LE CLOWN BAR

Bozo est arrivé et, si cela vous « agrès », il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Une séquence comique au Clown bar où un Balangantshik nous accueille. L’ancienne buvette du Cirque d’Hiver est devenue le nouveau chapiteau de Paname où une cavalcade d’acrobates parisiens, plutôt achromates d’ailleurs, compte-tenu de leurs costumes gris, chemises blanches de chez Deloitte. Un Monsieur pas dé-Loyal comme dompteur de clients, en mal de reconnaissance, recevait quelque contorsionnistes, qui font changer leur table pour une plus en vue, montraient les crocs comme ces jeunes lions un peu foufou.

MASUMOTO, LE MUST DU QUARTIER

Naoto Masumoto était aux fourneaux, pour une cuisine au croisement des terroirs nippons et européens. Un concert de cuisine qui se nourrit d’une large gamme de notes, en témoignent notamment le risotto aux algues aonori, Saint-Jacques grillées ou encore la poire en gelée de uméshu, coulis de kaki, et glace à la fleur d’oranger. Tout un univers ! Un franco-japonais minimaliste en « live », pour un résultat final comme une plongée au pied du Fujiyama.

IL ÉTAIT UNE FOIS LA CHARENTE D’AISE

De la Charente, nous connaissons son pinot, son fleuve, ses plaines à perte de vue et, si vous avez grandi en Charente, alors vous connaissez les vraies Charentaises. Mais, c’est bien ici, quoi qu’en disent les « Parigogos », qu’on connait le vrai nom du pain au chocolat, la chocolatine, et rien d’autre.

Cette pantoufle, qui est apparue au XVIIème siècle, a une histoire directement liée à celle du sabot, car, dans les campagnes, autrefois, pour rendre cette « poulaine » du jurassique plus confortable, les cordonniers-savetiers enfournaient les rebuts de feutres utilisés pour les pèlerines de la Marine Royale …

ANNA WINTOUR DE PISTE

Anna Wintour, la papesse de la mode, la souveraine infaillible des Mags, le bescherelle de la « fashion » qui donne ses règles au rythme de ses menstruations. La légende de la Marie-couche-toi-là de la culture pop, la terreur des faubourgs de l’industrie du luxe que personne n’ose affronter. La femme, la plus aimée, mais aussi la plus détestée des créateurs, vous invite à dépenser 275 000 $ pour une table au Met Gala. Invité à payer au Met, néanmoins, vous ne choisissez pas votre robe ni vos ‘sex Boys’ de la soirée car chaque détail doit être approuvé par la diablesse, qui elle ne s’habille pas en Prada, montrant ainsi sa grande influence sur les puissants de la planète Mode.

KARL JUST IN TIME WITH SWAROVSKI

La marque du Dandy poudré a conclu un accord de licence avec la marque Swarovski pour la production de ses prochaines lignes horlogères. Produites par le groupe « Fossil » jusqu’alors – « Drôle, non ! – Voici une nouvelle vie pour l’Allemand le plus Français de la mode. Les montres griffées Karl Lagerfeld seront désormais entre les main de Swarovski, le seul cristallier qui ne produit pas de cristal à 18%. Les deux marques n’en sont pas à leur première collaboration, puisque le spécialiste du verre « très polie » était déjà en collaboration avec les bijoux Karl Lagerfeld, de faux diamants pour une vraie impression, avec une fausse couture. It makes sense.

ADELINE ZILIOX

Quel ravissement et quelle poésie ! Grâce à Romain et à son accueil au « Dress code Hôtel », nous avons pu rencontrer un « Talent Aiguille ». Sa création est faite de transparence mais aussi de sensualité comme ces statues qui ornent les temples d’Angkor. Des fleurs et du romantisme avec l’amour en signature « Urban Chic » avez-vous dit ? J’aurai plutôt dit « envoûtant Chic ». Dans ses collections, Adeline Ziliox ne se limite pas à un style ultra féminin et intemporel mais donne de la sensualité en abondance pour une couture qui se conjugue au féminin.

Eveil de mes sens ; des sens sens dessus dessous qui me chavirent de trouver un style sans vulgarité, et qu’elle laisse simplement s’exprimer en donnant la parole au corps de la femme qui la porte.

MODE ET FEMMES ENCEINTES DANGER

La grossesse n’est pas une excuse pour négliger son apparence. Vous pouvez, quand même, porter des choses sexy et votre nouvelle poitrine, qui va doubler ou tripler de volume, mérite d’être montrée, et cela pour le plus grand plaisir de votre époux ou de votre amant. C’est selon. Ce dernier pensera retrouver le sein maternel : des seins de porcelaine.

Je me souviens de ses seins qu’elle arborait dans son bain chaud et moussant, en appuyant sa tête sur la baignoire avec une pose pleine d’abandon comme un Degas. Ses seins flottants avec une étrange gravité, j’ai contemplé son absence puis, soudain, rassemblés au cœur de l’eau froide se dresser comme le Fujiyama.

HOTEL DE MODE

Connaissez-vous Stéphanie Coutas ? Et, pourtant, pour ceux, qui ne sont pas invités aux grandes messes de la Fashion Week Parisienne, ils peuvent s’en imprégner en venant  au Dress Code Hotel faire un plongeon dans la mode et dans le spa privatif, havre de sérénité et de relaxation à une marche de l’Olympe, mais surtout, de l’Olympia. La créatrice donne son style néoclassique et contemporain avec une pointe de Fenshui Zen, l’acupuncture de l’habitat.

Un quatre étoiles, qui se fait six dans le biotope urbain, qui vous fait plonger dans la chambre de Jean-Paul Gaultier, Dior ou Chanel, en lieu et place de l’ancien siège du Prêt-à-Porter de la couture Parisienne, un pure hasard ? La French Touch associée à …

KIM KARDA KOSMETIC K.K.K

Kim Kardashian, toujours avide de scandale, et surtout, depuis que la star des réseaux sociaux a posté sur son compte Instagram des photos de son corps totalement nu et peinturluré de crème blanche pour promouvoir son nouveau parfum KKW BODY, un vent de polémique souffle. Oui, le monde entier est habitué à voir ses courbes sur la toile, mais est-il prêt à avoir le corps de la star sous forme de flacon dans sa salle de bain ? Pas si sûr. Surtout qu’elle est accusée d’avoir voulu copier l’un des best-sellers de la parfumerie, celui de Jean-Paul Gaultier.

La fragrance joue avec des notes de pêche, de « Jas-mains, jeu de vilain » ainsi que d’ambre doré. « Shocking » aurait dit Schiaparelli.

VIN DES PYRÉNÉES

Le restaurant « Vins Des Pyrénées » est sur deux étages. Vous y trouverez un accueil chaleureux – « trop robot pour être vrai » – mais à 39 € la bouteille de pouilly fuissé, on ne sort pas pour aller « pouille-y-fumer » dans la rue. Deux femmes de l’île de Lesbos « indécentes de lit », à côté de nous, s’embrassaient, à bouche que veux-tu, avec pelotage de buste et de foufoune en « prime time », faisaient de moi le spectateur involontaire d’un film érotico-lesbien, phénomène de société et excitation assurée. Toutefois, nous n’étions pas là pour cela, mais, seulement, pour l’ébranlement de notre palais, un point c’est tout.

PERSOL, POUR LUI SEUL

L’histoire de Persol commence en 1917 en Italie à Turin quand le photographe et inventeur, Giuseppe Ratti crée l’entreprise « Ratti » pour fabriquer des lunettes de protection pour les pilotes de courses – Fiat oblige. Giuseppe Ratti veut des lunettes avant-gardistes. Il est rapidement sollicité par l’armée qui adopte le modèle « Protector ».

Puis, la popularité des modèles de lunettes, qu’il invente, s’étend auprès des civils. La marque devient internationale lorsque les starlettes et stars adoptent cet accessoire de mode indispensable à leur look. Riche de treize ans d’innovations, « Ratti » devient Persol en 1930.

CETTE INDUSTRIE QUI TUE LE MONDE

Après ce weekend des jeunes créateurs, prenons le temps de regarder de l’autre côté du miroir. Les guerres du futur ne seront pas menées pour du pétrole, mais pour de l’eau, prophétie qui se concrétisera plus vite que prévue au regard de la pollution majeure et irréversible des cours d’eau engendrée par les fabriques de vêtements des grandes marques.

Cette industrie de la mode est la deuxième plus polluante du monde après celle du pétrole. Il s’agit d’un écocide et rien n’arrête ce processus néfaste, car les produits chimiques déversés dans les cours d’eau atterrissent, ensuite, dans les rivières et les fleuves qui…

SAUDI ARABIA’S FASHION WEEK

Bien que Roberto Cavalli ait annulé à la dernière minute sa venue à l’occasion de la semaine inaugurale de la semaine de la mode en Arabie Saoudite, celle-ci s’est déroulée malgré tout. Désireuse de prendre part au monde de la mode européenne et mondiale, elle avait également invité Jean Paul Gaultier qui a accepté d’être l’invité d’honneur de cette semaine arabe à Riyad. Le montant de ses honoraires n’a pas été communiqué. L’Hôtel Ritz Carlton sera l’écrin de la manifestation. Mais Riyad a un plan plus ambitieux avec le  prince héritier Mohammed bin Salman qui a baptisé son nouveau projet « Vision 2030 », qui vise à diversifier l’économie du pays, tributaire du pétrole, et ainsi développer de nouvelles industries.

Souvent désigné sous le nom de MBS, cet homme de 32 ans vient de terminer une tournée mondiale pour émuler ses nouvelles idées pour l’économie saoudienne. Ces rencontres avec des entreprises de la Silicon Valley comme Facebook et Apple, par exemple, ont fait la une des journaux du monde entier.

BALMAIN CITY OF NIGHT

Olivier Roustaing, le designer, aussi appelé « deux semaines d' »Esmod, cela suffit », vient d’ouvrir sa première boutique à Milan, et lundi, un grand nombre d’aficionados se pressaient sur la célèbre avenue de Montenapoleone, choisie par le designer car « Monté » lui rappelait de bons souvenirs sur son périple en quête de notoriété en Italie.

En effet, le petit caporal de la mode a ouvert ses canapés de salon à un concept baptisé « The City of Lights » faisant référence au fameux film où l’action se déroule à Londres.

UN LUXE CAIMAN PAREIL ?

Le terme Alligator proviendrait de l’espagnol “el lagarto” signifiant «le lézard», et contrairement au crocodile, le grain de l’Alligator est pur et sans tâche. L’Alligator n’existe seulement qu’aux États-Unis, au Mexique et en République Populaire de Chine, contrairement aux différentes espèces de crocodiles que vous trouvez dans le monde entier. Avec un grain durable et parfaitement symétrique, il fait le plaisir d’un bon nombre de Maîtres d’Art, mais aussi d’hommes et de femmes qui apprécient le beau, et cela, croyez-moi, ne fait plus vraiment légion.

QUATRE CONSOMMATEURS DU LUXE

Le premier consommateur, « L’esthète », il attache une importance particulière à la beauté de l’objet, à l’excellence, au raffinement, à l’authenticité des produits ainsi qu’à l’expérience unique conférée par sa fabrication. Le luxe, pour lui, renvoie à l’art de vivre et à la distinction qu’il confère.

Le deuxième consommateur, « L’adepte « , valorise essentiellement la sensualité des produits et leur créativité. Ils sont des clients soucieux d’exprimer leur personnalité, de montrer leur individualité, notamment par des choix les mettant à part, dans une catégorie au-dessus des autres du fait de leur originalité.

UNE PÂTE DE VERRE

C’est un matériau à partir duquel on produit des œuvres uniques et en édition limitée. Juli, que j’ai rencontrée, n’ait que maîtrise de la main : une « patte de chair » pour une pâte de verre. Mais, quelle est cette matière nommée de ce nom barbare « Pâte de verre » qui comporte des bulles et qui prend à la lumière un aspect cireux, mat, semi transparent ou dépoli, c’est selon. Son grain de peau est particulier, évoquant le velours d’une pêche, le satin d’une peau délicate ou la douceur d’une femme sortant d’un bain de lait d’Ânesse. La lumière lui offre toute une gamme de jeux optiques et le spectre des couleurs et des épaisseurs de la matière rayonnent de reflets qui feraient pâlir un nuancier Pantone.

BAIKEN GERMANO-TRIP

Obtenir une table chez Baiken relève de l’exploit car il y a une grosse demande, et avant d’entendre à l’autre bout du fil «hallo», puis le « ja », il faut téléphoner plusieurs fois pour avoir gain de cause, numéro de passeport, heure d’arrivée, etc.. la précision, toute germanique, qui fait que j’avais ramené ma carcasse et ma blonde « chambre froide » et yeux bleus pour le décor environnant et passer inaperçu, un voyage pour une version riesling portée à maturation à la limite de l’accident ménagé alcoolique mal déguisé.

La table de Baiken, c’est simplement dans les vignes de Baccus à 30 minutes de Francfort, pour un germano-trip qui se voulait gastronomique et qui a été « maestronomique ».

CORNET DE SAINT CYR

Les Galeries Lafayette viennent de nommer Clara Cornet comme directrice de la création et du merchandising du futur flagship sur l’avenue des Champs-Elysées. Clara, qui travaillait aux Etats-Unis depuis cinq ans chez Opening Ceremony et The Webster, dirigera le nouveau grand magasin parisien et nous l’espérons en mieux que Claudine Verry qui se permet des remarques sur des articles de journalistes du groupe au lieu de s’occuper de ses rayons.

« Dans le cadre de ses missions, Clara Cornet aura pour responsabilité de choisir des marques et des produits exclusifs. Elle sera également responsable de l’identité visuelle et du contenu du magasin Elyséen qui ouvrira ses portes en 2019… »

LUXE LE CHIC DU CHEAP

Nous sommes Avenue Montaigne où les touristes Japonais multiplient les razzias sur les doudounes en taffetas (1 150 euros) et les chemises en popeline à col inversé (290 euros) – 130 euros pour un tee-shirt blanc, tout de même ! «Admirez les finitions, insiste le mannequin vendeur, en caressant la broderie près de son cœur, exactement là où est votre portefeuille.

Pour atteindre cette perfection, nous engageons les meilleurs artisans nous dit-on ? Mais, vérification faite dans la cabine d’essayage, l’étiquette du polo porte la mention «made in Turkey». Magie du luxe ! Pour raconter leur métier, les grandes maisons françaises vantent leur fabrication, leur savoir-faire pluri-séculaire, le tour de main incomparable de leurs ouvrières des délocalisations !

BRÈVE DE MODE

« Vous vous trouverez sans argent, mais les femmes vous sont bénéfiques et c’est par elle que vous réussirez. » Le cœur tremblant, le jeune garçon écoute avec attention la chiromanciennes. Nous sommes en 1919, il vient de fêter ses 14 ans. De retour chez lui, l’énigmatique phrase résonne encore dans sa tête.

Celui-ci sera à l’origine de l’un des plus prestigieux parcours du monde de la mode et les superstitions rythmeront le destin de ce petit garçon nommé Christian. C’est en 1946 près de 30 ans après cette rencontre que le petit devenu couturier traverse une période d’intérrogation. Il envisage d’ouvrir sa propre maison de couture, une nouvelle étape qui peut s’avérer risqué… READ MORE

ME ABLOH LVMH

Mais, attachez vos ceintures. Off-White, le chantre de la sangle de sécurité aura été repéré par Michael Burke quand il était chez Fendi, et celui-ci aurait déclaré « je suis ravi de voir comment sa créativité innée et son approche disruptive (mot savant pour le bordel) l’ont rendu si pertinent, non seulement dans le monde de la mode mais dans la culture populaire ». Et, pour le populaire, Vuitton s’y connait !

C’est la future star de Dior Homme ou la main mise des Afro-américains sur la mode française ? Ont-il une légitimité ? Ou cela n’est -il qu’un feu de paille pour faire un peu plus de buzz ?

DOUBLE QUEEN IN LONDON

Anna Wintour, la patronne du célèbre magazine américain Vogue, qui est habituellement la seule reine de la Fashion, ne souriait pas derrière ses éternelles lunettes noires pour nuits blanches.
A 91 ans et 70 ans de règne – espérons que cela ne donne pas des idées à Madame Wintour sur la longévité de son mandat – Elizabeth II assistait pour la première fois à un défilé de mode. Je peux imaginer le désarroi de la société, Burberry, qui se targue d’être la plus grande marque de la Grande-Bretagne qui vient se faire chiper sous le nez le plus important premier rang de l’histoire de la mode, aurait dit Monsieur 140 caractères, j’ai nommé le breton de service qui depuis est passé à 5 minutes de mode sur TMC. C’est amplement suffisant.