DIOR PARIS LE CIRQUE

Dior fait son cirque. Sous le plus grand chapiteau du monde, ouvert sur la « Manche Chiuri », mais au musée Rodin, on assiste à une acrobatie intellectuelle à la Maria qui, jusqu’alors, nous avait habitué à des présentations sans filet et, même si cela ne nous « agrée » pas, les mannequins défilent sur la piste d’honneur, sans être annoncé par Monsieur Loyal, car, dans la mode, le mot loyal est un mot qui ne dit rien à personne.

La piste aux étoiles de la Haute Couture nous emporte dans un trou noir inspiré par les volutes de la créatrice, toujours à la recherche d’un style pour la maison de l’homme de Granville. Une idée sans filet, un freestyle grand écart, mais, surtout une grande désillusion. Le cirque de Baudelaire ou d’Apollinaire, sous le chapiteau de Rodin, des baladins passent et repassent devant les enfants que nous sommes qui suivent en rêvant et en attendant les clowns de la « Chambre ».

Ils ont des poids ronds ou carrés, des tambours et des cerceaux dorés, comme les écoliers de Salamanque, je me fais saltimbanque pour vivre comme un baladin.

UNE NÉBULEUSE DE REFLETS

Le miroir se souvient des visages qui se sont posés sur lui comme des papillons, puis le vent les efface et parfois, le spectre d’un fantôme penché sur une épaule regarde les innombrables forêts d’égos qui s’y étaient attardés. Empire de la mémoire qui ne rend jamais la jeunesse d’antan, ce petit morceau de verre à l’argent en son envers va devenir plus précieux qu’une toile de maître. Pour cela, la chose devait être nécessairement de qualité et l’ouvrage par sa taille devait dépasser l’entendement, c’était la promesse de grandeur que fit Colbert au roi Louis XIV. Les maîtres artisans, lors de leur arrivée à Paris de Murano en 1665, lui avaient affirmé qu’ils pourraient bientôt produire des miroirs de six à sept pieds de haut.

TOUT EN KARL MONT

Karl Lagerfeld en Egypte à New York ; rien d’impossible pour le « Papi Prusse ». Le hamburger, qui reconstitue les quais de Seine dans le Grand Palais, vient dans la salle la plus mystique de Gotham, la salle d’égyptologie du Metropolitan Museum. À une époque où la crainte de représailles sur une hypothétique appropriation culturelle siphonnée par de nombreux designers, Lagerfeld reste intrépide. Si quelque chose l’inspire, il y va, célébrant ici le pouvoir gracieux de l’iconographie égyptienne dans une profusion de beaux vêtements. Mais, Chanel a préféré « sa grosse paume » pour les Métiers d’Art et ainsi, sous l’impulsion de Chanel, le Nil se transforme en East River, et la felouk en Yellow Calque.

ABEILLE DE GUERLAIN

Seules les abeilles de Guerlain resteront vivantes, car quand l’abeille, au printemps, confiante et charmée sort de la ruche et prend son envol, tout l’invite sur sa route embaumée ; l’églantier berce au vent ses boutons entrouverts, la clochette des prés incline avec tendresse sa tête, et l’abeille émue cède au désir qui la presse et plonge dans son lit pour s’y baigner.

Descendez dans vos champs et vos jardins, et vous apprendrez que c’est le plaisir de l’abeille de butiner le miel de la fleur. Mais, c’est aussi le plaisir de la fleur de céder son miel à l’abeille. Car pour l’abeille, la fleur est une source de vie, et pour la fleur, une abeille est une messagère d’amour, source de fécondation douce « in Vigogne  » pour le plaisir, le besoin d’une extase furtive d’un vol de colibri.

PLUS DE CROCO POUR COCO

Chanel va cesser d’utiliser des peaux exotiques, et les vieilles peaux de clientes de la maison ne sont pas concernées. Plus de croco pour Coco et les cocotes en tweed. A la veille de son exposition des Métiers d’Art, qui se tiendra au Met (Metropolitan Museum), Chanel a annoncé que la marque n’utilisera plus de peaux exotiques dans ses futures créations. Bruno Pavlovsky, président de la mode de Chanel, a informé la presse que cette décision comprenait le crocodile, le lézard ainsi que le serpent. cela concerne également l’utilisation de la peau de raie appelée plus communément Galucha.

REUNION FOSSE COUTURE

Y a-t-il un pilote dans le bastion ? Les orateurs réunis en meeting, rue du Faubourg Saint-Déshonoré, avaient pour objectif que le monstre Hulk avale cette pépite de diamants pour renflouer le géant vert, ce machin de la Seine à gauche qui deviendra une institution de « con-férenciers », de copains et consorts. Cette réunion des fossoyeurs de la mode a fait l’objet d’articles, il y a quelques années, qui m’ont valu d’être mis au ban des affreux de critiquer ce si « con Pétant » Grumler. Les visionnaires sont toujours discriminés, et j’en ai l’habitude, car la vertu est toujours mal traitée, contre la perversité toujours trop bien récompensée . Mais, les règles sont les règles et celles érigées par Jacques Mouclier étaient peut-être formelles, mais néanmoins utiles.

Ce Marrant, qui écrit ses chroniques dans un style si effroyablement lourd qu’on pourrait penser que son calame est lesté d’un donut’s de cent kilos. Son éloquence à la soirée de gala des Sapins de Noël où la fine fleur des couturiers et des designers était invitée, était plus qu’ordinaire. Ce transfuge de l’écriture, philosophe et économiste à ces heures, ressemble plus à ce lièvre, qui s’est mis à courir entre deux armées prêtes à combattre, et quand il fut pris au milieu, crie tout à coup sa peur indicible.

CAVIAR KASSEPIED

Pommes de terre cuites au caviar, un pont si fragile entre Antoine Parmentier et les Perses qui sont les premiers à consommer les oeufs d’esturgeons. Cette nourriture décadente qui stigmatise les riches et qu répugne les pauvres, devient à la portée de tous, excepté dans les capitales du monde.

Kaspia, après avoir inauguré son restaurant à la Fondation Alda Fendi à Rome, le 15 novembre dernier, la maison Parisienne,  qui est un repaire de la Fashion Week de Paris, située la Place de la Madeleine depuis 1953, ouvrira à Londres ses portes à Mayfair en avril 2019.

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT GHOSN

Voici la couture qui se mobilise pour un chef d’entreprise et le créateur de mode, Rabih Kayrouz, a exhorté le président Français, Emmanuel Macron, en lui demandant la libération de Carlos Ghosn, ex-président de Renault-Nissan-Mitsubishi. Le couturier libanais a immédiatement vu la possibilité de se faire une publicité gratuite de circonstance.

Arrêté à Tokyo le 19 novembre à la suite d’accusations d’évasion fiscale, Ghosn, 64 ans, est enfermé dans un centre de détention à Kosuge jusqu’au 30 novembre pendant que le système judiciaire japonais examine les accusations portées à son encontre. Cet emprisonnement montre, dans toute sa caricature, le système judiciaire Japonais, plus proche d’une dictature que d’un pays civilisé.

KARL MET LE FEU AUX CHAMPS ELYSÉES

C’est jaune, c’est moche, cela ne va avec rien, mais cela peut vous couper la tête, déclarait Karl autrefois, c’était quand Sarkozy imposait à la France entière un gilet jaune obligatoire dans chaque voiture française. J’ai appuyé sur le gros bouton de la reine ibérique de Parisssse, toujours habillée comme une pouffe de la haute.

Mais, selon Jacques Brel, pour faire une bonne dame patronnesse, il faut avoir l’œil vigilant car, comme le prouvent les événements, quatre-vingt-neuf tue la noblesse. Ainsi, tricotons un pull de couleur caca jaune, car c’est ainsi que le dimanche à la grand-messe on peut reconnaître ses pauvres à soi . Un Karl à l’enfer et un Karl à l’endroit feront un beau gilet que l’on peut porter sur soie qui file un mauvais coton.

Et, pour faire plus vrai que nature, on convoque Victor Hugo et notre Dame de Paris avec l’ibérique Esmeralda, gitane rastaquouère des faubourgs, car aujourd’hui Quasimodo gîte chez la Pompadour, voilà une société de jeunes, très jeunes mais cons à la fois, qui retourne Paris comme une crêpe mais celle-ci est au sarrasin comme nous dit la Marine…

DUCASSE SUR SEINE

C’est l’un des parrains de la gastronomie Française qui prend l’eau, mais c’est en inaugurant une chaloupe chic pour bobos écolos en quête de croisières gourmandes pour les caprices d’un fleuve, une mise en scène sur l’affluent du même nom. Une péniche, pardon chez Ducasse, on dit un Yatch, noblesse oblige. Il y avait une ambiance électrique à notre arrivée. La tension était palpable, probablement, à cause de la pile à combustion qui honore ce navigable, appelé pour la circonstance « les quais de Sphène » comme ce métal si précieux. Bienvenue dans le monde de la restauration de luxe, là où les parisiens bien informés le savent : avoir une réservation est chose impossible à moins de s’y prendre plusieurs mois à l’avance ou d’avoir soudoyé une conciergerie VIP bien introduite.

L’ABRACADABRA FIAC 2019

Pendant quelques jours, chaque année, Paris devient la capitale mondiale de l’art contemporain. La FIAC, véritable institution reconnue dans le monde entier, est l’occasion pour le grand public de découvrir les artistes les plus en vue de l’art contemporain, mais aussi à travers les œuvres des artistes les plus réputés de la planète. Riche s’abstenir, si vous n’avez que 15 millions de dollars sur votre compte en banque, retournez chez vous travailler, car, aujourd’hui, la FIAC est réservée aux ultra-riches, à ceux qui gagnent plus d’un million d’euros par minute comme le Seigneur des Arnault.

BONJOUR BIMBO ADIEU MADEMOISELLE

J’ai retrouvé des lettres enrubannées d’un petit bolduc de soie rose dans un dossier bleu tombé dans l’oubli de la vie. C’était les nombreuses lettres d’amour d’une époque qui, je le sais, ne reviendra jamais. Adieu Mademoiselle et Bonjour Bimbo qui vous regarde comme un portefeuille gonflé de cartes noires platinums. Adieu l’amour et le romantisme. Je prends la première lettre au dessus de ce petit colis comme pour me remémorer ce monde d’antan.

La lettre commençait par ces mots: « Hier, j’étais, comme dans un rêve, incapable d’entendre les foules qui rodent autour de moi, et une montagne de mots qui se bousculent sur ma feuille, reflète la sensualité et me fait entrevoir la splendeur aveuglante de ce moment irréel. J’ai pensé, à cet instant, comment un moment peut-il être si chimérique et si réel à la fois.

KORSAVA TBILISI 2019

Korsava, c’est plutôt une collection pour anciens de Verdun ou asthmatiques des pets de bimbos de la fashion week qui operculent tel le râle de Joey Starr en concert à Bercy. Salopettes à gogo et vinyle de Renault 5 des années 1970, bottes de chasse pour danseuses de chantier et conductrices du Caterpillar 797B, normal, elles sont belles comme un camion tout neuf.

Une ascension de l’Annapurna de la mode ou l’art d’accommoder l’Everest. Couture moyenne qui aspire aux grands sans pouvoir l’atteindre, et qui fuie la vulgarité sans pourvoir lui échapper. Mieux un peu d’histoire plutôt que de continuer à écrire cette planche de vinyle à coudre l’égo de la créatrice.

FÉCONDATION IN… VUITTON

La vision de l’art pour le Seigneur des Arnault commence par une sélection pointue des meilleurs artistes comptables ou comment payer moins d’impôts. C’est certainement, pour cette raison que c’est une partie des Français les plus modestes qui paie la moitié du coût de sa Fondation, à savoir plus de 100 millions d’euros chaque année, ce qui prouve que le Seigneur est le meilleur businessman au monde. Un monde qui tourne autour de :  » Je détrousse les pauvres au profit des sangs bleus et le bleu est celui de Klein ». Le concept de Robin des Bois de Boulogne qui a subi un lifting des services du marketing du groupe.

UN DEROXAT OU UN DIOR

La mode est définitivement « descendue dans la rue ». La mise en scène du sexe dans les campagnes publicitaires montre la volonté réelle de populariser le luxe, et, en invitant Madame Kardashian aux présentations, cela ne rend pas celles-ci plus sélectives mais plus populaires. Rousseau qualifiait le luxe de «diamétralement opposé aux bonnes mœurs» et d’ennemi numéro un de la vertu (cf. Discours sur les sciences et les arts). Dans nos esprits, ce luxe machisme, sexisme, sadomasochisme, tapageur, n’est pas plus vulgaire que cela par habitude de voir ses dérives.

CHANEL, SOUS LES PAVÉS, LA PLAGE

Voici, enfin, le vrai visage de Karl sans fard et sans lunette de soleil; Karl choisit l’île de Sylt pour son décor saisonnale, où, en février 2009, Roman Polanski a tourné plusieurs scènes de The Ghost Writer  (un message peut-être). C’est la plus grande et la plus septentrionale des îles allemandes de la mer du Nord. Karl, un matin arrive à son bureau et pose sur sa table un grand bocal de cornichons (vide) et commence par le remplir jusqu’au bord supérieur de pierres d’un diamètre situé entre 6 et 7 cm. Cela, une fois terminé, il demande si le bocal est rempli a son équipe, tout le monde répond que oui.

Karl prend alors un sachet rempli de gravillons et le verse dans le bocal. Il agite le tout pour égaliser, et voilà que le gravier remplit tous les espaces encore vides. Il demande alors une fois encore si le bocal est maintenant bien rempli. Hilare et intrigué, l’atelier répond que oui.

LEONARD MASAÏ A LA TRONÇONNEUSE

Léonard nous emmène dans un voyage pour explorer le temple de l’élégance. Voilà ce que déclarait le communiqué de presse si bien formaté. C’est l’histoire d’une population d’éleveurs et de guerriers semi-nomades d’Afrique de l’Est, vivant principalement dans le centre et le sud-ouest du Kenya et au nord de la Tanzanie, un voyage de ces sociétés nilotiques (lisez provenant d’une île) émigrées depuis le Sud du Soudan au XVème siècle. Une migration forcée, cela serait-il un message de la maison de mouture la plus politiquement correcte de la planète ?

Mais, avant cela, Léonard devrait prendre des personnes efficaces pour contrôler ses invités car c’était vraiment pénible, et encore plus avec 40 minutes de retard. L’exactitude, je ne cesserai de le répéter : « est la politesse des rois »

SACAI LA SÉNESCENCE DE LA COUTURE

Après avoir défini la structure de sa mode, le couturier se penche sur son devenir, et si certaines structures se maintiennent avec le temps, telles les névroses bien mentalisées, d’autres basculent dans la névrose due à un processus de déstructuration massif. La structuration de sa couture dans la déstructuration mais, surtout, la sénescence de celle-ci se fait de plus en plus précise.

La mode passe plus que jamais par l’upcycling » qui consiste à donner une deuxième vie aux tissus, et à l’heure des réseaux sociaux, des produits connectés et d’autres gadgets high-tech, Sacai a imaginé une collection destinée aux Millennials, premiers clients du luxe.

MANISH ARORA CARTON ROUGE

On pourrait dire que Manish Arora, cette saison, était hors jeu, et a essayé de marquer un but avec la main sans penser qu’il était déjà dans la zone de dévastation de la couture là où on n’arrive jamais à rien. Mis sur la touche dès le premier modèle qui arbore le français le plus connu, non pas de la Fashion Week, mais de la Fashion Foot, il repart à l’attaque pour faire une feinte de passe qui doit nous donner l’envie de regarder.

Ma voisine, la dame de Yangon, « chiant lie » me demande, dans un anglais approximatif, qui est ce « Mbappé ». Je lui réponds : « le dernier créateur de Louis Vuitton homme ». Ce qui est bien dans cette profession, c’est que vous pouvez raconter n’importe quoi, on vous croira toujours. A force d’inviter des majorettes sans bâton, on y rencontre n’importe qui.

Sous la tente, à côté du Doyen et sous une chaleur écrasante, Fady El Koury, face à moi, semblait incommodé par l’odeur pestilentielle qui se dégageait de toutes les chinoises en rut qui l’entouraient et cela méritait un carton rouge.

ARNAULT AND VERSACE NO WAY

Pourquoi Bernard Arnault a racheté Jean Patou, et s’est-il abstenu de racheter Versace ? Comme habituellement, bien en avance sur les autres, le prince du luxe sait que la vie est comme un balancier bien réglé, et que les extrêmes engendrent toujours les opposés. En effet, le streetwear sera bientôt relégué au deuxième rang, le seigneur est déjà passé au deuxième stade la « muséeification » de ses produits, et ensuite, il passera au renouveau du luxe, et nous verrons enfin le retour de la femme élégante des années 50, celle qui, autrefois, vous faisait perdre la tête et défaisait les fortunes des notables. Le comble du chic absolu et de la féminité sera de retour, enfin !

YVES ST LAURENT PARIS

La seule dame, que j’ai vue dans cette collection, était celle de fer dans le fin fond du carré dressé par Kering, le carré de l’ »hypo tes nuls ». C’est la « trempette » de la renommée, le  souffle de l’absurde et du noir de l’esprit. Chassez le naturiste, il revient toujours au bungalow. Vacarello peut espérer qu’un fou ou une catin de supermarché le logera dans une chronique sur son blog anonyme de cinq visites par an.

Ce couturier excentrique, lugubre, qui se force à la mode, peine à créer du beau et de la couleur. Il nous étonne fort peu et nous comprenons sa torture, mais, finalement, nous savons qu’il joue un jeu de « jupe » avec lui-même. Il triche franchement avec sa conscience en tâchant de satisfaire du même coup sa voie qu’il pense divine et ses envies refoulées d’être un Yves St Laurent

Il transforme la femme d’Yves en St « LOLO » de mousseline. Sa demi-mondaine clubbing et bling bling des années 80 est comme celle de Gucci « Has Been » (cela, c’est pour Jean-Pierre).

MOSCHINO MILAN 2019

C’est une petite lueur qui chatouille le plus profond de mon être au cœur de Milan. C’est la douceur et la chaleur de la caresse du beau qui, comme un rayon vert, chatoient comme une étoile dans le ciel. Une ambiance qui m’enveloppe de plénitude et me transporte d’allégresse, un joli petit nuage multicolore ouaté qui me berce et me surprend pour une collection qui impressionne et donne toute sa puissance de douceur comme si j’avais plongé dans un océan de coton.

Comme un dessin inachevé et comme un air de Flamenco, mot qui provient des termes arabes felah-menkoub, qui signifie « paysan errant » nous voilà plongé au cœur de Cadix et de Cordoue, à Milan, aux confins de trois religions, arabo-musulmane, juive et andalouse chrétienne, pour une collection tellement inspirante qu’elle nous transporte dans un autre monde.

Je croyais voir à chaque passage un nouveau dessin : les hanches d’Antiope au buste d’Aniya la Gitana, où sa taille faisait ressortir ses hanches. Les lampes, s’étant résignées à mourir, pour laisser la collection se dérouler comme un foyer, illuminaient la cambre, … Read more

GUCCI, ÇA C’EST PALACE !

C’est comme si l’on avait voulu mélanger en littérature, Alain Finkielkraut, Yann Moix et Michel Houellebecq, un savant compost pour créer une collection nauséabonde que personne ne portera en l’état. Si vous regardez séparément chaque pièce, les sacs indépendamment des tenues, celles-ci doivent pouvoir se vendre. Gucci et son concept de « New Look Androgyne » de 2019, bien dans notre époque paraît-il, fera-t-il le « beurk » sur les réseaux sociaux ?

Si la vision du créateur n’était pas assez étendue et qu’il ne voyait pas tout l’ensemble, ce qui était à sa portée, mais seulement de la spéculation de son cauchemar déformé, il est vrai que le Parnasse de la couture a tant de roquets que pour meubler la ménagerie, un perroquet de plus ou de moins ne fait pas de différence.

Nous appelons ça un couturier ! Un furieux disloqué perdu dans les méandres de Dédale, et en le nommant par son nom, cela n’est pas injure, car on pourrait le braire. Le gourou de Gucci, Alessandro Michele, a choisi le Palace des nuits parisiennes, les plus sulfureuses des années 80, qu’il n’a jamais fréquenté compte tenu de son âge.

JACQUES MUST DE QUARTIER

L’exactitude est la politesse des rois. Avec quarante six minutes de retard, où vole une odeur nauséabonde d’un relent d’Aquarius dans l’ambassade de Matteo Salvini, le nouveau Ministre italien de l’Intérieur, il nous est difficile de nous concentrer. Voici au moins un défilé engagé !

Le retard est une gageure, mais les jeunes sont ainsi : pas mal élevés mais pas élevés du tout ! Néanmoins, attendre pour voir du grand. Finalement pourquoi pas ! Or, cela n’était pas le cas, et après le chapeau de paille extra large, voici le feu de paille. J’amuse la galerie, et pourtant, rien n’est jamais aussi excitant que de voir un nouveau créateur venir titiller les grands ! Mais rien n’est plus décevant quand celui-ci, à la troisième saison, plonge dans le triangle des Bermudes avec la perspective de couler comme le Titanic.

DIOR L’HIPPO TA LA MUSE

La plèbe du Seigneur des Arnault vient prendre son pourboire pour pouvoir dire demain j’étais à « long chiant » ! Elles et ils sont les photocopieurs diffuseurs de convenus. Ces invités ne sont ni clients, ni acheteurs, mais seulement des courtisans que le prince de Tolède accepte parce qu’ils ne sont que des gens de fifrelin. Les écrivains restent à la porte trop dangereux pour le Seigneur, pour assister à un défilé de Dior : il faut ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre, et ainsi Maria Charivari rentrera au panthéon de la Haute Doublure française.

On invite ceux qui lisent la couture en aveugle, les abstinents de lame. Bref les plébéiens de la mode, les marrants et cie qui préfèrent transformer la profession en chiffre plutôt qu’en chiffon de rêve.

PLEIN MILAN FASHION WEEK

Plein, le culte d’une collection pour un lien de strass et de brillant ; ersatz de « on aura tout vu » en moins brillant. C’est un mélange de « vers à chier » et « Pierre Baltringue »  porté par le Rousteing de pacotille. Un avortement aurait suffit à nous empêcher de voir ce spectacle, car rien ne pourra vous donner le gène de la création, seulement la gêne de ne pas avoir la décence de nous présenter une mode qui soit « au dessus de tout mouton »

Voici la mode pour les nouveaux riches, et pour que vous puissiez, non pas briller dans les arcanes de la couture, mais parce que vous avez seulement envie de changer d’appartement ou de villa à Ibiza.

Vous êtes comme cette place Rouge où se dressent d’un côté le mausolée de Lénine, vestige de la révolution bolchévique et de l’autre un centre commercial huppé comptant 200 boutiques de luxe. Une dichotomie qui se fait couture dans un abrutissement du passé sans l’histoire, mélangée au présent sans avenir. Entre le passé momifié et l’identité de la mode « bling bling » d’aujourd’hui, il s’est forgé des poupées mannequins « Vitili go go », qui ont réussi à se tailler la part du lion hors de leur pays,

DIX MILLIARDS DE TRILLIONS DE CARATS

On connaissait l’existence de météorites métalliques qui renfermaient de minuscules cristaux de diamants, mais en 2004, le Harvard-Smithsonian Center a annoncé la découverte d’une masse de carbone cristallisée qui a été baptisée l’étoile. Cette étoile est distante de plus de 50 années lumières de la terre. C’est le plus gros « diamant » de la galaxie, et il se niche dans la constellation du Centaure. Ce « diamant » pèse approximativement dix milliards de trillions de carats ? Le rêve de bimbo russes qui croient que vivre sur une planète de diamants sans « Eire », cela fait toujours « Dublin »