LA DAME BLANCHE DE JAVEL

À Boulogne, sur les bords de la Seine, se dressait une succession de lavoirs. On disait d’ailleurs que les eaux du fleuve lavaient mieux que toutes les autres de France. Les ménagères boulonnaises ont une certitude, c’est en souvenir de la corvée matinale d’une dame bourguignonne que les eaux de la Seine blanchissent si bien le linge ; ne histoire ou un conte  de « fait » que l’on trouve dans nos belles régions de la Gaule. Pour lire plus cliquer ici

LE CHAMP PERRET

Voilà une porte qui, comme son nom ne l’indique pas, débouche sur Levallois-Perret, la ville limitrophe à l’ouest, de l’autre côté du périphérique : la Porte de Champerret. Mais, pourquoi ce nom ? En réalité, en 1822, un certain Jean-Jacques Perret fait un investissement dans un vaste terrain qui sera nommé plus tard « le Champ Perret ». Cependant, l’opération immobilière est un fiasco, l’entrepreneur Perret est ruiné. Un peu plus de 20 ans après, les propriétaires de cette banlieue prennent l’initiative de créer une nouvelle commune et confient cette tâche à un personnage ubuesque, à la fois gargotier et menuisier de son état. Nicolas Levallois prie soin de dessiner les plans de la future ville de Levallois-Perret.

LA BANDE VELPEAU D’UN BERGÉ

L’art de la honte ou la honte de l’art! Voici le comble pour un égyptien, avoir un papy russe, et quand celui-ci s’appelle Bergé vous pouvez vous faire enchrister. Voilà un trafic d’antiquités évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros démantelé, qui va secouer le milieu de la mode, avec cinq interpellations, pour des centaines d’antiquités vendues notamment par la maison Pierre Bergé qui avait pillées en Égypte, en Lybie, au Yémen ou encore en Syrie.

GOUROUS ASOCIAUX

La fin du monde est remise à plus tard et les gourous sociaux et acteurs du digital, qui croyaient que la Covid-19 ne serait pas leur Graal, se rendent compte aujourd’hui que tous ne prêchent pas la même Vox populi. Voici donc leur seule certitude d’un progrès de société en devenir, celui de plaider la juste cause, les lanceurs d’alerte dessinent leur propre frontière. Ils ont une influence directe paraît-il lorsqu’ils font la promotion d’un produit, d’une marque ou d’une idée. Mais, convaincre suffisamment son audience, au point que celle-ci va relayer le discours initial auprès de son propre réseau, pour en décupler l’impact se voit aujourd’hui amoindri par la profusion de tout type de chiens savants qui ont un avis sur tout mais surtout un avis. Pour lire plus cliquez sur le titre…

Les meilleurs gourous des tendances créent des communautés, qui transmettent le message au-delà de l’action de leur pays. Ils cherchent le ralliement plutôt que l’assimilation. Ce n’est pas seulement le nombre, mais aussi la diversité des idées et des points de vue qui fait la force d’une communauté, ainsi que la façon de traiter l’information. L’écriture littéraire semble être un style qui plait et qui bénéficie non seulement d’une grande audience mais d’une grande crédibilité.

LOUIS ROEDERER ET NICOLAS II

Lorsque Louis Roederer hérite de la maison Roederer en 1833, son intention est de développer davantage les ventes vers la Russie. La Cour Impériale et le Tsar, lui-même, sont devenus de grands amateurs de Champagne. Chaque année, Alexandre II, Tsar de toutes les Russies, entre 1855 et 1881, commande 60% de la production de la Maison Roederer. Un jour, il fait une demande particulière à la célèbre maison en commandant un Champagne de prestige. Louis Roederer élabore alors un Champagne avec les 10 meilleurs crus de sa production. Mais, le Tsar lui fait deux demandes particulières : il veut ce champagne dans un flacon en cristal de Baccarat et à fond plat.

Sa femme, la Princesse Alix Viktoria Helene Luise Beatrix de Hesse et du Rhin, dernière impératrice de Russie, sous le nom d’Alexandra Fedorovna Romanova adore le champagne. Mais, la Cour, pour cause d’attentat, est malheureusement obligée de s’en passer, car un affreux anarchiste a eu l’idée de mettre un explosif dans une bouteille destinée au Tsar.

LA GOUTTE D’OR IN VINO VERITAS

La rue de la Goutte d’Or de Paname tire son nom d’un vin blanc fameux que l’on produisait ici. Du temps de Saint-Louis au XIIIe siècle, un classement des meilleurs crus donna ce podium de vainqueurs : Premier : le vin de Chypre proclamé « Pape des vins », deuxième: le vin de Malaga baptisé « Cardinal des vins » et troisième : le vin de la Goutte d’Or couronné « Roi des vins ».

Le quartier se développera réellement à partir de 1830, notamment en raison de l’implantation de manufactures en tout genre. La Goutte d’Or oublia ses moulins et son vin pour devenir une vaste cité ouvrière avec son lot de misère sociale… Depuis 1983, un vaste plan de rénovation transforme le quartier et les immeubles ainsi que les usines du sexe qui s’étaient installées et qui proposaient jusqu’à 100 passes par heure. Ainsi les péripatéticiennes et les caboulots d’autrefois ont définitivement disparu. Pour lire plus cliquez sur le titre …

HERMES LE NEZ EN BERNE

Christine Nagel, l’une des parfumeuses les plus respectées dans le monde, ne porte pas de parfum ; comme si un compositeur refuserait d’écouter de la musique. Totalement, hors du commun et absurde certainement, mais aussi totalement logique pour les gens de la maison du Faux Bourg. Hors normes, ceci est comme si nous avions rentré un percheron parmi les étalons.

Une Suissesse pour Hermès alors que la plupart des autres parfumeurs sont Français. La parfumerie est comme la couture et l’œnologie : les bons comptoirs font les bons amis. Et les propriétés de Dumas sont connues comme le houblon, mais face au château Yquem du Seigneur des Arnault, cela sent la bière. Donc Nagel deviendrait le parfumeur de la maison d’Hermès, ce qui fait d’elle la première femme à occuper ce poste. Elle qui voulait être sage femme, quand elle était jeune, la voilà à accoucher des parfums et des courbettes de femme de cour aux trois mousquetaires, qui, avec leur yeux de ces animaux ruminant, semblent refléter l’immensité des intelligences mycosées. Pour lire plus cliquez sur le titre

UNE DRAGÉE Á SUCER

Enfin, voilà la liberté retrouvée ! Nous pouvons flâner au delà de notre quartier et, ainsi rejoindre les quais de Seine, en passant par la rue des Lombards, là où les infâmes du même nom pratiquaient l’usure et qui furent chasser en 1309 sous le règne de Philippe Lebel. La rue est ensuite occupée par des fripiers de haut vol, dont chacun a sa spécialité : chemises, pourpoints, manteaux, chausses … Ces pourpiers fabricants de vestes courtes portées par les hommes tentent vers 1630 une petite révolution ; ils voulaient rebaptiser la rue pour la nommer rue de la Pourpioncterie ! Mais, les parisiens, toujours rebelles, ne veulent pas de ce nom imprononçable. La rue gardera donc, alors, le nom de la rue des Lombards. Est-ce pour cela que les fripiers vexés s’en sont allés exercer ailleurs ?

En tous cas, c’est en 1650 que la rue accueille une cinquantaine de confiseurs qui rivalisent d’inventions pour attirer les gourmands. Ici, on rissole la praline, on accommode la pistache, on façonne les bonbons… Ainsi, aucun galant n’envisage d’aller faire un doigt de cour à sa belle sans agrémenter ses soupirs énamourés d’un petit sachet de friandises. Pour lire plus cliquez sur le titre

LUXE OU LA GÉNÉROSITÉ DU MÉPRIS

Leur slogan est : »Dérober en grand et restituer en petit, c’est cela la nouvelle philanthropie ! » Le Seigneur des Arnault, symbole de réussite, qui prône le libéralisme débridé, n’hésite jamais à profiter des aides des finances publics tel que son groupe de presse qui bénéficie actuellement du chômage partiel. C’est donc l’Etat qui l’aide à payer ses salariés, pendant que les dividendes coulent à flot pour les actionnaires de ses autres entreprises. Des pratiques qui ne diffèrent nullement de celles des autres géants du Cac 40 continuant à verser des dividendes monumentaux tout en utilisant les paradis fiscaux, un comble !

Un fils à Seigneur, dont le père était, lui-même, chef d’entreprise, a donné son premier emploi dans l’entreprise à ce tout jeune « très polie Techni-Tiens ». Lorsqu’il a racheté le groupe Boussac Saint-Frères, qui est le résultat de sa fortune, il appliquera un plan de licenciement drastique en vendant les actifs à la découpe comme un vulgaire patron-indélicat, ce qu’on a, en son temps, reproché à un autre Bernard que l’on appelait le « Patron-Voyou » et tout cela enrobé dans un « Tapie » de fumée. Tant pis pour les milliers de familles modestes victimes de cette brutalité sociale, « business is business, » la plèbe s’habituera à la pauvreté pendant que ces Seigneurs engrangent toujours plus de Cash Flow. Pour lire plus cliquez sur le titre

ÉMAUX DU ROI DE CŒUR

C’est rue de la verrerie que je me mets à penser à deux personnages de l’histoire de France, habillés à la mode du XIV siècle. Lui, c’est Charles VI, et elle, c’est Isabeau de Bavière ou d’Isabeau de Wittelsbach-Ingolstadt, son épouse. Le débonnaire couple aux mœurs décousues et décadentes, adepte des courtoisies qui loue les vertus telles que l’hospitalité, mais dans leur lit seulement.

En 1395, un habile émailliste nommé Jacquemin Gringoneur qui tenait boutique au 28 rue de la verrerie là où abrite depuis le XIIème siècle la corporation des peintres sur verre et celle des émailleurs. On pense d’ailleurs que l’émaillage existait dans une forme précoce en Égypte ancienne, appelée émail byzantin. Pour distraire le roi Charles VI, qui est sujet à de graves crises de démence, (consanguinité oblige), l’artiste a l’idée de dessiner un lot de trente six cartes (réduit à 32 plus tard) qui permettra d’infinies combinaisons pour des jeux comme le piquet, la manille , et la belote…  Voici un beau sujet, mais il est vrai que le roi n’est pas un sujet. Pour lire plus cliquer sur le titre

POUSSIÈRE DE L’IMAGINAIRE

Tracer sur lui et pouvoir aussitôt l’effacer avec la main, il est né du désir de retrouver l’éphémère, et pourtant, il marque le cristal et le verre à jamais. Un petit dessin intime qui grave et personnalise un flacon et abrase sa clairvoyance comme pourrait le faire un Seigneur agacé de ne pas être écouté. Le geste doit être précis, et demande savoir-faire et abnégation. C’est une rencontre choc, d’une matière qui file à la vitesse d’une balle de revolver et qui vient user avec force et élégance la surface du cristal, dans un nuage de poussière soyeux, pour produire un givre à jamais incrusté.

Ils sont les hommes qui regardent le sable autrement qu’en vacances, ils le domptent pour notre plus grand plaisir dans leur atelier de Gamache, et le plus beau flacon de Cognac ou de Parfum, passe par leurs machines à souffler le sable comme pour faire s’envoler les abeilles de Guerlain. Élégance des flacons qui font rêver par le seul fait qu’une femme puisse nu venir le frôler et s’émerveiller de sa rondeur qui le fait tressaillir. Pour lire l’article cliquer sur le Titre…

LE RAP DES COUTURIERS DE LA CITÉ

Yo, c’est la chanson de Gucci, qui adore la banlieue avec ses champs en friche et ses vieux murs de lépreux. Quelques anciennes affiches nous parlent d’un monde démoli pour une barrette de hachich. Fils d’immigré, loin d’être intégré, je suis de la cité, mais, passe-moi un micro, et je serai un artiste, passe-moi un flingue et je serai un terroriste, passe-moi un stylo et je deviendrai un baveux. C’est ça la banlieue, et même si tu me passais une aiguille, je serai un couturier à la Franck Sorbier comme dirait Shy’m la sœurette.

C’est la balade de Gucci et pourtant, là où j’habite, c’est dangereux ! Mais c’est quand même là où les ados ne rêvent que des fleurs d’Alessandro Michele, le démon de Midi comme le démon des Alibis, ce que je veux ici c’est du Gucci, un point c’est dit.

Dans la cité, nous nous souhaitons le bonjour dans l’espoir de jours meilleurs car ici on veut du Noten. En dépit des mois, qui finissent mal et des soucis sans point final et même si on est musulman, on veut porter du Jacob. Cliquez sur le titre pour lire l’article..

SÉGRÉGATIONNISTE DES DÉRIVÉS DE MODE

La ségrégation des défilés de mode est-il aujourd’hui une réalité ou une fiction ? Pas franchement en avance ! Cette nouvelle tendance ne semble effectivement pas du tout agiter la Grande Muette du 100 Faubourg St-Honoré qui usuellement crée l’apartheid. Mais, voilà les prémisses d’une évolution : les marques décident à présent de diffuser leurs défilés en direct sur les réseaux sociaux, permettant aux béotiens de participer à ces grandes messes élitistes.

Certains, à l’image de cette journaliste de Honk Kong, qui m’avoue que l’accréditation ne donne aucun droit et que l’année, où elle n’a pas été accréditée, elle avait reçu plus d’invitations que quand elle avait payé la-dite « Dîme ». « Pas King complètement ‘Kong’ la Chambre Syndicale »: rétorque-t-elle avec beaucoup de dérision.

En France, il a fallu trente ans de débats pour aboutir à la fin de la première classe dans le métro (supprimée définitivement en 1991). Faudra-t-il autant de temps pour en finir avec l’univers « discriminatoire » des défilés de mode ? De « modeaparis » en passant par « Paris Fashion Week » pour finir « fhcm.paris », on nous balade de concepts aussi vides que le Gouffre de Padirac, pour débobiner le néant avec beaucoup de pétulance. Read more on …

UN NOEUD DE PORCELAINE PAR CHANTAL

Voici le jour qui s’ouvre au vent des ailes de phalène, évoquant un souvenir fragile et rosé, pour un nœud de porcelaine et un souvenir touchant, la où meurt la marjolaine. Un col évasé de « faenza » qui se confond avec un plein ciel ardoisé, comme une ample méditation sur la fragilité et le mystère, là où l’évidence de la porcelaine fait loi. Déjà plus de vingt ans et après avoir vendu sa marque de lingerie coquine, Chantal Thomass continue, elle qui a toujours cette blancheur des femmes japonaises, nous met le rouge au joue pour nous étonner encore avec de la porcelaine laiteuse et douce comme l’hermine.

Sa vision de la mode passe par l’art de vivre à travers des collaborations et à l’occasion du salon Maison & Objet, elle nous présente une nouvelle collection de céramiques née de la rencontre de la prestigieuse manufacture italienne, celle de la terre d’Ombrie qui extrait celle-ci des bords du Tibre, la potasse et l’argile comme l’humus vital de cette matière artisanale sublime. Avant d’être le dieu du fleuve, « Tiberinus », celui-ci est un roi. On raconte qu’il avait épousé Rhéa Sylvia, et l’avait fait précipitée dans les eaux du Tibre, sur l’ordre de son oncle Amulius, après la naissance de ses deux jumeaux, Romulus et Rémus pour conjurer le sort de cette richesse inespérée. Pour lire plus cliquer sure le titre

LE SAVIEZ-VOUS ? A STAR IS BOF

LVMH fait partie d’un groupe d’investisseurs qui, ensemble, détiennent une participation dans « The Business of Fashion », le fameux journal BOF où les informations sont plus bofs qu’intellectuelles et indépendantes, mais, en ce weekend de Pâques, il ne faut pas mettre la » charia avant les bœufs ».

Maintenant, nous pouvons comprendre d’où proviennent les ressources publicitaires et les articles de florentins qu’il tartine à foison sur le web, et ainsi ces feuillistes mercenaires n’ont jamais employé tant d’esprit à vouloir nous rendre bêtes. Ennemis du genre humain, mais amis du genre lupin, singes manqués de l’Arétin qui se croient Socrate alors qu’ils ne sont que bâtards du chien de Diogène. Je les haïrais davantage si je ne les méprisais moins. Pour lire plus cliquer sur le titre…

KELLER QUITTE GIVENCHY

Hier, Givenchy a officiellement annoncé dans un communiqué qu’après trois ans de collaboration, sa collection de mars 2020 était la dernière de Clare Waight Keller pour Givenchy. Et plus récemment, Givenchy avait accueilli un nouveau président et directeur général. Renaud de Lesquen, qui auparavant était le Mr. breakfast at Dior in America, un cosy 19 sur 20 parait-il !

La créatrice, connue pour avoir dessiné la robe de mariée de Megan Markle, « British first », avait rejoint la marque après le départ de Riccardo Tisci pour Burberry. « Première femme à être la directrice artistique de cette légendaire maison, l’anglaise French-exit la maison après avoir reçu son chèque gastronomique et remercie du fond du cœur chacun des héros et héroïnes méconnus en coulisse qui réalisait ses collections. C’est la moindre des choses pour une retraite bien méritée après trois ans de travail.  L’homme de Tolède ne se prononce pas sur ce départ, mais une chose est sûre c’est qu’un départ dans une entreprise est toujours un échec pour toute l’entreprise, et surtout pour ses dirigeants.

CHANEL HERMÉS LVMH COVID BUSINESS

Je regardais comment l’oligarchie française mettait de l’argent dans le tronc du Covid-19, des riches plus que riche, pour un pourboire au peuple qui meurt à l’hôpital par manque de matériels basiques. Mais vint une veuve pauvre qui mit deux petites pièces de quelques centimes. « En vérité, je vous le dis, cette pauvre femme a mis plus que tous ceux qui mettent dans le tronc. Car tous ont mis en prenant sur leur superflu ; mais elle a pris sur sa misère pour mettre tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (La bible)

Voilà, ces âmes pures qui donnent de l’aisance aux petites mains qui construisent leurs marques. Hermès donne à Gérard Darmanin une obole pour le corona d’une corrida du fric. Je me demande toujours combien cela va me coûter au final, car n’imaginez pas une minute que cela soit gratuit. Ces âme pures dont nous parlons sont des loups qui markètent la mort des autres. Les samaritains a un millions d’euro par minute voudrait me faire croire que payer le salaire de 100 % de ses employés et un acte de philanthropique, pour des ouvriers qui continue d’allez à l’usine pour fabriquer des masques. Alors les maures étant couchés, les maîtres leur lancèrent:  « Debout les Maures » et tous se sont levés. Moralité, pas de « Maure alité ». Pour lire plus cliquer sur le titre…

SALUT DE MON SÉPULCRE

Dans tout l’enivrement d’un orgueil sans mesure, ébloui des lueurs de mon esprit borné, je regarde ce monde en déliquescence. Je suis né, ce matin, confiné dans le Paname de mon enfance. Voici mes limites atteintes, l’atome inhumain ou coronavirus qui entrave mon essor et me confine dans les bras de ma douce, qui, elle, reste dans l’ivresse de son labeur. Quarante huit personnes dans ma cuisine, hier, pour une zoom conférence d’une terre inconnue, comme un espoir pour partager mille vidéos au bon matin, afin de ne pas dépérir de solitude, peut-être un crime de lèse humanité.

Mais, pourquoi ? Je pense, soudainement, à Voltaire qui habitait à seulement un battement d’ailes de ma fenêtre. En passant par la rue de la grande truanderie, qui traverse la rue Saint-Denis, je me demande si le passant pauvre pense à progresser dans ce petite passage en levant la tête, car s’il arrive au bout de celle-ci, sur une petite place, et là, la rue devient « la rue de la petite truanderie ». Exemple parisien d’une rue qui n’a pas le même nom d’un trottoir à l’autre. En fait, vous avez à faire à deux rues différentes mais le pâté, qui autrefois les séparait, a disparu. (Pour lire plus cliquer sur le titre…)

HAUTE COUTURE ANHÉLATION

Voilà une annulation qui va poser problème ! La Haute Couture ne présentera pas en juin ! Mais, pourquoi grand Dieu ? Peut-être ne faut-il pas révéler au grand public que très peu de couturiers, (j’en compte seulement deux ou trois) puissent réaliser de leurs mains et seuls dans leur atelier des robes de Haute Couture.

Les vrais couturiers usuellement n’ont pas besoin d’équipe pour créer une robe, à l’image de Franck Sorbier, de Stéphane Roland, ou de Christophe Josse. Quant aux autres ils produisent une Haute Couture « prêt-à-monter » de luxe, et tombent sous le statut d’infatigables barbouilleurs. En bref, des Voltaire de femmes de chambre.

Nous voilà, enfin, en un temps où les vraies compétences vont pouvoir s’exprimer et que les faiseurs de vent vont être dévoilés, ces apostats sectaires iconoclastes et écoliers charlatans. Vous pouvez déjà imaginer que le Rousteing de pacotille, seul dans son appartement, ne pourra coudre aucune collection de Haute couture, pas plus que l’homme de Tolède et sa Maria Grazia , ou Nicolas Gay Serpillière, seuls quelques dessins fleuriront sur les tables d’ici delà que quelques stagiaires exploitées sans vergogne auront laissé à leur intention. Les grands couturiers, les vrais, quant à eux, avec seulement un morceau de tissus restant d’une ancienne collection qu’ils teindront dans leur baignoire, avec leur habileté manuelle et habituelle, pourront continuer à présenter leurs sublimes modèles. Pour lire plus cliquer sur le titre…

KIMHÉKIM PARIS 2020

Le créateur sud-coréenne Kiminte Kimhekim semble être chez lui à Paris, où se réunissent actuellement tous les plus grands créateurs de la mode.

Ancien élève du studio Berco et ayant travaillé chez Nicolas Ghesquière et Balenciaga, il a absorbé cet héritage de la couture par des drapées et chemises avec vestes de velours donnant des silhouettes « Balanciaguest » assez abouties.

Blazers logo-typés avec étiquettes,  fixant de grosses perles comme boutons sur des chemisiers en coton ce qui stigmatise sa marque depuis deux ans. C’était hier pour le début de la Fashion week de Paris, dans un écran de fumée, espérons que cela ne le soit pas.

GILETS JAUNES ET CORONA, LE COCKTAIL FHCM

Avec la recrudescence de Coronavirus en Italie, la Chambre de la Couture institutionnalise les instructions de la Paris Fashion Week et rend son rapport.

Article 1 – les mannequins seront bouches cousues au point de feston ; proposition qui n’a pas fait l’unanimité. En effet, l’homme de Tolède oppose un vif refus prétextant que certaines fument la pipe.

Article 2 – la distribution de préservatifs au menthol sera systématiquement donnée à chaque invité. Attention, cela va chauffer dans les giletières ! Chaque participant devra être équipé d’un masque. Seul Didier Grumler sera exempté, car lui porte le sien déjà depuis 20 ans.

Article 3 – Le « V » de Vuitton sera enlevé de l’ensemble des malles de ces dames, rappelant trop le « V » de Virus, et un peu « d’Eire », cela fait toujours « Dublin ». Pour les Bimbos de luxe, durant les shows, il leur est conseillé de mettre le masque sur les yeux afin de ne pas voir la toxine qu’elles transportent dans leurs lèvres.

K.F.C KARDASHIAN FUCK COUTURE

Vous n’imaginez pas quand même que son séant, aussi énorme que le Colosse de Rhodes, soit le fruit d’une nourriture saine : des « chicken wings » de chez KFC ! Au cul, au cul-hésitation. Cette femme, qui a la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiments que les concierges et les filles entretenues, et qu’un homme s’amourache de cette latrine, prouve bien l’abaissement des hommes de ce siècle.

Voici donc le Kanye et la Karda qui déjeunent au KFC rue St Denis ! Un hasard me direz-vous ? Non bien sûr ! Elle se retrouve dans la rue où elle aurait dû bitumer si les médias sociaux n’avaient pas existé. La mode face à la créature, dont les yeux ont la sérénité de ces animaux ruminants, peut constater que les 160 millions de followers ne sont pas très efficaces pour pouvoir en toute quiétude venir dans un fast-food au centre de Paris sans être reconnue.

La Vénus crapuleuse est de retour sur Paname et elle sera probablement invitée au dîner de la mode le 24 février à l’Elysée. Prévenez Monsieur Castaner que les bijoux de celle-ci resteront au coffre et que, pour l’Elysée, elle arborera quelque pièces de verroterie de la maison Vuitton qu’elle n’osera pas prétendre être volée, car « pas assez chers ma fille », lui aurait dit sa mère maquerelle. A vaincre sans baril, on triomphe sans boire.

MANSAU UN AN DÉJA

La nuit n’est jamais complète il y a toujours, au bout du chagrin, une fenêtre éclairée, il y a toujours un rêve qui veille, un désir à combler, une faim à satisfaire. Serge nous nourrissait de sa magie, mais un an après un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Son humour grinçant et corrosif m’inspirait chaque fois que je le rencontrais. Quelqu’un meurt, et c’est comme des pas qui s’arrêtent, mais si c’était un départ pour un nouveau voyage ? Alors j’essaye de me persuader de ne pas dire mourir mais dire naître.

C’est toujours la même larme qui sort de mon oeil quand je vois son public toujours captivé devant son « Flower » de Kenzo. J’aime à penser et j’ai le sentiment que cet homme est un héros ordinaire, mais aussi extraordinaire. Penser cela, c’est déjà un miracle, à voir le nombre de nos semblables se goberger dans une complaisance toujours plus florentine. Je me souviens de cet homme sans compromis qui affirmait ses idées, et qui comme Victor Hugo disait « Lire haut, c’est affirmer à soi-même sa lecture ».  Je lui répétais que l’affirmation de soi-même est un axiome préhistorique de sensibilité.

HERMÈS LE CARRÉ D’ASS

Autrefois, on avait l’ambition d’accomplir quelque chose alors que maintenant il faut juste s’accomplir à être quelqu’un mais de rien. Recto-verso ou un foulard qui va rester dans « les anal » ! Voici le monde de Nabilla et consorts, les Bitumeuses et Sulfateuses du « faux bourg », vont pouvoir venir aux “sots d’air mèches”, dans le Grand Palais pour  arborer leur Himalaya offert par la maison mais qui celle-ci fait insulte à notre intelligence en affirmant qu’ils n’ont aucun accord avec la Vénus crapuleuse chipoteuse, la plus célèbre de France. Un coup de couteau a son « con joint » et la voilà propulsée dans le monde des voyous, mais la prison lui a fait élaborer sa stratégie pour faire de la pub aux marques de luxe avec un compte Instagram bidonné.

LA GRISE DE MAI

Jane Fonda est apparue aux Oscars 2020 cheveux gris dans une robe carmin avec dégradé de pierre bleue d’Elie Saab, or un détail n’a pas échappé à mon oeil exercé : elle portait un manteau rouge, le même dans lequel elle a été arrêtée cinq fois dans les manifestations contre le changement climatique ; un clin d’oeil à Donald « Trompe ».

Assumer ses cheveux blancs ne veut pas dire arrêter de s’amuser. Cette femme engagée n’a jamais mâché ses mots, et cela, depuis  la guerre du Vietnam qui lui a valu de se mettre à dos les Américains les plus conservateurs du pays. Ayant eu raison avant tout le monde, nous savons maintenant que des gens du pays continuent à mourir de l’agent orange que Monsanto déversait sur les populations, et quand on pense que c’est maintenant Bayer, la marque allemande qui produisait le gaz zyklon B pour les chambres à gaze qui a racheté Monsanto, on peut prier pour que des femmes engagées de la sorte soient encore pour longtemps des meneuses d’hommes.

SEXE SUROPTIMISÉ J’ADIOR

Dans une société où l’optimisation fait loi, nous cherchons toujours le mieux et le meilleur. Parfois, celui-ci se transforme en une recherche presque surréaliste. Voici l’histoire du sexe de nos jours qui, d’ailleurs, n’est pas très différent de celui d’hier dans son principe. Nous avons fait de notre vie une recherche perpétuelle pour le pire et le meilleur : optimiser pour pouvoir nous donner un maximum de jouissance en un minimum de temps.

Ce plaisir immédiat, qu’il soit sexuel ou plaisir de consommation à outrance, rend nos vies enchaînées comme à une drogue beaucoup plus sournoise que les vrais produits chimiques vendus. C’est toujours intéressant de voir mes copains de plus de cinquante ans avec leur sexe friend Russo, Polono, Hongroise, venir dîner à la maison avec leur trente ans de différence. Vous l’aurez compris, elles ne sont pas là pour philosopher mais pour optimiser le mâle qui va leur fournir un maximum de confort pour un minimum de travail par jour. Elles sont inventives sexuellement, efficaces et elles optimisent leur sexualité pour favoriser les rentrées d’argent.

LA METHAMORPHOSE PARIS 2020

Cette collection ne décrit en rien les mésaventures de Gregor Samsa, dans le livre de Kafka, mais de deux polonaises. Elles ont, cette année, sortie les points de feston couture pour donner une collection qui n’a rien à voir avec celle de l’année dernière. « Les couleurs de l’âme » est le titre de la collection : un cœur et une âme qui s’éveillent dans une conscience neuve et une âme qui écoute au lieu de vouloir être entendue.

Comme des mains sur les touches d’un piano, vous savez comment composer la musique des robes, et je me laisse envahir par cette musique, la fatigue peut-être ? Non, je deviens le simple serviteur de cette collection qui me donne envie de dépasser ma page. Pourquoi et comment, à cet instant ! Je n’en sais rien, mais peut-être, est-ce le désir de connaître le pourquoi et le comment qui s’appelleront dorénavant curiosité. Une transparence de tulles sublimée par des mousselines, du satin et des soies, poésie de l’insaisissable, résolument optimiste, un souffle de beauté en ces temps de grisaille, interprétant le cœur humain, usant des sonorités et des sens pour exprimer les sentiments les plus nuancés, et évoquant des images qui résonnent puissamment dans l’imaginaire de mon passé avec une Polonaise. Voici donc la Pologne à l’honneur dans un tourbillon de taffetas, je n’aurai qu’un mot « Gratulacje » Mesdames, vous qui rendez à la Pologne la couleur de sa splendeur d’antan.

LANVIN, LE BERCOT MALTESE

Le plaisir nous fait oublier l’existence ; l’ennui nous la fait ressentir. C’est au Centre national de la danse de Pantin dans un bâtiment en béton « amer » que le défilé Lanvin s’est déroulé. Le créateur, issu de la cité phocéenne, dont le nom provient des colons grecs venus de Phocée (Asie Mineure) et qui viennent de découvrir les côtes françaises, évoque sa jeunesse.  Bruno Sialelli donnait un panel d’images de Corto Maltese, cette bande dessinée menée par un marin aventurier. Quand on n’a pas de couture à conter, il faut bien raconter une histoire !

Chemises blanches ornées d’un blason type vieux loup de « ma mère », avec blazers d’officier de la « Narine » ce qui ne sent pas bon, car la bimbo coréenne à côté de moi avait mangé des escargots de « Boulogne ». Chemises à galons et pantalons de petit mousse, le styliste se transforme en pirate des Mers du Sud, voici le vol des mouettes comme pour nous dire  » Vos gueules » par les  « Foutres de Bassan ». Influence nautique qui navigue en sous main comme le buvard, un mélange de skate-border pour contenter tout le monde, et faire le grand écart sur le béton des colonnes du « colosse de robes » …

DIOR, BLAME ON YOU !

Il était l’excentricité bien qu’il n’y avait pas de snobisme en lui. Il créait ses accessoires en recyclant tout ce qu’il avait sous la main ; déjà un visionnaire écolo. Judy Blame était un doux dingue et punk londonien de son état. Judy… pour Judy Garland et  Blame est venu s’accoler à son nom, à force d’en rire, disait-il, car il vaux mieux en rire qu’en pleurer. Voici le clin d’œil de Kim John qui s’est abondamment inspiré de cet héritage pour sa collection. Et, en raison de la passion du créateur pour la couture, le défilé a été un défilé de dandys portant des soies moirées taillées avec de grosses cocardes, des laines précieuses à la fois tricotées et utilisées pour des manteaux volumineux et des gants d’Opéra qui complétaient chaque look. La première chose que l’on pouvait voir était les bijoux (éléments caractéristiques du look de Judy Blame).

Néanmoins, la collection de Kim Jones proposait une silhouette large et décontractée qui, même si elle était visiblement nostalgique, était séduisante. La devise de Judy, son mentor ou modèle, était : « rendre plus accessible pour ses clients l’excentricité généreuse », car, pour lui, depuis toutes ces années, il s’agissait avant tout du même plaisir : s’exprimer, s’habiller, s’amuser… Un Galliano avant l’heure…

VUITTON MA GRIPPE

Il inspecte l’invisible, et est rompu aux formes vieilles parmi les innocents, voici la nouvelle école dite « Rapeurisant », comme un grand prêtre boulimique de la couture basse et maquignon du point de feston, il est le proxénète de l’envie des autres.

Depuis qu’Abloh a lancé la ligne homme pour Vuitton en essayant de faire de la marque un phénomène pour les Milleniaux, et alors que ses débuts étaient prometteurs, voilà la suite qui sera plus « promoteur » pour le Seigneur des Arnault dû aux méventes et à un style, qui à terme ne pouvait être contrôlable, même pour LVMH. La boîte de Pandore, qui avait été ouverte, aura beaucoup de difficultés à contrôler ce changement. Le Seigneur, le sachant, aurait-il donné ses instructions pour que les ventes décollent ? En tout cas, c’est au jardin des « Huileries » qu’a eu lieu la présentation, là où quand vous rentrez, c’est comme lors d’un dîner de famille et d’amis animé par des célébrités et des rappeurs. Si vous n’êtes pas un Afro-Européen, vous êtes persona non grata, et aucun journaliste, digne de ce nom, n’est d’ailleurs présent. Seules quelques « blo Gueuses » de moche pour la circonstance ont été déposées frauduleusement sur le bitume.

TANFIN LA MARQUE ET LA PLUME

Babylone a vanté ses murailles de briques, Rhode a fait renommer son colosse l’orgueilleux, et l’Égypte a réalisé des sommets avec des masses de pierres admirables. Pour ma part, je réserve le travail de la plume à un miracle des cieux. Mais, qui sait que les plumes de corbeaux, de coqs de bruyère et de canards étaient utilisées pour l’écriture fine et les plumes de vautours et de l’aigle pour l’écriture à traits larges ?

La plume d’oie, elle est connue des romains pour écrire sur les parchemins et papyrus au IVe siècle, mais les égyptiens préfèrent le calame, c’est de là d’ailleurs que vient le lapsus calami : lapsus écrit, par opposition au lapsus linguae, parlé.

KERING FORREST BURN

Les marques du prince de Venise, Kering, font une donation d’un total d’un million de dollars australien pour lutter contre les incendies de forêt dans le pays, soit une goutte d’eau pour éteindre un océan de feu. Il est vrai que par les temps qui court, il faut mieux investir dans l’écologie que dans un couturier en manque de fond de roulement pour se développer malgré un fort potentiel !!!

A plus long terme, le groupe, qui possède les marques de luxe Gucci, Saint Laurent et Balenciaga ainsi que les marques de joaillerie Boucheron et Qeelin, prévoit de participer à des programmes de reforestation et de biodiversité. Il est difficile aujourd’hui de soutenir un continent comme l’Australie qui a continué à investir dans les énergies fossiles, qui a refusé de signer les accords de Tokyo puis de Paris sur le climat pour doper une croissance de 3% par an depuis 20 an, alors que ce continent avait un atout majeur de développement avec l’énergie solaire, la bio diversité et sa richesse naturelle : pauvres Koalas, les kangourou et autres espèces… Pour toutes ces raisons, le choix de Kering est incompréhensible.

LE JEUX DU STRASS

Les marques de luxe convergent vers le secteur des jeux et ainsi faire des affaires directement ou indirectement avec des sociétés qui captent plusieurs heures par jour leur public. A l’image de la société Tencent, qui est également propriétaire de We Chat, et domine le marché mondial des jeux et du E.sports pour communiquer et pénétrer la génération des millennials, ces zombies de la vie, égoïstes et qui mangent des hamburgers bio pour continuer à jouer.

L’Internet en Chine est entre les mains de deux géants : Alibaba et Tencent. Leur emprise est digne de la Stasi de l’Allemagne de l’Est, et quand il s’agit de trafic web, de systèmes de paiement et de logistique, Alibaba, le leader chinois de l’e-commerce est tout puissant, et son entrée récente dans l’industrie des jeux et du E.sports depuis 2017, va venir conforter leur emprise sur un peuple de plus en plus abruti par les jeux du stade, mais les Romains et Caligula en particulier avaient déjà compris cela.

LIAIGRE DIEDRE DU LUXE

Peu importe que vous ayez du style, une réputation ou de l’argent, si vous n’avez pas bon coeur, vous ne valez rien. Sous une pluie battante et malgré les grèves, nous arrivons Villa Liaigre au 71 rue du Faubourg Saint-Honoré où nous sommes accueillis par Anne Schumacher carrossée comme une Ferrari. Face à nous « l’hôtel Bristol, le palace de tous les palaces, et ce showroom créé il y a un an et un ensemble de pièces « mettre d’art  » de ce que la France peut donner de meilleur en son sein, sur les terres du duc de Noailles vendu à Jean François Sandrié, entrepreneur des bâtiments du Roi, terrain maraîcher de 60 ha sur lequel est construit l’hôtel et ses alentours.

Hommage aux œuvres de Constantin Brancusi, pour un tabouret en fonte imitation du bois d’eben, une table de nuit ou pouf (non pas de mode) mais de bronze. J’avais envie de tout acheter et de faire comme ce riche chinois de Marguerite Duras dans l’amant, qui probablement se serait commandé un appartement clef en main, pour partir vivre en face en attendant impatiemment que Liaigre ait réalisé son palace.

LA FACE CACHÉE DU LUXE

Elle est située à Guimerville, en plein cœur de la Picardie. Aucun panneau ne renseigne les visiteurs. Le personnel n’a pas le droit de s’exprimer et signe des contrats de confidentialité dès l’embauche. Derrière les grandes grilles des ateliers travaillent près de 2 800 verriers qui sont parmi les meilleurs au monde.

Ils fabriquent les flacons de parfums des plus grandes marques de luxe de la planète : Vuitton, Chanel, Hermès, Estee Lauder, etc….. Cette immense usine est la propriété depuis 1624 de la Comtesse d’Eu, par une lettre patentée, puis, de la famille Colonna de Giovellina depuis plusieurs générations, qui reste le leader mondial de la sous-traitance pour le luxe et le flaconnage industriel de parfumerie. A l’époque de la comtesse, les verriers portaient l’épée comme les nobles…

MONCLER OBSCUR

À la rumeur que le prince de Venise pourrait racheter Moncler, l’action a bondi en bourse de plus d’une dizaine de pour cent. Une opération qui pourra laisser une facture de 13 à 14 milliards faisant écho à l’acquisition par le Seigneur des Arnault de Tiffany pour 16 milliards.

Moncler a fait cette année tout ce que qu’il fallait pour que ses ventes explosent, passant de la création futuriste à la réalisation de haut de gamme avec des prix à forte valeur ajoutée. Le prince de Venise, François-Henri Pinault, a déclaré jeudi que la colonne vertébrale représentée par Gucci après une année de purge du groupe et l’élimination de marques non stratégiques dont Puma et Volcom porte enfin ses fruits et Moncler viendra consolider le tout.

LE LUXE EN 2035

Malgré une récente baisse des ventes d’œuvres d’art et des fluctuations sur les ventes de jets et de yachts, la demande pour le luxe continue de croître. Le marché mondial devrait atteindre 1,26 billion d’euros en 2019. Des prévisions de croissance annuelle de 3% à 5 % à taux de change constant jusqu’en 2025 pour les produits de luxe à usage personnel. En 2019, la Chine affiche une croissance de 30 %, confirmant la réorientation locale des achats des clients chinois, suivie par le reste de l’Asie et le Japon. Hong Kong, touchée par les troubles sociaux, est en baisse d’environ 2 milliards d’euros par rapport à 2018. Les Chinois mèneront 90 % de la croissance en 2019.

Les générations Millennials (génération Y) et Z ont contribué à 100 % de la croissance du marché en 2019. La génération Y devrait atteindre 50 % de la valeur marchande en 2035. Et, c’est en Chine et en Asie du Sud-Est qu’ils se montrent les plus dynamiques et les plus attirés par les objets de luxe pour les personnes.

LES MEILLEURS DESIGNERS DE PARFUMS

Le design des flacons de parfums, (que certains appellent les bouteilles, une vraie gageure !) est un élément tout aussi essentiel que son contenu. De fait, beaucoup de femmes affirment qu’elles accordent une grande importance à la forme et au design du flacon. Certaines pensent aux couleurs et à la manière dont elles correspondent à la personnalité de celles qui porteront ce précieux « jus » de l’Éden. Bref, le parfum reste un objet luxueux et, pour cette raison, son design est un critère que les parfumeurs ne négligent pas. Nous avons voulu savoir un peu plus sur leur design, et qui sont ces créateurs dans l’ombre stigmatisés par la porte de Francis Bacon ? Et comment un tel petit flacon pourrait-il refléter toute la complexité de son contenu ? Nous partageons avec vous une partie des secrets du design de trois créateurs de flacons pour femme !

L’AN VIN POUR LVMH

LVMH possède également Château Cheval Blanc et Château Yquem, et avec ses 21 marques du pôle vin du groupe, il renforce sa présence dans le secteur de l’hôtellerie en achetant le groupe hôtelier Belmond et investit tout azimut.  En avril prochain, pour le lancement de son nouveau fleuron, l’hôtel Cheval Blanc au centre de Paris, il nous réservera les restaurants où la vue sera la plus imprenable sur la Seine et sur Notre Dame de Paris. Peut-être que les sommes versées à la reconstruction de la cathédrale de Quasimodo, avaient une vraie raison. « Business is business ».

Voilà, en tout cas, le « circle business » qui continue. Le Seigneur aime que ses hôtels profitent de ses vins. Charité bien ordonnée commence toujours pas soi-même, surtout pour un vin de presse, les larmes du christ valent bien une messe. Voici le Prince qui prépare son immigration aux Etats-Unis, car là au moins le président actuel baisse les impôts, et après son rêve de Belgique, voici la tentation de « Venice USA » pour lui et sa famille. Au moins, là,  personne ne viendra cracher sur sa fortune.

LES CALINS DE NOËL

L’éventail en sapin dans le reflet des yeux de ma douce, je suis le seul à en parler, je suis le seul qui soit concerné par ce miroir où l’air circule à travers moi et où l’air a un visage aimant. Voilà l’outil de Karl, que les autres ignorent, mais que la brise de son Hambourg natal lui rappelait souvent. Un outil si plissé qu’il pourrait sortir des plisseurs de Lognon. Voici que le sang aux joues que ma voisine recule, apportant à son visage une pâleur plus que de circonstance, comme le délice d’une âme emprisonnée derrière des convenances. L’artiste de ce sapin pense que les temps pré-adamiques avaient déjà donné cet alizé dans sa région si douce des Abruzzes.

Voici la maîtresse de cérémonie, en haut Yanina et sac Hermès, qui glisse comme si elle avait, à elle seule, regardé Paris en première de la mode. Des sapins de noël pour un câlin des couturiers au monde, car ce n’est pas la beauté de la femme qui ensorcelle, mais sa noblesse.

LES ŒUVRES AU BACON

Cette exposition au Centre Pompidou est censée présenter les rapports entre la peinture de Francis Bacon et la littérature, ou plus précisément, certaines de ses lectures qui sont le degré zéro de sa littérature, « La bible ne fait pas le moine ». On peut comprendre qu’entre les pompes à bière de Kensington et son atelier, il « pinte » beaucoup de Pablo. Vous verrez une soixantaine de toiles du « mètre » et de courts passages de six livres provenant de sa bibliothèque, des rêves de littérature élevés au rang d’icônes sacrées, tombés sur une indécente de lit.

Les rapports entre textes et peintures, sujets riches, passionnants et difficiles, sont ponctués de quelques taches blanches représentant sa sexualité à l’image de Michel Houellebecq, ou D Grumler dans leurs œuvres respectives.

J’aurais aimé avoir un éclairage sur Bacon l’anti-Manet, réconciliant la peinture avec la littérature, alors que Manet avait, le premier conçu une peinture libérée du livre. Ces corps ramassés à l’extrême, tordus et écrabouillés, musculeux, disloqués, ravagés, ces distorsions crispées, ces contractures paroxystiques, sont d’abord signes de fulgurances, mais nerveuses, et d’un emportement furieux, presque athlétique, il tombe dans le somatique, psychologique de la mystérieuse animalité d’anthropoïde solitaire et désolée qui est en chaque homme…

NOUVELLE TERRE D’HERMES

Jeudi soir dernier, Hermès avait invité toutes ses juments, qui sont les premières clientes de la maison, pour la réouverture de son magasin à San Francisco où ils sont depuis 32 ans. La marque propose une expérience événementielle, pour une ruée sur l’or de la « silly conne  » Valley qui ne sera pas en reste, car la seule modernité de la maison sera bien le bracelet de « l’Apple Watch ». Un thème équestre, cela n’est que justice de rendre à césar ce qui appartient à cheval, et qui a bien failli appartenir au « Cheval Blanc ».

Un vaisseau « amylase  » dans cette nouvelle boutique de 836 mètres carré de soie, un géant pour une société de luxe qui n’est qu’une puce face à celle du Seigneur des Arnault, mais nulle n’est prophète en son prémix. Un espace tentaculaire pour quelque 500 invités triés sur le « carré », qui ont pu admirer le fleuron de la marque. Des exclusivités de la maison pour ce site de San Francisco, dont un nouveau sac de pêche pour aller à  « Fisherman Wharf », ainsi qu’un nouveau bracelet « Apple Watch » en cuir de veau, un clin d’œil du « foutage de gueuses » pour les clientes les plus « pur-sangs » de la Californie…

FAUCHON MADELEINE DE PROUST

À Paris, il y a un nouveau fleuron du luxe pour la marque Fauchon qui se décarcasse pour vous. C’est bien la moindre des choses compte-tenu du nom du propriétaire. Situé dans l’ex-fleuron du palais de cristal au cœur du triangle, face à la Madeleine, là où on ne peut s’arrêter sans évoquer ce lieu d’aisance le plus connu de Paris ouvert en 1905 et de pure style Art Nouveau qui rappelle les fastes de la Belle Epoque. Fermé en 2011, voici quand même un quartier qui renaît de ses cendres avec un hôtel où tous les superlatifs ne seront pas suffisants pour vous le décrire.

Un brunch, le jour de mon anniversaire, au grand café Fauchon, qui est dorénavant le meilleur de Paris en vérité, et le Seigneur des Arnault peut en prendre leçon pour son future « Cheval Blanc » car l’accueil et le service sont dignes des plus grands palaces de la capitale. Read more on …

McCARTNEY YELLOW BRAINSTORMING

La Stella May Day a maintenant une responsabilité officielle au-delà de sa marque en tant que conseillère spéciale du développement durable chez LVMH – Moët Hennessy Louis Vuitton, le Seigneur des Arnault lui demande « « Help! » Help, I need somebody Help ».

La mode, c’est le changement, et autrefois, cette observation se référait aux vicissitudes vestimentaires allant de la palette des couleurs de vos collants, aux tissus de vos tailleurs. Cependant de nos jours, ce changement englobe beaucoup plus, et pour la grande prêtresse de la mode éthique, Stella Mac Quarter, reconnue pour son rejet passionné de tout ce qui vient de l’animal y compris son mari. D Grumler, d’ailleurs, vous dirait que les ordures c’est glamour, prêchant pour une paroisse qu’il connait bien.

« Le fait que le Seigneur s’adresse à moi en tant que femme de l’industrie de la mode pour obtenir des conseils et des solutions, c’est pour moi, un grand honneur et je pense que c’est un moment historique « ob-la-di, ob-la-da ». Stella est ici pour « fournir des solutions, » et s’est associée à LVMH en début d’année, après avoir racheté l’année dernière à Kering sa maison sur « Abbey Road. » La voilà maintenant propulsée au « firme maman » et papa bien sûr du luxe Français.

LA MODE ET LE LUXE EN L’AN 2145

Quelle sera la physionomie de la mode en 2145 ? Dans 128 ans, les organismes professionnels auront tous disparu. Seuls resteront les écoles qui auront été transformées en machines pour chiens savants qui ne savent plus rien. La capitale sera vide de véhicule à énergie fossile, et d’ailleurs le seul fossile que nous pourrons rencontrer sera la Vicomtesse de la Cystite Reynale, accrochée à son privilège de pouvoir rester au bar du Ritz à écluser son whisky qui, d’ailleurs, s’appellera le Ritz Arena.

En 2145, seul D Grumler, avec l’argent amassé de la Chambre Stomacal et de Mugler aura réussi à se faire réaliser une fécondation in vitro à un eunuque pour renaître de la cuisse de Lucifer et enfin continuer ses basses œuvres pour l’éternité à un échelon comique. Un damné est par essence immortel, il peut au moins être tranquille de ce côté-là.

BREAKFAST AT TRUMP’S TWISTER

Des diamants sur canapé, et quelque jours auparavant, nous nous étions posés la question de savoir comment le Seigneur puisse supporter la fréquentation de cet inculte de Donald Trump ! Lui qui dit de François Pinault, que le seul diplôme qu’il a, à son actif, est son permis de conduire, on peut donc s’imaginer ce qu’il doit dire de Trump dans les salons feutrés de l’avenue Montaigne.

Rencontrer Donald et pourquoi pas Mickey pendant que vous y êtes ! C’est une torture pour le maître du luxe, mais pourquoi pas un « Breakfast at Tiffany’s ». Il fallait une bonne raison pour que le Seigneur puisse supporter cette intelligence mycosée de Donald. Aujourd’hui, nous avons la raison, le prince veut mettre la main sur le joaillier Tiffany, dont le vaisseau amiral jouxte la Trump Tower sur la 5e Avenue. Voici donc ce mélomane à l’intelligence suprême, supportant les billevesées de ce mono-neuronal du pays le plus puissant de la planète, dans une usine du groupe au fin fond du Texas. Même le personnage de Disney aurait fait une demande au gouvernement américain pour changer de nom…

LA GUERRE DES POUFFES

Fabuleux petit monde du Blogging qui, au fil du temps, ne se bonifie pas, c’est le moins que l’on puisse dire! Avant de lancer mon magazine en ligne, j’avais un regard très candide sur la profession : je pensais que c’était une grande communauté qui sortait le soir dans les boîtes de nuit dans une ambiance de fête, et ne dit-on pas que Paris est une fête ? Mais, c’est comme partout, il y a des gens cools, bienveillants et d’autres qui le sont un peu moins. Entre les nouveaux chômeurs qui gravitent autour des shows, les demi-mondaines « Russe Koff » pouffiasses de moche, et les fausses brunes diffuseuses de conneries en spray, le milieu est tout à fait croquignolet.

GUCCI ELIXIR PHILOSOPHALE

Du latin elixir emprunté à l’arabe ibérique médiéval «pierre philosophale» et du grec ancien xêríon («poudre siccative à mettre sur les blessures») siccative est une substance qui joue un rôle de catalyseur en accélérant le séchage.

Voici donc l’Élixir de la maison Gucci, « mémoire d’une Odeur » pour slogan et qui réalise une nouvelle famille olfactive. Suis-je atteint d’anosmie, où le chimiste apocryphe nous donne une arôme dont le sillage est composé d’ingrédients inattendus : camomille romaine, jasmin corail, muscs et accords boisés, dans un flacon de la couleur originale du verre de la même couleur où autrefois à Pompéi les carafes se faisaient cépage de notre ivresse.

LE RETOUR DE MADAME BOVARY

Le supra-luxe arrive avec le retour de ces grandes courtoises supra-riches, des Emma Bovary disparues déjà depuis longtemps. Des femmes, tout signe extérieur de distinction dehors, reprennent le pavé de Paname, et les voilà de retour après des années d’exils de la planète style, la grande bourgeoise revient en force. Mais, pourquoi ?

Face à une offre toujours plus saturée, les marques ont compris qu’il était temps de se recentrer sur les valeurs et de redéfinir leurs fondamentaux. Or l’allure bourgeoise n’est pas dans l’aldéhyde et se prête parfaitement à une réinvention car elle pose la question du retour aux femmes de goût. Cela soulève, toutefois, surtout la notion d’héritage accentuée récemment par d’autres événements comme la disparition de Karl et la mémoire de Chanel ou bien, dans un autre registre, l’effet suscité par l’incendie de Notre-Dame avec la reconnaissance de son histoire immense connue du monde entier, en un mot le patrimoine Français, sans oublier Franck Sorbier, intemporel et postmoderne du dernier grand couturier.

SLIMANE LA TACHE SÉLINE

L’imaginaire lobotomisé, déjà chez Saint Laurent, y laissant une trace de mammouth pour les nostalgiques du Minitel, il pensa à Celine comme une Dame sophistiquée de la haute bourgeoisie qui aurait subi une manipulation génétique de botox avec une bohémienne. Vraiment, les années 70 brillent de tous leurs feux avec des robes en mousseline de soie rose, des bottes à talons et blazers bleus boutonnés avec un trench-coat puis l’incontournable veste à carreaux, tartinée depuis deux ans par Alessandro Michele chez Gucci.

La bourgeoisie versaillaise, les mains dans les poches, en jean, basket, chemise ouverte sur des médailles hétéroclites ou une mode post-soixante-huitard de bourgeoise grand siècle.

LE BAL NAIN DE LA MODE

Olivier Rousteing à l’Opéra de Paris, un comble pour un créateur qui ne connaît que les noces de « figuraux » et qui, au seul nom des noces, pensait que le journal avait été racheté par un grand groupe de presse. Toutefois, en bon florentin, et pour trouver une crédibilité, on cherche un lieu pour sa présentation qui va lui donner une légitimité. Voici Monsieur Protons de la Fashion à la sauce courtisane, raclant les caniveaux pour entasser les bimbos de la télé-réalité, et grâce aux « Karda Chiante » et Consorts, stars des médias sociaux, le voilà propulsé aux anonymes des précieux affables. Même Kylie Jenner a lâché le coutumier, et en fin de compte, la frénésie médiatique promise ne s’est pas concrétisée, elle qui devait superviser le maquillage au show de ce vendredi, a annulé sa participation. Est-ce un problème d’argent, de contrat ou une maladie diplomatique l’ayant cloué comme le « Christ » sur la croix de la bannière, peu importe !

Impuissant à la couture, il lut un jour le livre de Monsieur Grumler et pensa qu’il pouvait lui aussi mégoter autant sur cette profession et son patrimoine. Voilà bien une tâche héroïque et naïve : s’employer à lessiver l’âme populaire de ces demi-mondaines pour en faire des bourgeoises d’Aubervilliers de salon.

DIOR OH ! RAISON RUFLETTE

Un seul « hêtre » vous manque et tout est des peupliers. C’était l’arbre qui cache la forêt. La Maria Chiuri, plus activiste que jamais, a pris le prétexte de l’écologie pour remplacer les arbres de la forêt Amazonienne. Son lieu pour cela : Longchamp et plus de 200 arbres en son centre. Là où il faudra des tonnes et des tonnes de carburant et de taxe carbone à re-financer pour finalement apporter le décor inadéquat à ce délire pseudo écologique à zéro émission, mais peu importe la fin justifie toujours les moyens.

Faire tomber des arbres du ciel, une sorte de « Fashion Pact » en réponse à Monsieur Pinault ! Le seigneur lui disant moi aussi j’envoie du bois. Un arbre, d’ailleurs, était tombé à notre arrivée et quand les hommes de la sécurité se sont précipités pour le relever. J’ai lancé : « c’est pas grave. Cela ne tache pas ». Les mannequins affublés des couettes de Greta Thunberg défilent entre les arbres sur la musique de Leipziner Chorale de Bach, et les loups autour de la forêt s’agitent pour que dans la pénombre les « Me-too » de service puissent enlever les petits chaperons gourdes.

MARGIELA INGLOURIOUS BASTARDS

Une nostalgie étincelante des années 40 avec une vision perverse se « Mami fesse ». de l’infirmière celle que l’on appelait ces « anges blancs » qui ont donné de leur temps et toute leur énergie pour transporter les malades, les soigner et les accompagner sous les bombes. Au fur et à mesure que les souvenirs sont filtrés par le temps John Galliano, directeur créatif, veut se lancer dans ce processus d’élaboration des codes des années 40 en les remaniant avec un langage à l’ère du numérique.

Le passé, le présent et l’avenir reconnectés aux infirmières et aux officiers de l’armée des années « Lili Marlène ». Montage et démontage de la garde-robe des habitués de la taverne du film « Inglourious Bastards » : le trench en cuir militaire se transforme en corset, une veste Perfecto élargie pour les nonnes modernes et des robes féminines volantes pour les artistes de Marlène Dietrich.

La touche du créateur et la maîtrise de l’atelier dans la construction des modèles sont toujours parfaites. John nous parle du fond d’un rêve comme une femme qui parlerait au passé, ses robes flottent comme des flots sans nombre que captive son destin et qui couvre sans éteindre son cœur toujours vaillant…

UNITED COLORS OF JCCB

Jean-Charles de la Casa de Castel, fraîchement nommé directeur artistique chez United Colors of Baratton, (une crème !). Mais la question est : est-ce qu’un homme de plus de 70 ans peut rajeunir une marque qui est la plus métaphorique d’Italie, et ainsi rendre la confiance à ces jeunes Millennials paranos qui vivent autour de nous et qui pensent que le monde est rempli de gens malintentionnés, à tel point qu’on leur donne des cours dans les entreprises pour qu’ils soient bienveillants envers leurs prochains ? Un comble !

Voilà un défit à la hauteur de ce fils de « cécidomyie « . Votre mission (si vous l’acceptez ) sera de réveiller la marque.  Mission impossible ? Et, bien non, voilà chose faite. La collection était d’un équilibre parfait, jouant entre le patrimoine de Luciano plus American qu’express, et avec l’inspiration de JCCB, qui ne nous fera pas plonger dans les profondeurs de l’eau ou de « l’os hérité ». C’est selon.

DES ÉCRIVAINS DE L’ŒIL

Vouloir fixer son image fugitive dans un selfie est une chose possible, mais le désir d’y aspirer est déjà faire insulte à Dieu, car l’homme ou la femme ont été créés à l’image de Dieu et aucune machine humaine ne peut fixer l’image de Dieu, même pas le selfie des beautés périmées de la télé-réalité. Le Iphone, machine à fabriquer des génies d’intellectuelles au repos, voudrait entreprendre de se croire plus malin que le Créateur de l’Univers. Il faut clairement leur expliquer combien l’humanité serait vaine et qu’elle perdrait son salut, dès lors que chacun pourrait reproduire sa propre image dans un miroir à la douzaine.

Mais, grand Dieu ! Où sont ces photographes de génie : les Peter Lindbergh, Irving Penn, et Consorts ? En fait, nulle par ailleurs que dans les bureaux des directrices du marketing, qui terrorisées par la nouveauté, pourraient mettre en danger leur place de princesse de hallux à accepter un changement en dehors de leur compréhension. Elles brident les maisons par une vision sans création aucune.  Des dindes non fourrées méthaphoriseuses de photos ampoulées, grandes diseuses de savoir dogmatique et « pré connes niseuses » liées à des attachées de peste qui pensent que le mieux c’est le bien d’autrui.

Bref, la lie de la société qui aurait mieux fait de travailler au tri des déchets de la ville de Paris où elles auraient eu beaucoup plus de succès à laisser passer les agitateurs d’idées. Faire des écoles de connes pour singer des outils à produire des céphalos abstinentes qui ne connaissent que des pauvres par leurs propres études et qui, par surcroît, n’ont certainement jamais été dans un musée…