THOM BROWNE DOGGY BAG

Le haut du panier de la Fashion ne fait pas exception au scandale et les sommets du ridicule ont la propriété de faire venir d’en haut la foudre, mais d’en bas, la lapidation. Je ne vais pas ici tirer avec la meute mais bien expliquer que la négation de l’homme par rapport à la femme est d’une débilité non pas de couturier, car celui-ci n’en n’est pas un.

Apprendre à devenir insensible aux moches devient presque une habitude, mais la chimie des psychotropes aide souvent beaucoup ce genre de créateur ; un singe manqué de l’Arétin, un charlatan trompeur, bâtard de Diogène. Certains couturiers perdus dans leur tour d’ivoire ne savent plus rien du fonctionnement de leurs usines à gaz. Mais, quel accouplement fabuleux ! Une limace et un paon, cette antithèse génésiaque issue d’un suintement de sébacée peut avoir généré cette chose qu’on appelle une couture, et malheureusement il est interdit de descendre avant la raie…

BALMAIN, LUNETTES NOIRES POUR NUIT NOIRE

« You Only Know My Name, Not My Story, » sur un T-shirt, comme le slogan de la collection, un gros B au sol et sur les poitrines une abréviation probable de bastringue, le vinyle en fête, style clubbing à la Hedi Sliman et style Black Panthères, c’était hier soir dans la Passy Fashion Week. La collection de l’enfant plagiaire de la Fashion a jeté son dévolu, cette saison, sur le plus noir des couturiers, celui qui a permis à Karl de perdre 40 kilos, j’ai nommé « Hedi Slim ». Mais, pour les Qataries, pas de problème, car ils n’y entendent rien à la mode. Le style sexy, qu’il propose, s’oppose au cérébral. Rousteing a réussi son coup : la mode ne parle que de lui mais, pour de mauvaises raisons. En tout cas, pas pour ses créations qui n’existent pas.

DIOR SUR UN TAPIS ROULANT

Un grand cube noir était dressé, pour l’occasion, sur le parvis du Trocadéro face à la Tour Eiffel. La plèbe se massait et patientait pour voir le dernier petit génie du Seigneur des Arnault, Kim Jones, qui présentait sa troisième collection. Parmi eux, certains fredonnaient en attendant patiemment « Me and Mrs Jones » de Billy Paul.

Plongé dans le noir, la lumière apparut peu à peu et dévoilait une collection qui défilait devant nous sur un tapis roulant avançant à 1 km/h comme la couture de Dior Homme, lente, très lente à se mettre en route. Alors que la «Musique» des Daft Punk faisait frémir les subwoofers, un premier coup d’œil qui se fait jour sur un costume gris doublé d’un gilet brodé à la main avec le motif hibou de Raymond Pettibon. Deux blogueuses de moche, excitées comme des puces, brandissaient leur Samsung pour Instagrammer l’instant en oubliant qu’elles étaient en train de se filmer ayant positionné leur téléphone à l’envers. Je me suis alors posé la question : est-ce qu’elle filme la collection de Dior ou est-ce qu’elle se filme à la collection de Dior ? Malheureusement, j’ai bien peur qu’elles étaient atteintes de cette maladie de notre temps : la Narcissitude.

VUITTON ROCKS MY WORLD

Une utopie nouvelle comme l’entrelacement d’une mode, aux contours idéales, qui correspond aux nouvelles valeurs de l’homme chez Vuitton, comme le faisait Rabelais avec l’Abbaye de Thélème.

Une couture imprégnée d’optimisme et d’humanisme, Virgil montre une société parfaite, celle où chacun est libre, mais suffisamment lié à autrui pour ne pas perdre de son humanité. Une page blanche pour Virgil ou l’Odyssée de l’homme Vuitton, qui montre l’importance de l’art dans une nouvelle vision, et comme Jules Verne ou Charles Fourier, il imagine des vêtements rationnels et géométriquement taillés pour le futur. Un New York Lower East Side reconstruit pour la circonstance et avec un hommage appuyé au Roi de la Pop, Michael Jackson. Certains mannequins marchaient sur des carreaux de lumières comme dans l’album « Billie Jean ».

Comme quand Sartre signait la préface d’une anthologie de « la nouvelle poésie nègre », il est l’Orphée noir de la couture, le Aimé Césaire d’une nouvelle image. Il entend remplacer la mode masculine par un « homme nouveau » dont on peut entrevoir ses valeurs, ses croyances et sa future culture.

UN CASQUE EN HIVER

De retour à Paris, l’architecte brutaliste – « fume c’est du Belge » – présente sa collection et, en bon Calvin de l’ouest Aaméricain, ce comptable architecte et, à l’occasion, dictateur artistique, reste la matérialisation biologique du designer de demain ; une savante mutation génétique de très peu de talent, un soupçon de rien, et beaucoup d’arrogance. Bienvenue dans le monde merveilleux de la Raf si monstre.

Comme La Fontaine, sa couture est affable, et sa mode recule car manquant d’examen couture. D’ailleurs, le seul examen qu’il a à son actif, ce sont ses analyses d’urine, qui représentent sa couture basique cystite.

Non seulement l’observation est superficielle et démodée. Sa cousure est commune et dépourvue de caractère, mais le « mètre » est descendu au fond de l’abîme, un chapeau Samshield sur la tête. Ma voisine, blogueuse de moche et jeune fossile, trouve la collection aussi terrible que l’ouragan Irma, là où il sévit plus rien ne repousse, il ne reste que des ruines ; un comble pour un architecte.

YSL DANS UN STYLE MONACAL

La coupole est construite suivant la technique de la voûte sarrazine, introduite dans le nord de la France par Contant d’Ivry, il parait que le prince de Venise avait confondu sarrazine avec les galettes bretonnes au sarrazin. Reconstruit au 18ème siècle, il a été utilisé récemment par le ministère des forces armées françaises et Saint Laurent devait partager le bâtiment avec un hôtel Marriott, mais finalement le prince a obtenu l’usage exclusif des lieux à 3 000 euros le mètre carré. Voilà un loyer qui devrait défrayer la chronique.

UNE FÉDÉRATION EN ALLEMAGNE

La France que les concepteurs locaux appellent «la Fédération» et les États-Unis la CFDA, depuis cette semaine, l’Allemagne a sa propre association industrielle

«composée de créateurs de mode ».

Créée au printemps 2018, après deux ans de préparation, elle a été officiellement inaugurée à Berlin, il y a quelques jours avant le début de la Fashion Week. La Fédération, ou GFDF ne compte que quelques membres, mais celle-ci a déjà des partenaires financiers impressionnants comme Mercedes-Benz et le pilier allemand des soins de la peau, le Dr Hauschka ce qui lui donne toute sa légitimité à cette organisation. Le designer allemand Bernhard Willhelm ainsi que d’autres n’ont pas encore été annoncés mais devraient également y participer. Renate Künast, membre du parlement allemand du parti vert et ancien ministre fédéral de l’alimentation, de l’agriculture et de la protection des consommateurs, fait partie du conseil d’administration.

BISTROT DE PAYS CHEZ MARYSE

C’est un monument historique comme on en trouve en Dordogne. C’est une table qui n’est pas secrète mais discrète, loin de celles renommées de la région. Maryse est un lieu de mémoire. Elle représente la France d’autrefois, celle des campagnes qui comptent les heures bercées par les cloches de l’église du village. Une France qui travaille toujours plus sans pour autant gagner plus. Il est vrai que la Corrèze, n’est pas le « Zam baise », à moins que vous ne veniez avec votre bimbo Russe vous garantissant un 90E de « Glande Ma mère ». Chez Maryse, c’est le Flagship de l’estaminet, la Colette des bars-tabac mais qui est aussi l’épicerie du coin, le dépôt de pains, le point presse, relais colis, permis de pêche, syndicat d’initiative, et j’en passe…

CHANEL VERY GOUDE

Il avait déjà sévi dans les années 1990. Jean-Paul Goude avait, en effet, réalisé plusieurs films publicitaires pour Chanel, notamment celui avec Vanessa Paradis dans une cage aux oiseaux pour Coco mais aussi avec Carole Bouquet « de jasmin, bien sûr ». Devant le succès très mitigé du nouveau parfum Chance, qui visiblement ne porte pas bénéfice, la maison de la rue Cambon, reprend une vieille collaboration avec le publicitaire New-Yorkais le plus connu de France. Une « Chance ». Peut être !

Pour l’occasion, le célèbre photographe a troqué l’univers du jeu, exploité dans une précédente campagne, pour celui de l’audition théâtrale, qui sera une lourde addition pour la maison du Kaiser. Un court métrage d’une trentaine de secondes qui met en scène une multitude de figurants, offrant un rendu graphique dynamique et jeune, paraît-il.

VUITTON BOURDONNE

C’est dans un dîner Parisien où les indiscrétions se font légion au fur et à mesure que ces dames usent et abusent du vin servi, qu’une petite phrase glisse pour finir par se faire news : « Nous moutons « Rothschild » un showroom dans une rue du premier arrondissement, dans une ancienne boutique Darty, là où autrefois les Bobos du quartier venaient acheter leur blender pour agrumes en folie qui détoxiquent à volonté l’alcool enfourné à grand renfort de caviar, qui, à la louche, comme tout le monde le sait, est toujours bien meilleur. »

« Il est intelligent entre guillemets ! » me dit ma voisine proche du Seigneur des Arnault pensant que cette remarque resterait en catimini (ma voisine adore les voitures italiennes !) dans ce beau dîner de « Burons », le jour de l’Epiphanie, entourés de rois nazes qui roulent des méninges comme roulerait le vélo à moteur de Sarkozy autour de Longchamp pour impressionner Michel Hélicoptère.

CETTE RÉVOLUTION DES MARQUES

C’est à cette période de l’année où l’on ose étudier les grands changements de notre société que nous avons analyser les bouleversements des attentes de vos clients. Car, en effet, le travail sur la marque, telle que nous la connaissons, a changé, et cela, pour toujours. Auparavant, nous vivions dans un monde avec des murs, avec des industries et des secteurs aux frontières clairement définies. À l’époque, la stratégie des marques visait à créer une différenciation pertinente par rapport à leurs concurrents.

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où la toile est une composante d’un « New Deal » comprenant les réseaux sociaux et les écosystèmes numériques. Nous sommes tous constamment connectés avec tout le monde, n’importe où, n’importe quand. Les marques se construisent différemment dans ce nouvel univers de connectivité omniprésente, et établissent des relations directes avec leurs consommateurs.

MOZAMBIQUE FASHION WEEK

Pas moins d’une dizaine de marques panafricaines étaient présentes, comme les zimbabwéennes Laverange de Thobekile Angie Zondo et House of Stone de Danayi Chapfika-Madonbo, la kenyane ZarAzra de Azra Walji ou la sud-africaine Floyd Avenue. Comme le souligne Vasco Rocha, le fondateur de la MFW et directeur général de la branche locale de l’agence publicitaire DDB, « nous avons toujours eu l’idée de faire venir des stylistes d’autres pays limitrophes, comme d’Afrique du Sud, d’Angola ou du Kenya, mais aussi de plus loin, comme d’Italie, du Japon et du Portugal, afin de favoriser l’émulation créative ».

UNE NOUVELLE POÉSIE URBAINE

Cette fascinante maîtrise du langage poétique, qui revient en odeur de sainteté, prouve que la vie est un balancier où les excès engendrent toujours les opposés. Toutefois, un autre mouvement est en train de s’affirmer et fait place à une nouvelle forme d’expression. La poésie est partout et celle dite « urbaine » s’inscrit aussi sur nos murs. Car quand vous vous promenez dans Paris, vous pouvez admirer sur les murs de Paname, des dessins ou messages d’amour qui viennent vous faire prendre conscience que vous aussi vous pouvez être riche, célèbre et drogué.

La poésie urbaine des murs est une poésie de l’affiche et de l’âme, tout à la fois, où le public de rue joue un rôle central, il est interactif. Son attitude réceptive et « selfiiste » dynamise la ville, l’affiche ou le Tag pour le dire, et la vision réaliste d’un monde qui ne serait pas si décadent que cela.

ENZYME QUI DÉVORERA LA PARFUMERIE

Voilà une nouvelle qui devrait réjouir les parfumeurs, grands consommateurs de plastique, qui financent beaucoup d’études pour leur recyclage. Et quand un  accident de laboratoire devient une enzyme mutante qui dévore le plastique, il faut peut-être entrevoir un monde meilleur ? C’est en étudiant la bactérie Ideonella sakaiensis, qui se nourrit exclusivement de polytéréphtalate d’éthylène, (bouchon de « Dior J’adore » par exemple), que des chercheurs américains et britanniques ont conçu par hasard une enzyme qui dévore ce plastique notamment celui utilisé pour fabriquer des bouteilles d’eau et de sodas les mêmes qui normalement restent dans la nature pour des centaines d’années et qui finissent par faire un continent de plastique.

HOMO DÉCRYPTAGE PARIS

La semaine de la mode pour homme vient d’être dévoilée, et c’est un journaliste de mode qui m’a dit, ce jour, la mode homme à Paris, c’est fini. Maintenant, c’est Milan. Mais, voici quand même les participants et, pour les béotiens, la liste des connus seulement des gens du « milieu », et cela n’est pas un euphémisme.

MIAMI NICE BY VUITTON

Mercredi matin de la semaine dernière, au quatrième étage, la boutique Vuitton était transformée en une oasis de la jungle ; profil que la maison en interne connait bien. Des sacs suspendus comme flottant dans l’air, place usuellement réservée aux employés indélicats, des malles emblématiques de la maison et des pièces de la collection commence le happening au plafond.

Comme pour tout ce qui concerne Vuitton, toutes les idées sont orientées vers les coffres, mais celui-ci est un coffre fort bien sûr. Une malle emblématique et mise en service le mois dernier pour expédier «The Milkmaid»  » « La Laitière  » de Vermeer au Japon. La maison, qui buvait donc du petit lait, reste fondamentalement une maison de design, aurait déclaré le Seigneur des Arnault. Un chose inventée au 19 ème siècle et toujours d’actualité, car son design est fort, le design est ce qui fait que quelque chose dure, la mode va et vient mais le style reste. Tiens ! j’ai déjà entendu cette maxime ! Une chose est sûre c’est que Maria La Furie n’est pas née au 19 ème siècle.

UN PROCHE ORIENT-EXPRESS

Vendredi, LVMH annonçait l’achat de l’opérateur de voyages de luxe Belmond Ltd., propriétaire de l’Orient-Express, ainsi que des hôtels Copacabana Palace à Rio de Janeiro, pour un montant de 2,6 milliards de dollars.

Fondé, il y a plus de 40 ans, à la suite de l’acquisition de l’hôtel Cipriani à Venise, Belmond est présent dans 24 pays avec un portefeuille de 46 hôtels de luxe, de restaurants, de trains et de croisières fluviales. Ses revenus ont été de 572 millions de dollars. «Belmond offre des expériences uniques aux voyageurs avisés et possède plusieurs actifs exceptionnels dans les destinations les plus recherchées», a déclaré le Seigneur des Arnault.

UN AMÉRICAIN A PARIS

Tommy Hilfiger vous connaissez ? Car la marque est en négociation avec la Fédération de la Haute Couture et de la Mode pour un créneau horaire sur le calendrier officiel de la Haute Couture.  Faut-il inclure une marque Américaine comme Tommy Hilfiger dans le calendrier Français ? La Fédération a refusé tout commentaire sur le sujet toujours aussi transparente sur son fonctionnement interne, mais nos espions nous confirment que la décision est déjà actée, on parlerait aussi d’un rapprochement avec d’autres marques Américaines pour que celles-ci deviennent partenaires du nouveau géant vert, école de circonstance transformée en machine à cash.

Qui est ce Thomas Jacob Hilfiger? Né le 24 mars 1951 et second d’une famille de neuf enfants et catholique irlandaise. Il a fait ses études secondaires à l’Académie libre d’Elmira (USA). Il commence à travailler dans la distribution à l’âge de 18 ans et se rendant dans la ville  de New York pour dénicher des jeans et des pantalons pat’ d’eph’, qu’il personnalise et revendra dans une petite boutique du centre d’Elmira, appelée Brown’s.

En 1984, il fonde la Tommy Hilfiger Corporation (NYSE:THB), qui entre en Bourse en 1992, et il développe sa signature comme styliste dans une collection de vêtements pour homme.

L’AGONIE OUVRE AUX HYMNES SA LÈVRE

Dans la douleur de ce monde, celui qui partage ma vie, et qui a pris possession de mon corps et de ma mélancolie, celui qui durant des heures entières alimente une douce folie de suicide, une inlassable idée de vengeance contre des ombres, des humains terrifiants et mystificateurs. Toi lueur morbide qui vient hanter mes nuits, que cette souffrance et que seul un sourire peut atténuer cette gangrène. Toi haut le cœur qui revient sans cesse comme une marée languissante, une nostalgie qui perdure au bord des fêtes de Noël. Comme une bave qui inlassablement parcourt et pourrit mon corps et mon esprit si fragile qui émet d’infinie soupir de tristesse.

DANS LA LIP DU LUXE

Une entreprise qui fait des envieux car le Seigneur s’y intéresserait. Normal des montres à 389 euros avec un mouvement mécanique, contre des produits Quartz des grandes marques à 5000 euros, cela fait désordre !

A noter que Lip a un service après-vente hors pair ce qui n’est pas le cas de Dior où une montre achetée à Paris Av. Montaigne et envoyée à ma fille à Francfort, la boutique de la Goethe Straße n’avait pas les outils pour raccourcir le bracelet ! Quel service !!! Alors que, quand j’ai commandé chez Lip un bracelet en cuir, celui-ci est arrivé à l’heure, avec les petites pompes ainsi qu’un outil pour monter le bracelet, et les adresses dans mon quartier afin de le faire changer gratuitement dans une boutique. Etonnant, non ? 

AU SERVICE DE SA MAJESTÉ

L’ancien patron des espions Français a été de nouveau mis en examen, car l’ex-directeur des services, Bernard « Catimini », vient d’être mis en examen pour « abus de confiance ». Il est accusé d’avoir mobilisé les moyens de l’État fin 2008, en dehors de tout cadre judiciaire dans une affaire privée au profit du Seigneur, patron d’un groupe de luxe Français. Vraiment, on peut se demander dans quel monde Vuitton !

Un secret bien gardé par la presse Française qui a peur de la fureur du Seigneur et qui cultive le secret visiblement comme les Polichinelles.

ANAMORPHOSE DE PORCELAINE

Une collection de tasses qui revisite les anciennes techniques d’animation. Plus ou moins inspirées par la technique du phénakistiscope, un jouet optique inventé par Joseph Plateau en 1832 donnant l’illusion du mouvement attribué à la persistance rétinienne, une tasse en porcelaine qui utilise ce genre d’illusion.

Effectivement, au dix-neuvième siècle, le Bruxellois Joseph Plateau fait faire un pas décisif à la représentation animée, sur la base de ses recherches en optique. Stroboscopie, formation et déformation des images, colorimétrie et photométrie le passionnent. Il découvre la synthèse du mouvement et invente le Fantascope  ou Phénakistiscope  en 1834. Le peintre Jean-Baptiste Madou l’assiste et sera le premier dessinateur de bandes animées.

GUIMET EN PARENTHÈSE

Le pavé vieilli et suspendu m’emporte dans le charme doré et froissé de l’automne. Je regarde la façade de ce monument si beau et si différent, comme un éclair unique et fidèle de l’aube légère, là où l’habit des arbres chuchote des notes de feu aux yeux émerveillés de la muse qui m’accompagne.

Le musée du grand industriel, Émile Guimet, est maintenant à ma portée, et ce grand homme qui avait la volonté de créer une place aux religions de l’Égypte, de l’Antiquité classique et des pays d’Asie était un visionnaire au-delà des préjugés. Un voyage en Égypte, en Grèce, puis un tour du monde avec étapes au Japon, en Chine et en Inde lui a permis de réunir cette importante collection. C’était hier soir, place d’Iéna, et je fus saisi d’une interrogation sur la perception de l’Orient comme double de l’Occident…

MA VEGAN DE MODE

Paris est divisé en deux catégories : à l’Est, les bourgeois-bohèmes appelés plus communément les Bobos et à l’Ouest, les Bonobos. Cette Paname est un grand cercle avec des arrondissements en forme d’escargot, et c’est probablement pour cela que l’on en bave un max. Dans la mode, on bave aussi, mais de celle du crapaud, et les nombreux Vegans qui vivent dans une profession remplie d’animaux : des blaireaux, des requins, des lapins (je ne vous fais pas un dessin), des maquereaux, des poules mouillées et des petits cochons, que je n’ai jamais balancé car moi j’ai le respect « d’eau truie ».

De Gaulle disait que les Français étaient tous des veaux, et sa femme, elle, était dévote. Dans cette profession, tout va de « pie en pie » et tout part à « veau-lo ». Je suis Vegan de mode et, pourtant, ma voisine qui l’est aussi, défend la civilisation « à steak ». Aller comprendre pourquoi ? Il est vrai qu’avec ses deux implants mammaires monstrueux, elle mange très sain, vraiment très très « sein ».

HERMÈS MET LA MUSIQUE EN SOI

Public assuré de princesses italiennes et de leur masseur, des femmes n’ayant pas eu d’enfant car Hermès ne faisait pas de couches culottes, un nombre d’invités certain transportant pour la circonstance, quelques mallettes d’euros de leur mari. J’ai été invité à la présentation de presse suivi de son cocktail VIP organisée le 25 octobre à la galerie Nadja Brykina, ce qui prouve qu’Hermès invite vraiment n’importe qui !!!

J’ai mis mon Burberry de peur que les cons ne pleuvent sur cette soirée guindée de l’intelligentsia Zurichoise. Ce concept est inspiré du magasin Tower Records à NY City. Les écharpes de soie pour hommes sont là pour illustrer des pochettes de disques, j’aurai pu aussi dire une jaquette de disque.