UNE DRAGÉE Á SUCER

Enfin, voilà la liberté retrouvée ! Nous pouvons flâner au delà de notre quartier et, ainsi rejoindre les quais de Seine, en passant par la rue des Lombards, là où les infâmes du même nom pratiquaient l’usure et qui furent chasser en 1309 sous le règne de Philippe Lebel. La rue est ensuite occupée par des fripiers de haut vol, dont chacun a sa spécialité : chemises, pourpoints, manteaux, chausses … Ces pourpiers fabricants de vestes courtes portées par les hommes tentent vers 1630 une petite révolution ; ils voulaient rebaptiser la rue pour la nommer rue de la Pourpioncterie ! Mais, les parisiens, toujours rebelles, ne veulent pas de ce nom imprononçable. La rue gardera donc, alors, le nom de la rue des Lombards. Est-ce pour cela que les fripiers vexés s’en sont allés exercer ailleurs ?

En tous cas, c’est en 1650 que la rue accueille une cinquantaine de confiseurs qui rivalisent d’inventions pour attirer les gourmands. Ici, on rissole la praline, on accommode la pistache, on façonne les bonbons… Ainsi, aucun galant n’envisage d’aller faire un doigt de cour à sa belle sans agrémenter ses soupirs énamourés d’un petit sachet de friandises. Pour lire plus cliquez sur le titre

LIBERTÉ J’ÉCRIS TON NOM

A la renaissance, Descartes pense la liberté humaine dans son rapport à Dieu et surtout à la connaissance. Il s’agit d’une vision épistémologique. Plus tard, au XVIIIème siècle, ce concept entre dans le champ politique : Rousseau, Voltaire, Kant, Diderot font d’elle le pilier de la vie politique, censée garantir aux citoyens une participation dans les affaires publiques. Les Lumières feront entrer cette notion dans l’histoire avec la Révolution Française. Ce n’est qu’au XIXème et XXème siècle, avec les existentialistes, Kierkegaard en tête, puis Sartre et Heidegger, que la liberté devient existentielle et métaphysique.

BONJOUR DES PLATEAUX DU KARABAGH

Je porte parfois dans mon cœur une existence mélancolique et lancinante, triste de mélodie et d’espoir, et au plus profond des ténèbres et de la nuit, je pense à une sycophante qui activerait mes rêves sans peine et sans bruit de la République du Haut-Karabagh. Voilà ce rouge bacille, qui transite par mes soupirs pour que s’envolent mes espoirs de liberté. Aride et meuble comme si le sol se dérobait sous mes pieds de confiné, la solitude est aussi présente qu’un manque de cigarette ou qu’un voyeur aveugle de voir l’horizon de son vis-à-vis.

Et soudain, c’est l’océan au bord de mes cils qui ravagent mes yeux d’une ombre d’amertume, pensée qui fait déborder le vase de ma tristesse, et quand une goutte tombe glissant le long de ma joue et se faufilant entre mes lèvres, c’est le sel de la mer qui vient à mon esprit et qui ronge la douleur de mon Etre. Pas d’océan autour de moi, je nage seulement dans la peur qui flotte puis qui coule lentement dans des journées interminables. Pour lire plus cliquez sur le titre

LUXE OU LA GÉNÉROSITÉ DU MÉPRIS

Leur slogan est : »Dérober en grand et restituer en petit, c’est cela la nouvelle philanthropie ! » Le Seigneur des Arnault, symbole de réussite, qui prône le libéralisme débridé, n’hésite jamais à profiter des aides des finances publics tel que son groupe de presse qui bénéficie actuellement du chômage partiel. C’est donc l’Etat qui l’aide à payer ses salariés, pendant que les dividendes coulent à flot pour les actionnaires de ses autres entreprises. Des pratiques qui ne diffèrent nullement de celles des autres géants du Cac 40 continuant à verser des dividendes monumentaux tout en utilisant les paradis fiscaux, un comble !

Un fils à Seigneur, dont le père était, lui-même, chef d’entreprise, a donné son premier emploi dans l’entreprise à ce tout jeune « très polie Techni-Tiens ». Lorsqu’il a racheté le groupe Boussac Saint-Frères, qui est le résultat de sa fortune, il appliquera un plan de licenciement drastique en vendant les actifs à la découpe comme un vulgaire patron-indélicat, ce qu’on a, en son temps, reproché à un autre Bernard que l’on appelait le « Patron-Voyou » et tout cela enrobé dans un « Tapie » de fumée. Tant pis pour les milliers de familles modestes victimes de cette brutalité sociale, « business is business, » la plèbe s’habituera à la pauvreté pendant que ces Seigneurs engrangent toujours plus de Cash Flow. Pour lire plus cliquez sur le titre

MAIS COMMENT VA FAIRE ZARA ?

Mais, comment Zara va-t-il pouvoir ré-ouvrir ses « bout chics » avec les tendances du moment sans avoir eu la possibilité de copier chez les créateurs Français ? Comment les deux cancres de la mode, Rouste-peintre et Janus, qui ne savent pas modéliser un patron, n’ayant jamais fait d’école de mode digne de ce nom, vont-ils présenter une collection ? Des coutumiers de mode adoubés sans vergogne, mais il est vrai que faute de journalistes à la Menkes et avec un trop plein de bimbos « Selfiseuses » de moche, le niveau est devenu bien bas. Il est à parier que nous n’aurons pas de sitôt un St Laurent, juste parce que nous n’aurons personne pour le trouver. Un constat plus de « Maux Rances » que de Marrand. N’est-ce pas !

Voici les cancres les plus connus de la planète confinés mais surtout « con in finés » devant leur Stockman. Ils essaient bien de piquer quelques tranches de tissu pour faire semblant ! Mais, surtout, faire semblant d’être hypocrite, c’est encore pire. Nous voilà à la croisée des chemins pour ces couturiers qui ne savent pas réaliser par eux-même, qui sont plus des Entubeurs que des Youtubeurs de mode, adeptes du ‘Sam pour un Sung’ « cato-dick ». Médiatiseur de leur personne pour cultiver leur « cul » de la personnalité, et se lâchant sans pudeur à se vidéo-graphier dans des paradis certainement fiscaux, mais certainement jamais devant une table de travail ou moins encore devant une machine à coudre.

ÉMAUX DU ROI DE CŒUR

C’est rue de la verrerie que je me mets à penser à deux personnages de l’histoire de France, habillés à la mode du XIV siècle. Lui, c’est Charles VI, et elle, c’est Isabeau de Bavière ou d’Isabeau de Wittelsbach-Ingolstadt, son épouse. Le débonnaire couple aux mœurs décousues et décadentes, adepte des courtoisies qui loue les vertus telles que l’hospitalité, mais dans leur lit seulement.

En 1395, un habile émailliste nommé Jacquemin Gringoneur qui tenait boutique au 28 rue de la verrerie là où abrite depuis le XIIème siècle la corporation des peintres sur verre et celle des émailleurs. On pense d’ailleurs que l’émaillage existait dans une forme précoce en Égypte ancienne, appelée émail byzantin. Pour distraire le roi Charles VI, qui est sujet à de graves crises de démence, (consanguinité oblige), l’artiste a l’idée de dessiner un lot de trente six cartes (réduit à 32 plus tard) qui permettra d’infinies combinaisons pour des jeux comme le piquet, la manille , et la belote…  Voici un beau sujet, mais il est vrai que le roi n’est pas un sujet. Pour lire plus cliquer sur le titre

GIGI INGLORIOUS BÂTARD

L’Internet s’est embrasé cette semaine lorsque la rumeur a circulé selon laquelle Gigi Hadid et Zayn Malik attendent leur premier enfant, et Vogue ajoute « ensemble » de peur que la belle puisse avoir été fécondée par une éprouvette. Le bel objet Hadid, fantasme de tous les hommes avec ses jambes plus longues que le fleuve Amazone, et qui est la femme la plus détestée au monde par les autres femmes, a confirmé être enceinte lors d’une interview ; enfin, pas enceinte au cours de l’interview, je veux dire, mais au cours d’une interview de Jimmy Fallon confiné pour son plus grand malheur.

Les premiers effets du confinement ou une erreur de parcours ? En tout cas, moi, si cela avait été ma femme ou ma petite amie, il y aurait longtemps qu’elle aurait déjà à son actif son quatrième enfant. D’ailleurs, dans la vraie vie, chaque fois que je posais mon pantalon, 9 mois plus tard, j’étais père. Gigi ou une érection permanente, mot qui ne se dit dans un texte  seulement en parlant des monuments.

Voici la définition d’un enfant : « fruit qu’on fit », pour la muse de la mode planétaire. Moi, je t’enlacerais bien, mais tu t’en lasseras mon garçon comme tout le monde, car à force d’inviter une nana qui mange un grain de riz au déjeuner et qui, pour le dîner, fait à la fin une discrète visite aux toilettes, « c’est un prêté pour un vomis ». Bref, on finit toujours par se lasser. POUR LIRE PLUS CLIQUER SUR LE TITRE

POUSSIÈRE DE L’IMAGINAIRE

Tracer sur lui et pouvoir aussitôt l’effacer avec la main, il est né du désir de retrouver l’éphémère, et pourtant, il marque le cristal et le verre à jamais. Un petit dessin intime qui grave et personnalise un flacon et abrase sa clairvoyance comme pourrait le faire un Seigneur agacé de ne pas être écouté. Le geste doit être précis, et demande savoir-faire et abnégation. C’est une rencontre choc, d’une matière qui file à la vitesse d’une balle de revolver et qui vient user avec force et élégance la surface du cristal, dans un nuage de poussière soyeux, pour produire un givre à jamais incrusté.

Ils sont les hommes qui regardent le sable autrement qu’en vacances, ils le domptent pour notre plus grand plaisir dans leur atelier de Gamache, et le plus beau flacon de Cognac ou de Parfum, passe par leurs machines à souffler le sable comme pour faire s’envoler les abeilles de Guerlain. Élégance des flacons qui font rêver par le seul fait qu’une femme puisse nu venir le frôler et s’émerveiller de sa rondeur qui le fait tressaillir. Pour lire l’article cliquer sur le Titre…

LE RAP DES COUTURIERS DE LA CITÉ

Yo, c’est la chanson de Gucci, qui adore la banlieue avec ses champs en friche et ses vieux murs de lépreux. Quelques anciennes affiches nous parlent d’un monde démoli pour une barrette de hachich. Fils d’immigré, loin d’être intégré, je suis de la cité, mais, passe-moi un micro, et je serai un artiste, passe-moi un flingue et je serai un terroriste, passe-moi un stylo et je deviendrai un baveux. C’est ça la banlieue, et même si tu me passais une aiguille, je serai un couturier à la Franck Sorbier comme dirait Shy’m la sœurette.

C’est la balade de Gucci et pourtant, là où j’habite, c’est dangereux ! Mais c’est quand même là où les ados ne rêvent que des fleurs d’Alessandro Michele, le démon de Midi comme le démon des Alibis, ce que je veux ici c’est du Gucci, un point c’est dit.

Dans la cité, nous nous souhaitons le bonjour dans l’espoir de jours meilleurs car ici on veut du Noten. En dépit des mois, qui finissent mal et des soucis sans point final et même si on est musulman, on veut porter du Jacob. Cliquez sur le titre pour lire l’article..

LA FUITE DE LA RAVE DU ZELE D’YVES

Voici les risques du métier : le président avait son menton qui a quitté soudainement la paume de sa main droite posée grâce à un coude à sa tête, et subitement celle-ci est venue frapper lourdement le bureau !  Une fois encore, un fonctionnaire de la Chambre Syndicale s’est tué au travail. Tellement mort que depuis D. Grumler rien ne s’est passé, et maintenant les rats quittent le navire trop impatient d’avoir attendu un changement qui n’est jamais venu. Hélas !

Les successeurs eux, déposent un préavis de travail quand ils s’y mettent, mais trop tard. Voilà que les adhérents partent : St Laurent, en premier et, d’après les rumeurs, le Seigneur des Arnault fait sécession pour lui aussi organiser un calendrier à sa guise comme le Duc, sauf que lui est le Seigneur.

Les Marrants de service, universitaires qui font partie des sachants, finalement ne savent rien de rien et ils ont l’outrecuidance de vouloir venir diriger une école en supprimant une autre qui est la seule à rapporter cinq millions d’euros par an (Les écoles de la Chambre Syndicale). Celui-là même qui en arrivant dans la profession pensait que « Bordeaux Chanel » était un fameux pot de rillettes. Alors, quand on lui a parlé d’une croisière, là aussi il ne comprit pas le message et attend toujours le bateau sur le port de Knokke-Le-Zoute. Ne lui en demandons pas trop, il ne mérite pas plus que d’être embaumé dans une page d’un grand Elzévir, pour que ses angoisses disparaissent pour ce forçat lugubre de l’excentri-idées.

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BIMBOS DE LUXE BIENTÔT LA NORME

La peine des autres est toujours plus légère à porter. Si les bimbos devenaient le mètre étalon comme les crétins, alors, aujourd’hui, j’en deviendrais l’enfant prématuré de Quasimodo. Voilà donc ces maniaco-dépressifs du « posting Instagramic », des érotomanes du tweet vengeur ou des névropathes de Facebook qui croient que Rimbaud est le meilleur rôle de Sylvester Stallone.

La preuve, ils croient que le paracétamol produit à 90 % en Chine et les Renault fabriquées au Maroc sont produits pour que notre vie soit meilleur, alors que cela ne permet seulement que d’accentuer les profits des classes dirigeantes pas plus intelligentes d’ailleurs.

Le système Français d’éducation constitue, en fait, une remarquable machine à fabriquer des crétins, qui pensent que le Canard WC est une révolution qui va libérer la ménagère d’un coup de bec ; « des science po-po certainement ! » Les Énarques ne sont pas en reste eux qui ont un schéma mental provenant d’un virus fabriqué à partir d’une mutation d’un génome d’ Ephad mono-neuronal. Pour lire plus cliquer sur le titre

SÉGRÉGATIONNISTE DES DÉRIVÉS DE MODE

La ségrégation des défilés de mode est-il aujourd’hui une réalité ou une fiction ? Pas franchement en avance ! Cette nouvelle tendance ne semble effectivement pas du tout agiter la Grande Muette du 100 Faubourg St-Honoré qui usuellement crée l’apartheid. Mais, voilà les prémisses d’une évolution : les marques décident à présent de diffuser leurs défilés en direct sur les réseaux sociaux, permettant aux béotiens de participer à ces grandes messes élitistes.

Certains, à l’image de cette journaliste de Honk Kong, qui m’avoue que l’accréditation ne donne aucun droit et que l’année, où elle n’a pas été accréditée, elle avait reçu plus d’invitations que quand elle avait payé la-dite « Dîme ». « Pas King complètement ‘Kong’ la Chambre Syndicale »: rétorque-t-elle avec beaucoup de dérision.

En France, il a fallu trente ans de débats pour aboutir à la fin de la première classe dans le métro (supprimée définitivement en 1991). Faudra-t-il autant de temps pour en finir avec l’univers « discriminatoire » des défilés de mode ? De « modeaparis » en passant par « Paris Fashion Week » pour finir « fhcm.paris », on nous balade de concepts aussi vides que le Gouffre de Padirac, pour débobiner le néant avec beaucoup de pétulance. Read more on …

UN NOEUD DE PORCELAINE PAR CHANTAL

Voici le jour qui s’ouvre au vent des ailes de phalène, évoquant un souvenir fragile et rosé, pour un nœud de porcelaine et un souvenir touchant, la où meurt la marjolaine. Un col évasé de « faenza » qui se confond avec un plein ciel ardoisé, comme une ample méditation sur la fragilité et le mystère, là où l’évidence de la porcelaine fait loi. Déjà plus de vingt ans et après avoir vendu sa marque de lingerie coquine, Chantal Thomass continue, elle qui a toujours cette blancheur des femmes japonaises, nous met le rouge au joue pour nous étonner encore avec de la porcelaine laiteuse et douce comme l’hermine.

Sa vision de la mode passe par l’art de vivre à travers des collaborations et à l’occasion du salon Maison & Objet, elle nous présente une nouvelle collection de céramiques née de la rencontre de la prestigieuse manufacture italienne, celle de la terre d’Ombrie qui extrait celle-ci des bords du Tibre, la potasse et l’argile comme l’humus vital de cette matière artisanale sublime. Avant d’être le dieu du fleuve, « Tiberinus », celui-ci est un roi. On raconte qu’il avait épousé Rhéa Sylvia, et l’avait fait précipitée dans les eaux du Tibre, sur l’ordre de son oncle Amulius, après la naissance de ses deux jumeaux, Romulus et Rémus pour conjurer le sort de cette richesse inespérée. Pour lire plus cliquer sure le titre

SEX MENSONGES ET MAITRESSES EN SERIE

On le surnomme « Bo Jo », le bouffon et non pas MoJo. Il décroche son poste au 10 Downing Street grâce à son ambitieuse secrétaire et compagne, Carrie Symonds. Il est donc comme les castors : il construit sa maison avec sa queue. Ascension fulgurante pour cette attachée de peste et directrice de la « conne » du parti conservateur. Carrie lui dira « suce aux anti-Brexiters », un présage peut-être, elle comme Jeanne d’Arc qui voulait  » Brouter l’Européen hors de Grande-Bretagne », après Boris bien sûr. Le Brexit a, d’ailleurs, selon elle, fait de Boris un meilleur amant : Allo, Darling ?  Ce soir, je rentre, je sors, je reste, je sors, je reste, je sors, je reste, je sors etc…

Après plusieurs mois d’une liaison secrète, leur relation éclate au grand jour en septembre 2018. Son épouse lassée de ses  infidélités, avocate depuis 25 ans et mère de leurs quatre enfants, demande le divorce. Celle-ci avait déjà dû subir en 2009 les infidélités de ce trublion avec la consultante en art Helen Macintyre, qui avait même donné naissance à un enfant, issu de leur relation. Entre temps une inconnue du milieu de la mode serait à nouveau bombardée de SMS par l’homme politique pour une relation extra-polygames. Pour lire plus cliquer sur le titre

UN NEZ ÉLECTRONIQUE

Demain, un nez électronique pourra-t-il avec le même succès qu’un parfumeur créer une nouvelle fragrance ? À Grasse, territoire historique de la fabrication des parfums qui regroupe 70 entreprises et 5000 emplois pour un chiffre d’affaire de 2,7 milliards d’euros, la question taraude les professionnels. Tous en conviennent, avec le big data et l’intelligence artificielle une nouvelle révolution industrielle s’amorce. La précédente, d’ailleurs, remonte à l’arrivée des ingrédients de synthèse à la fin du XIXe siècle. « Oui, un ordinateur peut apprendre à décoder les odeurs » avançait un chercheur lors d’un colloque sur la Côte d’Azur.

Si vous avez l’ambition de découvrir une nouvelle science, ou mesurez une odeur, lançait en 1914 Alexander Graham Bell, l’inventeur du téléphone, il faudra beaucoup travailler. Une start-up grenobloise tente aujourd’hui de relever le défi. Aryballe Technologies a mis au point un nez artificiel en adaptant un procédé innovant conçu par un laboratoire CEA-CNRS, un appareil qui permet de quantifier mais surtout de reconnaître les odeurs. Rien à voir, selon lui, avec les nez électroniques apparus dans les années 1990 : « Ces instruments ne peuvent détecter que quelques gaz à la fois, souvent toxiques, et qui sont rarement portatifs. »Pour lire plus cliquer sur le titre…

L’APRÈS COVID L’OLIGOPOLE DU LUXE

Il est vrai que la Maison du parfum N°5 et du tailleur en tweed orné d’un sac 2,55 avait vu avec les frères Wertheimer le pire dans les années 40, et ayant survécu à de multiples guerres mondiales, au krach boursier de 1988 suivi d’une Grande Récession et à bien d’autres événements qui ont changé leur vie, les frères des champs de course diront : « le pire n’est jamais sûr », mais ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort ».

Riche d’une histoire de 160 ans, l’héritage de Louis Vuitton veut cultiver un esprit d’avant-garde avec Prada et, pour cela, ils ont pris un Seigneur, cela n’est-il pas une gageure en transformant l’image que nous avions du luxe d’autrefois. Ainsi, le Seigneur impose une marque d’une puissance inégalée jusqu’à aujourd’hui de plusieurs milliards de dollars, employant des centaines de milliers de cerfs à travers le monde, et tout cela en seulement 30 ans. Il viendra voir Jacques Mouclier souhaitant son expertise avant de vouloir monter un groupe de luxe ; il faut l’avouer une performance d’avoir été si visionnaire.

Avec Richemont, les groupes de luxe et l’industrie de celle-ci se sont transformés en un oligopole virtuel, et il n’y rien à dire de plus. Mais ce secteur du Luxe va-t-il s’en sortir ? Attendez-vous à ce qu’il change à la vitesse de l’éclair, car « business is business and time is money ».

LE SAVIEZ-VOUS ? A STAR IS BOF

LVMH fait partie d’un groupe d’investisseurs qui, ensemble, détiennent une participation dans « The Business of Fashion », le fameux journal BOF où les informations sont plus bofs qu’intellectuelles et indépendantes, mais, en ce weekend de Pâques, il ne faut pas mettre la » charia avant les bœufs ».

Maintenant, nous pouvons comprendre d’où proviennent les ressources publicitaires et les articles de florentins qu’il tartine à foison sur le web, et ainsi ces feuillistes mercenaires n’ont jamais employé tant d’esprit à vouloir nous rendre bêtes. Ennemis du genre humain, mais amis du genre lupin, singes manqués de l’Arétin qui se croient Socrate alors qu’ils ne sont que bâtards du chien de Diogène. Je les haïrais davantage si je ne les méprisais moins. Pour lire plus cliquer sur le titre…

SOUDAIN L’ORIENT JAILLIT COMME UN FLEUVE

Voilà une ardente fièvre que seul un baiser ne peut pas guérir, et même si ta lèvre s’attache à la mienne pour y mourir cela ne suffira pas. Fiévreuse maladie, comment as-tu si hardiment assailli mon pauvre corps autant dedans que dehors, et sans pitié faire jeu de me mettre tout en feu comme si je brûlais en moi-même. Voilà ma liberté en colère qui se déchaîne, à cause et contre les erreurs séculaires de notre société, et ainsi la vérité du combat, que je mène, ouvre le chemin de la vie d’après. Je ne prendrai pas parti pour ce grand drame qui nous touche tous, car je suis trop fatigué.

J’ai la fièvre et comme un million d’individus, comme les autres dans la nuit, je suis prêt d’un puits d’eau glacé prêt à tomber, et rongé de l’intérieur. Il m’oppresse mais surtout me fait sentir la brèche du printemps et la vie qui peu à peu s’éloigne de moi. Ma plume d’alexandrins subtils, qui fait de mes journées un plaisir, s’éloigne chaque jour un peu plus, et l’encre noir bercée par le goutte-à-goutte de la nuit froide, sombre et glaçante que je viens de vivre sous une lune démesurément lumineuse.

CORONA MINUS, JE TE MERDE

Un minus microscopique mortel qui continue de voyager autour du monde et qui ne paye même pas ses billets d’avion. A lui seul, il vient, par les interdictions et les règles de distanciation sociale, forcer l’annulation des sacro-saintes Fashion Week de Paris – Londres et Milan, mettant en « Eh Moi  » les bimbos influenceuses de la planète. Même Didier Grumler avec sa mauvaise gestion n’y était pas arrivé ! Voilà un pouvoir bien extraordinaire pour un minus, dont la mère faisait des ménages biomorphiques, et dont la fille les défaisait, immense minus orgueilleux dévoré d’ambition, qui voulait manger le monde et finalement n’ayant trouvé à admirer et à aimer que sa personne. Un chacal de la virologie posthume qui continue sa triste besogne pour ramasser les restes des fièvres céphalées mortes, pour en vivre.

Il y a une autre grande contagieuse, qui se partage plus que jamais sur les médias sociaux, c’est l’humour. Ce serait donc ça le médicament miracle du moment : une bonne dose de rigolade, un dessin humoristique, un photo-montage, et un grand verre de bordeaux qui fera de nous des alcooliques patentés, car quand notre verre est vide, on le plains et, quand il est plein, on le vide.

WATCH DAY PAS A L’HEURE

Les « Geneva Watch Days », organisées par quelque labels horlogers indépendants haut de gamme, ne seront pas à l’heure, un comble ! Et donc reprogrammées du 26 au 29 août. Les organisateurs espèrent que ce report, dû au « Covid-19 » renvoyé par des mouvements de population qui eux n’étaient pas Suisse. Au contraire, cela permettra de donner plus d’ampleur à l’événement en attirant des participants Chinois et Sud-Coréens en plus des grands acteurs européens. Le « Lac des Connes » sera rempli d’influenceuses plus bitumeuses que minuteuses, et « la Chaux-de-Fonds »  deviendra la chaux de pisse, un Must de quartier.

L’idée de se regrouper pour que les détaillants et les médias puissent se rencontrer pendant quelques jours au lieu de se rendre dans divers road-trips et grandes messes de l’horlogerie dans plusieurs villes d’Europe sera une lunette grossissante de l’événement qui verra un tourbillon de nouveautés mis en valeur par la diversité des métiers d’art suisse de l’horlogerie. Mais, qui se laisse repousser par l’heure verra l’heure se soumettre à lui.

HAUTE COUTURE ANHÉLATION

Voilà une annulation qui va poser problème ! La Haute Couture ne présentera pas en juin ! Mais, pourquoi grand Dieu ? Peut-être ne faut-il pas révéler au grand public que très peu de couturiers, (j’en compte seulement deux ou trois) puissent réaliser de leurs mains et seuls dans leur atelier des robes de Haute Couture.

Les vrais couturiers usuellement n’ont pas besoin d’équipe pour créer une robe, à l’image de Franck Sorbier, de Stéphane Roland, ou de Christophe Josse. Quant aux autres ils produisent une Haute Couture « prêt-à-monter » de luxe, et tombent sous le statut d’infatigables barbouilleurs. En bref, des Voltaire de femmes de chambre.

Nous voilà, enfin, en un temps où les vraies compétences vont pouvoir s’exprimer et que les faiseurs de vent vont être dévoilés, ces apostats sectaires iconoclastes et écoliers charlatans. Vous pouvez déjà imaginer que le Rousteing de pacotille, seul dans son appartement, ne pourra coudre aucune collection de Haute couture, pas plus que l’homme de Tolède et sa Maria Grazia , ou Nicolas Gay Serpillière, seuls quelques dessins fleuriront sur les tables d’ici delà que quelques stagiaires exploitées sans vergogne auront laissé à leur intention. Les grands couturiers, les vrais, quant à eux, avec seulement un morceau de tissus restant d’une ancienne collection qu’ils teindront dans leur baignoire, avec leur habileté manuelle et habituelle, pourront continuer à présenter leurs sublimes modèles. Pour lire plus cliquer sur le titre…

AKRIS PARIS 2020

Brune, telle une lance en sa gracilité, son regard reflétant l’éclat du fer bleuté, la taille mince, évoquant une lame qui ferait couler un rouge sang, comme un verre en fusion, sur ma feuille qui s’épanche. Le cœur touché et les ailes battantes, là où la brise du matin me fait deviner le superflu, pour découvrir les robes d’Akris, comme un vœux enfoui voilà la grâce délicieuse, la splendeur charmante de l’âme, où l’heure des amants s’unissent ! Un moment de tendresse pour un désir qui dort, mais d’un oeil. See more cliquer sur le titre…

JACQUEMUS, LA CASTA DEL PAPEL

Voici le plus créatif des stylistes porté au pinacle, en son temps par Didier Grumler, son mentor, qui nous donna rendez-vous à la défense sachant que les transports sont compliqués mais espérant peut-être que nous serions dans l’impossibilité d’y « vomir ». Voici le premier mannequin star perdu des années 80 née à Lumio en Corse, pour présenter la première robe sable comme le désert de « Gatsby » qui n’est pas magnifique.

J’ai toujours aimé le désert, on s’assoit sur une dune, on ne voit rien, on n’entend rien, et cependant quelque chose rayonne en silence, mais là, à la Défense Arena, rien ne se passa avec les robes couleur sable de « Jacques Moche ». La « Porte » de la création ne s’est pas ouverte, et comme le Rousteing de pacotille, le style Jacquemus s’imposa devant nous fade et avec le mépris hautain pour l’harmonie en diffusant des robes à bimbos pour cagoles. Comme une syntaxe qui racle la gorge, et qui, au plus haut du palais, me donna l’impression d’une chose coincée que l’on ne peut se décider à dégurgiter.

WHO WILL BE THE LORD OF LUXURY?

L’acquisition de Tiffany change radicalement la donne pour le groupe Richemont, depuis que celui-ci s’est fait souffler Tiffany par le Seigneur des Arnault. Cette acquisition par le Seigneur, Monsieur Luxe, comme l’appellent ses collaborateurs les plus dévoués, met un point final à la réflexion potentielle de constituer un conglomérat qui pourrait mettre la main sur le luxe mondial. Ces deux groupes étant très complémentaires, leur rapprochement ferait qu’ils auraient pu occuper une position de leader dans presque toutes les catégories d’articles de luxe personnels. Mais, la probabilité d’une telle fusion ou rapprochement est nettement passé aux oubliettes depuis le rachat par LVMH de Tiffany, et ainsi de passer du « Breakfast » de la cinquième avenue à « Breakfast In America » pour une « Supertramp » sur le groupe Suisse… Pour lire plus cliquer sur le titre

CHANEL, LA ROMANCE DE PARIS

Un vrai printemps dans la tête pour la « créa-triste » qui passe des classiques élégants et revisités de Karl à la douce romance poétique d’une Karine « Viargre » qui ne connait rien aux Millennials brutaux et flashy de circonstance. Si j’avais été un jeune journaliste, j’aurais sûrement pris la tendance et encensé les tissus aérés, les couleurs épurées et les broderies élégantes de Lesage. Mais, le monde change, la petite fille qui se touche, ressemble aujourd’hui plus à une Kardarshian vulgaire qu’à une photo de Marie Laurencin.

Voici Chanel qui ne comprend rien au monde dans lequel nous vivons et qui change sans cesse, à contrario du Seigneur des Arnault, qui lui sait que le changement crée la différence, et il engendre la survie de son groupe, et que, finalement, l’abondance de produits nouveaux entraîne les consommateurs dans une spirale infernale de consommation sans limite. Comme un prosac l’achat du luxe devient une demande pour soigner nos insatisfactions permanentes et nos frustrations profondes. Pour lire plus cliquer sur le titre…

SERIAL LOVER IMPÉNITENT

Je suis entré en gérontologie comme on s’aventure sur un continent à peine exploré et comme il se doit déjà embrumé de légendes… Cette place de vieux, je l’occupe malgré moi, et je la laisserais bien volontiers aux plus jeunes. Voici l’état et la désillusion d’un serial lover, ou comment passer d’un statut de play-boy chasseur à celui d’un chassé par des femmes de plus de 70 ans.

Mon fils, déjà, m’avait qualifié de vieux « con » lorsque je n’ai pas épousé ses valeurs musicales pendant son adolescence, dont le prince était un groupe de métal rock insupportable qui a depuis disparu. Oscar Wilde dans le Portrait de Dorian Gray relatait que : « La tragédie de la vieillesse, ce n’est pas de vieillir, c’est de rester jeune. », montrant ainsi le décalage entre la perception du regard des autres (que le miroir expose) et le vécu personnel…. CLIQUER SUR LE TITRE POUR LIRE PLUS

UN BAT RESTAURANT

Avis à tous les fans de Bruce Wayne, alias Batman : voilà un restaurant dans Gotham-London qui va vous enchanter, et où vous pourrez venir au radar ! Une idée de génie pour réhabiliter la chauve-souris qui finalement n’était pas responsable du Corona, mais espérons que l’on pourra y trouver la bière du même nom.

L’ouverture est prévue pour ce printemps (enfin, espérons !) un restaurant au style Art Déco qui sera situé au cœur de la capitale Londham City. Au programme, un repas-spectacle, mais pour en savoir plus, contacter le Joker, il a des idées de folies. Les clients accéderont au restaurant par un escalier ascenseur comme dans la « BatCave ». Un bar chic dit le pingouin trônera avec une décoration iconique, certains disent qu’il aura la silhouette de Boris Johnson, et la batmaid celle de Thérésa Maybe. Pour la petite histoire, les ailes du héros, qui s’inspirent de la machine volante de Léonard de Vinci en forme d’ailes de chauve-souris, pourront être utilisées pour se rendre à la salle VIP.

PFW LA MARQUE ET LA PLUME

Babylone a vanté ses murailles de briques, Rhode a fait renommer son colosse l’orgueilleux, et l’Égypte a réalisé des sommets avec des masses de pierres admirables, alors que la Fashion Week de Paris réalise une masturbation intellectuelle. Après Monsieur « Grivois », cela ne m’étonne pas. CLIQUER SUR LE TITRE POUR LIRE PLUS…

SEMAINE DE LA POÉSIE FIN

Voici une histoire pour finir la semaine de la Poésie. C’était dans une de ces soirées parisiennes où, assis à côté d’une « égérie du Savaitout », qui nous donnait un propos sur la poésie et la culture : « vous savez les poètes, nous n’en avons pas besoin ! Ce dont nous avons besoin dans ce pays, ce sont des entreprises et des vendeurs ». Ce doux pays de France, bien sûr n’étant pas le sien, est toujours vilipendé par des gens venus d’ailleurs. Ma réponse fut cinglante : « chère Madame, avec tout mon respect, je vais vous raconter pourquoi les Chinois visitent Marseille avant Paris. » La blonde « youtubeuse » de son état, le front plat, les oreilles décollées et « conne » comme un balai, une « Jane blonde » dont le cerveau venait de disjoncter par trop de concentration…

Les Chinois étudient à l’école depuis l’ère Mao « le Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas, car le leader de la Chine nouvelle, l’aîné d’une famille de paysans prospères de Shaoshan, aimait Dumas. C’est donc pour cela que, tout naturellement, plusieurs dizaines d’années après, quand Mao devient le guide suprême, il donne à ses enfants, à la Chine toute entière l’obligation d’étudier à l’école l’histoire d’Edmond Dantès. Et, aujourd’hui, des milliers de chinois viennent chaque jour visiter le Château d’If à Marseille… To read more click on the title

L’ODYSSÉE D’UNE GOUTTE D’HÉLIOTROPE

Lorsqu’il a l’espace devant lui, et quand la matière est là sous son doigt de créateur, dans l’ivresse de son labeur, sous le voile léger de la beauté, il trouvera l’âme que l’on cherche, pour entrevoir un parfum, celui-ci nous laissera l’ivresse d’une fleur qui embaumera nos cœurs à jamais.

La peau lit les messages comme les parfums décryptent un individu. J’ai rencontré un parfumeur du monde, un nez de chez Firmenich, avec un nom qui sonne comme une célèbre Triumph, un signe sûrement, Nicolas Bonneville. Il me raconte cette histoire extraordinaire d’une molécule qui pourrait partir au fin fond de l’univers comme un message pour un voyage qui ne sera pas neutre de senteurs ni de splendeurs. Les Vénusiennes auront-elles un parfum ? Pourront-elles ressentir les molécules qui constitueront ce cadeau olfactif ?

Imaginez cette émotion comme une lettre d’ailleurs, et cela ne serait que justice puisque la toute première molécule ne provient-elle pas de l’espace. Alors rendons à Célastre ce qui est Célastre, de ces nébuleuses planétaires, ces grands nuages de gaz, situés parfois dans des constellations appelées de noms si romantiques comme celle du Cygne ou d’Andromède… Cliquer sur le titre pour lire plus

ORNITHO-POESIE PAR VERONIQUE

Entre le dessin indien mandala et les croquis de Picasso de 1938, Véronique Soboul-Polchi impose un style tout à fait nouveau ; des oiseaux de paradis, moitié végétaux et moitié volatiles, comme Giuseppe Arcimboldo mais en noir et blanc. Véronique nous laisse la couleur à notre appréciation, déterminée par les substances chimiques de notre cerveau, qui peu à peu viennent apporter une vision extrasensorielle. Vingt quatre paires de chromosomes contre 23 usuellement, elle fait cohabiter l’inertie et le mouvement.

Comme un fœtus en mal de mouvement, voilà deux corps et deux natures comme une poésie ornithologique et fantomatique, en noir de chine et en papillé pour le symbole du dessin qui nourrit. Grâce à la plume de chine qui crisse et les traçant d’un geste plus « signe » que mouvement, vous avouerez que pour un oiseau quelle image !

Un trait au dynamisme fondamental, au geste élémentaire, exorcisant l’encre et criant de rage dans la puissance des esquisses, qui libère le corps en proie à l’inertie que l’esprit sans vergogne veut nous imposer, et que la raison nous force par nature au vacillement. Une exposition à ne pas manquer, à la boutique Philippe Model, Maison 19 rue Racine Paris 75006.

KRISTINA FIDELSKAYA PARIS

Un vieux nuage gris survole mes yeux au loin, et désormais, exhale la majesté de Paris sous la pluie, puis le froid se fait sentir dans l’attente, et l’immense occupant que forme la Fashion Week nous fait sentir que nous touchons peut-être au merveilleux. Depuis huit jours, dans l’attente du rêve, je suis prêt à m’enflammer pour déployer ma plume, enfin !

Puis subitement, je m’enivre sans réserve des émanations de cette femme, de sa sueur et de ses larmes, parce que tout ce qui s’échappe d’elle est sacré, car son origine humaine est la quintessence de ce monde. Depuis le début de la Fashion Week, nous avions amassé des centaines de chimères et de robes. Mais là, pour la première fois, nous apercevions enfin la beauté dans toute sa splendeur. Et la salle en silence face au vide de nos esprits, nous fait prendre conscience que c’est un grand luxe d’attendre l’improbable.

BALENCIAGA SOUVERAIN PONTIFE

Entre ciel et mer où le voyage fantastique de Balenciaga qui nous emporte dans une procession pour le Père Lachaise, « Pet à son Âme ». Est-ce que Balenciaga, qui a noyé le sol et le premier rang, sera à la hauteur de cette collection pour le futur ? Il semble que le créateur Demna Gvasalia ne soit pas dérouté par un show plus humide que les filles de mauvaise vie de La Tour Maubourg face à la Dame de Fer qui, elle, ne trempe pas dans l’eau. Mais, pourquoi faire un défiler à l’intérieur, alors qu’il pleuvait des hallebardes à l’extérieur ?

C’était un de ces après-midi magnifiques entre les giboulées de mars, j’aurais voulu que le temps s’arrête, et libre comme l’air, je regarde loin sur l’horizon les reflets d’un instant magique qui s’emparait des ponts de Paname pour les faire briller. Le ciel du plafond semblait s’amuser avec l’océan de noir proposé par le créateur.

Voici la déferlante non érotique, d’un semblant de prodige de scène onirique, les allées et venues des modèles vides de création donnaient le sentiment d’être dans un cimetière du dieu vivant Demna Gvasalia. Le vampire de la couture, le diable en personne nous propose les rêves de kérosène pour que les modèles aient l’air de marcher sur l’eau, à la manière d’une certaine promenade biblique, et le show a donc commencé avec des tenues monastiques.

BALMAIN AUTANT EN EMPORTE LE CHALAND

Pendant que Slimane fait du Slimane chez Chloé, Rousteing fait du Céline chez Balmain. Rousteing prêche dans le désert des têtards pour une collection sable pour catins de supermarché. Mais, à quoi bon remettre à demain ce que l’on peut faire avec deux pieds ! Le puissant message de mode d’Olivier Rousteing, qui vient de découvrir la « bourgeoise », alors que le fossé entre les nantis et les démunis s’élargissent et que les gens protestent dans les rues,  n’en a rien à faire car les Qataris comblent le déficit de toute façon. Pour lire plus cliquer sur le titre…