NOUVELLE TERRE D’HERMES

Jeudi soir dernier, Hermès avait invité toutes ses juments, qui sont les premières clientes de la maison, pour la réouverture de son magasin à San Francisco où ils sont depuis 32 ans. La marque propose une expérience événementielle, pour une ruée sur l’or de la « silly conne  » Valley qui ne sera pas en reste, car la seule modernité de la maison sera bien le bracelet de « l’Apple Watch ». Un thème équestre, cela n’est que justice de rendre à césar ce qui appartient à cheval, et qui a bien failli appartenir au « Cheval Blanc ».

Un vaisseau « amylase  » dans cette nouvelle boutique de 836 mètres carré de soie, un géant pour une société de luxe qui n’est qu’une puce face à celle du Seigneur des Arnault, mais nulle n’est prophète en son prémix. Un espace tentaculaire pour quelque 500 invités triés sur le « carré », qui ont pu admirer le fleuron de la marque. Des exclusivités de la maison pour ce site de San Francisco, dont un nouveau sac de pêche pour aller à  « Fisherman Wharf », ainsi qu’un nouveau bracelet « Apple Watch » en cuir de veau, un clin d’œil du « foutage de gueuses » pour les clientes les plus « pur-sangs » de la Californie…

FAUCHON MADELEINE DE PROUST

À Paris, il y a un nouveau fleuron du luxe pour la marque Fauchon qui se décarcasse pour vous. C’est bien la moindre des choses compte-tenu du nom du propriétaire. Situé dans l’ex-fleuron du palais de cristal au cœur du triangle, face à la Madeleine, là où on ne peut s’arrêter sans évoquer ce lieu d’aisance le plus connu de Paris ouvert en 1905 et de pure style Art Nouveau qui rappelle les fastes de la Belle Epoque. Fermé en 2011, voici quand même un quartier qui renaît de ses cendres avec un hôtel où tous les superlatifs ne seront pas suffisants pour vous le décrire.

Un brunch, le jour de mon anniversaire, au grand café Fauchon, qui est dorénavant le meilleur de Paris en vérité, et le Seigneur des Arnault peut en prendre leçon pour son future « Cheval Blanc » car l’accueil et le service sont dignes des plus grands palaces de la capitale. Read more on …

McCARTNEY YELLOW BRAINSTORMING

La Stella May Day a maintenant une responsabilité officielle au-delà de sa marque en tant que conseillère spéciale du développement durable chez LVMH – Moët Hennessy Louis Vuitton, le Seigneur des Arnault lui demande « « Help! » Help, I need somebody Help ».

La mode, c’est le changement, et autrefois, cette observation se référait aux vicissitudes vestimentaires allant de la palette des couleurs de vos collants, aux tissus de vos tailleurs. Cependant de nos jours, ce changement englobe beaucoup plus, et pour la grande prêtresse de la mode éthique, Stella Mac Quarter, reconnue pour son rejet passionné de tout ce qui vient de l’animal y compris son mari. D Grumler, d’ailleurs, vous dirait que les ordures c’est glamour, prêchant pour une paroisse qu’il connait bien.

« Le fait que le Seigneur s’adresse à moi en tant que femme de l’industrie de la mode pour obtenir des conseils et des solutions, c’est pour moi, un grand honneur et je pense que c’est un moment historique « ob-la-di, ob-la-da ». Stella est ici pour « fournir des solutions, » et s’est associée à LVMH en début d’année, après avoir racheté l’année dernière à Kering sa maison sur « Abbey Road. » La voilà maintenant propulsée au « firme maman » et papa bien sûr du luxe Français.

LA MODE ET LE LUXE EN L’AN 2145

Quelle sera la physionomie de la mode en 2145 ? Dans 128 ans, les organismes professionnels auront tous disparu. Seuls resteront les écoles qui auront été transformées en machines pour chiens savants qui ne savent plus rien. La capitale sera vide de véhicule à énergie fossile, et d’ailleurs le seul fossile que nous pourrons rencontrer sera la Vicomtesse de la Cystite Reynale, accrochée à son privilège de pouvoir rester au bar du Ritz à écluser son whisky qui, d’ailleurs, s’appellera le Ritz Arena.

En 2145, seul D Grumler, avec l’argent amassé de la Chambre Stomacal et de Mugler aura réussi à se faire réaliser une fécondation in vitro à un eunuque pour renaître de la cuisse de Lucifer et enfin continuer ses basses œuvres pour l’éternité à un échelon comique. Un damné est par essence immortel, il peut au moins être tranquille de ce côté-là.

BREAKFAST AT TRUMP’S TWISTER

Des diamants sur canapé, et quelque jours auparavant, nous nous étions posés la question de savoir comment le Seigneur puisse supporter la fréquentation de cet inculte de Donald Trump ! Lui qui dit de François Pinault, que le seul diplôme qu’il a, à son actif, est son permis de conduire, on peut donc s’imaginer ce qu’il doit dire de Trump dans les salons feutrés de l’avenue Montaigne.

Rencontrer Donald et pourquoi pas Mickey pendant que vous y êtes ! C’est une torture pour le maître du luxe, mais pourquoi pas un « Breakfast at Tiffany’s ». Il fallait une bonne raison pour que le Seigneur puisse supporter cette intelligence mycosée de Donald. Aujourd’hui, nous avons la raison, le prince veut mettre la main sur le joaillier Tiffany, dont le vaisseau amiral jouxte la Trump Tower sur la 5e Avenue. Voici donc ce mélomane à l’intelligence suprême, supportant les billevesées de ce mono-neuronal du pays le plus puissant de la planète, dans une usine du groupe au fin fond du Texas. Même le personnage de Disney aurait fait une demande au gouvernement américain pour changer de nom…

LA SOLITUDE NID DES PENSÉES

Des amitiés qui ne sont que des zéros et des uns. L’addition de ces deux chiffres crée une solitude numérique, une invention purement humaine, mais pourtant diabolique. Une vie sur Instagram, totalement réinterprétée, pour montrer aux autres que l’on est pas désespérément seul dans ces grandes mégalopoles et que notre vie est un rêve. J’imagine Emma Bovary qui aurait aimé sans limite le site Tinder ou tout autre site de rencontres pour une « Fast Love » à n’en plus finir et dénuée de toute humanité.

Mais, quand les gens essaient d’avoir toujours plus d’amis sur Facebook, ou de relations, je cherche toujours plus à m’enfoncer dans cette solitude qui me rend de plus en plus heureux. La fréquentation de moi-même est un petit plaisir égoïste coruscant. M’éloigner de ces humains de contrefaçon imbéciles, qui, chaque jour, foulent le pavé des rues de Paname comme si un paradis s’ouvrait devant moi. Pour effacer ma peine, je marche la nuit, je ne sais pourquoi, je respire mieux que partout ailleurs, ma pensée s’élargit et j’ai, par moment, une lueur dans l’esprit qui me fait croire, pendant une seconde, que je vais découvrir le divin secret des choses. Puis, cette fenêtre se referme subitement en regardant une passante botoxée à outrance qui me regarde comme un bonbon qu’elle aimerait sucer…

LA GUERRE DES POUFFES

Fabuleux petit monde du Blogging qui, au fil du temps, ne se bonifie pas, c’est le moins que l’on puisse dire! Avant de lancer mon magazine en ligne, j’avais un regard très candide sur la profession : je pensais que c’était une grande communauté qui sortait le soir dans les boîtes de nuit dans une ambiance de fête, et ne dit-on pas que Paris est une fête ? Mais, c’est comme partout, il y a des gens cools, bienveillants et d’autres qui le sont un peu moins. Entre les nouveaux chômeurs qui gravitent autour des shows, les demi-mondaines « Russe Koff » pouffiasses de moche, et les fausses brunes diffuseuses de conneries en spray, le milieu est tout à fait croquignolet.

GUCCI ELIXIR PHILOSOPHALE

Du latin elixir emprunté à l’arabe ibérique médiéval «pierre philosophale» et du grec ancien xêríon («poudre siccative à mettre sur les blessures») siccative est une substance qui joue un rôle de catalyseur en accélérant le séchage.

Voici donc l’Élixir de la maison Gucci, « mémoire d’une Odeur » pour slogan et qui réalise une nouvelle famille olfactive. Suis-je atteint d’anosmie, où le chimiste apocryphe nous donne une arôme dont le sillage est composé d’ingrédients inattendus : camomille romaine, jasmin corail, muscs et accords boisés, dans un flacon de la couleur originale du verre de la même couleur où autrefois à Pompéi les carafes se faisaient cépage de notre ivresse.

LE RETOUR DE MADAME BOVARY

Le supra-luxe arrive avec le retour de ces grandes courtoises supra-riches, des Emma Bovary disparues déjà depuis longtemps. Des femmes, tout signe extérieur de distinction dehors, reprennent le pavé de Paname, et les voilà de retour après des années d’exils de la planète style, la grande bourgeoise revient en force. Mais, pourquoi ?

Face à une offre toujours plus saturée, les marques ont compris qu’il était temps de se recentrer sur les valeurs et de redéfinir leurs fondamentaux. Or l’allure bourgeoise n’est pas dans l’aldéhyde et se prête parfaitement à une réinvention car elle pose la question du retour aux femmes de goût. Cela soulève, toutefois, surtout la notion d’héritage accentuée récemment par d’autres événements comme la disparition de Karl et la mémoire de Chanel ou bien, dans un autre registre, l’effet suscité par l’incendie de Notre-Dame avec la reconnaissance de son histoire immense connue du monde entier, en un mot le patrimoine Français, sans oublier Franck Sorbier, intemporel et postmoderne du dernier grand couturier.

SLIMANE LA TACHE SÉLINE

L’imaginaire lobotomisé, déjà chez Saint Laurent, y laissant une trace de mammouth pour les nostalgiques du Minitel, il pensa à Celine comme une Dame sophistiquée de la haute bourgeoisie qui aurait subi une manipulation génétique de botox avec une bohémienne. Vraiment, les années 70 brillent de tous leurs feux avec des robes en mousseline de soie rose, des bottes à talons et blazers bleus boutonnés avec un trench-coat puis l’incontournable veste à carreaux, tartinée depuis deux ans par Alessandro Michele chez Gucci.

La bourgeoisie versaillaise, les mains dans les poches, en jean, basket, chemise ouverte sur des médailles hétéroclites ou une mode post-soixante-huitard de bourgeoise grand siècle.

LE BAL NAIN DE LA MODE

Olivier Rousteing à l’Opéra de Paris, un comble pour un créateur qui ne connaît que les noces de « figuraux » et qui, au seul nom des noces, pensait que le journal avait été racheté par un grand groupe de presse. Toutefois, en bon florentin, et pour trouver une crédibilité, on cherche un lieu pour sa présentation qui va lui donner une légitimité. Voici Monsieur Protons de la Fashion à la sauce courtisane, raclant les caniveaux pour entasser les bimbos de la télé-réalité, et grâce aux « Karda Chiante » et Consorts, stars des médias sociaux, le voilà propulsé aux anonymes des précieux affables. Même Kylie Jenner a lâché le coutumier, et en fin de compte, la frénésie médiatique promise ne s’est pas concrétisée, elle qui devait superviser le maquillage au show de ce vendredi, a annulé sa participation. Est-ce un problème d’argent, de contrat ou une maladie diplomatique l’ayant cloué comme le « Christ » sur la croix de la bannière, peu importe !

Impuissant à la couture, il lut un jour le livre de Monsieur Grumler et pensa qu’il pouvait lui aussi mégoter autant sur cette profession et son patrimoine. Voilà bien une tâche héroïque et naïve : s’employer à lessiver l’âme populaire de ces demi-mondaines pour en faire des bourgeoises d’Aubervilliers de salon.

DIOR OH ! RAISON RUFLETTE

Un seul « hêtre » vous manque et tout est des peupliers. C’était l’arbre qui cache la forêt. La Maria Chiuri, plus activiste que jamais, a pris le prétexte de l’écologie pour remplacer les arbres de la forêt Amazonienne. Son lieu pour cela : Longchamp et plus de 200 arbres en son centre. Là où il faudra des tonnes et des tonnes de carburant et de taxe carbone à re-financer pour finalement apporter le décor inadéquat à ce délire pseudo écologique à zéro émission, mais peu importe la fin justifie toujours les moyens.

Faire tomber des arbres du ciel, une sorte de « Fashion Pact » en réponse à Monsieur Pinault ! Le seigneur lui disant moi aussi j’envoie du bois. Un arbre, d’ailleurs, était tombé à notre arrivée et quand les hommes de la sécurité se sont précipités pour le relever. J’ai lancé : « c’est pas grave. Cela ne tache pas ». Les mannequins affublés des couettes de Greta Thunberg défilent entre les arbres sur la musique de Leipziner Chorale de Bach, et les loups autour de la forêt s’agitent pour que dans la pénombre les « Me-too » de service puissent enlever les petits chaperons gourdes.

MARGIELA INGLOURIOUS BASTARDS

Une nostalgie étincelante des années 40 avec une vision perverse se « Mami fesse ». de l’infirmière celle que l’on appelait ces « anges blancs » qui ont donné de leur temps et toute leur énergie pour transporter les malades, les soigner et les accompagner sous les bombes. Au fur et à mesure que les souvenirs sont filtrés par le temps John Galliano, directeur créatif, veut se lancer dans ce processus d’élaboration des codes des années 40 en les remaniant avec un langage à l’ère du numérique.

Le passé, le présent et l’avenir reconnectés aux infirmières et aux officiers de l’armée des années « Lili Marlène ». Montage et démontage de la garde-robe des habitués de la taverne du film « Inglourious Bastards » : le trench en cuir militaire se transforme en corset, une veste Perfecto élargie pour les nonnes modernes et des robes féminines volantes pour les artistes de Marlène Dietrich.

La touche du créateur et la maîtrise de l’atelier dans la construction des modèles sont toujours parfaites. John nous parle du fond d’un rêve comme une femme qui parlerait au passé, ses robes flottent comme des flots sans nombre que captive son destin et qui couvre sans éteindre son cœur toujours vaillant…

UNITED COLORS OF JCCB

Jean-Charles de la Casa de Castel, fraîchement nommé directeur artistique chez United Colors of Baratton, (une crème !). Mais la question est : est-ce qu’un homme de plus de 70 ans peut rajeunir une marque qui est la plus métaphorique d’Italie, et ainsi rendre la confiance à ces jeunes Millennials paranos qui vivent autour de nous et qui pensent que le monde est rempli de gens malintentionnés, à tel point qu’on leur donne des cours dans les entreprises pour qu’ils soient bienveillants envers leurs prochains ? Un comble !

Voilà un défit à la hauteur de ce fils de « cécidomyie « . Votre mission (si vous l’acceptez ) sera de réveiller la marque.  Mission impossible ? Et, bien non, voilà chose faite. La collection était d’un équilibre parfait, jouant entre le patrimoine de Luciano plus American qu’express, et avec l’inspiration de JCCB, qui ne nous fera pas plonger dans les profondeurs de l’eau ou de « l’os hérité ». C’est selon.

DES ÉCRIVAINS DE L’ŒIL

Vouloir fixer son image fugitive dans un selfie est une chose possible, mais le désir d’y aspirer est déjà faire insulte à Dieu, car l’homme ou la femme ont été créés à l’image de Dieu et aucune machine humaine ne peut fixer l’image de Dieu, même pas le selfie des beautés périmées de la télé-réalité. Le Iphone, machine à fabriquer des génies d’intellectuelles au repos, voudrait entreprendre de se croire plus malin que le Créateur de l’Univers. Il faut clairement leur expliquer combien l’humanité serait vaine et qu’elle perdrait son salut, dès lors que chacun pourrait reproduire sa propre image dans un miroir à la douzaine.

Mais, grand Dieu ! Où sont ces photographes de génie : les Peter Lindbergh, Irving Penn, et Consorts ? En fait, nulle par ailleurs que dans les bureaux des directrices du marketing, qui terrorisées par la nouveauté, pourraient mettre en danger leur place de princesse de hallux à accepter un changement en dehors de leur compréhension. Elles brident les maisons par une vision sans création aucune.  Des dindes non fourrées méthaphoriseuses de photos ampoulées, grandes diseuses de savoir dogmatique et « pré connes niseuses » liées à des attachées de peste qui pensent que le mieux c’est le bien d’autrui.

Bref, la lie de la société qui aurait mieux fait de travailler au tri des déchets de la ville de Paris où elles auraient eu beaucoup plus de succès à laisser passer les agitateurs d’idées. Faire des écoles de connes pour singer des outils à produire des céphalos abstinentes qui ne connaissent que des pauvres par leurs propres études et qui, par surcroît, n’ont certainement jamais été dans un musée…

VOICI LE PIC DE CADENTE

Comme un masque japonais issu d’une mutation génétique du théâtre NÔ et d’un tyran, voici un drame hasardeux dans le détail où l’on ne peut rester indifférent au pathétique d’un nippon oubliant les valeurs de la symbolique du mont Fuji, là-même, où l’origine du soleil se traduit par « l’Empire du soleil levant », n’aura pas raison d’être un abcès nauséabond. Un « Yoko Hama » de tissu pour une couture hors de la mémoire et du génie, un organza venu du Japon et décliné en plus de 400 teintes différentes pour une inspiration mode des robes de Cristobal Balenciaga, Lee Bowery ou encore Sailor Moon, nous dit le célèbre journal en Vogue sans jamais prononcer le nom de la vraie créatrice, Stella Cadente.

Il y a encore quelques semaines, Tomo Koizumi plus Zutiste que Zumi, vivait dans la plus grande inconnue à deux équations, et à deux pas de Tokyo là où il réalisait des costumes pour des vedettes nippones, les plus discrètes de la planète, voulu jouer du gong car les bons gongs font les « bonzes amis », se faisant repérer sur Instagram par Katie, Grande British journaliste de la morbide Albion qui va lui permettre le vendredi 8 février de présenter son tout premier défilé à la Fashion Week de New-York organisée par le non moins fumeux Marc Jacobs…

LA GUERRE DU LUXE SINO-AMÉRICAINE

La guerre commerciale sino-américaine est en cours et les tensions géopolitiques en Asie de l’Est ainsi que les protestations incessantes à Hong Kong font craindre que les marchés chinois s’effondrent pour les secteurs de la mode et du luxe. Et même si ces tensions politiques font craindre une récession aux États-Unis, la consommation publique en Chine continue de croître rapidement, à mesure que l’urbanisation déplace de plus en plus de Chinois vers la vie urbaine et qu’un bon pourcentage d’entre eux passent dans la catégorie des revenus moyens. Entre-temps, le paiement par le mobile et les médias sociaux ont permis aux marques d’acquérir plus facilement que jamais de nouveaux clients à travers le pays.

Le chiffre d’affaires annuel d’Alibaba a bondi de 51 %, tandis que son rival JD.com a enregistré un chiffre d’affaires net et un bénéfice record au deuxième trimestre. La Chine reste le principal moteur de la croissance de la plupart des marques de mode et de luxe. D’ici 2025, les consommateurs chinois représenteront 40 % des dépenses mondiales du luxe…

AUTOPSIE D’UN ENCÉPHALE ABSCON

Eric Vallat, qui était responsable de la mode et des accessoires pour le groupe Richemont, tire sa révérence un peu plus d’un an après son entrée en fonction. La société mère, Cartier, IWC et Van Cleef & Arpels, a déclaré mardi que M. Vallat quittait son poste actuel et celui du comité exécutif pour des raisons personnelles. Cette modification entre en vigueur le 26 octobre 2019. Monsieur Vallat avait rencontré Monsieur Vigneron au Japon quand il travaillait pour Christian Dior, ceci expliquerait peut-être sa venue au sein du conseil.

Le président Johann Rupert déclare : « Eric s’est vu offrir une merveilleuse opportunité et je comprends parfaitement sa décision ». Les activités modes et accessoires seront désormais rattachées à Jérôme Lambert, directeur général du groupe. Quand à Rupert, il sort son carnet de chèques pour ne plus avoir dans les pattes au conseil des Vuittonistes en herbe.

RODARTE A CHIOULER

Voilà, sans aucun doute, un semblant d’essai de création pour attirer l’attention sur une couture qui n’en vaut pas la peine. Une copie de Laura Ashley qui se serait accouplée à Guo Peï, une confrontation entre la force de son désir et la fragilité de sa technique, non adossée à la sécurité d’un savoir. Horreur physique et le torse bombé comme le bréchet de certains oiseaux charognards on imagine le clapotement d’un égout servant de déversoir à la Chambre Syndicale, nouvellement renommée FHCM, qui s’éparpille dans une gerbe de gouttelettes qui s’accrochent au veston de Grumler, mais tous les égouts sont dans la nature. Bienvenue dans la Fashion Week de la grosse pomme.

Le doute du créateur commence par la tentative de se convaincre lui-même de la nécessité de son travail qu’il est sur le point d’entreprendre. L’inspiration naîtrait-elle du doute ou d’un labeur quotidien qui nous la ferait imaginer comme un muscle devant continuellement s’entraîner sous peine de rouiller ?

Probablement, des deux. Mais, à la question si celui-ci a peur de produire une collection de la sorte, la réponse est non. Quant à moi, je répondrai par la réplique célèbre de Sarah Bernhardt sur la peur : “Rassurez-vous, cela viendra avec le talent !”

PETER LINDBERGH PHOTOVOLTAÏQUE

Entre le regard du blanc et du noir, comme un fougueux renard qui souhaite attraper l’instant de l’esprit meurtri par sa Pologne lointaine, il était le doux sentiment perturbant d’une vision extra lucide. Un homme de talent n’est pas en concurrence avec les autres, car lui c’était un génie et un génie n’est en concurrence qu’avec lui-même. Peter Lindbergh était alternativement du côté noir et du côté du blanc, le noir de Soulage dans la mire de son viseur et le Click du romantique comme Joseph Mallord William Turner peintre de la lumière et des blancs. Il utilisait son appareil photo, non pas comme une machine, mais comme le prolongement de son cœur. Blanc ou noir qui une fois mélangé donne la poussière d’ange, qui se mélange en un étrange langage universel.

FENTY LA CASA DE PAPESSE

Aujourd’hui chacun sait que, même des créateurs, sans aucun diplôme dans la poche, avec seulement un compte Instagram bidonné pour seul bagage (Vuitton), peuvent prétendre à devenir les nouveaux créateurs de demain. Des nouveaux Karl, l’allergène de 2040 en « con-trée » de Parlermo ! Voilà le show le plus attendu de la Fashion Week de New York, la nouvelle maison du groupe du Seigneur des Arnault qui fait d’une petit chanteuse « une usurière de la haute mouture », mettant en avant son « buste » qui reste une poitrine pour un jeune homme et une sculpture pour un vieux monsieur.

Une collection de lingerie super sexy à faire « banquer un âne » et les vieux Gribou qui sont dans la profession. Contente de son nouveau statut de créatrice de moche, la « RIZ ANA » nous chantera sa chansonnette dans les rues de la grosse pomme tout comme un stercoraire montrant un appétit dévorant, une avorton qui se soulage au pied de l’Himalaya.

BIRKENSTOCK ET CIE

J’aurais souhaiter pour cet article avoir bon pied bon œil, et bien voilà une petite entreprise familiale fondée en 1774 par Johann Birkenstock qui ne commencera réellement son développement qu’un siècle plus tard (le ciel peut attendre !) C’est en 1896, que Konrad Birkenstock dessine la première chaussure quasi orthopédique et vend aux professions médicales. Alors que la sandale des beaufs est ainsi lancée, elle deviendra la chaussure la plus reconnaissable de la planète et voilà son histoire. Les Bimbos de la mode ayant trouvé chaussure à leurs pieds les adorent pour leur sexe-boy. « Pourtant, c’est moche, ça ne va avec rien disait Karl. Elles sont laides à faire avorter une princesse de Bavière ».

Malgré tout, son expansion est phénoménale. Toutefois, la marque ne parvient pas encore à toucher les États-Unis, (même les Américains n’en voulaient pas, c’est vous dire !) Mais, en 1966, lorsque l’entrepreneuse, Margot Fraser « la reine », une erreur de la nature qui lui avait donné la violence du mâle dans un organisme féminin, découvrira les effets bénéfiques de ce produit allemand. Un grand pied pour elle et ainsi elle ouvrira une filiale aux USA.

UN PARFUM NOMMÉ CÉLINE

Voici un nouveau projet signé Hedi Célinemane pour la maison Vipiana, un parfum du soir, qui ne sera pas de Paris « trop au lit pour être honnête ». Une première, comme annoncé sur Instagram, baptisée, Parade, Saint-Germain-des-Prés, Dans Paris, Cologne Française, Bois Dormant, La Peau Nue, Rimbaud, Eau de Californie, Reptile, Black Tie et Nightclubbing, tout un programme ! Au seul nom de Rimbaud, d’ailleurs, les muses de la maison, les « front-raw » de bimbos de la télé-réalité se seraient esclaffées : « Rimbaud ! Le meilleur rôle de Sylvester Stallone. Celui de la Belle au Bois Dormant serait à base de chloroforme.

Vous l’avez compris, il ne s’agira pas d’une fragrance unique mais d’une collection baptisée « Céline Haute Parfumerie ». Enfin, quelque chose de « Haute » dans cette maison ! Depuis le « Kors » de son esprit, la maison, en présentant un moule en fonte poli-miroir de Pochet et du Courval ou St Gobain Desjonquere, avec l’intention de nous faire croire que ce moule ainsi que la pollution générée par la fabrication du flacon serait produit dans un environnement non saturé de pollution chimique, aseptisé et propre, une galéjade !

MEGAN SUPERMARKET

Voici une princesse en manque d’activités, mais cela n’est pas la première fois que Meghan Markle met un pied dans l’univers de la mode. Avant de se marier avec le prince Harry, alors qu’elle n’était encore qu’actrice dans la série «Suits» un titre de bon aloi,  elle possédait déjà sa propre ligne de vêtements réalisée par un détaillant canadien, la société Reitmans, dont la pièce phare était un pantalon en cuir végétal, pour que la belle plante puisse butiner le pistil du prince Ahuri.

L’ex-star de la télé réalité qui a finalement arrêté de chanter «un jour mon prince viendra », lui se tournant vers son épouse pour lui demander : « Ah bon, vous êtes enceinte d’un projet ? Serait-il de moi ? », provoquant l’hilarité de toutes les personnes présentes.

Voilà une bimbo de plus qui  pense qu’elle peut se passer de quatre années d’étude à Esmod Internationale sur sa notoriété et son nouveau titre acquis par alliance des anneaux pour monter son propre business et ainsi faire tomber le Seigneur des Arnault dans son escarcelle, une princesse qui tente de charmer le Seigneur. It makes sense!

NIKE ON THE MOON

Une des premières paires de chaussures de sport jamais produites par l’équipementier américain Nike a été vendue mardi pour 437.500 dollars lors d’enchères en « ligne de Coke certainement », et  organisées par Sotheby’s, un record mondial pour des « sneakers ».

C’est une « Moon shoe » une paire de chaussures de course à pied dessinée par le co-fondateur de Nike, Bill Bowerman, pour les sélections olympiques des JO de Munich, un joyau ! Selon la légende, l’entraîneur américain d’athlétisme Bill Bowerman aurait eu l’idée de la semelle, « mais aussi de la semaine »,  en coulant du caoutchouc dans la machine à gaufres de son épouse. Invité à un dîner chez lui, un coureur aurait déclaré « les gaufres de sa femme, c’est de la semelle ». La « Moon Shoe » était née et doit ainsi son nom à la ressemblance entre les traces laissées par cette nouvelle chaussure et les empreintes des astronautes américains sur la Lune. L’acquéreur de la « Moon Shoe » est un entrepreneur canadien de 61 ans, Miles Nadal, qui a prévu d’exposer la paire dans son musée privé de Toronto.

UN MOMENT D’OPTIMISME

Il y a parfois des sources inépuisables de joie intérieure qui peuvent passer devant vous et qui rendent votre cœur joyeux et débordant d’optimisme. Toujours en recherche d’idées, je m’évertue à décrire cette société dans laquelle nous vivons et, pour cela, je m’étais installé face à la conciergerie en quête d’idées, sur un transat que la mairie met à ma disposition pour mes longues après-midi de réflexion et de flânerie, pour mon slam de Paris !

Je constate que par terre autour de ce transat foisonne une multiplicité de mégots laissés là par des humains ayant les neurones au chômage technique. Personnellement, je ne fume plus depuis le 1er janvier 2000, cadeau que j’avais fait, en son temps à ma femme, comme signe de mon amour éternel qui n’a pas duré.

Deux jeunes filles armées de bouteilles en plastique s’approchèrent doucement de moi en faisant des petits bons et ramassant au passage tous les détritus et mégots qui jonchaient les pavés du roi. Elles échangent à haute voix pour que j’entende : « Les gens sont terribles. Ils laissent leurs mégots partout en me regardant avec un œil réprobateur ». Sortant de ma rêverie, je leur interjette que ce n’est pas moi car j’ai arrêté de fumer il y a bientôt 20 années. Étonnées ! L’une d’elles me dit : « Alors là, cher Monsieur, pour nous : vous êtes le Phénix des hôtes de ces quais » citant Jean de La Fontaine…

ROLLAND SLAVE DE MONGOLIE

Nous arrivâmes sur le boulevard Haussmann, une artère faite d’immeubles parfaitement alignés qui se dressent comme un rempart, mais subitement tout change car à l’arrière de celui-ci, nous pénétrons dans les arcanes du pouvoir, sur la droite, la voyez-vous cette rampe remplie de pavés qui s’échappent de la rue avec tant de grâce ? C’était là où, autrefois, les carrosses arrivaient pour franchir cette porte discrète ornée de deux aigles de bronze, là où l’empereur aurait dû accueillir ses invités en toute discrétion. « De quel style est le nouvel opéra ? » demanda, en son temps, l’Impératrice Eugénie. L’architecte Charles Garnier lui répondit : « C’est du Napoléon III, Madame. »

Nous voici donc devant l’Opéra Garnier pour la présentation de Stéphane Rolland, et dans la brume du désert des Tartares à la limite de l’Oural, là où le désert de Gobie commence et où la frontière de la Chine est si proche, c’est sur un air de Jessye Norman, que le créateur à la barbe bien taillée et au cheveu de d’Artagnan charge l’histoire d’une collection Haute Couture, et, comme un signe, il sort de son sillage pour prendre son envol, l’amour de la couture transcende toutes les frontières, qu’elles soient géographiques, sociales ou politiques car il parle au cœur de chacun, et Rolland nous parle au cœur.

UN FICHIER JPG CORROMPU

Pour le recyclage, Jean-Paul s’y connaît ! Il a recyclé les idées des autres toute sa vie, et concernant les trompe-l’œil, déjà à l’époque, il avait plagié Vasarely, tellement magique. Devant des Bimbos incultent, il s’en attribue les dessins, mais au « Front Row » de ces donzelles qui va comprendre que c’est l’artiste de génie Victor Vasarely dont il s’agit ! Des trompe-l’œil sur la fourrure pour mieux la promouvoir, trompe-l’œil est le mot juste d’une collection qui trompe non seulement la vue mais également, les gogos archi friqués qui viennent pour le show.

Maudit soit le « Couseur », dont la preuve sortant de son aiguille, tenaille la mode sans rime malgré Minerve. De ses lourds Nogent, martelant le bon sens, il a fait de la couture une prose en douze pieds alors qu’il faudrait compter en « verres ».  J’ai assez de courage pour regarder au-dessous de moi, et cela me donne une mauvaise envie de décrire les modèles comme ils sont : des vêtements de « Couture être » affamés qui déforment le métier en fripier plagiaire et tartuffe achevé.

SORBIER CHEVALIER DES ARTS

Amis des balades en poésie, voici le jardin secret de Franck Sorbier … C’est la première note magique jouée sur la corde d’argent d’un cœur en été, la caresse des yeux de la Fashion Week toute entière, un message qui livre les secrets ineffables et exaltants de la semaine. Voici donc l’âme qui élève aux limites de l’être dans lesquels seul le fond peut paraître aux gens éclairés, et là où les humains de contrefaçon sont expédiés manu militari en terre Adeline pour y faire retraite.

Une lumière précieuse, comme une note magique d’un sac où les secrets de femmes foisonnent, dans un désordre organisé. Une princesse douce comme de l’Hermine de Clermont et du tonnerre de surcroît, au cœur avoué de caresses qui courbe de ses yeux une salle sous le charme de ses deux Braques de Weimar d’un gris sublime. Une rivière de danseuses, donnant l’émotion et dans l’orée parfumée de leur sourire radieux, touche les âmes et parle avec les yeux…