WATCH DAY PAS A L’HEURE

Les « Geneva Watch Days », organisées par quelque labels horlogers indépendants haut de gamme, ne seront pas à l’heure, un comble ! Et donc reprogrammées du 26 au 29 août. Les organisateurs espèrent que ce report, dû au « Covid-19 » renvoyé par des mouvements de population qui eux n’étaient pas Suisse. Au contraire, cela permettra de donner plus d’ampleur à l’événement en attirant des participants Chinois et Sud-Coréens en plus des grands acteurs européens. Le « Lac des Connes » sera rempli d’influenceuses plus bitumeuses que minuteuses, et « la Chaux-de-Fonds »  deviendra la chaux de pisse, un Must de quartier.

L’idée de se regrouper pour que les détaillants et les médias puissent se rencontrer pendant quelques jours au lieu de se rendre dans divers road-trips et grandes messes de l’horlogerie dans plusieurs villes d’Europe sera une lunette grossissante de l’événement qui verra un tourbillon de nouveautés mis en valeur par la diversité des métiers d’art suisse de l’horlogerie. Mais, qui se laisse repousser par l’heure verra l’heure se soumettre à lui.

HAUTE COUTURE ANHÉLATION

Voilà une annulation qui va poser problème ! La Haute Couture ne présentera pas en juin ! Mais, pourquoi grand Dieu ? Peut-être ne faut-il pas révéler au grand public que très peu de couturiers, (j’en compte seulement deux ou trois) puissent réaliser de leurs mains et seuls dans leur atelier des robes de Haute Couture.

Les vrais couturiers usuellement n’ont pas besoin d’équipe pour créer une robe, à l’image de Franck Sorbier, de Stéphane Roland, ou de Christophe Josse. Quant aux autres ils produisent une Haute Couture « prêt-à-monter » de luxe, et tombent sous le statut d’infatigables barbouilleurs. En bref, des Voltaire de femmes de chambre.

Nous voilà, enfin, en un temps où les vraies compétences vont pouvoir s’exprimer et que les faiseurs de vent vont être dévoilés, ces apostats sectaires iconoclastes et écoliers charlatans. Vous pouvez déjà imaginer que le Rousteing de pacotille, seul dans son appartement, ne pourra coudre aucune collection de Haute couture, pas plus que l’homme de Tolède et sa Maria Grazia , ou Nicolas Gay Serpillière, seuls quelques dessins fleuriront sur les tables d’ici delà que quelques stagiaires exploitées sans vergogne auront laissé à leur intention. Les grands couturiers, les vrais, quant à eux, avec seulement un morceau de tissus restant d’une ancienne collection qu’ils teindront dans leur baignoire, avec leur habileté manuelle et habituelle, pourront continuer à présenter leurs sublimes modèles. Pour lire plus cliquer sur le titre…

AKRIS PARIS 2020

Brune, telle une lance en sa gracilité, son regard reflétant l’éclat du fer bleuté, la taille mince, évoquant une lame qui ferait couler un rouge sang, comme un verre en fusion, sur ma feuille qui s’épanche. Le cœur touché et les ailes battantes, là où la brise du matin me fait deviner le superflu, pour découvrir les robes d’Akris, comme un vœux enfoui voilà la grâce délicieuse, la splendeur charmante de l’âme, où l’heure des amants s’unissent ! Un moment de tendresse pour un désir qui dort, mais d’un oeil. See more cliquer sur le titre…

JACQUEMUS, LA CASTA DEL PAPEL

Voici le plus créatif des stylistes porté au pinacle, en son temps par Didier Grumler, son mentor, qui nous donna rendez-vous à la défense sachant que les transports sont compliqués mais espérant peut-être que nous serions dans l’impossibilité d’y « vomir ». Voici le premier mannequin star perdu des années 80 née à Lumio en Corse, pour présenter la première robe sable comme le désert de « Gatsby » qui n’est pas magnifique.

J’ai toujours aimé le désert, on s’assoit sur une dune, on ne voit rien, on n’entend rien, et cependant quelque chose rayonne en silence, mais là, à la Défense Arena, rien ne se passa avec les robes couleur sable de « Jacques Moche ». La « Porte » de la création ne s’est pas ouverte, et comme le Rousteing de pacotille, le style Jacquemus s’imposa devant nous fade et avec le mépris hautain pour l’harmonie en diffusant des robes à bimbos pour cagoles. Comme une syntaxe qui racle la gorge, et qui, au plus haut du palais, me donna l’impression d’une chose coincée que l’on ne peut se décider à dégurgiter.

WHO WILL BE THE LORD OF LUXURY?

L’acquisition de Tiffany change radicalement la donne pour le groupe Richemont, depuis que celui-ci s’est fait souffler Tiffany par le Seigneur des Arnault. Cette acquisition par le Seigneur, Monsieur Luxe, comme l’appellent ses collaborateurs les plus dévoués, met un point final à la réflexion potentielle de constituer un conglomérat qui pourrait mettre la main sur le luxe mondial. Ces deux groupes étant très complémentaires, leur rapprochement ferait qu’ils auraient pu occuper une position de leader dans presque toutes les catégories d’articles de luxe personnels. Mais, la probabilité d’une telle fusion ou rapprochement est nettement passé aux oubliettes depuis le rachat par LVMH de Tiffany, et ainsi de passer du « Breakfast » de la cinquième avenue à « Breakfast In America » pour une « Supertramp » sur le groupe Suisse… Pour lire plus cliquer sur le titre

CHANEL, LA ROMANCE DE PARIS

Un vrai printemps dans la tête pour la « créa-triste » qui passe des classiques élégants et revisités de Karl à la douce romance poétique d’une Karine « Viargre » qui ne connait rien aux Millennials brutaux et flashy de circonstance. Si j’avais été un jeune journaliste, j’aurais sûrement pris la tendance et encensé les tissus aérés, les couleurs épurées et les broderies élégantes de Lesage. Mais, le monde change, la petite fille qui se touche, ressemble aujourd’hui plus à une Kardarshian vulgaire qu’à une photo de Marie Laurencin.

Voici Chanel qui ne comprend rien au monde dans lequel nous vivons et qui change sans cesse, à contrario du Seigneur des Arnault, qui lui sait que le changement crée la différence, et il engendre la survie de son groupe, et que, finalement, l’abondance de produits nouveaux entraîne les consommateurs dans une spirale infernale de consommation sans limite. Comme un prosac l’achat du luxe devient une demande pour soigner nos insatisfactions permanentes et nos frustrations profondes. Pour lire plus cliquer sur le titre…

SERIAL LOVER IMPÉNITENT

Je suis entré en gérontologie comme on s’aventure sur un continent à peine exploré et comme il se doit déjà embrumé de légendes… Cette place de vieux, je l’occupe malgré moi, et je la laisserais bien volontiers aux plus jeunes. Voici l’état et la désillusion d’un serial lover, ou comment passer d’un statut de play-boy chasseur à celui d’un chassé par des femmes de plus de 70 ans.

Mon fils, déjà, m’avait qualifié de vieux « con » lorsque je n’ai pas épousé ses valeurs musicales pendant son adolescence, dont le prince était un groupe de métal rock insupportable qui a depuis disparu. Oscar Wilde dans le Portrait de Dorian Gray relatait que : « La tragédie de la vieillesse, ce n’est pas de vieillir, c’est de rester jeune. », montrant ainsi le décalage entre la perception du regard des autres (que le miroir expose) et le vécu personnel…. CLIQUER SUR LE TITRE POUR LIRE PLUS

UN BAT RESTAURANT

Avis à tous les fans de Bruce Wayne, alias Batman : voilà un restaurant dans Gotham-London qui va vous enchanter, et où vous pourrez venir au radar ! Une idée de génie pour réhabiliter la chauve-souris qui finalement n’était pas responsable du Corona, mais espérons que l’on pourra y trouver la bière du même nom.

L’ouverture est prévue pour ce printemps (enfin, espérons !) un restaurant au style Art Déco qui sera situé au cœur de la capitale Londham City. Au programme, un repas-spectacle, mais pour en savoir plus, contacter le Joker, il a des idées de folies. Les clients accéderont au restaurant par un escalier ascenseur comme dans la « BatCave ». Un bar chic dit le pingouin trônera avec une décoration iconique, certains disent qu’il aura la silhouette de Boris Johnson, et la batmaid celle de Thérésa Maybe. Pour la petite histoire, les ailes du héros, qui s’inspirent de la machine volante de Léonard de Vinci en forme d’ailes de chauve-souris, pourront être utilisées pour se rendre à la salle VIP.

PFW LA MARQUE ET LA PLUME

Babylone a vanté ses murailles de briques, Rhode a fait renommer son colosse l’orgueilleux, et l’Égypte a réalisé des sommets avec des masses de pierres admirables, alors que la Fashion Week de Paris réalise une masturbation intellectuelle. Après Monsieur « Grivois », cela ne m’étonne pas. CLIQUER SUR LE TITRE POUR LIRE PLUS…

SEMAINE DE LA POÉSIE FIN

Voici une histoire pour finir la semaine de la Poésie. C’était dans une de ces soirées parisiennes où, assis à côté d’une « égérie du Savaitout », qui nous donnait un propos sur la poésie et la culture : « vous savez les poètes, nous n’en avons pas besoin ! Ce dont nous avons besoin dans ce pays, ce sont des entreprises et des vendeurs ». Ce doux pays de France, bien sûr n’étant pas le sien, est toujours vilipendé par des gens venus d’ailleurs. Ma réponse fut cinglante : « chère Madame, avec tout mon respect, je vais vous raconter pourquoi les Chinois visitent Marseille avant Paris. » La blonde « youtubeuse » de son état, le front plat, les oreilles décollées et « conne » comme un balai, une « Jane blonde » dont le cerveau venait de disjoncter par trop de concentration…

Les Chinois étudient à l’école depuis l’ère Mao « le Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas, car le leader de la Chine nouvelle, l’aîné d’une famille de paysans prospères de Shaoshan, aimait Dumas. C’est donc pour cela que, tout naturellement, plusieurs dizaines d’années après, quand Mao devient le guide suprême, il donne à ses enfants, à la Chine toute entière l’obligation d’étudier à l’école l’histoire d’Edmond Dantès. Et, aujourd’hui, des milliers de chinois viennent chaque jour visiter le Château d’If à Marseille… To read more click on the title

L’ODYSSÉE D’UNE GOUTTE D’HÉLIOTROPE

Lorsqu’il a l’espace devant lui, et quand la matière est là sous son doigt de créateur, dans l’ivresse de son labeur, sous le voile léger de la beauté, il trouvera l’âme que l’on cherche, pour entrevoir un parfum, celui-ci nous laissera l’ivresse d’une fleur qui embaumera nos cœurs à jamais.

La peau lit les messages comme les parfums décryptent un individu. J’ai rencontré un parfumeur du monde, un nez de chez Firmenich, avec un nom qui sonne comme une célèbre Triumph, un signe sûrement, Nicolas Bonneville. Il me raconte cette histoire extraordinaire d’une molécule qui pourrait partir au fin fond de l’univers comme un message pour un voyage qui ne sera pas neutre de senteurs ni de splendeurs. Les Vénusiennes auront-elles un parfum ? Pourront-elles ressentir les molécules qui constitueront ce cadeau olfactif ?

Imaginez cette émotion comme une lettre d’ailleurs, et cela ne serait que justice puisque la toute première molécule ne provient-elle pas de l’espace. Alors rendons à Célastre ce qui est Célastre, de ces nébuleuses planétaires, ces grands nuages de gaz, situés parfois dans des constellations appelées de noms si romantiques comme celle du Cygne ou d’Andromède… Cliquer sur le titre pour lire plus

ORNITHO-POESIE PAR VERONIQUE

Entre le dessin indien mandala et les croquis de Picasso de 1938, Véronique Soboul-Polchi impose un style tout à fait nouveau ; des oiseaux de paradis, moitié végétaux et moitié volatiles, comme Giuseppe Arcimboldo mais en noir et blanc. Véronique nous laisse la couleur à notre appréciation, déterminée par les substances chimiques de notre cerveau, qui peu à peu viennent apporter une vision extrasensorielle. Vingt quatre paires de chromosomes contre 23 usuellement, elle fait cohabiter l’inertie et le mouvement.

Comme un fœtus en mal de mouvement, voilà deux corps et deux natures comme une poésie ornithologique et fantomatique, en noir de chine et en papillé pour le symbole du dessin qui nourrit. Grâce à la plume de chine qui crisse et les traçant d’un geste plus « signe » que mouvement, vous avouerez que pour un oiseau quelle image !

Un trait au dynamisme fondamental, au geste élémentaire, exorcisant l’encre et criant de rage dans la puissance des esquisses, qui libère le corps en proie à l’inertie que l’esprit sans vergogne veut nous imposer, et que la raison nous force par nature au vacillement. Une exposition à ne pas manquer, à la boutique Philippe Model, Maison 19 rue Racine Paris 75006.

KRISTINA FIDELSKAYA PARIS

Un vieux nuage gris survole mes yeux au loin, et désormais, exhale la majesté de Paris sous la pluie, puis le froid se fait sentir dans l’attente, et l’immense occupant que forme la Fashion Week nous fait sentir que nous touchons peut-être au merveilleux. Depuis huit jours, dans l’attente du rêve, je suis prêt à m’enflammer pour déployer ma plume, enfin !

Puis subitement, je m’enivre sans réserve des émanations de cette femme, de sa sueur et de ses larmes, parce que tout ce qui s’échappe d’elle est sacré, car son origine humaine est la quintessence de ce monde. Depuis le début de la Fashion Week, nous avions amassé des centaines de chimères et de robes. Mais là, pour la première fois, nous apercevions enfin la beauté dans toute sa splendeur. Et la salle en silence face au vide de nos esprits, nous fait prendre conscience que c’est un grand luxe d’attendre l’improbable.

BALENCIAGA SOUVERAIN PONTIFE

Entre ciel et mer où le voyage fantastique de Balenciaga qui nous emporte dans une procession pour le Père Lachaise, « Pet à son Âme ». Est-ce que Balenciaga, qui a noyé le sol et le premier rang, sera à la hauteur de cette collection pour le futur ? Il semble que le créateur Demna Gvasalia ne soit pas dérouté par un show plus humide que les filles de mauvaise vie de La Tour Maubourg face à la Dame de Fer qui, elle, ne trempe pas dans l’eau. Mais, pourquoi faire un défiler à l’intérieur, alors qu’il pleuvait des hallebardes à l’extérieur ?

C’était un de ces après-midi magnifiques entre les giboulées de mars, j’aurais voulu que le temps s’arrête, et libre comme l’air, je regarde loin sur l’horizon les reflets d’un instant magique qui s’emparait des ponts de Paname pour les faire briller. Le ciel du plafond semblait s’amuser avec l’océan de noir proposé par le créateur.

Voici la déferlante non érotique, d’un semblant de prodige de scène onirique, les allées et venues des modèles vides de création donnaient le sentiment d’être dans un cimetière du dieu vivant Demna Gvasalia. Le vampire de la couture, le diable en personne nous propose les rêves de kérosène pour que les modèles aient l’air de marcher sur l’eau, à la manière d’une certaine promenade biblique, et le show a donc commencé avec des tenues monastiques.

BALMAIN AUTANT EN EMPORTE LE CHALAND

Pendant que Slimane fait du Slimane chez Chloé, Rousteing fait du Céline chez Balmain. Rousteing prêche dans le désert des têtards pour une collection sable pour catins de supermarché. Mais, à quoi bon remettre à demain ce que l’on peut faire avec deux pieds ! Le puissant message de mode d’Olivier Rousteing, qui vient de découvrir la « bourgeoise », alors que le fossé entre les nantis et les démunis s’élargissent et que les gens protestent dans les rues,  n’en a rien à faire car les Qataris comblent le déficit de toute façon. Pour lire plus cliquer sur le titre…

REDEMPTION PARIS 2020

Il n’y a ni niveau, ni rivaux non plus d’ailleurs, et si on veut le péché au vif, il faut mieux le faire au pif du sujet. L’impression de cette collection a cette odeur de tissu fermenté de trop-plein, non pas de génie mais de jaunie, un relent de couture pour boutique de la banlieue de Hong Kong, pas King, mais complètement Kong.

Non seulement l’observation de ce monde est superficiel, les robes démodées, la couture commune est dépourvue de caractéristiques. En bref, une œuvre mauvaise, et il est un de ces malheureux dont on peut dire qu’il faudrait mieux qu’il ne fusse pas né. Rédemption en voilà un nom ; l’achat du genre humain par le sacrifice du Christ qui a permis la rémission des péchés et donné un espoir de vie éternelle en Dieu, et pour une marque se prendre pour Dieu vous pouvez imaginer l’Ego !

On sort de la collection comme les cochons sortent d’un bourbier, abasourdi de déplaisir. Les clientes dont les mères faisaient des ménages et les filles présentes les défont, me disent à la sortie que jamais elles n’avaient vu autant de chiffons et, pour des bitumeuses, j’ai trouvé cela croquignolet.

MARINE SERRE LA MAIN DE VENUS

Nous nous sommes soudain trop approchés de quelque chose… Donc, on se tenait à distance ! Créatrice mystérieusement mise en position démesurément favorable par le Seigneur des Arnault. Il est insupportable de se sentir solitaire et impuissant devant la beauté en train de s’épanouir par autrui. Solidaire, dans un puissant mouvement de poitrine qui reformate l’esprit, la couturière engagée qui, autrefois, était un abreuvoir à l’obscurité, s’offre aujourd’hui un poème de splendeurs entre deux carrés de pied-de-poule, transformant la simplicité de la coupe en une déesse d’Aphrodite.

Voilà donc après l’existence si courte pleinement accumulée le regard pour en étaler le fondement, comme une Vénus blonde ou une ruine laissée là jadis dans l’eau grise de la rivière de longs champs, apparaît une douce et flexible volonté de créer du surprenant, mais attendons la suite car la mode n’est pas une course de cinquante mètres mais plutôt un marathon.

Marine Serre sort, enfin, des griffes du Seigneur des Arnault pour prendre son envol dans un souffle surpuissant, et donne une collection qui va au-delà même de son propre sens de l’esthétique. Il faut souvent faire abstraction des choses qui vous entourent pour bien créer, mais surtout créer juste.

SAINT LAURENT LATEX ÂNE

Voici le latex qui rentre dans la composition des vêtements de Saint-Laurent, après le Clubbing, voici la bourgeoise qui rentre au 41, rue Quincampoix pour s’accoquiner avec les échangistes politico-admiratifs gorgés de progestérone, et si la vie vous sourit, elle se moque peut-être !

Le sexe à « pile » pour les bimbos de la télé-réalité mélangés dans un cocktail ahurissant, du plastique pour riches bourgeoises en goguette cent pour cent non recyclage, un clin d’oeil aux nuits les plus sulfureuses de Paname des bas-fonds de la capitale. Venez au baron nous aurait dit T.Ardisson, et vous verrez que la créativité du designer n’a rien à voir avec sa façon de raisonner. Il a juste été faire un petit tour dans la fange qui mélange Yves Saint-Laurent autrefois et dont nous gardons sa nostalgie poétique , avec quelques croquis de l’enfer de l’académie du commun des mortels.

Voilà un second romantique, qui inspecte l’invisible, et écoute l’inouï afin de reprendre l’esprit des choses mortes, et des poètes de la nuit. Rompus au formes vieilles, couturier parmi les innocents. Les femmes l’ont vu comme s’il était Paul Verlaine, mais en réalité il travaille seulement à la haine du sublime.

KIMHÉKIM PARIS 2020

Le créateur sud-coréenne Kiminte Kimhekim semble être chez lui à Paris, où se réunissent actuellement tous les plus grands créateurs de la mode.

Ancien élève du studio Berco et ayant travaillé chez Nicolas Ghesquière et Balenciaga, il a absorbé cet héritage de la couture par des drapées et chemises avec vestes de velours donnant des silhouettes « Balanciaguest » assez abouties.

Blazers logo-typés avec étiquettes,  fixant de grosses perles comme boutons sur des chemisiers en coton ce qui stigmatise sa marque depuis deux ans. C’était hier pour le début de la Fashion week de Paris, dans un écran de fumée, espérons que cela ne le soit pas.

GILETS JAUNES ET CORONA, LE COCKTAIL FHCM

Avec la recrudescence de Coronavirus en Italie, la Chambre de la Couture institutionnalise les instructions de la Paris Fashion Week et rend son rapport.

Article 1 – les mannequins seront bouches cousues au point de feston ; proposition qui n’a pas fait l’unanimité. En effet, l’homme de Tolède oppose un vif refus prétextant que certaines fument la pipe.

Article 2 – la distribution de préservatifs au menthol sera systématiquement donnée à chaque invité. Attention, cela va chauffer dans les giletières ! Chaque participant devra être équipé d’un masque. Seul Didier Grumler sera exempté, car lui porte le sien déjà depuis 20 ans.

Article 3 – Le « V » de Vuitton sera enlevé de l’ensemble des malles de ces dames, rappelant trop le « V » de Virus, et un peu « d’Eire », cela fait toujours « Dublin ». Pour les Bimbos de luxe, durant les shows, il leur est conseillé de mettre le masque sur les yeux afin de ne pas voir la toxine qu’elles transportent dans leurs lèvres.

MOSCHINO JEREMY COCOTTE

C’est la reine des Macarons, « l’autri-chienne » ; celle, avec son visage caractéristique, qui enflammait Versailles avant sa nymphe. Front haut et lèvre inférieure dédaigneuse, une véritable « Habsbourgs la Reine ».  Blonde tirant sur le roux, elle souffrait de myopie et c’est probablement pourquoi elle voyait tout dans un flou le plus artistique.

Alors, pourquoi ne pas porter des robes de chez Moschino ? Guillotin vous l’aurait conseillé, voici la femme qui est l’expression du roseau dépensant, et je suis contre, tout contre, comme l’aurait dit, en son temps, Sacha Guitry, que les Bimbos de la Fashion Week comprendront « Sacha Gâterie », pourquoi pas, non ?

MANSAU UN AN DÉJA

La nuit n’est jamais complète il y a toujours, au bout du chagrin, une fenêtre éclairée, il y a toujours un rêve qui veille, un désir à combler, une faim à satisfaire. Serge nous nourrissait de sa magie, mais un an après un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Son humour grinçant et corrosif m’inspirait chaque fois que je le rencontrais. Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent, mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ? Alors j’essaye de me persuader de ne pas dire mourir mais dire naître.

C’est toujours la même larme qui sort de mon oeil quand je vois son public toujours captivé devant son « Flower » de Kenzo. J’aime à penser et j’ai le sentiment que cet homme est un héros ordinaire, mais aussi extraordinaire. Penser cela, c’est déjà un miracle, à voir le nombre de nos semblables se goberger dans une complaisance toujours plus florentine. Je me souviens de cet homme sans compromis qui affirmait ses idées, et qui comme Victor Hugo disait « Lire haut, c’est affirmer à soi-même sa lecture ».  Je lui répétais que l’affirmation de soi-même est un axiome préhistorique de sensibilité.

GUCCI LE MANÈGE A BILOUTE

La vie est un manège, et quand il commence à tourner le temps semble long, et les jours s’égrènent dans un tourbillon. C’est le temps de l’enfance, le début de la jeunesse des illusions, de l’amour et des espérances. Voilà le message de Mitchell ?

Comme dans les contes de fées, tout est beau et semble enchanté, comme le manège, de jolies couleurs d’un monde plein de splendeurs. Venez et entrons au pays magique nous dit Gucci et nous invite à partager la gaieté des années 70.

Il ne s’agit pas de montrer une histoire mais plutôt un temps qui passe comme une histoire arrêtée en un tableau. Ce temps n’est pas la durée mais plutôt le temps de célébrer la flèche de Zénon et de ses paradoxes. C’est dans l’intervalle d’une position à l’autre que le spectateur peut juger de cette usure exposée en un tableau. Mais, c’est aussi ce qui implique le retournement de la pensée comme l’avait fait Aristote en sont temps. Read more on …

FOURNIÉ EXPLORA-CHIC

Voici la déesse Épona en ligne de mire d’une de ses révolutions préférées, je découvre aujourd’hui ce qui a toujours été là, mais brusquement comme un tour de magie tout le paysage change. La collection de Julien Fournié c’est comme si vous retrouviez le doudou de votre enfance, bouleversante comme le journal intime de nos 15 ans. Il y a quelques semaines, j’ai découvert une satrapie tout entière, une Annemarie Schwarzenbach qui part à la bataille.

Voici les Aventurières des temps qui sont prêtes à briller en étant pleinement elles. Elles montent sur scène et partagent leurs messages avec des centaines de personnes à l’Oratoire du Louvre. Longues robes fendues et ceinturées soulignant leur taille, tuniques brodées et robes subtilement transparentes pour les femmes du désert, voilà la Haute Couture dans toute leur sensualité.

Tu ne traverseras jamais l’océan si tu as peur de perdre de vue le rivage nous dit le créateur avec ses aventurières. Ceux qui aperçoivent la lumière avant les autres sont condamnés à la poursuivre en dépit des autres, et ce que voit leur esprit leur cœur le ressent… cliquer sur le titre pour lire plus

HERMÈS LE CARRÉ D’ASS

Autrefois, on avait l’ambition d’accomplir quelque chose alors que maintenant il faut juste s’accomplir à être quelqu’un mais de rien. Recto-verso ou un foulard qui va rester dans « les anal » ! Voici le monde de Nabilla et consorts, les Bitumeuses et Sulfateuses du « faux bourg », vont pouvoir venir aux “sots d’air mèches”, dans le Grand Palais pour  arborer leur Himalaya offert par la maison mais qui celle-ci fait insulte à notre intelligence en affirmant qu’ils n’ont aucun accord avec la Vénus crapuleuse chipoteuse, la plus célèbre de France. Un coup de couteau a son « con joint » et la voilà propulsée dans le monde des voyous, mais la prison lui a fait élaborer sa stratégie pour faire de la pub aux marques de luxe avec un compte Instagram bidonné.

POUR MA VALENTINE

Je vous parle de cette Valentine parfaite, celle de mes rêves les plus enfouis, de cette femme au bord du paradis de mon cœur qui m’ensorcelle le jour et qui la nuit comme la déesse minerve illumine mes nuits d’un feu de baisers. J’écris cette lettre sur tes lèvres car je te dédicace ton cœur,  je t’offre ce poème de mon royaume, je t’offre mon empire pour embellir ta vie.

J’écris par mon cœur des sentiments en lueurs de mots qui pleurent de la tristesse du manque d’un bonheur trop grand pour bien le saisir. Tes yeux, comme le soleil, réchauffent mon âme de caresses enrobées de douceur, et en recevant ce présent, je marche sur des arcs en ciel pour soudain voir ton sourire qui baigne dans mon âme et brille à jamais à travers les cieux. Je me demande, chaque jour, chaque nuit, comment font ceux qui n’ont jamais eu prés d’eux ni ton corps ni ton sourire ni ton regard.

R13 NEW YORK 2020


En 2009, Chris Leba a lancé R13, une marque de jeans cool-girl que l’on peut désormais trouver chez les meilleurs détaillants comme Barneys, Shopbop et Totokaelo. Seulement, peu de gens savaient qu’il était derrière tout cela, car jusqu’en décembre, le créateur avait un emploi à plein temps comme vice-président chez Ralph Lauren. Toute la presse s’interrogeait sur la marque et son directeur créatif « anonyme », à la Margiela  pour Galliano. Read more on…

AZZARO LA BRABANÇONNE THEYSKENS

Voilà encore un créateur belge de 43 ans qui reprend une marque emblématique de la mode Française, et cela n’est pas une histoire. Sera-t-il à la hauteur ? On a déjà vu des rois épousseter des bergères, mais des couturiers remettre la flamme d’une marque dans le giron de la couture, rarement.

D. Grumler, lui-même, mécontent de son livre, jurait de composer dans sa colère un ouvrage qui resterait … Chez les libraires… Trop au lit pour être honnête.

Après le dernier Belge Simoens, on peut comprendre la méfiance de la profession, mais la vie est courte, l’art est long, l’occasion fugitive, l’expérience trompeuse, le jugement difficile.

Read more