LA VOILE HYDRARGYRE

Dans la brise du matin, je regarde cette femme qui va disparaître à l’horizon, un sac sur son épaule qui porte cette charge que certaines femmes s’imposent. Navigante solitaire au gré du vent et dérivant dans la brume, déchirée par une plainte qui ranime parfois l’amertume, j’ai vu l’éclat d’un phare surgir d’un nuage épais, elle sortait d’une boutique dans Dinard pour un petit moment d’éternité.

Par hasard, accostée chez un artisan qui utilise les métiers d’art, là où l’abnégation fait loi, il y a une petite boutique, qui a, un je ne sais quoi, qui donne envie d’acheter, car la résilience, qui y règne provoque en vous l’ivresse d’un calice de gentillesse. Un  sac de toile à bateau ou un trésor de bonheur en échange d’un monde ou d’une idée tellement simple que les marques de luxe, elles-mêmes, regrettent de ne pas l’avoir eue…

LA PORSCHE RICHE DU LUXE PREMIUM

Le constructeur automobile de luxe Porsche s’est hissé au premier rang de la liste des marques de luxe premium devant Louis Vuitton et Cartier qui se positionnent au deuxième rang. Mais je n’ai jamais essayé, il faut le dire, de prendre l’autoroute à 300 Km/h avec un sac Speedy (malgré le nom) ou une Santos.

Porsche ayant augmenté sa valeur de 54 % pour atteindre le chiffre record de 29,3 milliards de dollars US, les groupes Français devraient se poser la question : « comment une marque de plus de 70 ans reste avec une réputation aussi inébranlable et inattaquable ? » Et en lançant le Taycan, la première voiture de la maison entièrement électrique, l’usine de Stuttgart démontre son engagement en faveur de l’innovation et du développement durable, dans une société toujours plus soucieuse de son empreinte sur l’environnement.

BREAKFAST AT TRUMP’S TWISTER

Des diamants sur canapé, et quelque jours auparavant, nous nous étions posés la question de savoir comment le Seigneur puisse supporter la fréquentation de cet inculte de Donald Trump ! Lui qui dit de François Pinault, que le seul diplôme qu’il a, à son actif, est son permis de conduire, on peut donc s’imaginer ce qu’il doit dire de Trump dans les salons feutrés de l’avenue Montaigne.

Rencontrer Donald et pourquoi pas Mickey pendant que vous y êtes ! C’est une torture pour le maître du luxe, mais pourquoi pas un « Breakfast at Tiffany’s ». Il fallait une bonne raison pour que le Seigneur puisse supporter cette intelligence mycosée de Donald. Aujourd’hui, nous avons la raison, le prince veut mettre la main sur le joaillier Tiffany, dont le vaisseau amiral jouxte la Trump Tower sur la 5e Avenue. Voici donc ce mélomane à l’intelligence suprême, supportant les billevesées de ce mono-neuronal du pays le plus puissant de la planète, dans une usine du groupe au fin fond du Texas. Même le personnage de Disney aurait fait une demande au gouvernement américain pour changer de nom…

LA PAÏVA VENUS CRAPULEUSE

Situé sur l’avenue des Champs-Élysées à Paris, ce splendide hôtel particulier fût construit entre 1856 et 1865 pour Thérèse Lachman, alias la marquise de Païva. Courtisane invétérée, la marquise assoiffée de luxe y prenait des bains de champagne et accueillait dans ses salons de nombreux hôtes de marque comme les frères Goncourt, Théophile Gaultier, Léon Gambetta, Ernest Renan ou encore Hippolyte Taine…

On les appelait les cocottes, les courtisanes, les poseuses, les gueuses, les pierreuses, les trotteuses, les grandes horizontales, les asphalteuses, les bitumeuses, les boulonneuses, les gommeuses, les soupeuses, les Venus crapuleuses, mais surtout les putains. Putain tire son origine du putois pour sa mauvaise odeur.

DIOR LA DANSE DES CANARDS

Voici une présentation à Shanghai qui va faire polémique, et malgré que, comme d’habitude, la styliste maison se transforme en pasticheuse de Franck Sorbier, la « Furie » a invité à se faire payer le danseur classique, Sébastien Bertaud, pour chorégraphier la fin de son défilé. Pour une « indécente » de lit, un détail qui pourrait sembler banal, et les béotiens de la mode qui sont légion, d’ailleurs, n’ont rien remarqué.

L’image des groupes est souvent liée aux employés qui le constituent, et après la Chine circoncise de Taïwan, il y a quelque jours, voilà les danseuses financées par Chanel qui défilent pour Dior à Shanghaï. Nous pouvons constater que la maison ne manque pas d’esprit de sécheresse supérieure, des intelligences de surface n’ayant ni passion, ni réflexion, des supposés talents d’un groupe de dessinateurs à l’emporte-pièce. Le problème avec la danse, c’est qu’il faut mieux y aller sur la pointe des pieds, et pour que cela passe inaperçu, pourquoi remettre à deux mains ce que l’on peut faire avec ses pieds. On trouvera toujours dans la maison un bon argument à présenter au Seigneur une réflexion de « Millepied » pour de la danse, cela fait sens.

DIOR ET LE CRACHEUR DE PERLE

En effet, interrogé par un étudiant sur les raisons de la disparition de Taïwan sur la carte, le représentant de Dior a répondu : « Je pense que c’est peut-être parce que l’image a été mal coupée ou l’île de Taiwan est trop petite pour apparaître. Quand notion de géopolitique n’oblige pas – les jeunes sont ainsi – inculte et façonnent un univers à leur image, hermétique à la moiteur du cul, pour préférer la culture du moi.

Cette intelligence mycosée, probablement diplômé de l’école Pascal Marant, a ensuite expliqué de façon plus que douteuse qu’il faisait une différence entre la Chine continentale, Hong Kong et la région de Taïwan, en soulignant que les marchés de Hong Kong et de Taïwan ne sont pas dans les régions dont il a la gestion. Mais demeurer ferme en l’erreur, c’est errer deux fois.

L’étudiant chinois qui, lui par contre, connait la géopolitique, ajouta : « Oui, je comprends que vous gérez la Chine continentale, mais votre carte indique la Chine globalement. Je crois toujours que vous devez inclure Taiwan sur votre carte. C’est comme si vous parliez de la maison Christian Dior et que vous ne mentionniez pas le Maître de Granville, le créateur de la maison. En tous cas, en voilà un, qui va se retrouver au courrier de la maison des erreurs 404 pôle emploi…

ELEPHANT STARR

Les armes les plus puissantes de l’amour sont la douceur et l’esprit, et hier, vous nous avez montré de la douceur dans la vertu, car la vertu sans douceur n’équivaudrait qu’à un appât sans hameçon. Hameçonné, en effet, nous l’avons été, à l’image de la femme à côté de moi où je pus percevoir une larme perlée au coin de son visage. J’espère que vous m’en rendrez raison un jour d’avoir ému celle que j’aime éperdument. Vous êtes tous les deux à la fois douceur comme le miel du pays du cèdre, et pour que celui-ci nous submerge vous rajoutez un peu de raffinement et un monstre d’humanité, Joey « Starr » un nom qui décidément n’est pas usurpé.

Le destin de John Merrick, le monstre Londonien dans le corps d’un géant, qui crevait l’écran de sa sensibilité déjà dans « Police », une bête sacrée qui interprète un monstre, mais de mansuétude. La pièce du dramaturge américain Bernard Pomerance, qui avait, dès sa création en 1977, installé le principe d’un acteur sans maquillage ni prothèse, nous raconte le mépris commun des conventions sociales, avec un clin d’œil à Whitechapel et Jack The Ripper qui se regarde dans la glace pour apercevoir le portait de Dorian Gray, joué par l’excellent Luc Bruyère. Read more on …

BARAVIA FASHION DUBAI

“Le but ultime de Baravia Fashion n’est pas seulement d’être connu dans le domaine de la mode, mais de voir des visages qui sourient en toute satisfaction”. Je n’invente rien ! Voici le communiqué de peste. Mais, pour nous, c’est les larmes que nous avons senties couler le long de nos joues. Une chose est sûre, si vous ne voulez pas être connu dans la mode, cela sera le cas, et pour la satisfaction de vos clientes, donnez leur un petit canard de Chantal Connasse pour leur nymphe en feu, car elles sont tellement obsédées qu’à la fin elles sautent même les repas.

Maudit soit l’auteur de cette collection, une création qui cousait malgré minerve, et de son lourd marteau vers cette douce vilaine envie de “poétratre” affamée au point même d’aimer Elie Saab, le couturier Libanais qui a le nom d’une voiture Suédoise…

GUCCI ELIXIR PHILOSOPHALE

Du latin elixir emprunté à l’arabe ibérique médiéval «pierre philosophale» et du grec ancien xêríon («poudre siccative à mettre sur les blessures») siccative est une substance qui joue un rôle de catalyseur en accélérant le séchage.

Voici donc l’Élixir de la maison Gucci, « mémoire d’une Odeur » pour slogan et qui réalise une nouvelle famille olfactive. Suis-je atteint d’anosmie, où le chimiste apocryphe nous donne une arôme dont le sillage est composé d’ingrédients inattendus : camomille romaine, jasmin corail, muscs et accords boisés, dans un flacon de la couleur originale du verre de la même couleur où autrefois à Pompéi les carafes se faisaient cépage de notre ivresse.

MARINE SERRE PARIS 2020

À Longchamp, la semaine dernière, ce ne fut pas la marée noire comme Marine Serre l’avait promis, mais plutôt la Marine Noire, et en plus de la pluie qui s’est effondrée sur Paname comme le ferait les nouveaux produits du groupe LVMH, voilà la créatrice adoubée par le Seigneur des Arnault pour qui on a sorti le tapis rouge, et qui nous déroule son tapis noir de mazout.

Se voyant offrir Longchamp avant Dior, le maître de Granville en aurait été tout retourné. Et tout cela pour une collection bien morne malgré tout l’argent dépensé et les conseillers de la Dame du Châtelet…

MARGIELA INGLOURIOUS BASTARDS

Une nostalgie étincelante des années 40 avec une vision perverse se « Mami fesse ». de l’infirmière celle que l’on appelait ces « anges blancs » qui ont donné de leur temps et toute leur énergie pour transporter les malades, les soigner et les accompagner sous les bombes. Au fur et à mesure que les souvenirs sont filtrés par le temps John Galliano, directeur créatif, veut se lancer dans ce processus d’élaboration des codes des années 40 en les remaniant avec un langage à l’ère du numérique.

Le passé, le présent et l’avenir reconnectés aux infirmières et aux officiers de l’armée des années « Lili Marlène ». Montage et démontage de la garde-robe des habitués de la taverne du film « Inglourious Bastards » : le trench en cuir militaire se transforme en corset, une veste Perfecto élargie pour les nonnes modernes et des robes féminines volantes pour les artistes de Marlène Dietrich.

La touche du créateur et la maîtrise de l’atelier dans la construction des modèles sont toujours parfaites. John nous parle du fond d’un rêve comme une femme qui parlerait au passé, ses robes flottent comme des flots sans nombre que captive son destin et qui couvre sans éteindre son cœur toujours vaillant…

LES 2 AU COIN CAFÉ FLEURISTE

Un restaurant à l’angle de la rue de La Lune, pour rêver un peu, cela ne s’invente pas ! Des artisans amoureux des plantes, qui n’avaient jamais pu vivre de leur métier car les amoureux qui ne sont plus légion, n’apportent plus depuis longtemps des fleurs à leur bien-aimée. Voici l’endroit le plus charmant et le plus romantique de la Fashion Week de Paris. Arrivant rue du Beau Regard, je descends tranquillement la petite ruelle qui va m’emporter jusqu’à ce cocon qui fait que, de temps en temps, la ville de Paname peut arrêter sa course.

Un café-fleuritophile né de la rencontre de deux  passionnés ; à la cuisine, c’est Viktor, et pour la botanique, Christophe. Voici un voyage sur une rivière calme, sortie ce jour-là pour tromper l’attente de la nuit calme comme un théâtre sans acteur, et regardant par la vitrine ce ciel de Paname gris mais enrichi d’étoiles qui apparaissent peu à peu, comme un balisage du divin vers ce lieu d’un autre temps…

UN TIGRE DE PAPIER

Support d’écriture et transmetteur de mémoire, le papier s’impose à nous comme une évidence, et on ne le sait pas forcément mais cette invention est chinoise, et c’est seulement au milieu du XXe siècle, que nous pouvons lui donner un visage, et c’est celui de Cai Lun, chef des Ateliers Impériaux, mort en 121 vénéré en Chine comme patron des papetiers. C’est une invention toute aussi décisive que l’imprimerie de Johannes Gutenberg quoique moins spectaculaire. L’histoire chinoise de l’écriture et de ses ancêtres fut des nœuds de corde, des craquelures d’os brûlés, des carapaces de tortues sur lesquelles on lit l’avenir, des lamelles de bambous, et des tablettes de jade des Empereurs…

Mais, le bambou étant trop lourd, et la soie trop chère alors Cai Lun, rentré au service de l’Empereur Ho en 75, se met au travail, et il a eu l’idée de recycler des matériaux d’origine végétale, moins nobles et plus légers, « écorces, chanvre, mûrier, chiffons, filets de pêche » et présente son invention en 105 à l’Empereur.

BIRKENSTOCK ET CIE

J’aurais souhaiter pour cet article avoir bon pied bon œil, et bien voilà une petite entreprise familiale fondée en 1774 par Johann Birkenstock qui ne commencera réellement son développement qu’un siècle plus tard (le ciel peut attendre !) C’est en 1896, que Konrad Birkenstock dessine la première chaussure quasi orthopédique et vend aux professions médicales. Alors que la sandale des beaufs est ainsi lancée, elle deviendra la chaussure la plus reconnaissable de la planète et voilà son histoire. Les Bimbos de la mode ayant trouvé chaussure à leurs pieds les adorent pour leur sexe-boy. « Pourtant, c’est moche, ça ne va avec rien disait Karl. Elles sont laides à faire avorter une princesse de Bavière ».

Malgré tout, son expansion est phénoménale. Toutefois, la marque ne parvient pas encore à toucher les États-Unis, (même les Américains n’en voulaient pas, c’est vous dire !) Mais, en 1966, lorsque l’entrepreneuse, Margot Fraser « la reine », une erreur de la nature qui lui avait donné la violence du mâle dans un organisme féminin, découvrira les effets bénéfiques de ce produit allemand. Un grand pied pour elle et ainsi elle ouvrira une filiale aux USA.

RAT LE BOL DES TROTTINETTES

Voici ainsi la rectitude toute germanique dans toute son apogée, des trottinettes avec des plaques d’immatriculation, pour une organisation qui fait défaut aujourd’hui en France et qui est, pour le Saint-Empire Romain de la nation teutonique, une évidence, luttant ainsi contre des humains de contrefaçon, une petite parenthèse dans un monde de circoncis de l’esprit.

Nous, qui voulons légiférer sur tout mais surtout légiférer, nous finissons par légiférer sur rien de très utile. Voilà une idée simple pour réguler les trottinettes et qui nous permet de voyager sur les trottoirs en toute liberté et sécurité à Francfort. C’est en 1893 qu’apparaissent les premières plaques d’immatriculation pour vélos en France dans un but purement fiscal, déjà un enjeu pour l’Etat pour ce moyen moderne de déplacement de l’époque.

FASHION LE PACT DES MOUS

C’est le fils du prince de Venise, qui vient à Biarritz avec sa « Smala D’arec », pour tenter de faire recycler les vêtements de son designer phare, j’ai nommé le démon de » Bidî « , Alessandro Michele. Voilà une idée bien saugrenue : recycler un design des années 70, qu’il aurait pu prendre directement dans les stocks des « Kilo Shops » de Paris. Pour un bain de foule, avec sa trempette de la renommée, mais il est vrai que quand on se regarde dans une glace il y a toujours matière à réflexion !

Vous êtes bien grand Monsieur, sans doute ! Mais, le monde est plus grand encore, et il l’est assez croyez-moi pour qu’on y vive longtemps sans jamais vous y rencontrer. Malheureusement, vos vêtements inondent la planète et coulent à l’image de la fontaine de sang de Charles Baudelaire, comme un long murmure, alors que la seule musique couture que vous produisez sont des bruits incongrus passé minuit, « pet à votre âme » et gare au gaz à effet de serre.

MAURICE UN COQ EN VIN

Voilà bien la stigmatisation de notre société : un coq au tribunal pour avoir oser chanter ! Une vision de l’intolérance qui s’installe progressivement dans notre pays, et qui, douce et sournoise, fait que le vivre ensemble devient impossible. A l’image des utilisateurs de trottinettes dans Paris qui ne réalisent pas qu’ils ou qu’elles peuvent vous estropier à vie, voire vous tuer. Mais  quand cela a-t-il dérapé ? Notre société a basculé dans cette spirale infernale qui ne cesse de faire de notre vie une judiciarisation permanente.

A force de produire des avocats, qui certains pour survivre sont prêts à ne plus conseiller leurs clients mais à les exciter pour augmenter leurs honoraires et prêts à faire n’importe quoi, Ils ont compris qu’au final, juste ou injuste, tout le monde a dépensé de l’argent pour rien car à la fin personne ne paye rien, seul l’avocat a bénéficié de ce régime…

BIRD OF PREY

La société aérospatiale européenne a annoncé son dernier concept d’avion, le « Bird of Prey », traduisez « Oiseau de proie » qui s’inspire directement de la mécanique du vol de l’aigle. Le concept est un « avion hybride-électrique à turbopropulseur « , destiné au transport régional. Ses ailes et sa structure de queue sont dotées de « plumes » à commande individuelle destinées à assurer une maîtrise active du vol. Mais aussi stupéfiant que le design et les plumes puissent être, ce qui est le plus intrigant à propos de l’avion est un système de propulsion de haute technologie qui pourrait réduire la consommation du carburant de 30 à 50 pour cent, rendant le vol beaucoup plus durable qu’il ne l’est…

VERSACE VERSUS MÂLE

Vingt fois sur le métier remettez votre outrage, c’est la devise de Luke Evans ou Look Evans, un ami de la maison Versace, et celui-ci lance la campagne pour les lunettes du groupe de la plus jeune des couturières italiennes : « info ou botox ? » Une collection de lunettes pour les hommes avec une personnalité connue pour ses valeurs  – « en voilà une idée ! » Mais, si vous ne voulez pas avancer, suivez toujours une idée fixe ! En tout cas, celui-ci devrait incarner un homme moderne, selon les dires de Donatella. Avec des prises de vue par Mert Alas et Marcus Piggott, spécialistes des « Kardashiantes », le sulfureux Evans en faisant ressortir le charme de l’homme viril portant plusieurs bagues et chaînes en or pour jouer au bad boy, mais n’arrive qu’à faire plus braque que boy, bref un fauve.

DIESEL OU LE VISAGE DE LA GUERRE

Voilà une histoire ou une photo que l’on peut voir partout : le masque de Salvador Dali emblème d’une série sur Netflix, qui est un raz de marée. Une histoire de braquage de gilets rouges « La Casa de Papel » narre les déboires d’un groupe de personnages profondément anti-système à l’heure où celui-ci est pointé du doigt par la population, et que les grandes sociétés du CAC40 sont dénoncées par le peuple là où le capitalisme est de plus en plus contesté. (Encore plus aujourd’hui avec le mouvement des Indignés en Espagne depuis 2011), la série se met du côté du peuple…

SONIA NICKEL

Un Jean-Marc Loupé pour un dépôt de Milan, celui qui, autrefois, avait charmé la fille – « avec quoi grand Dieu ! » – Celle-ci pensait un « premier Héritage » alors que cela sera le dernier. Il y a des gens qui ont ce don de détruire et de continuer à donner des conseils aux autres. Voici l’histoire du monde merveilleux de la mode, la matérialisation de balayeurs du désert, qui continuent à travailler sans que personne ne s’aperçoive de leurs défaillances, car, au milieu d’imbéciles quoi de plus anonyme que d’autres imbéciles.

Bienvenue dans le monde de Grumler, là où les incompétents et florentins sont légion, des forts en thème qui vous assomment de dossiers bien formatés mais vides de sens et qui continuent leur sale besogne dans une hypocrisie Huguenotte pour parvenir au sommet des immodestes.

J’AI RENCONTRÉ UN SAPEUR

Qui sait que veut dire la SAP ou Societé des Ambianceurs et des Personnes Elégantes ? La SAP est née à Brazzaville, Kinshasa, et a été transportée à Paris. La sapologie est un mouvement d’identité vestimentaire qui détourne et réinvente les codes de la mode. Il ne s’agit pas d’un mouvement spontané mais une forme de dandysme et d’insoumission qui ressemble au courant Zazou des années 1940.

La transgression des codes vestimentaires européens, notamment au Congo, a commencé dès la fin du XIXe siècle. « Sortir ses griffes » est une expression courante de la « sapologie » . Il s’agit donc aussi d’une forme d’insoumission. Le luxe c’est la fracture en latin et donc la transgression CQFD.

Dans les années 1920, les autorités coloniales belges ou françaises effectuaient des contrôles policiers sur les accoutrements vestimentaires,  et dans le contexte post-colonial, les « sapeurs » immigrés en Europe aiment ne pas se « faire discrets » (ce que les sociétés occidentales leur demandent)…

SIECLES DE CRISTAL DE MUSE SILICE

Bien des siècles avant notre ère, par une forte tempête en Méditerranée, ce jour là, la mer est si démontée qu’un bateau de marchands phéniciens doit venir se mettre à l’abri sur la côte. On tire le navire au rivage puis on se prépare à bivouaquer. Las ! Impossible de chauffer la marmite car le feu s’allume mal tant le vent est mauvais. Sur la place sablonneuse, l’équipage cherche en vain quelques pierres qui protégeraient le foyer et permettraient de caler la marmite, et la faim rendant l’homme astucieux, un marin va chercher, dans la cargaison du navire, quelques blocs de nitre (carbonate de sodium) pour entourer le feu.

Quand le repas est terminé, et que le feu par le vent violent avait chauffé intensément l’emplacement du foyer, une merveilleuse substance dure, translucide et brillante, apparaissait dans le fond du foyer, ainsi naquit le verre .

NIKE ON THE MOON

Une des premières paires de chaussures de sport jamais produites par l’équipementier américain Nike a été vendue mardi pour 437.500 dollars lors d’enchères en « ligne de Coke certainement », et  organisées par Sotheby’s, un record mondial pour des « sneakers ».

C’est une « Moon shoe » une paire de chaussures de course à pied dessinée par le co-fondateur de Nike, Bill Bowerman, pour les sélections olympiques des JO de Munich, un joyau ! Selon la légende, l’entraîneur américain d’athlétisme Bill Bowerman aurait eu l’idée de la semelle, « mais aussi de la semaine »,  en coulant du caoutchouc dans la machine à gaufres de son épouse. Invité à un dîner chez lui, un coureur aurait déclaré « les gaufres de sa femme, c’est de la semelle ». La « Moon Shoe » était née et doit ainsi son nom à la ressemblance entre les traces laissées par cette nouvelle chaussure et les empreintes des astronautes américains sur la Lune. L’acquéreur de la « Moon Shoe » est un entrepreneur canadien de 61 ans, Miles Nadal, qui a prévu d’exposer la paire dans son musée privé de Toronto.

BIN-BIN CONTRE GRAND CRU

Un serveur d’un restaurant, situé à Manchester, a commis une belle erreur en servant à un client une bouteille de vin d’une valeur de 4.500 livres (environ 5.000 euros) contre une commande d’un vin à 90€. C’est uniquement lorsque l’un des managers présent ce soir-là s’est écrié : ‘Oh, ce client boit une sacrée bouteille’ que le personnel a compris la bévue. Les clients, visiblement grisés par la qualité du breuvage, ont voulu, par la suite, commander une seconde bouteille, mais c’est avec un tact tout britannique que le directeur leur a suggéré d’en commander plutôt une autre, prenant soin de ne pas leur dire ce qui s’était passé.

Voilà la plus non surprenante des informations que l’on peut liker de cette missive, car, en effet, c’est à l’image de la jeune fille qui au seul nom de Rimbaud s’était esclaffée : « oui le meilleur rôle de Sylvester Stallone ». La culture est en berne et les humains de contrefaçon sont légion, des incultes sectaires qui se prennent pour des cadors alors qu’ils ne savent même pas faire une phrase sans faute de français…

AUGUSTE THE RUSH

C’est la mode des crêperies et elles foisonnent dans Paris. La bobocitude parisienne, qui passe ses vacances entre Cancale et Dinard, redécouvre les crêpes de leur enfance. Voilà « Chez Auguste », pas celui né à Rome le « Gaius Octavius Thurinus », mais celui qui est breton comme sa galette de sarrazin ; les voyages forment la jeunesse.

Nous sommes au  86 de la rue St-Martin à côté de St-Merry et, si avant de rentrer au restaurant, vous deviez visitez l’église, levez les yeux sur la clé de voûte du portail principal. Là où habituellement on trouve le Christ ou la Vierge, vous découvrirez une étrange et monstrueuse sculpture : une barbe et des seins, une tête avec des cornes et des ailes dans le dos : serait-ce la personnification du diable ou un signe alchimique ? Il n’y a rien d’étonnant car c’est dans ce quartier où vécurent les templiers et leurs secrets de richesse, mais surtout, un peu plus tard, Nicolas Flamel qui, selon la légende, aurait transformé le plomb en or avec Dame Pernelle qui était Bretonne…

UN MOMENT D’OPTIMISME

Il y a parfois des sources inépuisables de joie intérieure qui peuvent passer devant vous et qui rendent votre cœur joyeux et débordant d’optimisme. Toujours en recherche d’idées, je m’évertue à décrire cette société dans laquelle nous vivons et, pour cela, je m’étais installé face à la conciergerie en quête d’idées, sur un transat que la mairie met à ma disposition pour mes longues après-midi de réflexion et de flânerie, pour mon slam de Paris !

Je constate que par terre autour de ce transat foisonne une multiplicité de mégots laissés là par des humains ayant les neurones au chômage technique. Personnellement, je ne fume plus depuis le 1er janvier 2000, cadeau que j’avais fait, en son temps à ma femme, comme signe de mon amour éternel qui n’a pas duré.

Deux jeunes filles armées de bouteilles en plastique s’approchèrent doucement de moi en faisant des petits bons et ramassant au passage tous les détritus et mégots qui jonchaient les pavés du roi. Elles échangent à haute voix pour que j’entende : « Les gens sont terribles. Ils laissent leurs mégots partout en me regardant avec un œil réprobateur ». Sortant de ma rêverie, je leur interjette que ce n’est pas moi car j’ai arrêté de fumer il y a bientôt 20 années. Étonnées ! L’une d’elles me dit : « Alors là, cher Monsieur, pour nous : vous êtes le Phénix des hôtes de ces quais » citant Jean de La Fontaine…

ELIE SAAD CHINOISE-MENT VÔTRE

Au sens strict, on entend par chinoiseries un style européen de décoration dont l’origine s’inscrit dans une problématique d’échanges artistiques entre des civilisations très éloignées et fondamentalement différentes dans leur perception du monde. Le terme, lui-même, est apparu dans la langue française vers 1845, avec une connotation nettement péjorative qui a longtemps perturbé.

La perception même de la Chine s’était inscrite autrefois dans une fausse image de l’Asie, résultant probablement de la méconnaissance qu’on avait de cette région du monde et longtemps caractérisée par son isolement et sa fermeture à l’étranger. La Chine, ancienne espace géographique et culturel inconnu pendant longtemps, n’avait été parcourue que par quelques rares voyageurs, provocant des  fantasmes à son sujet les plus fous, que peu de gens pouvaient les contredire.

Mais, voici le Elie « Damour » bercé par une grande blonde à la peau trempée dans un bac de kaolin donnant une porcelaine fine, mélangeant un fleuve de couleur topaze, avec des yeux retroussés vers les tempes.