GUIMET EN PARENTHÈSE

Le pavé vieilli et suspendu m’emporte dans le charme doré et froissé de l’automne. Je regarde la façade de ce monument si beau et si différent, comme un éclair unique et fidèle de l’aube légère, là où l’habit des arbres chuchote des notes de feu aux yeux émerveillés de la muse qui m’accompagne.

Le musée du grand industriel, Émile Guimet, est maintenant à ma portée, et ce grand homme qui avait la volonté de créer une place aux religions de l’Égypte, de l’Antiquité classique et des pays d’Asie était un visionnaire au-delà des préjugés. Un voyage en Égypte, en Grèce, puis un tour du monde avec étapes au Japon, en Chine et en Inde lui a permis de réunir cette importante collection. C’était hier soir, place d’Iéna, et je fus saisi d’une interrogation sur la perception de l’Orient comme double de l’Occident…

MA VEGAN DE MODE

Paris est divisé en deux catégories : à l’Est, les bourgeois-bohèmes appelés plus communément les Bobos et à l’Ouest, les Bonobos. Cette Paname est un grand cercle avec des arrondissements en forme d’escargot, et c’est probablement pour cela que l’on en bave un max. Dans la mode, on bave aussi, mais de celle du crapaud, et les nombreux Vegans qui vivent dans une profession remplie d’animaux : des blaireaux, des requins, des lapins (je ne vous fais pas un dessin), des maquereaux, des poules mouillées et des petits cochons, que je n’ai jamais balancé car moi j’ai le respect « d’eau truie ».

De Gaulle disait que les Français étaient tous des veaux, et sa femme, elle, était dévote. Dans cette profession, tout va de « pie en pie » et tout part à « veau-lo ». Je suis Vegan de mode et, pourtant, ma voisine qui l’est aussi, défend la civilisation « à steak ». Aller comprendre pourquoi ? Il est vrai qu’avec ses deux implants mammaires monstrueux, elle mange très sain, vraiment très très « sein ».

HERMÈS MET LA MUSIQUE EN SOI

Public assuré de princesses italiennes et de leur masseur, des femmes n’ayant pas eu d’enfant car Hermès ne faisait pas de couches culottes, un nombre d’invités certain transportant pour la circonstance, quelques mallettes d’euros de leur mari. J’ai été invité à la présentation de presse suivi de son cocktail VIP organisée le 25 octobre à la galerie Nadja Brykina, ce qui prouve qu’Hermès invite vraiment n’importe qui !!!

J’ai mis mon Burberry de peur que les cons ne pleuvent sur cette soirée guindée de l’intelligentsia Zurichoise. Ce concept est inspiré du magasin Tower Records à NY City. Les écharpes de soie pour hommes sont là pour illustrer des pochettes de disques, j’aurai pu aussi dire une jaquette de disque.

JEUX DE BALMAIN JEUX DE VILAIN

Parfois, nous disons qu’il vaut mieux entendre cela plutôt que d’être sourd ! Mais, véritablement, Balmain et son égérie « l’Obvier Lourdingue », celui qui n’a fait que deux semaines d’Esmod trouvant cela beaucoup trop difficile. Ce couturier de pacotille va présenter une collection Haute Couture en janvier. Laissez-moi rire ! Car effectivement, c’est la marque Balmain qui aura l’appellation et non le créateur. Cela sera donc plutôt, dans ce cas là, de la Haute Doublure, le seul couturier qui croit qu’il est dans le business de l’inspiration.

Il est étonnant que la Chambre Syndicale, la nouvelle Chancre FHCM – un mélange de « chance et de cancre » – ait laissé faire cette abomination. L’annonce Haute Couture d’un gamin qui n’a aucun diplôme et qui copie éhontément les autres créateurs.

HAUTE COUTURE PERDUE

A ces printemps perdus que avons avons tant aimés, nous sommes là où l’on sent la création quitter cette ville et cette impossible renaissance d’une passion qui ne ressuscitera jamais. A ces saisons perdues comme ce beau violon d’Antonio Stradivari aux éclisses abîmées que l’on ne pourra plus écouter. A ces vieilles pierres des rues piétonnes de Paname, patinées par l’usure des fiacres qui les faisaient chanter au petit matin. A ces robes de princesses perdues dans les limbes de l’industrialisation de la pensée.

Ma belle muse de Haute Couture, toi qui était la sentinelle de mes rêves de liberté, et qui me protégeait de l’enfer des coupeurs de songes, qui essayent de me posséder dans un abri, en oxydant mon soleil et mes rêves de sublime. Mon Lagon illimitable et silencieux où chatoie l’incommensurable, et où se reflète l’immortalité du passé dans l’obscurité profonde des galaxies lointaines. Ces mots rêveurs s’impriment sur cette page pour devenir le vagabond de ma tristesse et l’ivresse du temps qui est passé à jamais.

UN EFFET QUI FAIT MOUSSE

Un effet mousse de Lee Bul pour Christian Dior, qui fait mouche mais, surtout plouf. Car, en effet, utiliser une technique que j’ai toujours attribué au Grand Franck Sorbier, il faut être bien présomptueux ! Dior prend des artistes, trop orgueilleux pour être des talents et trop paresseux pour travailler eux-mêmes. Croyant qu’il avait découvert Lacenaire, voici la « Bul du pet » pour un Lady Dior donné à n’importe qui pour n’importe quoi.

Mais, pas étonnant que la Maria ait été touchée par cette Bul aussi légère que le savon, car la Maria avait déjà copié la scénographie de Franck lors de la dernière collection ainsi qu’un modèle deux saisons passées.

CARAT MOI GEMME !

Le Carat est une unité qui mesure la masse pour la pesée des diamants avec la graine de caroubier et ses sœurs précieuses. Richemont mesurait déjà le temps qui bat dans l’ombre avec cette douceur, coup par coup, dans le boîtier de ma Baume & Mercier. Quand je suis arrivé rue Vieille-du-Temple, le lieu me sembla adéquat pour un diamant. Une éphémère boutique de Cartier m’ouvre la porte de sésame ainsi que celle de mon âme pour ré-écrire le conte des mille et une nuits. Je viens pour découvrir la dernière création de la marque et son flacon et c’est toujours avec une émotion non réprimée. Mon cœur battait selon les consonnes et les voyelles de ce nom, un « C » pour Cartier, un « A » pour Asmara et un « T » pour Tangara, le juste nom que connaissait mon Nez.

UNE TRUFFE DANS LE MARAIS

Pendant des siècles, la truffe a été bannie de toutes les tables, et interdite durant tout le Moyen-Age. Un champignon noir, sous-terrain naissant avec la foudre, cela suffira à la Sainte Inquisition pour l’interdire. La truffe était « aussi noire que l’âme d’un damné » ! C’est François 1er qui la réintroduit à la cour, elle sera présente à tous les repas, et retrouve ainsi ses titres de noblesse. Elle devient le diamant noir et un produit de luxe sous Louis XIV, la Montespan la considérant même comme un aphrodisiaque et en faisait consommer Louis XV lorsque celui-ci mollissait.

SAVAGE BY RIE ANNAL

L’argent semblerait, pour certains, décupler leur capacité de vouloir faire, sans forcément vouloir réussir. Ces envies insultent les petites mains de la couture et autres maîtres d’art qui ont, pour acquérir leur savoir-faire, dû peiner plus que de raison. Le travail de la couture a quelque chose de semblable à la mort. C’est une soumission à la matière et les Rihanna et autres égéries n’y entendent rien.

Charcutière sanguinaire de la couture de Whitechapel, elle découpe et charcute le design, en se délectant des cadavres des autres. Elle assassine la mode à grand coup de Nogent, infatigable barbouilleuse de prêt-à-penser, elle remet sur le métier toujours la même rengaine, une mode avec la profondeur de jugement des concierges et des filles entretenues.

Une couturière « flate tu lance » une collection ? :  jugeant la beauté d’une phrase, au même titre qu’un morpion tombé par hasard dans l’Olympe serait juge de la beauté du cul d’une déesse. Une grande « Faucheuse Week » ; Maîtresse de la conciergerie où elle tient boutique et ou aucun journaleux ne voudra la fréquenter car la place est déjà prise par le vide-obscur.

FRANCK SORBIER

C’est le seul couturier qui pouvait réaliser les costumes de l’oeuvre de Verdi, pouvant magnifier une héroïne de roman, qui s’étourdit dans le luxe et les plaisirs, pour oublier la terrible maladie qui menace ses jours. Cette histoire mélodramatique sied parfaitement au Maître d’Art qui est d’abord un humaniste, et qui habille aussi les plus grandes héroïnes de notre temps. Franck Sorbier au Capitole, voilà une vision bien dans son temps, il est à parier qu’au même titre que l’on voit sur l’ensemble des photos de mode des danseuses modèles insufflées dans la profession par le maître. Bientôt, nous verrons Vuitton réaliser les costumes des pièces des théâtres des grands Boulevards, mais celles-ci seront des pièces seulement rapportées pour les médiocres de l’âme.

UN DÉFILÉ BARGE

L’Oréal Paris partenaire, depuis 2016, de la Paris Fashion Week (PFW), se prépare à organiser son deuxième défilé sur un bateau face au Musée d’Orsay (Fluctuat Nec Mergitur – la devise de la ville de Paris) et cela sera le 30 septembre à 14h au port de Solférino qui ne sera pas la croix et la bannière mais espérons seulement la Croix Rouge. Celui-ci devrait attirer encore plus de spectateurs que le show organisé sur l’Avenue des Champs-Élysées l’année dernière.

« Tout le monde est invité, et assurément les concierges portugaises, les demi mondaines russes et botoxées en tout genre ne manqueront pas. Mais, Paris vaut bien une messe parce que les parisiens le valent bien » a déclaré le président de L’Oréal Paris…

DEUX ETOILES POUR UN CAUCHEMAR

La semaine dernière, à l’ouverture de la boutique de la Fédération Française de Football à Paris, la commande de huit millions de maillots à des fabricants d’Asie arrive au compte goutte,  et,  seulement, mille maillots sont arrivées par « Féodal express ». Le coût de fabrication d’un maillot est de 3.5 euros pièce, vendu à la boutique à 96 euros. La Fashion Foot est lancée mais, surtout la Fashion « footage de gueule ».

Voici les aficionados qui se pressent aux alentours de la boutique des 6 heure du matin, et attendent bien sagement. Certains « homeless » se sont infiltrés dans la file d’attente …

HERMÈS UN CHEVAL DE TROIS

Une bataille d’héritage, à plus de deux milliards d’euros, se déroule secrètement au sein de la famille Hermès où quand un cheval de « Trois » ou un Américain à Paris vient chercher l’argent qui lui est dû cela fait du bruit dans les écuries, mais d’Augias. De quoi réjouir le Seigneur des Arnault qui se portera probablement à la rescousse du groupe pour prêter si nécessaire ce pourboire. C’est la banale histoire des familles françaises où l’on voit le jour de la mort du père arriver chez le notaire les fils et filles adultérins qui viennent, comme pour la soupe populaire, réclamer leur dû de la vie passée et dévolue des défunts. Mais, cette soupe est un potage à deux milliards d’euros.

MARTIN HIJACKS PHASE TERMINAL

Un chef en approche de la piste avec son nouveau restaurant, « The French Taste ». Quand le chef Guy Martin nous a dit qu’il allait à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, j’ai pensé que sa cuisine allait décoller !

Celui-ci veut nous ravir le palais, mais le seul palais qu’il inaugure c’est le raffinement d’un aéroport où les plats, plus long à attendre que les pistes d’un A 380, ressemble au raffinement d’un charter de Ryanair, où les gourmets, plus gourmettes flashy de rappeurs, rentrent ici par erreur, car l’accueil est tellement glacial avec la climatisation à fond que l’on a l’impression d’être sur la banquise.

CHAPEAU CHAMPEAUX

Fondé en 1800 et immortalisé dans les romans d’Émile Zola, le Restaurant Champeaux était un restaurant avec jardin de rosiers et d’acacias, situé place de la Bourse, à l’angle de la rue Vivienne et de la rue des Filles-Saint-Thomas, qui servait de rendez-vous aux financiers, écrivains et journalistes. Signé Alain Ducasse, avec la complicité d’Olivier Maurey, son associé aux Lyonnais et Chez Benoît, cette adresse a su s’imposer dans le paysage chargé du coeur de Paris mais sous la Canopée de Paris.

Brasserie contemporaine où chacun vit sa propre expérience. On peut y venir en famille ou en amoureux dans la grande salle, ou encore pour un repas d’affaires dans le salon privé …

ON AURAIT PU DIRE BIEN DES CHOSES

On aurait pu dire bien des choses en somme. A toutes ces phrases des égéries de la télé-réalité, « Il y a pas photo » ; terme de turfiste que l’on aurait pu en bon français transformer en : « il n’y a aucun doute ». « Je vais te mettre la misère ! » dit-elle encore. De nouveau, on aurait pu utiliser la phrase de Balzac : « je vais faire rendre gorge à ces barbares contrefacteurs de style ». Des barbarismes que personne ne comprend. Ainsi les Grecs appelaient barbares toutes les nations qui ne parlaient pas leur langue ou, du moins, qui ne la parlaient pas aussi bien qu’eux ; sans excepter les Égyptiens, auxquels ils étaient redevables d’une partie de leurs sciences et de leurs arts.

MOMENT DE CALME ET DE VOLUPTÉ

« C’est ce petit plaisir de l’objet musée » comme me dit ma compagne : la voiture qui, à elle seule et le parking inclus, coûte plus qu’un appartement sur l’Algarve. Tous les dimanches matins, je monte dans cet objet qui n’est plus un rêve puisqu’il est devenu réalité. Mais, c’est le seul qui me rattache encore à ma vie de célibataire ; entendez ma jeunesse passée. Parfois, je m’assoie sur ces sièges diffusant une forte odeur de cuir lissé par les années, car la belle a plus de 20 ans. Je tourne la clé et entend la musique du six cylindres à plat. Alors là, je laisse chauffer la bête de 300 chevaux pendant plusieurs minutes pour ne pas l’effrayer.

CHAMPION DU MODE BUSINESS

Mais, outre ces incidents qui nous touchent, c’est la victoire du foot comptable, et la mort de Cyrano de Bergerac, car où était le panache français que nous avions dans la défaite autrefois ? Aujourd’hui, nous gagnons, certes, mais, comme des comptables, qui jour après jour gagnent juste pour remplir le contrat car le plus important c’est le « but » au sens propre et figuré. Moi, j’aime trop Edmond Rostand, pour ne pas accepter que l’on gagne sans panache. Hier, c’était le cas. C’était la victoire d’une équipe de comptables, managée par un comptable. Bienvenue dans notre nouveau monde à l’anglo-saxonne, sans dramaturgie car les résultats étaient connus à l’avance.

DISCOURTOISIE DES GENS DE MODE

Modeste bug humain, il s’était fait ce soir-là une tête adéquate de bonimenteur, une tête de Christ blennorragique, laissant couler une lettre comme une cholérine opiniâtre que voici, « devant le nombre de places limitées bla bla bli, bla bla bla « . Au moins d’antan, on vous répondait même si la lettre était inlassablement la même vous prenant pour un imbécile année après année. Mais, maintenant quand vous expédiez une lettre écrite à la plume sergent major, c’est le vide sidéral, mais surtout, sidérant de silence. Pas même un petit vermisseau d’appel téléphonique, et, certainement, parce qu’à force de dire toujours « Non » on avait fini par voir accrocher à leur bouche des hémorroïdes.

ESMOD EN ÊTRE D’EXCELLENCE

Il y a des jeunes dont la créativité s’épanouie au fil des années dans le prisme d’une école. Mais, ce n’est pas seulement les dirigeants ou les professeurs qui contribuent à cela, c’est en fait l’alchimie d’un ensemble de personnes qui forment par leur bienveillance et leur professionnalisme les créateurs de demain. Ils ont d’ailleurs déjà formé bon nombre d’entre eux, dont le poète et seul Maître d’Art du monde de la mode le couturier, Franck Sorbier.

Des gens, qui se remettent en question pour faire encore mieux, et toujours plus. Formater un créateur, aussi libre que passionné, n’est pas chose aisée, mais quand vous rencontrez Véronique Soboul-Polchi à leur présentation, et bien d’autres dont la liste serait trop longue à décrire en cet instant, vous savez que vous êtes là où il faut être pour parler de mode.

C’est dans le mythique théâtre des Champs-Elysées, classé parmi les monuments historiques de la capitale que se tenait « Esmod en scène », et la dame en blanc, « Christine » pour les intimes…

DEUX COUCHERIES DE LUXE

Aux murs, des photographies d’art dont certaines rendent hommage à Janine Nièpce, parente de l’inventeur de la photographie connue pour sa mise en valeur des femmes dans son oeuvre.

Au cœur de l’hôtel et de son patio, on retrouve une verrière centrale qui abrite un restaurant tenue par la chef japonaise Kayori Hirano, passée par le Crillon et la Tour d’Argent. Pour un rendez-vous d’affaires ou un cocktail, le bar « La Galerie » adossé au patio est également idéal. Pour poser vos valises, 52 chambres dont 5 junior suites, 2 suites luxe et une suite Spa avec son jacuzzi posé sur sa terrasse privée donnant sur les toits de Paris…

LE FEU CHEZ LVMH

Il y a le feu chez LVMH, une bouteille de gaz « provenant certainement des usines à gaz que l’on peut trouver dans le groupe » a mis le feu hier à l’hôtel de la Dame du Châtelet et du Seigneur des Arnault, j’ai nommé le futur hôtel du Cheval Blanc. A peine construit, celui-ci prend feu hier à 10 heure, et les retards qui s’accumulent ne font pas la joie du Seigneur. D’ailleurs, quelques jours plus tôt, un immeuble sur le côté du futur hôtel s’est écroulé. Les travaux en sous-sol, que le Prince réalise dans le quartier, aura eu raison d’un immeuble du XIV siècle. Probablement, le Prince se fait construire un mausolée comme les rois d’Égypte (Oh raison funèbre !) pour faire de la concurrence à François Mitterrand et à sa pyramide si proche.

SI LE PARFUM M’ÉTAIT CONTÉ

Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir comme une valse mélancolique et dans un langoureux vertige ! L’importance du parfum dans l’imaginaire de la sensualité n’a eu de cesse de croître. Dans l’antiquité, la Déesse Aphrodite était associée aux parfums. Les légendes racontent même que son huile de rose lui permettait de séduire ses amants. Aujourd’hui, en France, il se vend 152 000 flacons de parfums par jour, soit un peu plus d’un flacon par seconde, c’est la sensualité à portée de main.

Je souhaite vous parler d’un maître, un sculpteur de succès, un grand designer de contenus et qui a créé, à lui seul, plus de maisons sur la planète que Martin Bouygues. Ses succès tels que le ‘Flower de Kenzo’ a permis de façonner le monde de la parfumerie pendant plus de 50 ans.

ANTOINE, ALEXANDRE, DELPHINE, FREDERIC ET LES AUTRES

Antoine Arnault a été nommé responsable de la communication et de l’image du groupe LVMH (Moët Hennessy Louis Vuitton). C’est le 1er juin dernier que le Seigneur des Arnault a annoncé la nomination de son fils. Le succès du groupe, plus fort que celui du pétrolier Total l’année dernière au classement boursier du CAC 40, impose sa stratégie devant le groupe Pinault dont le Seigneur dit : « le seul diplôme, que Francois a, est son permis de conduire. » Espérons qu’à force de creuser sa différence avec les autres groupes, il ne finisse par trouver du pétrole ! Il serait même capable de nous le vendre pour du parfum.

VISITEZ LE DERRIÈRE

Même les plus prudes d’entre vous n’auront aucun mal à payer pour pénétrer dans cette maison, pas si close, de la rue des Gravilliers. Bien loin de l’Abbaye de Cluny mais, proche des hordes de Vikings et de Sarrasins, cet hôtel particulier accueille des processions de bobos blafards et végan en capuche « Nike » ; “Orange is the new black” et des beautés occidentales venant y traîner leurs savates et se remplir la panse : bénédiction exclue et mains jointes pour avoir une table, Alléluia.

La décoration de ce grand appartement oscille entre une brocante de province, une maison de campagne récup. et un intérieur revisité d’un loft du 94 meublé chez Made.com.

GUCCI NECRO PEAU LISSE

Gucci ou « Lacroix » et la manière à Arles ! Voici la grande messe dans une ambiance brumeuse où le feu, celui de la création bien sûre, est matérialisé sur le sol et fait apparaître des nymphes catholiques pour les journaux cathodiques invités pour la circonstance. Bienvenue dans la croisière qui glisse sur le monastère, plus austère que Mona d’ailleurs. Bienvenue dans la Cruise de Gucci ; un moment de présent entaché de futur.

Au cœur des Alyscamps, dans un ancien cimetière romain du IVème siècle, j’entendis un pas lourd approcher derrière la grande arche et, en même temps, je vis, dans un rayon de lumière, apparaître Christian Lacroix. Bruit de chaînes et gros verrous que l’on tirait pour que la grande porte s’ouvre sur le spectacle d’Alessandro Michele. Alyscamps du latin Elisii Campi, « les Champs Élysées » ; la demeure éternelle des âmes de ces héros de la mythologie grecque.

Le mannequin était là d’une beauté plus pâle que jamais et sa lèvre rouge, plus rouge que les survivantes du « front row » mortes de botox.

LE CLOWN BAR

Bozo est arrivé et, si cela vous « agrès », il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Une séquence comique au Clown bar où un Balangantshik nous accueille. L’ancienne buvette du Cirque d’Hiver est devenue le nouveau chapiteau de Paname où une cavalcade d’acrobates parisiens, plutôt achromates d’ailleurs, compte-tenu de leurs costumes gris, chemises blanches de chez Deloitte. Un Monsieur pas dé-Loyal comme dompteur de clients, en mal de reconnaissance, recevait quelque contorsionnistes, qui font changer leur table pour une plus en vue, montraient les crocs comme ces jeunes lions un peu foufou.

LA RIVIÈRE DE L’ENFANCE

À Paris, en partant vers l’ouest, se cache une autre seine, bien plus petite et plus modeste que celle du centre de Paname. Celle-ci est souterraine et mystérieuse, mais aujourd’hui, on la dit enchantée. C’est du moins l’avis de ceux, qui, depuis des années, viennent y naviguer. C’est à l’ombre des magnolias, des iris et des roseaux qu’elle déplie le charme, la magie, la féerie de ses méandres si poétique qui nous font chavirer et bercer la barque qui la survole.

Si d’aventure le rythme semble lent, c’est qu’elle s’écoule paisiblement comme le flot de la vie, de l’amusement et de la découverte.

HOTEL DE MODE

Connaissez-vous Stéphanie Coutas ? Et, pourtant, pour ceux, qui ne sont pas invités aux grandes messes de la Fashion Week Parisienne, ils peuvent s’en imprégner en venant  au Dress Code Hotel faire un plongeon dans la mode et dans le spa privatif, havre de sérénité et de relaxation à une marche de l’Olympe, mais surtout, de l’Olympia. La créatrice donne son style néoclassique et contemporain avec une pointe de Fenshui Zen, l’acupuncture de l’habitat.

Un quatre étoiles, qui se fait six dans le biotope urbain, qui vous fait plonger dans la chambre de Jean-Paul Gaultier, Dior ou Chanel, en lieu et place de l’ancien siège du Prêt-à-Porter de la couture Parisienne, un pure hasard ? La French Touch associée à …