WATCH DAY PAS A L’HEURE

Les « Geneva Watch Days », organisées par quelque labels horlogers indépendants haut de gamme, ne seront pas à l’heure, un comble ! Et donc reprogrammées du 26 au 29 août. Les organisateurs espèrent que ce report, dû au « Covid-19 » renvoyé par des mouvements de population qui eux n’étaient pas Suisse. Au contraire, cela permettra de donner plus d’ampleur à l’événement en attirant des participants Chinois et Sud-Coréens en plus des grands acteurs européens. Le « Lac des Connes » sera rempli d’influenceuses plus bitumeuses que minuteuses, et « la Chaux-de-Fonds »  deviendra la chaux de pisse, un Must de quartier.

L’idée de se regrouper pour que les détaillants et les médias puissent se rencontrer pendant quelques jours au lieu de se rendre dans divers road-trips et grandes messes de l’horlogerie dans plusieurs villes d’Europe sera une lunette grossissante de l’événement qui verra un tourbillon de nouveautés mis en valeur par la diversité des métiers d’art suisse de l’horlogerie. Mais, qui se laisse repousser par l’heure verra l’heure se soumettre à lui.

EDMOND ROUSTEING CYRANO DE BRIC-A-BRAC

C’est l’incertitude qui nous charme, et tout devient merveilleux dans la brume du vent de sable. Balmain, par l’intermédiaire de Rousteing, prêche dans « le désert des têtards », pour une collection sable destinée aux catins de supermarché. Mais, à quoi bon remettre à demain ce que l’on peut faire à deux pieds ! « Quiconque qui a connu la vie saharienne, sait qu’en apparence elle n’est pas que solitude et dénuement.

Or nous voici pour la première fois, à bord d’un rafiot grouillant de passagers entassés les uns contre les autres ne connaissant rien au désert, pas plus à la couture d’ailleurs. Nous sommes bien contraints de reconnaître, que le « coutumier » de la maison « Bastaing » qui voudrait bien être appelé couturier, ne propose pas plus que le vide sidérale et sidérant.

Un peu de Versace, de Yamamoto et de Jacquemus avec quelques foulards de soie Hermès, « qui filent un mauvais coton », font la structure de cette collection. Voici comment avec une débauche d’argent, on tue la création. Mais, jamais rien n’est sortie de génial de chez lui, seulement le génie de l’existence des autres. Bien sûr, il vous dira que (la mode est un éternel recommencement) et se justifiera de cette copie, mais toute œuvre issue de l’aiguille d’un créateur mineur ne peut être qu’un plagiat d’une œuvre maîtresse. POUR LIRE PLUS CLIQUER SUR LE TITRE…

MORT DU RASPOUTINE DE LA MODE

Si les Willot étaient les « Dalton du textile », et Boussac le roi du coton, Maurice Bidermann, lui était le Tsar du prêt-à-porter homme. L’homme d’affaires, Maurice Bidermann, qui constitua le groupe textile du même nom, est mort lundi à  l’age de 87 ans. Frère de la chanteuse Régine, né en 1932 en Belgique, il avait constitué dans les années 1960 et 1970 un empire du textile à partir d’une petite société familiale dont il avait hérité. En modernisant les techniques de production et les pratiques commerciales, le groupe Bidermann, s’est développé avec plusieurs licences pour le prêt-à-porter masculin de marques de luxe.

En 1966, Maurice Bidermann fait là une des journaux en décrochant un formidable marché avec l’Union Soviétique portant sur 310 000 vêtements pour hommes. Marché sur lequel personne n’osait se risquer, mais qui lui ouvre les marchés internationaux. L’histoire raconte que Pierre Bergé, qui suivait les activités de cet homme d’affaires Belge, qui travaillait depuis les années 50 pour son oncle Georges Bidermann lui confia sa ligne de prêt-à-porter homme pour St Laurent. Son nom s’imposa à Pierre Bergé comme celui du seul industriel français capable de produire sa future ligne homme, faisant ainsi un enfant dans le dos de Grumler et du groupe Mendès. POUR LIRE PLUS CLIQUER SUR LE TITRE…

CON FINEMENT

Confiné à l’image de Natascha Kampusch, la psychose est telle que j’ai même congelé du PQ. On ne sait jamais ! Mais je garde en mémoire qu’à la fin mars on aura une heure de moins pour le changement d’heure ! Quel bonheur. Je suis parti faire des courses et il y avait tellement de monde, que j’ai failli crier Allahu Akbar pour avoir un peu de place, mais je n’ai pas voulu ajouter la peur à la peur. Au supermarché, l’angoisse au ventre, dans les rayons : plus de pâte, plus de beurre, mais d’un seul coup, d’un seul, un sourire irradie mon visage : le rayon du pinard est plein à craquer. Et, si la Chine, après le Covid-19, lançait le Covid-19 « plus » à l’image de la marque à la Pomme… Pour lire plus cliquer sur le titre

CÉLINE LA PHILO ZOO PHILE SLIMANE

Chez Céline, Slimane fait du Slimane, pensant peut-être que son costume clubbing noir des années 90 irait à la marque dans une « Phobie » de l’après Karl. Voilà le plus grand tour d’équilibriste qu’un créateur de la nouvelle génération peut donner. Il crée comme un buvard. Normal, il travaille en sous-main, et en même temps pour les Espagnols et entre autres pour Zara qui va se faire un plaisir de vendre ses collections dans les boutiques du même nom.

Un style Renault ! non pas la voiture, mais le chanteur avec un touche de Mick Jagger. Voilà le plus noir des couturiers français, qui nous offre cette foi-ci un peu de couleurs mordorés pour des robes que l’on peut trouver dans la Haute Mouture de la Goutte d’Or ou de la rue St-Denis, c’est selon. Est-ce que le Seigneur des Arnault lui a dit que la marque Céline était à reconstruire, et non pas à détruire comme les anciens Bouddhas de la vallée de Bâmiyân. C’est à en douter… Pour lire plus cliquer sur le titre

DE LA RUE DE LONGCHAMP A HERMÈS

Après les Chevaux de Marly de Guillaume Coustou, voici les chevaux d’Hermès, pour orner l’abreuvoir, non pas de Marly mais celui des Bitumeuses de Neuilly, Auteuil, Passy. Du Pégase aux Bécasses, il n’y a que quelques lettres, et là où une kyrielle de « purs-sangs » vienne comme en religion voir « l’Air Messe », un saut dans le crottin, mais avec Hermès, il se fait de Chavignol.

Anne Hydride de Sodium qui habite une région éloignée du Grand Nord de l’Amérique, avec son château du XVIe siècle importé pierre à pierre directement de France, sur ses terres de neige, là où seuls deux ours habitent, son mari compris, sera présente lors de la manifestation. On peut donc imaginer la quintessence des gens qui y seront. Je me suis toujours demandé pourquoi les nobles connaissent Hermès ? La réponse de la princesse Anne Kirecule est venue comme une gifle ! (Autant en emporte le vlan !) Mais, cher Monsieur me dit-elle : « Autrefois, nous chassions à courre, alors il nous fallait bien un bon sellier… Cliquer sur le titre pour lire plus »

SEMAINE DE LA POÉSIE FIN

Voici une histoire pour finir la semaine de la Poésie. C’était dans une de ces soirées parisiennes où, assis à côté d’une « égérie du Savaitout », qui nous donnait un propos sur la poésie et la culture : « vous savez les poètes, nous n’en avons pas besoin ! Ce dont nous avons besoin dans ce pays, ce sont des entreprises et des vendeurs ». Ce doux pays de France, bien sûr n’étant pas le sien, est toujours vilipendé par des gens venus d’ailleurs. Ma réponse fut cinglante : « chère Madame, avec tout mon respect, je vais vous raconter pourquoi les Chinois visitent Marseille avant Paris. » La blonde « youtubeuse » de son état, le front plat, les oreilles décollées et « conne » comme un balai, une « Jane blonde » dont le cerveau venait de disjoncter par trop de concentration…

Les Chinois étudient à l’école depuis l’ère Mao « le Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas, car le leader de la Chine nouvelle, l’aîné d’une famille de paysans prospères de Shaoshan, aimait Dumas. C’est donc pour cela que, tout naturellement, plusieurs dizaines d’années après, quand Mao devient le guide suprême, il donne à ses enfants, à la Chine toute entière l’obligation d’étudier à l’école l’histoire d’Edmond Dantès. Et, aujourd’hui, des milliers de chinois viennent chaque jour visiter le Château d’If à Marseille… To read more click on the title

GAULTIER, LA VIE DES AUTRES

Voilà une idée plus que révolutionnaire, une idée de Francis Menuge, ancien Président de Gaultier et de Donald Potard avec la complicité de Jacques Mouclier, qu’ils avaient eu en leur temps. Un projet, qui faute de la maison Patou, n’était jamais arrivé à concrétisation à cause d’une sorte d’humain de contrefaçon. Les hommes de mode sont ainsi fait. Avec un Ego tellement démesuré, ils reprennent les idées des autres pour se les attribuer. Comme D Grumler qui s’attribue la création de la banque d’investissement : idée et réalisation de Jacques Mouclier, ou encore ce Monsieur « J langue de bois » qui aurait eu l’idée de la cour carrée du Louvre pour les présentations de Haute Couture, mais en réalité, idée à attribuer à Pierre Berger et Jacques Mouclier.

Voilà donc un Gaultier qui a tellement piqué chez les autres que maintenant il va leur faire réinterpréter leur propre modèle, un comble ! De deux « choses lune », l’autre étant le soleil ou JP Gaultier devient Alzheimer ou cette âme désespérée rumine de ne jamais pouvoir être un Karl, et continue à se morfondre dans l’effort inutile, et déprime de ne jamais avoir les douleurs de l’enfantement de la création. Je dirais qu’il produit de l’ordure m’importe guère, le seul ennui c’est qu’il la rend ! Maintenant, il veut la faire produire par d’autres.

VUITTON QUINZIÈME SIESTES

Un chœur de 200 personnes en costumes du 15e siècle aux années 50 sur une estrade face à nous, dans la cour carré du Louvre. C’est bien la première fois que Vuitton avait un « Coeur »! La marque du Seigneur des Arnault montre que le vêtement marque à chaque fois une époque, c’était hier soir au Louvre à huit clos pour cause de Corona Papy Russe et pour clôturer la semaine du prêt-à-porter.

Nicolas Ghesquière avait demandé à la costumière de Stanley Kubrick, qui a réalisé en autre « Orange Mécanique et Barry Lyndon », de fabriquer une arrière scène au chapiteau démontrant ainsi qu’au fond on n’est pas si con ! Le styliste a proposé un mélange vertigineux d’époques et de styles, mais aussi de matières et d’imprimés pour une collection «anti-total look» ou «tuning vestimentaire». What’s else ! comme dirait Georges.

Des robes paniers du 19e siècle détournées sont associées avec des vestes de motards, un gilet de costume londonien intégré à un haut aux épaules larges argenté et porté avec un pantalon avec dans le bas des fermetures éclairs, et des après-skis. Des combinaisons encore plus improbables créent des ensembles modernes, diront les journaux de mode touchant de la pub du groupe au passage, mais loin, très loin d’être harmonieux.

PACO RABANNE MAILLE QUI M’AILLE

Des chevalières en cotte de maille flashy : non, nous ne sommes pas à Domrémy et n’allons pas bouté les Anglais hors de la conciergerie. Un lieu probablement choisit avec justesse par Julien Dossena, vu mes voisines qui ne détonent pas avec les concierges de la rue St-Denis non loin de là.

Mais, le message de Paco Rabanne est devenu grunge dans un tourbillon de chevalerie. Voilà une plongée dans le Royaume de France avec un mixte de tenues de pasteur anglican. Ce sont les créatures magiques que Julien Dossena a évoqué avec sa collection automnale pour Paco Rabanne. Ce Breton de trente huit ans offre une cérémonie d’un chic puissant, avec des cuirs brillants d’influence militaire aux robes de mousseline de soie brodées de fils métalliques.

Il a insufflé une nouvelle vie à la cotte de maille, mais il est vrai qu’il n’y a que Maille qui maille.

BALMAIN AUTANT EN EMPORTE LE CHALAND

Pendant que Slimane fait du Slimane chez Chloé, Rousteing fait du Céline chez Balmain. Rousteing prêche dans le désert des têtards pour une collection sable pour catins de supermarché. Mais, à quoi bon remettre à demain ce que l’on peut faire avec deux pieds ! Le puissant message de mode d’Olivier Rousteing, qui vient de découvrir la « bourgeoise », alors que le fossé entre les nantis et les démunis s’élargissent et que les gens protestent dans les rues,  n’en a rien à faire car les Qataris comblent le déficit de toute façon. Pour lire plus cliquer sur le titre…

REDEMPTION PARIS 2020

Il n’y a ni niveau, ni rivaux non plus d’ailleurs, et si on veut le péché au vif, il faut mieux le faire au pif du sujet. L’impression de cette collection a cette odeur de tissu fermenté de trop-plein, non pas de génie mais de jaunie, un relent de couture pour boutique de la banlieue de Hong Kong, pas King, mais complètement Kong.

Non seulement l’observation de ce monde est superficiel, les robes démodées, la couture commune est dépourvue de caractéristiques. En bref, une œuvre mauvaise, et il est un de ces malheureux dont on peut dire qu’il faudrait mieux qu’il ne fusse pas né. Rédemption en voilà un nom ; l’achat du genre humain par le sacrifice du Christ qui a permis la rémission des péchés et donné un espoir de vie éternelle en Dieu, et pour une marque se prendre pour Dieu vous pouvez imaginer l’Ego !

On sort de la collection comme les cochons sortent d’un bourbier, abasourdi de déplaisir. Les clientes dont les mères faisaient des ménages et les filles présentes les défont, me disent à la sortie que jamais elles n’avaient vu autant de chiffons et, pour des bitumeuses, j’ai trouvé cela croquignolet.

KENZO TRANQUILLE COMME BATISTA

Qui se souvient de l’ADN Kenzo : de ses couleurs emblématiques et de sa couture inimitable ? Olivier Baptista nous propose une nouvelle forme travaillée pour la circonstance et ses débuts dans sa nouvelle fonction de la maison de l’homme de Tokyo. Sa première maison s’appelait « Jungle jap » transformée par la suite en « Kenzo », « un beau Fumet ». Ce créateur est né dans une ville de la préfecture de Hyōgo au Japon, célèbre pour son château, mais cela tout le monde de ma mode s’en fout un peu.

Le portugais, lui, c’est l’architecture qui l’avait attirée en premier, mais c’est en tombant sur un livre de Balenciaga qu’il décide de changer de voie, et d’entrer à l’université de mode et de design de Kingston à Londres, heureusement il n’est pas tomber sur une vidéo de Muss Mayer. Diplôme en « moche », il travaille en tant que styliste pour Max Mara, Christophe Lemaire et Cerruti. Il aurait pu devenir architecte mais « l’angoisse de passer six ans à construire un immeuble » a eu raison de son enthousiasme, il préféra donc l’angoisse de créer quatre collections par an.

DIOR, LA FEMME DE MA MÈRE

Dior vient poser une structure du corps de la femme couchée, on pourra dire ainsi « la Maria couche toi là » est de retour. Voici une structure monu-démentale qui rappelle plus une extravagante sculpture de Anish Kapoor posée comme une grosse déjection en plein milieu de Paris. Voilà qui va faire plaisir aux « moto grottes » de la ville.

C’est dans ce même musée que Camille Claudel avait montré par ses créations toute la féminité du monde. Maria Chiuri rêve-t-elle de celle-ci ? Comme un hommage à son éducation romaine, les mannequins, toutes voiles flottantes dehors, nous rappellent les vestales virginales romaines, celles-là même qui faisaient vœux de célibat pour honorer la déesse Vesta. L’ambiance est toute religieuse et c’est bien normal ! Des statues du St Empire germanique devant leur dieu de Tolède qui préside, là où une robe blanche brodée d’un utérus à paillettes suscitera la frénésie médiatique.

DIOR, BLAME ON YOU !

Il était l’excentricité bien qu’il n’y avait pas de snobisme en lui. Il créait ses accessoires en recyclant tout ce qu’il avait sous la main ; déjà un visionnaire écolo. Judy Blame était un doux dingue et punk londonien de son état. Judy… pour Judy Garland et  Blame est venu s’accoler à son nom, à force d’en rire, disait-il, car il vaux mieux en rire qu’en pleurer. Voici le clin d’œil de Kim John qui s’est abondamment inspiré de cet héritage pour sa collection. Et, en raison de la passion du créateur pour la couture, le défilé a été un défilé de dandys portant des soies moirées taillées avec de grosses cocardes, des laines précieuses à la fois tricotées et utilisées pour des manteaux volumineux et des gants d’Opéra qui complétaient chaque look. La première chose que l’on pouvait voir était les bijoux (éléments caractéristiques du look de Judy Blame).

Néanmoins, la collection de Kim Jones proposait une silhouette large et décontractée qui, même si elle était visiblement nostalgique, était séduisante. La devise de Judy, son mentor ou modèle, était : « rendre plus accessible pour ses clients l’excentricité généreuse », car, pour lui, depuis toutes ces années, il s’agissait avant tout du même plaisir : s’exprimer, s’habiller, s’amuser… Un Galliano avant l’heure…

VUITTON MA GRIPPE

Il inspecte l’invisible, et est rompu aux formes vieilles parmi les innocents, voici la nouvelle école dite « Rapeurisant », comme un grand prêtre boulimique de la couture basse et maquignon du point de feston, il est le proxénète de l’envie des autres.

Depuis qu’Abloh a lancé la ligne homme pour Vuitton en essayant de faire de la marque un phénomène pour les Milleniaux, et alors que ses débuts étaient prometteurs, voilà la suite qui sera plus « promoteur » pour le Seigneur des Arnault dû aux méventes et à un style, qui à terme ne pouvait être contrôlable, même pour LVMH. La boîte de Pandore, qui avait été ouverte, aura beaucoup de difficultés à contrôler ce changement. Le Seigneur, le sachant, aurait-il donné ses instructions pour que les ventes décollent ? En tout cas, c’est au jardin des « Huileries » qu’a eu lieu la présentation, là où quand vous rentrez, c’est comme lors d’un dîner de famille et d’amis animé par des célébrités et des rappeurs. Si vous n’êtes pas un Afro-Européen, vous êtes persona non grata, et aucun journaliste, digne de ce nom, n’est d’ailleurs présent. Seules quelques « blo Gueuses » de moche pour la circonstance ont été déposées frauduleusement sur le bitume.

WALTER VAN BEIRENDONCK

Bienvenue dans le monde supra imaginaire du plat pays, celui qui est venu des six d’Anvers pour une partie sombre de sadomasochisme. Nous étions venus voir le King et nous avons fini par voir le Kong. Retour sur le monde extraordinaire de la Fashion « Trique »…

KERING FORREST BURN

Les marques du prince de Venise, Kering, font une donation d’un total d’un million de dollars australien pour lutter contre les incendies de forêt dans le pays, soit une goutte d’eau pour éteindre un océan de feu. Il est vrai que par les temps qui court, il faut mieux investir dans l’écologie que dans un couturier en manque de fond de roulement pour se développer malgré un fort potentiel !!!

A plus long terme, le groupe, qui possède les marques de luxe Gucci, Saint Laurent et Balenciaga ainsi que les marques de joaillerie Boucheron et Qeelin, prévoit de participer à des programmes de reforestation et de biodiversité. Il est difficile aujourd’hui de soutenir un continent comme l’Australie qui a continué à investir dans les énergies fossiles, qui a refusé de signer les accords de Tokyo puis de Paris sur le climat pour doper une croissance de 3% par an depuis 20 an, alors que ce continent avait un atout majeur de développement avec l’énergie solaire, la bio diversité et sa richesse naturelle : pauvres Koalas, les kangourou et autres espèces… Pour toutes ces raisons, le choix de Kering est incompréhensible.

LES CALINS DE NOËL

L’éventail en sapin dans le reflet des yeux de ma douce, je suis le seul à en parler, je suis le seul qui soit concerné par ce miroir où l’air circule à travers moi et où l’air a un visage aimant. Voilà l’outil de Karl, que les autres ignorent, mais que la brise de son Hambourg natal lui rappelait souvent. Un outil si plissé qu’il pourrait sortir des plisseurs de Lognon. Voici que le sang aux joues que ma voisine recule, apportant à son visage une pâleur plus que de circonstance, comme le délice d’une âme emprisonnée derrière des convenances. L’artiste de ce sapin pense que les temps pré-adamiques avaient déjà donné cet alizé dans sa région si douce des Abruzzes.

Voici la maîtresse de cérémonie, en haut Yanina et sac Hermès, qui glisse comme si elle avait, à elle seule, regardé Paris en première de la mode. Des sapins de noël pour un câlin des couturiers au monde, car ce n’est pas la beauté de la femme qui ensorcelle, mais sa noblesse.

PARFUM ET MODE UN INTÉRÊT COMMUN

L’Oréal, en ajoutant Mugler et Azzaro à son portefeuille d’une vingtaine de parfums de luxe, devient le numéro 2 mondial des cosmétiques pour se transformer en groupe de luxe à la LVMH. Avec l’ajout de ces marques et de leurs jus iconiques comme Angel ou Chrome, L’Oréal va encore renforcer ses positions sur le secteur des parfums, dont le numéro un mondial est Coty, qui lui ne rachète pas de marque de couturier mais de la demi-mondaine Jenner issue des « Kardashiantes ». Une croissance pour le groupe français de 7,8 % des ventes en 2018 soit 2,5 milliards d’euros. Mais, derrière le parfum, n’y-a t-il pas une stratégie de changer l’objectif de plonger dans la couture et les accessoires, faire ce que les couturiers se sont mis à faire autrefois du parfum alors qu’ils n’étaient que couture. L’Oréal se mettrait donc à son tour à faire de la couture?

LA SYMPHONIE DES BONNES PERSONNES

La pire des décadences n’est point celle qui naît d’un excès de raffinement dans une élite, mais de la vulgarité et de la méchanceté. La vulgarité est partout et elle provient du ruisseau là où se tient usuellement les palabres des céphalo-abstinents. Elle n’est jamais de belles manières et vous aurez beau la dépeindre aussi harmonieusement que vous le pourrez, elle n’en reste pas moins aussi immonde. Elle nous submerge, et elle est activée par des intelligences mycosées, ou par des travailleurs besogneux de la filouterie, qui pour survivre à leurs turpitudes, trouvent une satisfaction à détruire la vie des gens biens. Je peux imaginer, avec effroi, ces prévôts affublés en 1936 d’un uniforme avec un logo rouge et une croix noire, transformés en petit chef pour anéantir la balade des bonnes personnes, et les faire brûler dans le four des enfers; pour le grand malheur de tous.

LA MORBIDE ALBION

Un premier ministre cynique et une classe dirigeante incompétente complètement paniquée ; « Allez-vous faire foutre ! » lance l’acteur Hugh Grant dans un tweet ravageur. Une injure qui répondait à l’insulte bien plus grave faite par Boris Johnson à la démocratie anglaise. Et voilà le monde sidéré de découvrir qu’une institution aussi vénérable que le Palais de Westminster n’était pas forcément protégée contre les démagogues et les populistes. Même au Royaume-Uni, où les traditions sont si profondément ancrées, que l’on n’a jamais éprouvé le besoin de les graver dans une constitution.

Déni de démocratie, coup d’état dans l’état ? Les experts jugeront. Mais, l’inviolabilité supposée du fameux (check and balance ) élaborée par Locke (1632-1704) et Montesquieu (1689-1755), la théorie de la séparation des pouvoirs afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus…

FAUCHON MADELEINE DE PROUST

À Paris, il y a un nouveau fleuron du luxe pour la marque Fauchon qui se décarcasse pour vous. C’est bien la moindre des choses compte-tenu du nom du propriétaire. Situé dans l’ex-fleuron du palais de cristal au cœur du triangle, face à la Madeleine, là où on ne peut s’arrêter sans évoquer ce lieu d’aisance le plus connu de Paris ouvert en 1905 et de pure style Art Nouveau qui rappelle les fastes de la Belle Epoque. Fermé en 2011, voici quand même un quartier qui renaît de ses cendres avec un hôtel où tous les superlatifs ne seront pas suffisants pour vous le décrire.

Un brunch, le jour de mon anniversaire, au grand café Fauchon, qui est dorénavant le meilleur de Paris en vérité, et le Seigneur des Arnault peut en prendre leçon pour son future « Cheval Blanc » car l’accueil et le service sont dignes des plus grands palaces de la capitale. Read more on …

LA VOILE HYDRARGYRE

Dans la brise du matin, je regarde cette femme qui va disparaître à l’horizon, un sac sur son épaule qui porte cette charge que certaines femmes s’imposent. Navigante solitaire au gré du vent et dérivant dans la brume, déchirée par une plainte qui ranime parfois l’amertume, j’ai vu l’éclat d’un phare surgir d’un nuage épais, elle sortait d’une boutique dans Dinard pour un petit moment d’éternité.

Par hasard, accostée chez un artisan qui utilise les métiers d’art, là où l’abnégation fait loi, il y a une petite boutique, qui a, un je ne sais quoi, qui donne envie d’acheter, car la résilience, qui y règne provoque en vous l’ivresse d’un calice de gentillesse. Un  sac de toile à bateau ou un trésor de bonheur en échange d’un monde ou d’une idée tellement simple que les marques de luxe, elles-mêmes, regrettent de ne pas l’avoir eue…

LA PORSCHE RICHE DU LUXE PREMIUM

Le constructeur automobile de luxe Porsche s’est hissé au premier rang de la liste des marques de luxe premium devant Louis Vuitton et Cartier qui se positionnent au deuxième rang. Mais je n’ai jamais essayé, il faut le dire, de prendre l’autoroute à 300 Km/h avec un sac Speedy (malgré le nom) ou une Santos.

Porsche ayant augmenté sa valeur de 54 % pour atteindre le chiffre record de 29,3 milliards de dollars US, les groupes Français devraient se poser la question : « comment une marque de plus de 70 ans reste avec une réputation aussi inébranlable et inattaquable ? » Et en lançant le Taycan, la première voiture de la maison entièrement électrique, l’usine de Stuttgart démontre son engagement en faveur de l’innovation et du développement durable, dans une société toujours plus soucieuse de son empreinte sur l’environnement.

BREAKFAST AT TRUMP’S TWISTER

Des diamants sur canapé, et quelque jours auparavant, nous nous étions posés la question de savoir comment le Seigneur puisse supporter la fréquentation de cet inculte de Donald Trump ! Lui qui dit de François Pinault, que le seul diplôme qu’il a, à son actif, est son permis de conduire, on peut donc s’imaginer ce qu’il doit dire de Trump dans les salons feutrés de l’avenue Montaigne.

Rencontrer Donald et pourquoi pas Mickey pendant que vous y êtes ! C’est une torture pour le maître du luxe, mais pourquoi pas un « Breakfast at Tiffany’s ». Il fallait une bonne raison pour que le Seigneur puisse supporter cette intelligence mycosée de Donald. Aujourd’hui, nous avons la raison, le prince veut mettre la main sur le joaillier Tiffany, dont le vaisseau amiral jouxte la Trump Tower sur la 5e Avenue. Voici donc ce mélomane à l’intelligence suprême, supportant les billevesées de ce mono-neuronal du pays le plus puissant de la planète, dans une usine du groupe au fin fond du Texas. Même le personnage de Disney aurait fait une demande au gouvernement américain pour changer de nom…

LA PAÏVA VENUS CRAPULEUSE

Situé sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, ce splendide hôtel particulier fût construit entre 1856 et 1865 pour Thérèse Lachman, alias la marquise de Païva. Courtisane invétérée, la marquise assoiffée de luxe y prenait des bains de champagne et accueillait dans ses salons de nombreux hôtes de marque comme les frères Goncourt, Théophile Gaultier, Léon Gambetta, Ernest Renan ou encore Hippolyte Taine…

On les appelait les cocottes, les courtisanes, les poseuses, les gueuses, les pierreuses, les trotteuses, les grandes horizontales, les asphalteuses, les bitumeuses, les boulonneuses, les gommeuses, les soupeuses, les Venus crapuleuses, mais surtout les putains. Putain tire son origine du putois pour sa mauvaise odeur.

DIOR LA DANSE DES CANARDS

Voici une présentation à Shanghai qui va faire polémique, et malgré que, comme d’habitude, la styliste maison se transforme en pasticheuse de Franck Sorbier, la « Furie » a invité à se faire payer le danseur classique, Sébastien Bertaud, pour chorégraphier la fin de son défilé. Pour une « indécente » de lit, un détail qui pourrait sembler banal, et les béotiens de la mode qui sont légion, d’ailleurs, n’ont rien remarqué.

L’image des groupes est souvent liée aux employés qui le constituent, et après la Chine circoncise de Taïwan, il y a quelque jours, voilà les danseuses financées par Chanel qui défilent pour Dior à Shanghaï. Nous pouvons constater que la maison ne manque pas d’esprit de sécheresse supérieure, des intelligences de surface n’ayant ni passion, ni réflexion, des supposés talents d’un groupe de dessinateurs à l’emporte-pièce. Le problème avec la danse, c’est qu’il faut mieux y aller sur la pointe des pieds, et pour que cela passe inaperçu, pourquoi remettre à deux mains ce que l’on peut faire avec ses pieds. On trouvera toujours dans la maison un bon argument à présenter au Seigneur une réflexion de « Millepied » pour de la danse, cela fait sens.