C + PLUS DE BANAL

Les ondes du désir et de la poésie étaient présents et contrebalançaient la vulgarité qui s’était assise à mes côtés, une Afida, erreur de la nature, faisait tâche dans la poésie ambiante, mais tous les dégoûts sont dans la nature. Parmi les oiseaux, il y a aussi des corbeaux et des poules.

Un plissé n’est pas joué. Une cape chemise pour un souffle de beauté, en ces temps de grisaille de la fashion week de l’Empire du Milieu, j’aurai envie de dire de « L’an Pire du Miteux ». Ce jeune nippon où le Samouraï de la couture fait la guerre au beau, essaye d’interpréter le cœur humain et use des sonorités d’un camion de 35 tonnes pour exprimer les sentiments les plus nuancés. Il souhaite évoquer des images qui devraient résonner puissamment dans notre imaginaire, mais qui résonnent seulement dans le désert de Gobi.

Dans sa forme la plus élevée, il suscite l’intuition profonde de la vie d’une vieille momie, et fait jaillir le désir d’un retour prochain dans la crypte. Le vent sur Shanghai fait flotter la soie plissée sur le corps du mannequin, comme une force invisible, soumise à la vision d’un cloporte.

VUITTON UN ARC-EN-SIECLE

Mardi dernier, le spectacle était Cour Carré du Louvre là où, autrefois, la couture plantait ses tentes pour que les couturiers du monde entier viennent présenter leur collection. Cependant, après des années de controverse, ceux-ci mécontents du lieu avaient déserté cet espace du centre de Paris pour aller s’exploser un peu partout dans la capitale. Pour finalement, établir leur siège au Palais de Tokyo. Qui a pu avoir cette idée si saugrenue pour la couture Française ? Certainement pas Jacques Mouclier qui voulait regrouper l’ensemble de la profession au Louvre : une idée probablement trop en avance sur son temps.

J’AI RENCONTRÉ UN SAPEUR

Qui sait que veut dire la SAP ou Societé des Ambianceurs et des Personnes Elégantes ? La SAP est née à Brazzaville, Kinshasa, et a été transportée à Paris. La sapologie est un mouvement d’identité vestimentaire qui détourne et réinvente les codes de la mode. Il ne s’agit pas d’un mouvement spontané mais une forme de dandysme et d’insoumission qui ressemble au courant Zazou des années 1940.

La transgression des codes vestimentaires européens, notamment au Congo, a commencé dès la fin du XIXe siècle. « Sortir ses griffes » est une expression courante de la « sapologie » . Il s’agit donc aussi d’une forme d’insoumission. Le luxe c’est la fracture en latin et donc la transgression CQFD.

Dans les années 1920, les autorités coloniales belges ou françaises effectuaient des contrôles policiers sur les accoutrements vestimentaires,  et dans le contexte post-colonial, les « sapeurs » immigrés en Europe aiment ne pas se « faire discrets » (ce que les sociétés occidentales leur demandent)…

RYNSHU TROIS COULEURS

Bleu comme les yeux de Mademoiselle Aya Ueto, blanc comme le sommet du Fujiyama, et enfin rouge comme les joues fruiteuses des geisha de Tokyo, nous sommes au pied du palais du même nom, et c’est toujours un plaisir d’être accueilli par 2ème bureau, qui nous protège de la foire d’empoigne des Bimbos de la télé-réalité qui ici ne sont pas force de loi.

Un japonais à Paris, depuis bientôt plus de 35 ans, où les zips du couturier, vient fermer les shows du dimanche dans une douceur moite, au bord de la Seine qui rafraîchit les convives. Depuis ses débuts dans la mode, Rynshu travaille sans assistant. Très actif, il écrit des scénarii, réalise des costumes de scène, et il assure la direction artistique de Masatomo Inc. ainsi que de Masatomo Dream Corporation.

ALLËDJO PARIS FASHION WEEK

Dans les jardins des caresses, loin du Benin, il y a le doux refrain que chantent des cœurs ardents, avec leur voix d’archange aux langueurs sonores et gracieuses de baisers divins. Voilà une volupté sans pareille, comme une ivresse inénarrable le long du fleuve Niger dans la plaine côtière du sud qui vibre dans nos mémoires pour un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître.

Voici l’homme de 32 ans, designer de son état qui nous invitait pour présenter sa « soie » douce comme un bouquet de strophes enfantines. Des chemises pour hommes mais aussi pour femmes, le signe des temps, qui nous fait entrevoir que si Roger Peyrefitte était encore vivant il déclamerait « quand l’Afrique s’éveillera! »…

GENERATION K COMME KERMA

Après la génération Y et Z, place à la génération K. Pourquoi la lettre K ? L’inspiration du « Beau Llywood » et du personnage de Katniss Everdeen, l’héroïne de la saga « Hunger Games » immortalisée par Jennifer Lawrence.

Un K pour une génération désenchantée, et profondément anxieuse. Ils ont grandi avec la montée de l’extrémisme islamique, l’austérité… Ils ont vu leurs parents perdre leur travail et leurs angoisses ne sont pas celles que l’on connaît habituellement à l’adolescence : 75% des filles se disent préoccupées par le terrorisme, et 66% sont inquiètes par le changement climatique.

Filles et garçons confondus, ils sont 79% à chercher un job et à craindre de ne pas pouvoir en décrocher un le temps venu. La méritocratie, ils n’y croient pas, ils sont persuadés que  leur couleur de peau, leur sexe, la situation économique et le statut social de leurs parents vont déterminer leur avenir.

LA LIBERTÉ DE BLÂMER

Il est vrai que l’on ne copie que les meilleurs ! Mais, là, c’est fort de café qu’un anonyme Dyptique ou dillnite puisse passer de l’inspiration à la copie pure. Eux qui ne savent probablement pas que le Spiritus veut dire « l’Esprit Divin ». Voici donc encore des barbares, des sauvages de l’esprit humain, qui lancent leur venin caché sous la langue de leurs avocats, des natures moyennes qui osent plagier la grande Chantal, papesse de la parfumerie, qui est à l’origine de parfums célèbres comme « Opium » d’Yves Saint Laurent « L’eau d’Issey » et bien d’autres… Une marque qui tonne « Dyptique » : quel orgueil de penser que non content de se comparer à une peinture ou à une sculpture, il pense que nous allons tomber dans le deuxième panneau. READ MORE…

VOYOUCRATIE S’ABSTENIR

Il utilise les autres et les copies comme ferait une Xerox des années 80, sans qualité, ni définition, croyant avoir inventé l’écriture comme en Mésopotamie en -3500 Avant-Jésus triste. Leurs femmes sont des demi-mondaines prêtes à tout jusqu’à une « fêle à scion » sous le bureau de leurs futurs clients. Les voici, ces trentenaires, appelés de ce nom ronflant « Millennials ». Incultes et agoraphobes, ils cultivent « les bulbes de narcisses » et leur égoïsme est aussi étendu que la lac Victoria. Comme « une mère intérieure » ils ont encore leurs nounours pour dormir car cela les rassure quand ils viennent d’escroquer un travailleur de son dur labeur qu’ils revendront des millions à leur seul profit et pour ne rien en faire, juste acheter des Nabuchodonosors au Nikki Beach de St-Tropez.

VERSAILLES LUPANAR DES KARDA CHIANTE

Dans le cas de la haute couture, l’adage, selon lequel une image vaut tous les mots du monde, est certainement vrai. Aucun journaliste ne sera jamais capable de décrire une tenue avec autant de précision que la plus simple photo. Alors, Louis XIV décide de faire des défilés de haute couture à Versailles. Les courtisanes et les courtisans ont l’obligation de se présenter au roi avec des tenues originales et créatives.

Enfin, rien n’est plus efficace en termes de vente que le mélange explosif du sexe et de la célébrité. Versailles devient ainsi le lupanar (traduction de l’italien: la chambre des louves) ou un endroit pour sexe, robe et musique, « Le syndrome Kardashian ». Déjà, en France, en 1600, Henri IV avait fait habiller des poupées de manière à ce que sa fiancée, Marie de Médicis, soit au courant de la dernière mode lorsqu’elle arriverait à la cour. Au début des années 1670, la marquise de Sévigné envoyait des poupées à sa fille par peur que cette dernière, perdue au fond de la province à cause de son mariage, ne paraisse ridicule et elle s’assurait ainsi que sa fille puisse ressembler à une parisienne chic. Cliquer sur le titre pour lire plus …

BREIZH CAFÉ PARIS

Quoi de plus naturel que d’aller dans une crêperie avec deux bretonnes blondasses qui, d’ailleurs, ressemblent plus à des suédoises d’Oslo pour une omelette Norvégienne. Merci, Monsieur Darwin ! C’est la mode des crêperies et elles foisonnent dans Paris. D’ailleurs, celles-ci font le bonheur des bobos parisiens qui passent leurs vacances entre Cancale et Dinard. Voici  n crêperie qui tire son épingle du jeu, car elle a bien compris que la crêpe et la gaufre n’étaient pas seulement toute l’économie de la Bretagne et que les Corsaires sous Louis XIV étaient déjà de grands voyageurs qui importaient le savoir des pays du Soleil-Levant.

DIOR PARIS LE CIRQUE

Dior fait son cirque. Sous le plus grand chapiteau du monde, ouvert sur la « Manche Chiuri », mais au musée Rodin, on assiste à une acrobatie intellectuelle à la Maria qui, jusqu’alors, nous avait habitué à des présentations sans filet et, même si cela ne nous « agrée » pas, les mannequins défilent sur la piste d’honneur, sans être annoncé par Monsieur Loyal, car, dans la mode, le mot loyal est un mot qui ne dit rien à personne.

La piste aux étoiles de la Haute Couture nous emporte dans un trou noir inspiré par les volutes de la créatrice, toujours à la recherche d’un style pour la maison de l’homme de Granville. Une idée sans filet, un freestyle grand écart, mais, surtout une grande désillusion. Le cirque de Baudelaire ou d’Apollinaire, sous le chapiteau de Rodin, des baladins passent et repassent devant les enfants que nous sommes qui suivent en rêvant et en attendant les clowns de la « Chambre ».

Ils ont des poids ronds ou carrés, des tambours et des cerceaux dorés, comme les écoliers de Salamanque, je me fais saltimbanque pour vivre comme un baladin.

UNE NÉBULEUSE DE REFLETS

Le miroir se souvient des visages qui se sont posés sur lui comme des papillons, puis le vent les efface et parfois, le spectre d’un fantôme penché sur une épaule regarde les innombrables forêts d’égos qui s’y étaient attardés. Empire de la mémoire qui ne rend jamais la jeunesse d’antan, ce petit morceau de verre à l’argent en son envers va devenir plus précieux qu’une toile de maître. Pour cela, la chose devait être nécessairement de qualité et l’ouvrage par sa taille devait dépasser l’entendement, c’était la promesse de grandeur que fit Colbert au roi Louis XIV. Les maîtres artisans, lors de leur arrivée à Paris de Murano en 1665, lui avaient affirmé qu’ils pourraient bientôt produire des miroirs de six à sept pieds de haut.

TOUT EN KARL MONT

Karl Lagerfeld en Egypte à New York ; rien d’impossible pour le « Papi Prusse ». Le hamburger, qui reconstitue les quais de Seine dans le Grand Palais, vient dans la salle la plus mystique de Gotham, la salle d’égyptologie du Metropolitan Museum. À une époque où la crainte de représailles sur une hypothétique appropriation culturelle siphonnée par de nombreux designers, Lagerfeld reste intrépide. Si quelque chose l’inspire, il y va, célébrant ici le pouvoir gracieux de l’iconographie égyptienne dans une profusion de beaux vêtements. Mais, Chanel a préféré « sa grosse paume » pour les Métiers d’Art et ainsi, sous l’impulsion de Chanel, le Nil se transforme en East River, et la felouk en Yellow Calque.

ABEILLE DE GUERLAIN

Seules les abeilles de Guerlain resteront vivantes, car quand l’abeille, au printemps, confiante et charmée sort de la ruche et prend son envol, tout l’invite sur sa route embaumée ; l’églantier berce au vent ses boutons entrouverts, la clochette des prés incline avec tendresse sa tête, et l’abeille émue cède au désir qui la presse et plonge dans son lit pour s’y baigner.

Descendez dans vos champs et vos jardins, et vous apprendrez que c’est le plaisir de l’abeille de butiner le miel de la fleur. Mais, c’est aussi le plaisir de la fleur de céder son miel à l’abeille. Car pour l’abeille, la fleur est une source de vie, et pour la fleur, une abeille est une messagère d’amour, source de fécondation douce « in Vigogne  » pour le plaisir, le besoin d’une extase furtive d’un vol de colibri.

PLUS DE CROCO POUR COCO

Chanel va cesser d’utiliser des peaux exotiques, et les vieilles peaux de clientes de la maison ne sont pas concernées. Plus de croco pour Coco et les cocotes en tweed. A la veille de son exposition des Métiers d’Art, qui se tiendra au Met (Metropolitan Museum), Chanel a annoncé que la marque n’utilisera plus de peaux exotiques dans ses futures créations. Bruno Pavlovsky, président de la mode de Chanel, a informé la presse que cette décision comprenait le crocodile, le lézard ainsi que le serpent. cela concerne également l’utilisation de la peau de raie appelée plus communément Galucha.

REUNION FOSSE COUTURE

Y a-t-il un pilote dans le bastion ? Les orateurs réunis en meeting, rue du Faubourg Saint-Déshonoré, avaient pour objectif que le monstre Hulk avale cette pépite de diamants pour renflouer le géant vert, ce machin de la Seine à gauche qui deviendra une institution de « con-férenciers », de copains et consorts. Cette réunion des fossoyeurs de la mode a fait l’objet d’articles, il y a quelques années, qui m’ont valu d’être mis au ban des affreux de critiquer ce si « con Pétant » Grumler. Les visionnaires sont toujours discriminés, et j’en ai l’habitude, car la vertu est toujours mal traitée, contre la perversité toujours trop bien récompensée . Mais, les règles sont les règles et celles érigées par Jacques Mouclier étaient peut-être formelles, mais néanmoins utiles.

Ce Marrant, qui écrit ses chroniques dans un style si effroyablement lourd qu’on pourrait penser que son calame est lesté d’un donut’s de cent kilos. Son éloquence à la soirée de gala des Sapins de Noël où la fine fleur des couturiers et des designers était invitée, était plus qu’ordinaire. Ce transfuge de l’écriture, philosophe et économiste à ces heures, ressemble plus à ce lièvre, qui s’est mis à courir entre deux armées prêtes à combattre, et quand il fut pris au milieu, crie tout à coup sa peur indicible.

CAVIAR KASSEPIED

Pommes de terre cuites au caviar, un pont si fragile entre Antoine Parmentier et les Perses qui sont les premiers à consommer les oeufs d’esturgeons. Cette nourriture décadente qui stigmatise les riches et qu répugne les pauvres, devient à la portée de tous, excepté dans les capitales du monde.

Kaspia, après avoir inauguré son restaurant à la Fondation Alda Fendi à Rome, le 15 novembre dernier, la maison Parisienne,  qui est un repaire de la Fashion Week de Paris, située la Place de la Madeleine depuis 1953, ouvrira à Londres ses portes à Mayfair en avril 2019.

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT GHOSN

Voici la couture qui se mobilise pour un chef d’entreprise et le créateur de mode, Rabih Kayrouz, a exhorté le président Français, Emmanuel Macron, en lui demandant la libération de Carlos Ghosn, ex-président de Renault-Nissan-Mitsubishi. Le couturier libanais a immédiatement vu la possibilité de se faire une publicité gratuite de circonstance.

Arrêté à Tokyo le 19 novembre à la suite d’accusations d’évasion fiscale, Ghosn, 64 ans, est enfermé dans un centre de détention à Kosuge jusqu’au 30 novembre pendant que le système judiciaire japonais examine les accusations portées à son encontre. Cet emprisonnement montre, dans toute sa caricature, le système judiciaire Japonais, plus proche d’une dictature que d’un pays civilisé.

KARL MET LE FEU AUX CHAMPS ELYSÉES

C’est jaune, c’est moche, cela ne va avec rien, mais cela peut vous couper la tête, déclarait Karl autrefois, c’était quand Sarkozy imposait à la France entière un gilet jaune obligatoire dans chaque voiture française. J’ai appuyé sur le gros bouton de la reine ibérique de Parisssse, toujours habillée comme une pouffe de la haute.

Mais, selon Jacques Brel, pour faire une bonne dame patronnesse, il faut avoir l’œil vigilant car, comme le prouvent les événements, quatre-vingt-neuf tue la noblesse. Ainsi, tricotons un pull de couleur caca jaune, car c’est ainsi que le dimanche à la grand-messe on peut reconnaître ses pauvres à soi . Un Karl à l’enfer et un Karl à l’endroit feront un beau gilet que l’on peut porter sur soie qui file un mauvais coton.

Et, pour faire plus vrai que nature, on convoque Victor Hugo et notre Dame de Paris avec l’ibérique Esmeralda, gitane rastaquouère des faubourgs, car aujourd’hui Quasimodo gîte chez la Pompadour, voilà une société de jeunes, très jeunes mais cons à la fois, qui retourne Paris comme une crêpe mais celle-ci est au sarrasin comme nous dit la Marine…

DUCASSE SUR SEINE

C’est l’un des parrains de la gastronomie Française qui prend l’eau, mais c’est en inaugurant une chaloupe chic pour bobos écolos en quête de croisières gourmandes pour les caprices d’un fleuve, une mise en scène sur l’affluent du même nom. Une péniche, pardon chez Ducasse, on dit un Yatch, noblesse oblige. Il y avait une ambiance électrique à notre arrivée. La tension était palpable, probablement, à cause de la pile à combustion qui honore ce navigable, appelé pour la circonstance « les quais de Sphène » comme ce métal si précieux. Bienvenue dans le monde de la restauration de luxe, là où les parisiens bien informés le savent : avoir une réservation est chose impossible à moins de s’y prendre plusieurs mois à l’avance ou d’avoir soudoyé une conciergerie VIP bien introduite.

L’ABRACADABRA FIAC 2019

Pendant quelques jours, chaque année, Paris devient la capitale mondiale de l’art contemporain. La FIAC, véritable institution reconnue dans le monde entier, est l’occasion pour le grand public de découvrir les artistes les plus en vue de l’art contemporain, mais aussi à travers les œuvres des artistes les plus réputés de la planète. Riche s’abstenir, si vous n’avez que 15 millions de dollars sur votre compte en banque, retournez chez vous travailler, car, aujourd’hui, la FIAC est réservée aux ultra-riches, à ceux qui gagnent plus d’un million d’euros par minute comme le Seigneur des Arnault.

BONJOUR BIMBO ADIEU MADEMOISELLE

J’ai retrouvé des lettres enrubannées d’un petit bolduc de soie rose dans un dossier bleu tombé dans l’oubli de la vie. C’était les nombreuses lettres d’amour d’une époque qui, je le sais, ne reviendra jamais. Adieu Mademoiselle et Bonjour Bimbo qui vous regarde comme un portefeuille gonflé de cartes noires platinums. Adieu l’amour et le romantisme. Je prends la première lettre au dessus de ce petit colis comme pour me remémorer ce monde d’antan.

La lettre commençait par ces mots: « Hier, j’étais, comme dans un rêve, incapable d’entendre les foules qui rodent autour de moi, et une montagne de mots qui se bousculent sur ma feuille, reflète la sensualité et me fait entrevoir la splendeur aveuglante de ce moment irréel. J’ai pensé, à cet instant, comment un moment peut-il être si chimérique et si réel à la fois.

KORSAVA TBILISI 2019

Korsava, c’est plutôt une collection pour anciens de Verdun ou asthmatiques des pets de bimbos de la fashion week qui operculent tel le râle de Joey Starr en concert à Bercy. Salopettes à gogo et vinyle de Renault 5 des années 1970, bottes de chasse pour danseuses de chantier et conductrices du Caterpillar 797B, normal, elles sont belles comme un camion tout neuf.

Une ascension de l’Annapurna de la mode ou l’art d’accommoder l’Everest. Couture moyenne qui aspire aux grands sans pouvoir l’atteindre, et qui fuie la vulgarité sans pourvoir lui échapper. Mieux un peu d’histoire plutôt que de continuer à écrire cette planche de vinyle à coudre l’égo de la créatrice.

FÉCONDATION IN… VUITTON

La vision de l’art pour le Seigneur des Arnault commence par une sélection pointue des meilleurs artistes comptables ou comment payer moins d’impôts. C’est certainement, pour cette raison que c’est une partie des Français les plus modestes qui paie la moitié du coût de sa Fondation, à savoir plus de 100 millions d’euros chaque année, ce qui prouve que le Seigneur est le meilleur businessman au monde. Un monde qui tourne autour de :  » Je détrousse les pauvres au profit des sangs bleus et le bleu est celui de Klein ». Le concept de Robin des Bois de Boulogne qui a subi un lifting des services du marketing du groupe.

UN DEROXAT OU UN DIOR

La mode est définitivement « descendue dans la rue ». La mise en scène du sexe dans les campagnes publicitaires montre la volonté réelle de populariser le luxe, et, en invitant Madame Kardashian aux présentations, cela ne rend pas celles-ci plus sélectives mais plus populaires. Rousseau qualifiait le luxe de «diamétralement opposé aux bonnes mœurs» et d’ennemi numéro un de la vertu (cf. Discours sur les sciences et les arts). Dans nos esprits, ce luxe machisme, sexisme, sadomasochisme, tapageur, n’est pas plus vulgaire que cela par habitude de voir ses dérives.