UNITED COLORS OF JCCB

Jean-Charles de la Casa de Castel, fraîchement nommé directeur artistique chez United Colors of Baratton, (une crème !). Mais la question est : est-ce qu’un homme de plus de 70 ans peut rajeunir une marque qui est la plus métaphorique d’Italie, et ainsi rendre la confiance à ces jeunes Millennials paranos qui vivent autour de nous et qui pensent que le monde est rempli de gens malintentionnés, à tel point qu’on leur donne des cours dans les entreprises pour qu’ils soient bienveillants envers leurs prochains ? Un comble !

Voilà un défit à la hauteur de ce fils de « cécidomyie « . Votre mission (si vous l’acceptez ) sera de réveiller la marque.  Mission impossible ? Et, bien non, voilà chose faite. La collection était d’un équilibre parfait, jouant entre le patrimoine de Luciano plus American qu’express, et avec l’inspiration de JCCB, qui ne nous fera pas plonger dans les profondeurs de l’eau ou de « l’os hérité ». C’est selon.

DES ÉCRIVAINS DE L’ŒIL

Vouloir fixer son image fugitive dans un selfie est une chose possible, mais le désir d’y aspirer est déjà faire insulte à Dieu, car l’homme ou la femme ont été créés à l’image de Dieu et aucune machine humaine ne peut fixer l’image de Dieu, même pas le selfie des beautés périmées de la télé-réalité. Le Iphone, machine à fabriquer des génies d’intellectuelles au repos, voudrait entreprendre de se croire plus malin que le Créateur de l’Univers. Il faut clairement leur expliquer combien l’humanité serait vaine et qu’elle perdrait son salut, dès lors que chacun pourrait reproduire sa propre image dans un miroir à la douzaine.

Mais, grand Dieu ! Où sont ces photographes de génie : les Peter Lindbergh, Irving Penn, et Consorts ? En fait, nulle par ailleurs que dans les bureaux des directrices du marketing, qui terrorisées par la nouveauté, pourraient mettre en danger leur place de princesse de hallux à accepter un changement en dehors de leur compréhension. Elles brident les maisons par une vision sans création aucune.  Des dindes non fourrées méthaphoriseuses de photos ampoulées, grandes diseuses de savoir dogmatique et « pré connes niseuses » liées à des attachées de peste qui pensent que le mieux c’est le bien d’autrui.

Bref, la lie de la société qui aurait mieux fait de travailler au tri des déchets de la ville de Paris où elles auraient eu beaucoup plus de succès à laisser passer les agitateurs d’idées. Faire des écoles de connes pour singer des outils à produire des céphalos abstinentes qui ne connaissent que des pauvres par leurs propres études et qui, par surcroît, n’ont certainement jamais été dans un musée…

VOICI LE PIC DE CADENTE

Comme un masque japonais issu d’une mutation génétique du théâtre NÔ et d’un tyran, voici un drame hasardeux dans le détail où l’on ne peut rester indifférent au pathétique d’un nippon oubliant les valeurs de la symbolique du mont Fuji, là-même, où l’origine du soleil se traduit par « l’Empire du soleil levant », n’aura pas raison d’être un abcès nauséabond. Un « Yoko Hama » de tissu pour une couture hors de la mémoire et du génie, un organza venu du Japon et décliné en plus de 400 teintes différentes pour une inspiration mode des robes de Cristobal Balenciaga, Lee Bowery ou encore Sailor Moon, nous dit le célèbre journal en Vogue sans jamais prononcer le nom de la vraie créatrice, Stella Cadente.

Il y a encore quelques semaines, Tomo Koizumi plus Zutiste que Zumi, vivait dans la plus grande inconnue à deux équations, et à deux pas de Tokyo là où il réalisait des costumes pour des vedettes nippones, les plus discrètes de la planète, voulu jouer du gong car les bons gongs font les « bonzes amis », se faisant repérer sur Instagram par Katie, Grande British journaliste de la morbide Albion qui va lui permettre le vendredi 8 février de présenter son tout premier défilé à la Fashion Week de New-York organisée par le non moins fumeux Marc Jacobs…

LA GUERRE DU LUXE SINO-AMÉRICAINE

La guerre commerciale sino-américaine est en cours et les tensions géopolitiques en Asie de l’Est ainsi que les protestations incessantes à Hong Kong font craindre que les marchés chinois s’effondrent pour les secteurs de la mode et du luxe. Et même si ces tensions politiques font craindre une récession aux États-Unis, la consommation publique en Chine continue de croître rapidement, à mesure que l’urbanisation déplace de plus en plus de Chinois vers la vie urbaine et qu’un bon pourcentage d’entre eux passent dans la catégorie des revenus moyens. Entre-temps, le paiement par le mobile et les médias sociaux ont permis aux marques d’acquérir plus facilement que jamais de nouveaux clients à travers le pays.

Le chiffre d’affaires annuel d’Alibaba a bondi de 51 %, tandis que son rival JD.com a enregistré un chiffre d’affaires net et un bénéfice record au deuxième trimestre. La Chine reste le principal moteur de la croissance de la plupart des marques de mode et de luxe. D’ici 2025, les consommateurs chinois représenteront 40 % des dépenses mondiales du luxe…

AUTOPSIE D’UN ENCÉPHALE ABSCON

Eric Vallat, qui était responsable de la mode et des accessoires pour le groupe Richemont, tire sa révérence un peu plus d’un an après son entrée en fonction. La société mère, Cartier, IWC et Van Cleef & Arpels, a déclaré mardi que M. Vallat quittait son poste actuel et celui du comité exécutif pour des raisons personnelles. Cette modification entre en vigueur le 26 octobre 2019. Monsieur Vallat avait rencontré Monsieur Vigneron au Japon quand il travaillait pour Christian Dior, ceci expliquerait peut-être sa venue au sein du conseil.

Le président Johann Rupert déclare : « Eric s’est vu offrir une merveilleuse opportunité et je comprends parfaitement sa décision ». Les activités modes et accessoires seront désormais rattachées à Jérôme Lambert, directeur général du groupe. Quand à Rupert, il sort son carnet de chèques pour ne plus avoir dans les pattes au conseil des Vuittonistes en herbe.

RODARTE A CHIOULER

Voilà, sans aucun doute, un semblant d’essai de création pour attirer l’attention sur une couture qui n’en vaut pas la peine. Une copie de Laura Ashley qui se serait accouplée à Guo Peï, une confrontation entre la force de son désir et la fragilité de sa technique, non adossée à la sécurité d’un savoir. Horreur physique et le torse bombé comme le bréchet de certains oiseaux charognards on imagine le clapotement d’un égout servant de déversoir à la Chambre Syndicale, nouvellement renommée FHCM, qui s’éparpille dans une gerbe de gouttelettes qui s’accrochent au veston de Grumler, mais tous les égouts sont dans la nature. Bienvenue dans la Fashion Week de la grosse pomme.

Le doute du créateur commence par la tentative de se convaincre lui-même de la nécessité de son travail qu’il est sur le point d’entreprendre. L’inspiration naîtrait-elle du doute ou d’un labeur quotidien qui nous la ferait imaginer comme un muscle devant continuellement s’entraîner sous peine de rouiller ?

Probablement, des deux. Mais, à la question si celui-ci a peur de produire une collection de la sorte, la réponse est non. Quant à moi, je répondrai par la réplique célèbre de Sarah Bernhardt sur la peur : “Rassurez-vous, cela viendra avec le talent !”

PETER LINDBERGH PHOTOVOLTAÏQUE

Entre le regard du blanc et du noir, comme un fougueux renard qui souhaite attraper l’instant de l’esprit meurtri par sa Pologne lointaine, il était le doux sentiment perturbant d’une vision extra lucide. Un homme de talent n’est pas en concurrence avec les autres, car lui c’était un génie et un génie n’est en concurrence qu’avec lui-même. Peter Lindbergh était alternativement du côté noir et du côté du blanc, le noir de Soulage dans la mire de son viseur et le Click du romantique comme Joseph Mallord William Turner peintre de la lumière et des blancs. Il utilisait son appareil photo, non pas comme une machine, mais comme le prolongement de son cœur. Blanc ou noir qui une fois mélangé donne la poussière d’ange, qui se mélange en un étrange langage universel.

FENTY LA CASA DE PAPESSE

Aujourd’hui chacun sait que, même des créateurs, sans aucun diplôme dans la poche, avec seulement un compte Instagram bidonné pour seul bagage (Vuitton), peuvent prétendre à devenir les nouveaux créateurs de demain. Des nouveaux Karl, l’allergène de 2040 en « con-trée » de Parlermo ! Voilà le show le plus attendu de la Fashion Week de New York, la nouvelle maison du groupe du Seigneur des Arnault qui fait d’une petit chanteuse « une usurière de la haute mouture », mettant en avant son « buste » qui reste une poitrine pour un jeune homme et une sculpture pour un vieux monsieur.

Une collection de lingerie super sexy à faire « banquer un âne » et les vieux Gribou qui sont dans la profession. Contente de son nouveau statut de créatrice de moche, la « RIZ ANA » nous chantera sa chansonnette dans les rues de la grosse pomme tout comme un stercoraire montrant un appétit dévorant, une avorton qui se soulage au pied de l’Himalaya.

BIRKENSTOCK ET CIE

J’aurais souhaiter pour cet article avoir bon pied bon œil, et bien voilà une petite entreprise familiale fondée en 1774 par Johann Birkenstock qui ne commencera réellement son développement qu’un siècle plus tard (le ciel peut attendre !) C’est en 1896, que Konrad Birkenstock dessine la première chaussure quasi orthopédique et vend aux professions médicales. Alors que la sandale des beaufs est ainsi lancée, elle deviendra la chaussure la plus reconnaissable de la planète et voilà son histoire. Les Bimbos de la mode ayant trouvé chaussure à leurs pieds les adorent pour leur sexe-boy. « Pourtant, c’est moche, ça ne va avec rien disait Karl. Elles sont laides à faire avorter une princesse de Bavière ».

Malgré tout, son expansion est phénoménale. Toutefois, la marque ne parvient pas encore à toucher les États-Unis, (même les Américains n’en voulaient pas, c’est vous dire !) Mais, en 1966, lorsque l’entrepreneuse, Margot Fraser « la reine », une erreur de la nature qui lui avait donné la violence du mâle dans un organisme féminin, découvrira les effets bénéfiques de ce produit allemand. Un grand pied pour elle et ainsi elle ouvrira une filiale aux USA.

UN PARFUM NOMMÉ CÉLINE

Voici un nouveau projet signé Hedi Célinemane pour la maison Vipiana, un parfum du soir, qui ne sera pas de Paris « trop au lit pour être honnête ». Une première, comme annoncé sur Instagram, baptisée, Parade, Saint-Germain-des-Prés, Dans Paris, Cologne Française, Bois Dormant, La Peau Nue, Rimbaud, Eau de Californie, Reptile, Black Tie et Nightclubbing, tout un programme ! Au seul nom de Rimbaud, d’ailleurs, les muses de la maison, les « front-raw » de bimbos de la télé-réalité se seraient esclaffées : « Rimbaud ! Le meilleur rôle de Sylvester Stallone. Celui de la Belle au Bois Dormant serait à base de chloroforme.

Vous l’avez compris, il ne s’agira pas d’une fragrance unique mais d’une collection baptisée « Céline Haute Parfumerie ». Enfin, quelque chose de « Haute » dans cette maison ! Depuis le « Kors » de son esprit, la maison, en présentant un moule en fonte poli-miroir de Pochet et du Courval ou St Gobain Desjonquere, avec l’intention de nous faire croire que ce moule ainsi que la pollution générée par la fabrication du flacon serait produit dans un environnement non saturé de pollution chimique, aseptisé et propre, une galéjade !

MEGAN SUPERMARKET

Voici une princesse en manque d’activités, mais cela n’est pas la première fois que Meghan Markle met un pied dans l’univers de la mode. Avant de se marier avec le prince Harry, alors qu’elle n’était encore qu’actrice dans la série «Suits» un titre de bon aloi,  elle possédait déjà sa propre ligne de vêtements réalisée par un détaillant canadien, la société Reitmans, dont la pièce phare était un pantalon en cuir végétal, pour que la belle plante puisse butiner le pistil du prince Ahuri.

L’ex-star de la télé réalité qui a finalement arrêté de chanter «un jour mon prince viendra », lui se tournant vers son épouse pour lui demander : « Ah bon, vous êtes enceinte d’un projet ? Serait-il de moi ? », provoquant l’hilarité de toutes les personnes présentes.

Voilà une bimbo de plus qui  pense qu’elle peut se passer de quatre années d’étude à Esmod Internationale sur sa notoriété et son nouveau titre acquis par alliance des anneaux pour monter son propre business et ainsi faire tomber le Seigneur des Arnault dans son escarcelle, une princesse qui tente de charmer le Seigneur. It makes sense!

NIKE ON THE MOON

Une des premières paires de chaussures de sport jamais produites par l’équipementier américain Nike a été vendue mardi pour 437.500 dollars lors d’enchères en « ligne de Coke certainement », et  organisées par Sotheby’s, un record mondial pour des « sneakers ».

C’est une « Moon shoe » une paire de chaussures de course à pied dessinée par le co-fondateur de Nike, Bill Bowerman, pour les sélections olympiques des JO de Munich, un joyau ! Selon la légende, l’entraîneur américain d’athlétisme Bill Bowerman aurait eu l’idée de la semelle, « mais aussi de la semaine »,  en coulant du caoutchouc dans la machine à gaufres de son épouse. Invité à un dîner chez lui, un coureur aurait déclaré « les gaufres de sa femme, c’est de la semelle ». La « Moon Shoe » était née et doit ainsi son nom à la ressemblance entre les traces laissées par cette nouvelle chaussure et les empreintes des astronautes américains sur la Lune. L’acquéreur de la « Moon Shoe » est un entrepreneur canadien de 61 ans, Miles Nadal, qui a prévu d’exposer la paire dans son musée privé de Toronto.

UN MOMENT D’OPTIMISME

Il y a parfois des sources inépuisables de joie intérieure qui peuvent passer devant vous et qui rendent votre cœur joyeux et débordant d’optimisme. Toujours en recherche d’idées, je m’évertue à décrire cette société dans laquelle nous vivons et, pour cela, je m’étais installé face à la conciergerie en quête d’idées, sur un transat que la mairie met à ma disposition pour mes longues après-midi de réflexion et de flânerie, pour mon slam de Paris !

Je constate que par terre autour de ce transat foisonne une multiplicité de mégots laissés là par des humains ayant les neurones au chômage technique. Personnellement, je ne fume plus depuis le 1er janvier 2000, cadeau que j’avais fait, en son temps à ma femme, comme signe de mon amour éternel qui n’a pas duré.

Deux jeunes filles armées de bouteilles en plastique s’approchèrent doucement de moi en faisant des petits bons et ramassant au passage tous les détritus et mégots qui jonchaient les pavés du roi. Elles échangent à haute voix pour que j’entende : « Les gens sont terribles. Ils laissent leurs mégots partout en me regardant avec un œil réprobateur ». Sortant de ma rêverie, je leur interjette que ce n’est pas moi car j’ai arrêté de fumer il y a bientôt 20 années. Étonnées ! L’une d’elles me dit : « Alors là, cher Monsieur, pour nous : vous êtes le Phénix des hôtes de ces quais » citant Jean de La Fontaine…

ROLLAND SLAVE DE MONGOLIE

Nous arrivâmes sur le boulevard Haussmann, une artère faite d’immeubles parfaitement alignés qui se dressent comme un rempart, mais subitement tout change car à l’arrière de celui-ci, nous pénétrons dans les arcanes du pouvoir, sur la droite, la voyez-vous cette rampe remplie de pavés qui s’échappent de la rue avec tant de grâce ? C’était là où, autrefois, les carrosses arrivaient pour franchir cette porte discrète ornée de deux aigles de bronze, là où l’empereur aurait dû accueillir ses invités en toute discrétion. « De quel style est le nouvel opéra ? » demanda, en son temps, l’Impératrice Eugénie. L’architecte Charles Garnier lui répondit : « C’est du Napoléon III, Madame. »

Nous voici donc devant l’Opéra Garnier pour la présentation de Stéphane Rolland, et dans la brume du désert des Tartares à la limite de l’Oural, là où le désert de Gobie commence et où la frontière de la Chine est si proche, c’est sur un air de Jessye Norman, que le créateur à la barbe bien taillée et au cheveu de d’Artagnan charge l’histoire d’une collection Haute Couture, et, comme un signe, il sort de son sillage pour prendre son envol, l’amour de la couture transcende toutes les frontières, qu’elles soient géographiques, sociales ou politiques car il parle au cœur de chacun, et Rolland nous parle au cœur.

UN FICHIER JPG CORROMPU

Pour le recyclage, Jean-Paul s’y connaît ! Il a recyclé les idées des autres toute sa vie, et concernant les trompe-l’œil, déjà à l’époque, il avait plagié Vasarely, tellement magique. Devant des Bimbos incultent, il s’en attribue les dessins, mais au « Front Row » de ces donzelles qui va comprendre que c’est l’artiste de génie Victor Vasarely dont il s’agit ! Des trompe-l’œil sur la fourrure pour mieux la promouvoir, trompe-l’œil est le mot juste d’une collection qui trompe non seulement la vue mais également, les gogos archi friqués qui viennent pour le show.

Maudit soit le « Couseur », dont la preuve sortant de son aiguille, tenaille la mode sans rime malgré Minerve. De ses lourds Nogent, martelant le bon sens, il a fait de la couture une prose en douze pieds alors qu’il faudrait compter en « verres ».  J’ai assez de courage pour regarder au-dessous de moi, et cela me donne une mauvaise envie de décrire les modèles comme ils sont : des vêtements de « Couture être » affamés qui déforment le métier en fripier plagiaire et tartuffe achevé.

SORBIER CHEVALIER DES ARTS

Amis des balades en poésie, voici le jardin secret de Franck Sorbier … C’est la première note magique jouée sur la corde d’argent d’un cœur en été, la caresse des yeux de la Fashion Week toute entière, un message qui livre les secrets ineffables et exaltants de la semaine. Voici donc l’âme qui élève aux limites de l’être dans lesquels seul le fond peut paraître aux gens éclairés, et là où les humains de contrefaçon sont expédiés manu militari en terre Adeline pour y faire retraite.

Une lumière précieuse, comme une note magique d’un sac où les secrets de femmes foisonnent, dans un désordre organisé. Une princesse douce comme de l’Hermine de Clermont et du tonnerre de surcroît, au cœur avoué de caresses qui courbe de ses yeux une salle sous le charme de ses deux Braques de Weimar d’un gris sublime. Une rivière de danseuses, donnant l’émotion et dans l’orée parfumée de leur sourire radieux, touche les âmes et parle avec les yeux…

ZIAD, UN COUTURIER A SUIVRE

Ce jeune fils spirituel d’Elie Saab en mieux, voit sa couture définie en trois mots : féminine, élégante et gracieuse. La mousseline de soie et les broderies y sont légion. Ce libanais, qui découpait déjà des robes quand il était enfant, habillait soigneusement les poupées de sa petite soeur. Ziad, l’homme, qui aimait les femmes, a compris depuis longtemps que celles-ci étaient l’avenir de l’homme.

La maîtrise du couturier, à la fois dans sa technique et dans sa justesse, a donné, hier matin, au pavillon Cambon, non loin de la maison Chanel, toute la splendeur de l’Orient que même Coco n’avait pas saisi. Magie de l’Orient et mélange des parfums de miel et d’encens, j’aime les mots chantants et cette écriture calligraphique qui stigmatise à elle-seule tout un peuple. J’aimes les felouques et leur voile dressée comme des robes de Haute Couture et qui résume cette atmosphère si particulière des portes de l’Empire Ottoman. Quand Chateaubriand racontait son itinéraire de Paris à Jérusalem ou Lamartine son voyage en Orient, Delacroix peignait la fiancée D’Abydos.

NOMADE ALLEEM YUSUF

Aventure de son enfance parmi les dorures luxuriantes et pourpres des bazars de son Pakistan natal, des plumes d’autruche en guise de Jasminum, des cristaux de Swarovski pour les symboles de son pays, et une crête d’étoiles au-dessus d’un bouclier emblème de son drapeau. Pour cet australien d’adoption, ses valeurs restent le Pakistan et son slogan : « unité, foi et discipline ». Celui-ci s’est retourné sur ses maîtres de la Haute Couture, et, tout d’abord, sur celui de Granville.

De fait, si ce dernier semble se confronter plus volontiers aux œuvres de la mode d’antan, il paraît néanmoins subsister chez lui un sentiment profondément ambivalent à son égard. Représentation propre à une époque et à un milieu social donné, mais la Haute Couture demeure, dans le même temps, très largement son référentiel, et en y introduisant une goutte de modernité, il passe un chemin qui, comme à Compostelle, lui donnera la voie vers la sagesse couture assurément.

JOSSE LA FEMME DES SABLES

En fin de soirée, la montée de l’écoeurement est un phénomène inévitable après cette chaleur si intense et nous nous sommes rendus à l’hôtel le Marois, plus connu sous le nom France Amérique. En 1863, le comte Le Marois, fils du général du même nom, aide de camp de Napoléon Ier, fait construire cet hôtel particulier par l’architecte Henri Parent à l’emplacement, dit-on, d’une maison habitée par la courtisane Marie Duplessis, modèle de La Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas. Sous ces pierres, le parfum de la beauté y rode encore.

Et pour les nymphes éclairantes et chaudes de Christophe Josse, le lieu s’y prêtait parfaitement, avec leurs robes nacrées, comme le sable beige et l’azur des déserts, comme la houle des mers qui se développe avec indifférence. Voici une robe de berger en mohair, ornée de minéraux brillants et symboliques de l’ange qui se mêle aux femmes du nord et à celles du sud dans un délicieux canevas de soie.

MILLENNIALS UN MONDE D’INCOMPRÉHENSION

La génération du millénaire reste pour le luxe un monde d’incompréhension. Cette génération différente de la Y où deux sur dix âgés de 18 à 30 ans ne possèdent pas de carte de crédit mais seulement des cartes de débit. C’est important parce que les Millennials dépensent leur argent différemment et d’ici 2025, ils détiendront la moitié de tous les revenus disponibles de la population active dans le monde entier. C’est fascinant de voir à quel point la génération du millénaire résonne, une génération qui échappe aux catégories préétablies, et les marques de produits de beauté entretiennent des liens très profonds avec ces nouveaux consommateurs, ils les comprennent plus que les autres secteurs d’activité, et il faut noter que la montée en puissance de nouvelles marques au cours des dernières années a renversé le commerce de détail.

Beaucoup d’autres industries de la vente de détail se tournent vers la beauté pour apprendre à gérer ces nouvelles populations. Soixante-seize pour cent ont déclaré découvrir de nouvelles marques et produits de beauté sur les médias sociaux, tandis qu’en quatrième position la recommandation venait d’un ami, un phénomène de bouche à oreille viral qui s’impose. Dans le même temps, 72% achètent des produits directement à partir des plateformes des médias sociaux…

JACQUEMUS PORTE DES LAVANDIÈRES

À une heure de route au nord d’Aix-en-Provence, au milieu des champs de lavande dans le magnifique paysage des Alpilles c’était comme une invitation dans un tableau de Bonnard, une invitation, qui se présentait sous la forme d’une petite bouteille d’écran solaire avec ces mots «Le coup de soleil» ou «The Sunstroke» ; une perspective qui s’est avérée exacte devant la vague de chaleur et quand, au soleil, qui nous tournait le dos nous mettant ainsi face à son ombre.

Les tiges parme s’étendent, s’étirent, ondulent et recouvrent le champ d’un mauve velouté. Elles émerveillent les yeux et colorent les âmes, là où dansent les abeilles dans un nuage bourdonnant. La lavande, doucement, flotte dans l’air.

Un show qui débute par un tailleur-pantalon blanc sur-dimensionné recouvert d’une robe en dentelle couleur pêche. Des motifs imprimés, brodés ou dessinés au laser sur de grandes chemises à manches courtes portées par des dròlla et des dròlle en langue occitane.

KARL AU GRAND PALAIS

Pas un jour ne commence ni n’expire de la Fashion Week sans penser au Catogan. Celui qui paraissait arrogant, et, dont peu à peu, l’ombre en fuite furtive ondule et tressaille au Grand Palais pour un voyage dans nos pensées. Dans ces ondes inexprimables, l’émoi de Karl et du grand Jacques flotte encore dans les coursives de la Mode. Ses cheveux blancs noués en catogan s’irisent en cascade sensuelle, et avec une langueur spirituelle qui ne cesse de nous hanter.

Une transe contemplative sous la coupole pour qu’un souvenir ébranle nos cœurs et finisse par ne plus m’inspirer. Aujourd’hui même, je vois vos modèles sous les traits de créatures ailées, et d’un sommeil qui sera centenaire, pour finir par être un tout en « Karl Mont ».

VERSACE DONATELLA SKAÏ

Léopard et cuir, le brillant ou l’éclat des modèles luisant et scintillant du skaï comme des balises sur une route sombre. Audacieux et criard, le spectacle est une vision tout à fait fidèle aux racines de la marque. Costume deux tons comme les hommes d’aujourd’hui et des imperméables prémices au changement climatique moitié léopard pour se confondre dans la jungle urbaine et moitié Vanilla skaï pour affronter les pluies diluviennes : hommage certainement à la ville de Miami où la plus acide des toxines botuliques de la mode renoue avec les classiques de la maison.

Couleurs flashy et coupes excentriques, c’est à peu près ce qui peut résumer le style, car la mode aime toujours puiser l’inspiration dans sa propre histoire et en replongeant dans les années 90, Donatella veut penser le changement à défaut de changer le pansement. Il n’y avait rien de subtil pourtant dans cette collection, qu’il s’agisse de la signature de Gianni Versace imprimée sur des cravates et les logos géants sur des tee-shirts très colorés que le cygne nous en fit un.

UN FILTRE A INTELLIGENCE

« Welcome to Les Bains », annonce-t-il sur leur site internet. Malheureusement, vous n’êtes pas les bienvenus dans l’antre de Proust et de Manet !!! Nous avions un peu d’avance sur notre soirée, il était 19h45 juste le temps de prendre une coupe de champagne aux Bains tout proche. Etablissement que nous avons fréquenté jeune du temps de David et de sa femme. Mais là, nous avons appris que pour boire une coupe de champagne au bar, il fallait réserver ! Probable parce-que dans le doute « Absinthe-toi » ! Oui, vous avez bien lu : une réservation pour prendre un verre au bar !

Pour nous, ce fut la douche écossaise et aux Bains, en plus, un comble ! Essayant de négocier avec ce « maître râleur » avec des neurones au chômage technique.

100 MILLIARDS D’EUROS POUR CHANEL

Les perspectives d’acquisition continuent de tourbillonner autour de Chanel, motivées par une rumeur persistante entre les dirigeants du Cheval Blanc . Chanel ne vaudrait que 50 milliards d’euros, mais serait plus près de 100 milliards d’euros, et à ce prix un seul groupe financier peut faire une offre au « Frères Champs de course ». Dans le groupe du Seigneur, le chiffre de 50 milliards d’euros flotte depuis un an, et certains pensent qu’il pourrait tourner autour de 100 milliards d’euros.

Le célèbre groupe de luxe privé, détenu par les très discrets frères Wertheimer, a alimenté la spéculation l’année dernière en publiant pour la première fois des chiffres financiers. « Nous réaffirmons fermement que Chanel n’est pas à vendre et nous n’avons aucun autre commentaire à propos de ces rumeurs non fondées », avait déclaré Chanel. Mais chacun sait que la somme colossale n’a pas pu être inventée et qu’il existe des négociations en interne pour une opération secrète.

GIVENCHY LE STREET VERGE

Clare Waight Keller visite la rue pour trouver sa collection pour Givenchy. Malheureusement, son univers de la rue se borne à l’avenue Montaigne ou à Oxford Street. Voulant canaliser le monde des citadins au cours de leur trajet quotidien, qu’elle perçoit comme une limousine avec chauffeur, bien sûr un « Hubert » mais de Givenchy. Cette anglaise, en faisant zig zag avec le Brexit qui traîne dans l’air, nous présente une collection supermarché, un magasin « Inno Vation »  qui se découvre de l’arrière.

Elle est éblouie par sa couture à en perdre un peu la tête, comme tous les nigauds qui courent le jupon et oublient la prudence, une britannique de l’an pire, pour cet aimable Hubert de Givenchy qui grand dieu doit se retourner dans sa ronde !

Le mélange qu’elle nomme « Streetwise » ressemble donc à des vestes en jean déchirées, à un blouson d’aviateur en peau de pêche qui semble être un symbole d’élégance à la française qui n’a plus cours. En inclinant son aiguille vers une tendance bourgeoise, elle disperse des rangées de boutons en or sur toutes les vestes comme une piste d’amarsissage.

GUCCI CRUISE 2020 ALLÉLUIA

À seulement trois kilomètres de la Cité du Vatican, un sacerdoce d’abord et un message ensuite, nous sommes mardi devant un public en contrition, dans un espace lourd de symbole, le hall du musée du Capitole de Rome. Des statues romaines en marbre et leurs dieux présidaient là où une robe blanche brodée d’un utérus à paillettes suscitait une frénésie médiatique. C’est la collection contre les anti-avortements et un accouchement difficile. La croisière de Gucci pour 2020 par le designer Alessandro Michele, qui a choisi de faire entendre sa voix au moyen de son arme la plus puissante : son aiguille et son fil et sa Bible bien sûr.

En période de très grande controverse en Italie actuellement, le Vicaire de la Fashion a réussi à faire entendre la voix de la profession au-delà du Tibre. Alors que le designer âgé de 47 ans mettait la touche finale à sa collection avant-gardiste, le pape François exprimait son opinion, et selon le New York Times, celui-ci aurait déclaré que l’avortement, même d’un fœtus malade, équivaut à embaucher un «tueur à gages». Mafia oblige !!!

Hommage à son éducation romaine, Michele drape des mannequins de voiles flottants qui rappellent les Vestales virginales, qui, à l’époque romaine, faisaient vœux de célibat pour honorer la déesse Vesta. L’ambiance est toute religieuse et c’est bien normal !

LADY TURQUOISE

Voici la grâce qui remplit une jeune fille de 16 ans qui cherche dans la capitale de la mode une robe de soirée désespérément. En se promenant dans les rues de Paname, arrivant de cette île continent si lointaine, l’Australie, la jeune fille invitée à la dernière du spectacle de « RuPaul », fameuse drag queen américaine, son modèle, se promène rue St Paul et rentre dans une boutique, douce comme un bijou, un cabinet de curiosités, un cocon qui l’attire irrémédiablement, pour rencontrer Nico, Designer de son état, le maître des lieux.

De sa petite voix douce, la jeune fille, qui est comme Desdémone, lui raconte son histoire. Pour une soirée, je cherche une robe avec un corset. Nico ne manquant pas de ressources, puisqu’il confectionne les robes lui-même, lui propose de l’habiller de pied en cap pour sa soirée (car au XIIIe siècle, le mot, issu du latin caput, signifiait tête ) Read more on

LIBRE COMME L’ART

Un univers dont les créations rayonnent dans l’âme, et qui honorent la modernité. Il fait tournoyer le futur de la mode, et son cœur de poète est un porte-voix visionnaire qui est la sentinelle des collines verdoyantes au-delà du banal. Comment ne pas envier une existence placée sous le signe de la création, l’alliance de l’accessoire et de la vêture, comme une religion ? Un Cauchois gaulois très loin d’être gauche et ancien élève de la Chambre Syndicale, mais du temps de Madame Sora. C’est vous dire pourquoi il est bon. Les connaisseurs apprécieront.

Un projet d’accessoires pour donner au monde un peu de poésie sur nos têtes et dans notre cœur afin de sortir de cette léthargie qui nous entoure et de ce monde ampoulé préoccupé à se regarder le nombril. Ce poète des temps modernes baigne dans la  lumière vive du sublime. Certains parleront d’un saltimbanque ou d’une bête hybride, mais cette bête est semblable aux demi-dieux d’Egypte. Je suis émerveillé, et ma plume en décrit les contours. Un article lyrique pour célébrer l’énorme flamme d’un créateur de l’envie et de l’émotion…