MASUMOTO, LE MUST DU QUARTIER

Naoto Masumoto était aux fourneaux, pour une cuisine au croisement des terroirs nippons et européens. Un concert de cuisine qui se nourrit d’une large gamme de notes, en témoignent notamment le risotto aux algues aonori, Saint-Jacques grillées ou encore la poire en gelée de uméshu, coulis de kaki, et glace à la fleur d’oranger. Tout un univers ! Un franco-japonais minimaliste en « live », pour un résultat final comme une plongée au pied du Fujiyama.

GIVENCHY ET CARTIER DE WINDSOR

Comme à son habitude, le prince du Luxe a manœuvré adroitement en recrutant la créatrice britannique, Claire Waight Keller, appelée en France la Demoiselle d’Avignon, pour que la Duchesse de Windsor porte une robe « Givenchy » à l’occasion de son mariage ; particule de l’argent oblige. C’est Monsieur Hubert de Givenchy, couturier aimé des stars et qui habillait les princesses « Auburn », qui aurait été heureux de voir son nom briller parmi les étoiles. Comme usuellement, la maison des Windsor a choisi son joaillier préféré Cartier pour offrir à la mariée, la plus célèbre du monde, un bracelet et des boucles d’oreilles car les diamants sont éternels et ne seront pas sur canapés. Cartier remporte ainsi le sésame le plus profitable de la galaxie des nababs.

IL ÉTAIT UNE FOIS LA CHARENTE D’AISE

De la Charente, nous connaissons son pinot, son fleuve, ses plaines à perte de vue et, si vous avez grandi en Charente, alors vous connaissez les vraies Charentaises. Mais, c’est bien ici, quoi qu’en disent les « Parigogos », qu’on connait le vrai nom du pain au chocolat, la chocolatine, et rien d’autre.

Cette pantoufle, qui est apparue au XVIIème siècle, a une histoire directement liée à celle du sabot, car, dans les campagnes, autrefois, pour rendre cette « poulaine » du jurassique plus confortable, les cordonniers-savetiers enfournaient les rebuts de feutres utilisés pour les pèlerines de la Marine Royale …

ANNA WINTOUR DE PISTE

Anna Wintour, la papesse de la mode, la souveraine infaillible des Mags, le bescherelle de la « fashion » qui donne ses règles au rythme de ses menstruations. La légende de la Marie-couche-toi-là de la culture pop, la terreur des faubourgs de l’industrie du luxe que personne n’ose affronter. La femme, la plus aimée, mais aussi la plus détestée des créateurs, vous invite à dépenser 275 000 $ pour une table au Met Gala. Invité à payer au Met, néanmoins, vous ne choisissez pas votre robe ni vos ‘sex Boys’ de la soirée car chaque détail doit être approuvé par la diablesse, qui elle ne s’habille pas en Prada, montrant ainsi sa grande influence sur les puissants de la planète Mode.

KARL JUST IN TIME WITH SWAROVSKI

La marque du Dandy poudré a conclu un accord de licence avec la marque Swarovski pour la production de ses prochaines lignes horlogères. Produites par le groupe « Fossil » jusqu’alors – « Drôle, non ! – Voici une nouvelle vie pour l’Allemand le plus Français de la mode. Les montres griffées Karl Lagerfeld seront désormais entre les main de Swarovski, le seul cristallier qui ne produit pas de cristal à 18%. Les deux marques n’en sont pas à leur première collaboration, puisque le spécialiste du verre « très polie » était déjà en collaboration avec les bijoux Karl Lagerfeld, de faux diamants pour une vraie impression, avec une fausse couture. It makes sense.

SANTOS TIC TANK

Dans certains dîners, là où les Nabilla se pâment comme des poules en rûte, je pose délicatement ma main sur la table et, par un très léger mouvement du poignet, j’essaie, par jeu, de sentir le balancier interne qui égraine les secondes de ma vie. Mais, en vain, car cet objet de précision arbore un silence plus grand que si vous étiez au cœur d’un Parc Naturel de l’Ariégeois ; le silence est l’âme des choses.

Lorsque le temps s’emballe, au fur et à mesure de la journée qui passe, celle-ci bat la mesure et explore les minutes qui s’écoulent. Les engrenages s’entraînent et instaurent le rythme de ma vie comme si j’avais à mon poignet un microcosme solaire. Le tapage de la ville qui m’entoure ne vient pas perturber le temps silencieux qui s’égraine doucement et moelleusement dans ce boîtier étanche.

ADELINE ZILIOX

Quel ravissement et quelle poésie ! Grâce à Romain et à son accueil au « Dress code Hôtel », nous avons pu rencontrer un « Talent Aiguille ». Sa création est faite de transparence mais aussi de sensualité comme ces statues qui ornent les temples d’Angkor. Des fleurs et du romantisme avec l’amour en signature « Urban Chic » avez-vous dit ? J’aurai plutôt dit « envoûtant Chic ». Dans ses collections, Adeline Ziliox ne se limite pas à un style ultra féminin et intemporel mais donne de la sensualité en abondance pour une couture qui se conjugue au féminin.

Eveil de mes sens ; des sens sens dessus dessous qui me chavirent de trouver un style sans vulgarité, et qu’elle laisse simplement s’exprimer en donnant la parole au corps de la femme qui la porte.

MODE ET FEMMES ENCEINTES DANGER

La grossesse n’est pas une excuse pour négliger son apparence. Vous pouvez, quand même, porter des choses sexy et votre nouvelle poitrine, qui va doubler ou tripler de volume, mérite d’être montrée, et cela pour le plus grand plaisir de votre époux ou de votre amant. C’est selon. Ce dernier pensera retrouver le sein maternel : des seins de porcelaine.

Je me souviens de ses seins qu’elle arborait dans son bain chaud et moussant, en appuyant sa tête sur la baignoire avec une pose pleine d’abandon comme un Degas. Ses seins flottants avec une étrange gravité, j’ai contemplé son absence puis, soudain, rassemblés au cœur de l’eau froide se dresser comme le Fujiyama.

HOTEL DE MODE

Connaissez-vous Stéphanie Coutas ? Et, pourtant, pour ceux, qui ne sont pas invités aux grandes messes de la Fashion Week Parisienne, ils peuvent s’en imprégner en venant  au Dress Code Hotel faire un plongeon dans la mode et dans le spa privatif, havre de sérénité et de relaxation à une marche de l’Olympe, mais surtout, de l’Olympia. La créatrice donne son style néoclassique et contemporain avec une pointe de Fenshui Zen, l’acupuncture de l’habitat.

Un quatre étoiles, qui se fait six dans le biotope urbain, qui vous fait plonger dans la chambre de Jean-Paul Gaultier, Dior ou Chanel, en lieu et place de l’ancien siège du Prêt-à-Porter de la couture Parisienne, un pure hasard ? La French Touch associée à …

A MADAME KARDARSHIAN

Voici pour ceux qui pensent que ce métier n’est seulement que du marketing alors que c’est en fait de la poésie et, voici un exemple de ce que vous auriez pu dire sur ce métier, Madame « Karda-chiante » :  si vous aviez eu un peu plus de lettre et d’esprit. Vous confondez votre séant avec le culot d’une bouteille, alors que nous parlons d’un flacon réalisé par un Maître verrier.

Le parfumeur, perdu dans ses combinaisons, méditait, en allant le long de la rue Saint-Honoré, sur son duel avec l’huile de Macassar. Il réfléchissait aux étiquettes, à la forme de ses flacons, calculait la contexture du bouchon, la couleur de ses futures affiches, et l’on dit qu’il n’y a pas de poésie dans le commerce  !

KIM KARDA KOSMETIC K.K.K

Kim Kardashian, toujours avide de scandale, et surtout, depuis que la star des réseaux sociaux a posté sur son compte Instagram des photos de son corps totalement nu et peinturluré de crème blanche pour promouvoir son nouveau parfum KKW BODY, un vent de polémique souffle. Oui, le monde entier est habitué à voir ses courbes sur la toile, mais est-il prêt à avoir le corps de la star sous forme de flacon dans sa salle de bain ? Pas si sûr. Surtout qu’elle est accusée d’avoir voulu copier l’un des best-sellers de la parfumerie, celui de Jean-Paul Gaultier.

La fragrance joue avec des notes de pêche, de « Jas-mains, jeu de vilain » ainsi que d’ambre doré. « Shocking » aurait dit Schiaparelli.

VIN DES PYRÉNÉES

Le restaurant « Vins Des Pyrénées » est sur deux étages. Vous y trouverez un accueil chaleureux – « trop robot pour être vrai » – mais à 39 € la bouteille de pouilly fuissé, on ne sort pas pour aller « pouille-y-fumer » dans la rue. Deux femmes de l’île de Lesbos « indécentes de lit », à côté de nous, s’embrassaient, à bouche que veux-tu, avec pelotage de buste et de foufoune en « prime time », faisaient de moi le spectateur involontaire d’un film érotico-lesbien, phénomène de société et excitation assurée. Toutefois, nous n’étions pas là pour cela, mais, seulement, pour l’ébranlement de notre palais, un point c’est tout.

PERSOL, POUR LUI SEUL

L’histoire de Persol commence en 1917 en Italie à Turin quand le photographe et inventeur, Giuseppe Ratti crée l’entreprise « Ratti » pour fabriquer des lunettes de protection pour les pilotes de courses – Fiat oblige. Giuseppe Ratti veut des lunettes avant-gardistes. Il est rapidement sollicité par l’armée qui adopte le modèle « Protector ».

Puis, la popularité des modèles de lunettes, qu’il invente, s’étend auprès des civils. La marque devient internationale lorsque les starlettes et stars adoptent cet accessoire de mode indispensable à leur look. Riche de treize ans d’innovations, « Ratti » devient Persol en 1930.

SAUDI ARABIA’S FASHION WEEK

Bien que Roberto Cavalli ait annulé à la dernière minute sa venue à l’occasion de la semaine inaugurale de la semaine de la mode en Arabie Saoudite, celle-ci s’est déroulée malgré tout. Désireuse de prendre part au monde de la mode européenne et mondiale, elle avait également invité Jean Paul Gaultier qui a accepté d’être l’invité d’honneur de cette semaine arabe à Riyad. Le montant de ses honoraires n’a pas été communiqué. L’Hôtel Ritz Carlton sera l’écrin de la manifestation. Mais Riyad a un plan plus ambitieux avec le  prince héritier Mohammed bin Salman qui a baptisé son nouveau projet « Vision 2030 », qui vise à diversifier l’économie du pays, tributaire du pétrole, et ainsi développer de nouvelles industries.

Souvent désigné sous le nom de MBS, cet homme de 32 ans vient de terminer une tournée mondiale pour émuler ses nouvelles idées pour l’économie saoudienne. Ces rencontres avec des entreprises de la Silicon Valley comme Facebook et Apple, par exemple, ont fait la une des journaux du monde entier.

BALMAIN CITY OF NIGHT

Olivier Roustaing, le designer, aussi appelé « deux semaines d' »Esmod, cela suffit », vient d’ouvrir sa première boutique à Milan, et lundi, un grand nombre d’aficionados se pressaient sur la célèbre avenue de Montenapoleone, choisie par le designer car « Monté » lui rappelait de bons souvenirs sur son périple en quête de notoriété en Italie.

En effet, le petit caporal de la mode a ouvert ses canapés de salon à un concept baptisé « The City of Lights » faisant référence au fameux film où l’action se déroule à Londres.

PRIX HOMME DINAN

C’est le prix Apparel Sourcing Paris qui, d’après les rumeurs, a fait l’unanimité du jury de Dinan, et c’est les Coréens Hosik Yoo et Soohyn Park qui remporte le prix sans aucune contestation. Un uniforme en cuir de pilote, prouesse de trompe-l’œil, démonstration de l’excellence signée des deux jeunes issus du sud de la Mandchourie un millier d’années passées.

La combinaison d’aviateur ou style smoking du laborieux de St-Exupéry, un « vol de nuit » qui n’a pas échappé à Franck Sorbier président du Jury.  Splendeur d’une mer de nuages, la nuit, comme un moment d’éternité au théâtre des Jacobins, perdu parmi les constellations. Ils tiennent encore le monde dans leurs mains et, c’est celui de la mode. C’est le poids de la richesse humaine, une étoile montante, un trésor qu’il faudra bien rendre au public contre sa pudeur nouvellement volée.

UN LUXE CAIMAN PAREIL ?

Le terme Alligator proviendrait de l’espagnol “el lagarto” signifiant «le lézard», et contrairement au crocodile, le grain de l’Alligator est pur et sans tâche. L’Alligator n’existe seulement qu’aux États-Unis, au Mexique et en République Populaire de Chine, contrairement aux différentes espèces de crocodiles que vous trouvez dans le monde entier. Avec un grain durable et parfaitement symétrique, il fait le plaisir d’un bon nombre de Maîtres d’Art, mais aussi d’hommes et de femmes qui apprécient le beau, et cela, croyez-moi, ne fait plus vraiment légion.

QUATRE CONSOMMATEURS DU LUXE

Le premier consommateur, « L’esthète », il attache une importance particulière à la beauté de l’objet, à l’excellence, au raffinement, à l’authenticité des produits ainsi qu’à l’expérience unique conférée par sa fabrication. Le luxe, pour lui, renvoie à l’art de vivre et à la distinction qu’il confère.

Le deuxième consommateur, « L’adepte « , valorise essentiellement la sensualité des produits et leur créativité. Ils sont des clients soucieux d’exprimer leur personnalité, de montrer leur individualité, notamment par des choix les mettant à part, dans une catégorie au-dessus des autres du fait de leur originalité.

UNE PÂTE DE VERRE

C’est un matériau à partir duquel on produit des œuvres uniques et en édition limitée. Juli, que j’ai rencontrée, n’ait que maîtrise de la main : une « patte de chair » pour une pâte de verre. Mais, quelle est cette matière nommée de ce nom barbare « Pâte de verre » qui comporte des bulles et qui prend à la lumière un aspect cireux, mat, semi transparent ou dépoli, c’est selon. Son grain de peau est particulier, évoquant le velours d’une pêche, le satin d’une peau délicate ou la douceur d’une femme sortant d’un bain de lait d’Ânesse. La lumière lui offre toute une gamme de jeux optiques et le spectre des couleurs et des épaisseurs de la matière rayonnent de reflets qui feraient pâlir un nuancier Pantone.

UN MENSONGE ORDINAIRE

Cela a été une grande désillusion pour les élèves de troisième année à qui on avait promis que le rapprochement des écoles de la Chambre Syndicale avec l’IFM ne viendrait pas affecter leur quatrième année. Or les écoles avaient besoin d’une année pour restructurer le nouveau cursus du grand conglomérat de l’enseignement du rasoir et de la machine à produire des animaux savants de la couture Française.

C’est Pascal Marrant qui s’y colle. En bon économiste, il prépare un discours de florentin, si policé, pensant que son intelligence devant les élèves de troisième année sera suffisant pour cette opération de camouflage. Il n’en a rien été du tout. Certains voyant arriver la supercherie lui feront rendre gorge de les prendre pour des incultes inintelligents et imbéciles.

USINE A GAZ ET PESTES DE PRESSE

Une célibataire endurcie se réveille la bouche pâteuse d’avoir trop bu l’avant-veille après sa 1250ème soirées de speed dating, afin d’espérer trouver, enfin, le prince charmant ! Les cheveux en bataille et gras, cette célibataire endurcie sillonne son appartement (15m²) pour atteindre sa cuisine dévastée par la vaisselle qui stagne depuis 15 jours. Elle trouve enfin une tasse à café à moitié propre ! Après avoir bu ce nectar «eau de vaisselle», son cerveau, à la vitesse usuellement lente, se met à s’activer sous l’effet du Paic (citron ou pas) qui avait coulé dans l’évier. Et merde, se dit-elle d’un ton si distingué, j’ai oublié que c’était aujourd’hui la présentation de la collection de mon nouveau poulain…

BAIKEN GERMANO-TRIP

Obtenir une table chez Baiken relève de l’exploit car il y a une grosse demande, et avant d’entendre à l’autre bout du fil «hallo», puis le « ja », il faut téléphoner plusieurs fois pour avoir gain de cause, numéro de passeport, heure d’arrivée, etc.. la précision, toute germanique, qui fait que j’avais ramené ma carcasse et ma blonde « chambre froide » et yeux bleus pour le décor environnant et passer inaperçu, un voyage pour une version riesling portée à maturation à la limite de l’accident ménagé alcoolique mal déguisé.

La table de Baiken, c’est simplement dans les vignes de Baccus à 30 minutes de Francfort, pour un germano-trip qui se voulait gastronomique et qui a été « maestronomique ».

CORNET DE SAINT CYR

Les Galeries Lafayette viennent de nommer Clara Cornet comme directrice de la création et du merchandising du futur flagship sur l’avenue des Champs-Elysées. Clara, qui travaillait aux Etats-Unis depuis cinq ans chez Opening Ceremony et The Webster, dirigera le nouveau grand magasin parisien et nous l’espérons en mieux que Claudine Verry qui se permet des remarques sur des articles de journalistes du groupe au lieu de s’occuper de ses rayons.

« Dans le cadre de ses missions, Clara Cornet aura pour responsabilité de choisir des marques et des produits exclusifs. Elle sera également responsable de l’identité visuelle et du contenu du magasin Elyséen qui ouvrira ses portes en 2019… »

BRÈVE DE MODE

« Vous vous trouverez sans argent, mais les femmes vous sont bénéfiques et c’est par elle que vous réussirez. » Le cœur tremblant, le jeune garçon écoute avec attention la chiromanciennes. Nous sommes en 1919, il vient de fêter ses 14 ans. De retour chez lui, l’énigmatique phrase résonne encore dans sa tête.

Celui-ci sera à l’origine de l’un des plus prestigieux parcours du monde de la mode et les superstitions rythmeront le destin de ce petit garçon nommé Christian. C’est en 1946 près de 30 ans après cette rencontre que le petit devenu couturier traverse une période d’intérrogation. Il envisage d’ouvrir sa propre maison de couture, une nouvelle étape qui peut s’avérer risqué… READ MORE