de la douceur dans la vertu, car la vertu sans douceur n’équivaudrait qu’à un appât sans hameçon. Hameçonné, en effet, nous l’avons été, à l’image de la femme à côté de moi où je pus percevoir une larme perlée au coin de son visage. J’espère que vous m’en rendrez raison un jour d’avoir ému celle que j’aime éperdument. Vous êtes tous les deux à la fois douceur comme le miel du pays du cèdre, et pour que celui-ci nous submerge vous rajoutez un peu de raffinement et un monstre d’humanité, Joey « Starr » un nom qui décidément n’est pas usurpé.

Le destin de John Merrick, le monstre Londonien dans le corps d’un géant, qui crevait l’écran de sa sensibilité déjà dans « Police », une bête sacrée qui interprète un monstre, mais de mansuétude. La pièce du dramaturge américain Bernard Pomerance, qui avait, dès sa création en 1977, installé le principe d’un acteur sans maquillage ni prothèse, nous raconte le mépris commun des conventions sociales, avec un clin d’œil à Whitechapel et Jack The Ripper qui se regarde dans la glace pour apercevoir le portait de Dorian Gray, joué par l’excellent Luc Bruyère. Read more on …

GUCCI ELIXIR PHILOSOPHALE

Du latin elixir emprunté à l’arabe ibérique médiéval «pierre philosophale» et du grec ancien xêríon («poudre siccative à mettre sur les blessures») siccative est une substance qui joue un rôle de catalyseur en accélérant le séchage.

Voici donc l’Élixir de la maison Gucci, « mémoire d’une Odeur » pour slogan et qui réalise une nouvelle famille olfactive. Suis-je atteint d’anosmie, où le chimiste apocryphe nous donne une arôme dont le sillage est composé d’ingrédients inattendus : camomille romaine, jasmin corail, muscs et accords boisés, dans un flacon de la couleur originale du verre de la même couleur où autrefois à Pompéi les carafes se faisaient cépage de notre ivresse.

CHANEL A L’OPÉRA DU MÉPRIS

Fort de constater que les incultes aujourd’hui sont légion! En effet, l’Opéra de Paris a rendu hommage a sa façon à Serge Lifar et réhabiliter au sein du patrimoine chorégraphique est-ce bien raisonnable! L’homme le plus controversé d’après guerre et le mélange de genre entre Coco Chanel, grande amoureuse de la collaboration « artistique », n’a étonné personne ! Un instruit aura probablement glissé l’information dans les mains d’une « Dir Conne » inféconde à la culture.

Il faut savoir que quand la France signa l’Armistice en 1940, Lifar fit le choix de la collaboration en devenant un grand ami du parti nazi. Il devint l’une des « vedettes » de la vie culturelle et mondaine parisienne, et vingt fois sur le métier il remet son outrage, entre officiers allemands et collaborateurs qu’il côtoyaient, il félicita l’Allemagne après la prise de Kiev.

MARINE SERRE PARIS 2020

À Longchamp, la semaine dernière, ce ne fut pas la marée noire comme Marine Serre l’avait promis, mais plutôt la Marine Noire, et en plus de la pluie qui s’est effondrée sur Paname comme le ferait les nouveaux produits du groupe LVMH, voilà la créatrice adoubée par le Seigneur des Arnault pour qui on a sorti le tapis rouge, et qui nous déroule son tapis noir de mazout.

Se voyant offrir Longchamp avant Dior, le maître de Granville en aurait été tout retourné. Et tout cela pour une collection bien morne malgré tout l’argent dépensé et les conseillers de la Dame du Châtelet…

UNE CHOUPETTE SUR UN TOIT BRULANT

A force d’inviter n’importe qui on finit par avoir n’importe quoi ! A l’image de cette Youtubeuse qui rentre sur la scène du show de Chanel pour venir faire, je ne sais quoi, dans une tenue qui n’est même pas un tailleur de la maison ! C’était hier sur les toits de Paris et en même temps sous la coupole du Grand Palais, dans la cité mère de la mode, le Paris solennel où un tourbillon éphémère de la création tournoyait autrefois autour de ces appentis recouverts de ce zinc éternel ! Et quand Paris se met à l’ouvrage dans sa forge aux mille clameurs, Chanel garde, sans y croire, les faisceaux et les encensoirs du festin de jadis, et tente de redresser une gloire déjà éteinte.

Voici la Babel pour toutes les femmes de mode, et surtout les toits de la rue Cambon pour prendre de la hauteur. Ville où un orage de tissus peut envelopper une Fashion Week qui, nuit et jour, réveille les géants de la couture, avec des peaux qui bruissent le lion, alors que certains ne sont que des descentes de lit. Je n’en crois pas mes yeux nous qui avions cru que Corinne serait viable, mais en réalité elle reste Viard.

MARGIELA INGLOURIOUS BASTARDS

Une nostalgie étincelante des années 40 avec une vision perverse se « Mami fesse ». de l’infirmière celle que l’on appelait ces « anges blancs » qui ont donné de leur temps et toute leur énergie pour transporter les malades, les soigner et les accompagner sous les bombes. Au fur et à mesure que les souvenirs sont filtrés par le temps John Galliano, directeur créatif, veut se lancer dans ce processus d’élaboration des codes des années 40 en les remaniant avec un langage à l’ère du numérique.

Le passé, le présent et l’avenir reconnectés aux infirmières et aux officiers de l’armée des années « Lili Marlène ». Montage et démontage de la garde-robe des habitués de la taverne du film « Inglourious Bastards » : le trench en cuir militaire se transforme en corset, une veste Perfecto élargie pour les nonnes modernes et des robes féminines volantes pour les artistes de Marlène Dietrich.

La touche du créateur et la maîtrise de l’atelier dans la construction des modèles sont toujours parfaites. John nous parle du fond d’un rêve comme une femme qui parlerait au passé, ses robes flottent comme des flots sans nombre que captive son destin et qui couvre sans éteindre son cœur toujours vaillant…

LANVIN ART ÉPIRRHÉME

La Fashion Week est ainsi imprévisible. C’est dans les jardins du quai Branly là où actuellement on vous propose une exposition « Palace Paradis » sur les offrandes funéraires en papier à Taiwan, espérons que cela ne soit pas un ‘bigre de papier’, pour la présentation qui se joue pour la maison Lanvin.

J’avais bien pensé qu’au quai Branly, j’aurai rencontré quelques branleurs, et effectivement les décolorés du cerveau étaient au rendez-vous , et c’est goutte-à-goutte que les mannequins commencent à défiler devant nous, et la pluie redoublant, nous nous nichons sous des parapluies transparents au logo de la marque et dans des imperméables en plastique prêtés pour la circonstance (bonjour le fashion pact!!), et qui laissait transparaître notre énervement devant ce temps de chien.

Les aficionados d’ailleurs commencent a se plaindre à Pascal Marrant car la pluie qui tombe en cascade abîme leur téléphone portable et leur tablette, sans penser un instant que cette pluie salvatrice rendrait les agriculteurs aussi heureux que les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux.

YSL DE L’OMBRE A LA LUMIÈRE

De la Conciergerie, nous quittons notre restaurant pour longer le fleuve. Sur les quais résonnent les bruits de la nuit de Paname. Le jeu de lumière des bateaux mouche a balayé mon cafard de cette journée si morne. Un faisceau de poudre bleu au loin vient du palais de la folle de Chaillot. Une odeur d’opium se fait sentir à l’arrivée de l’espace que le prince de Venise a réservé devant la tour « effet », que regardent deux japonaises devant moi comme un bonbon.

La foule est impressionnante pour voir la collection de Vacarello. Je regarde l’espace un bref instant et l’absolue vérité du monde de la mode me saisit. L’implacable obscurité du temps en attente d’un monde exsangue de la vraie vie qui est en sursis encore pour un instant. La lumière de la scène se fait rayon de lumière et monte dans le ciel comme pour rivaliser avec la Dame de Fer. Un premier mannequin sort des rayons blancs pour une collection bien noire, qui elle n’illuminera pas Paris, mais dans un style plus proche à chaque fois du Maître d’Oran …

LES 2 AU COIN CAFÉ FLEURISTE

Un restaurant à l’angle de la rue de La Lune, pour rêver un peu, cela ne s’invente pas ! Des artisans amoureux des plantes, qui n’avaient jamais pu vivre de leur métier car les amoureux qui ne sont plus légion, n’apportent plus depuis longtemps des fleurs à leur bien-aimée. Voici l’endroit le plus charmant et le plus romantique de la Fashion Week de Paris. Arrivant rue du Beau Regard, je descends tranquillement la petite ruelle qui va m’emporter jusqu’à ce cocon qui fait que, de temps en temps, la ville de Paname peut arrêter sa course.

Un café-fleuritophile né de la rencontre de deux  passionnés ; à la cuisine, c’est Viktor, et pour la botanique, Christophe. Voici un voyage sur une rivière calme, sortie ce jour-là pour tromper l’attente de la nuit calme comme un théâtre sans acteur, et regardant par la vitrine ce ciel de Paname gris mais enrichi d’étoiles qui apparaissent peu à peu, comme un balisage du divin vers ce lieu d’un autre temps…

DES ÉCRIVAINS DE L’ŒIL

Vouloir fixer son image fugitive dans un selfie est une chose possible, mais le désir d’y aspirer est déjà faire insulte à Dieu, car l’homme ou la femme ont été créés à l’image de Dieu et aucune machine humaine ne peut fixer l’image de Dieu, même pas le selfie des beautés périmées de la télé-réalité. Le Iphone, machine à fabriquer des génies d’intellectuelles au repos, voudrait entreprendre de se croire plus malin que le Créateur de l’Univers. Il faut clairement leur expliquer combien l’humanité serait vaine et qu’elle perdrait son salut, dès lors que chacun pourrait reproduire sa propre image dans un miroir à la douzaine.

Mais, grand Dieu ! Où sont ces photographes de génie : les Peter Lindbergh, Irving Penn, et Consorts ? En fait, nulle par ailleurs que dans les bureaux des directrices du marketing, qui terrorisées par la nouveauté, pourraient mettre en danger leur place de princesse de hallux à accepter un changement en dehors de leur compréhension. Elles brident les maisons par une vision sans création aucune.  Des dindes non fourrées méthaphoriseuses de photos ampoulées, grandes diseuses de savoir dogmatique et « pré connes niseuses » liées à des attachées de peste qui pensent que le mieux c’est le bien d’autrui.

Bref, la lie de la société qui aurait mieux fait de travailler au tri des déchets de la ville de Paris où elles auraient eu beaucoup plus de succès à laisser passer les agitateurs d’idées. Faire des écoles de connes pour singer des outils à produire des céphalos abstinentes qui ne connaissent que des pauvres par leurs propres études et qui, par surcroît, n’ont certainement jamais été dans un musée…

LA GUERRE DU LUXE SINO-AMÉRICAINE

La guerre commerciale sino-américaine est en cours et les tensions géopolitiques en Asie de l’Est ainsi que les protestations incessantes à Hong Kong font craindre que les marchés chinois s’effondrent pour les secteurs de la mode et du luxe. Et même si ces tensions politiques font craindre une récession aux États-Unis, la consommation publique en Chine continue de croître rapidement, à mesure que l’urbanisation déplace de plus en plus de Chinois vers la vie urbaine et qu’un bon pourcentage d’entre eux passent dans la catégorie des revenus moyens. Entre-temps, le paiement par le mobile et les médias sociaux ont permis aux marques d’acquérir plus facilement que jamais de nouveaux clients à travers le pays.

Le chiffre d’affaires annuel d’Alibaba a bondi de 51 %, tandis que son rival JD.com a enregistré un chiffre d’affaires net et un bénéfice record au deuxième trimestre. La Chine reste le principal moteur de la croissance de la plupart des marques de mode et de luxe. D’ici 2025, les consommateurs chinois représenteront 40 % des dépenses mondiales du luxe…

PRZHONSKAYA KIEV 2020


Voici la « Brève Fashion Week ! » Et pour faire suite à votre email de désapprobation de notre article, nous avons pensé que nous allions avoir du sang, pour, au final, n’avoir que son infusion ! Et nous nous sommes dits, quel est cette trempe d’esprit extraordinaire qui chauffe toujours et qui ne cuit jamais, gonflée des idées d’autrui et de ses préjugés. Mais, cette volonté de créer un monde délétère, sombre, et, surtout proche, très proche du relâchement bruyant des facilités qui réduisent notre société au bruit assourdissant du banal, ne nous fait malheureusement pas rire. Read more on

UN TIGRE DE PAPIER

Support d’écriture et transmetteur de mémoire, le papier s’impose à nous comme une évidence, et on ne le sait pas forcément mais cette invention est chinoise, et c’est seulement au milieu du XXe siècle, que nous pouvons lui donner un visage, et c’est celui de Cai Lun, chef des Ateliers Impériaux, mort en 121 vénéré en Chine comme patron des papetiers. C’est une invention toute aussi décisive que l’imprimerie de Johannes Gutenberg quoique moins spectaculaire. L’histoire chinoise de l’écriture et de ses ancêtres fut des nœuds de corde, des craquelures d’os brûlés, des carapaces de tortues sur lesquelles on lit l’avenir, des lamelles de bambous, et des tablettes de jade des Empereurs…

Mais, le bambou étant trop lourd, et la soie trop chère alors Cai Lun, rentré au service de l’Empereur Ho en 75, se met au travail, et il a eu l’idée de recycler des matériaux d’origine végétale, moins nobles et plus légers, « écorces, chanvre, mûrier, chiffons, filets de pêche » et présente son invention en 105 à l’Empereur.

BIRKENSTOCK ET CIE

J’aurais souhaiter pour cet article avoir bon pied bon œil, et bien voilà une petite entreprise familiale fondée en 1774 par Johann Birkenstock qui ne commencera réellement son développement qu’un siècle plus tard (le ciel peut attendre !) C’est en 1896, que Konrad Birkenstock dessine la première chaussure quasi orthopédique et vend aux professions médicales. Alors que la sandale des beaufs est ainsi lancée, elle deviendra la chaussure la plus reconnaissable de la planète et voilà son histoire. Les Bimbos de la mode ayant trouvé chaussure à leurs pieds les adorent pour leur sexe-boy. « Pourtant, c’est moche, ça ne va avec rien disait Karl. Elles sont laides à faire avorter une princesse de Bavière ».

Malgré tout, son expansion est phénoménale. Toutefois, la marque ne parvient pas encore à toucher les États-Unis, (même les Américains n’en voulaient pas, c’est vous dire !) Mais, en 1966, lorsque l’entrepreneuse, Margot Fraser « la reine », une erreur de la nature qui lui avait donné la violence du mâle dans un organisme féminin, découvrira les effets bénéfiques de ce produit allemand. Un grand pied pour elle et ainsi elle ouvrira une filiale aux USA.

UN PARFUM NOMMÉ CÉLINE

Voici un nouveau projet signé Hedi Célinemane pour la maison Vipiana, un parfum du soir, qui ne sera pas de Paris « trop au lit pour être honnête ». Une première, comme annoncé sur Instagram, baptisée, Parade, Saint-Germain-des-Prés, Dans Paris, Cologne Française, Bois Dormant, La Peau Nue, Rimbaud, Eau de Californie, Reptile, Black Tie et Nightclubbing, tout un programme ! Au seul nom de Rimbaud, d’ailleurs, les muses de la maison, les « front-raw » de bimbos de la télé-réalité se seraient esclaffées : « Rimbaud ! Le meilleur rôle de Sylvester Stallone. Celui de la Belle au Bois Dormant serait à base de chloroforme.

Vous l’avez compris, il ne s’agira pas d’une fragrance unique mais d’une collection baptisée « Céline Haute Parfumerie ». Enfin, quelque chose de « Haute » dans cette maison ! Depuis le « Kors » de son esprit, la maison, en présentant un moule en fonte poli-miroir de Pochet et du Courval ou St Gobain Desjonquere, avec l’intention de nous faire croire que ce moule ainsi que la pollution générée par la fabrication du flacon serait produit dans un environnement non saturé de pollution chimique, aseptisé et propre, une galéjade !