LANVIN, LE BERCOT MALTESE

Le plaisir nous fait oublier l’existence ; l’ennui nous la fait ressentir. C’est au Centre national de la danse de Pantin dans un bâtiment en béton « amer » que le défilé Lanvin s’est déroulé. Le créateur, issu de la cité phocéenne, dont le nom provient des colons grecs venus de Phocée (Asie Mineure) et qui viennent de découvrir les côtes françaises, évoque sa jeunesse.  Bruno Sialelli donnait un panel d’images de Corto Maltese, cette bande dessinée menée par un marin aventurier. Quand on n’a pas de couture à conter, il faut bien raconter une histoire !

Chemises blanches ornées d’un blason type vieux loup de « ma mère », avec blazers d’officier de la « Narine » ce qui ne sent pas bon, car la bimbo coréenne à côté de moi avait mangé des escargots de « Boulogne ». Chemises à galons et pantalons de petit mousse, le styliste se transforme en pirate des Mers du Sud, voici le vol des mouettes comme pour nous dire  » Vos gueules » par les  « Foutres de Bassan ». Influence nautique qui navigue en sous main comme le buvard, un mélange de skate-border pour contenter tout le monde, et faire le grand écart sur le béton des colonnes du « colosse de robes » …

DIOR, BLAME ON YOU !

Il était l’excentricité bien qu’il n’y avait pas de snobisme en lui. Il créait ses accessoires en recyclant tout ce qu’il avait sous la main ; déjà un visionnaire écolo. Judy Blame était un doux dingue et punk londonien de son état. Judy… pour Judy Garland et  Blame est venu s’accoler à son nom, à force d’en rire, disait-il, car il vaux mieux en rire qu’en pleurer. Voici le clin d’œil de Kim John qui s’est abondamment inspiré de cet héritage pour sa collection. Et, en raison de la passion du créateur pour la couture, le défilé a été un défilé de dandys portant des soies moirées taillées avec de grosses cocardes, des laines précieuses à la fois tricotées et utilisées pour des manteaux volumineux et des gants d’Opéra qui complétaient chaque look. La première chose que l’on pouvait voir était les bijoux (éléments caractéristiques du look de Judy Blame).

Néanmoins, la collection de Kim Jones proposait une silhouette large et décontractée qui, même si elle était visiblement nostalgique, était séduisante. La devise de Judy, son mentor ou modèle, était : « rendre plus accessible pour ses clients l’excentricité généreuse », car, pour lui, depuis toutes ces années, il s’agissait avant tout du même plaisir : s’exprimer, s’habiller, s’amuser… Un Galliano avant l’heure…

VUITTON MA GRIPPE

Il inspecte l’invisible, et est rompu aux formes vieilles parmi les innocents, voici la nouvelle école dite « Rapeurisant », comme un grand prêtre boulimique de la couture basse et maquignon du point de feston, il est le proxénète de l’envie des autres.

Depuis qu’Abloh a lancé la ligne homme pour Vuitton en essayant de faire de la marque un phénomène pour les Milleniaux, et alors que ses débuts étaient prometteurs, voilà la suite qui sera plus « promoteur » pour le Seigneur des Arnault dû aux méventes et à un style, qui à terme ne pouvait être contrôlable, même pour LVMH. La boîte de Pandore, qui avait été ouverte, aura beaucoup de difficultés à contrôler ce changement. Le Seigneur, le sachant, aurait-il donné ses instructions pour que les ventes décollent ? En tout cas, c’est au jardin des « Huileries » qu’a eu lieu la présentation, là où quand vous rentrez, c’est comme lors d’un dîner de famille et d’amis animé par des célébrités et des rappeurs. Si vous n’êtes pas un Afro-Européen, vous êtes persona non grata, et aucun journaliste, digne de ce nom, n’est d’ailleurs présent. Seules quelques « blo Gueuses » de moche pour la circonstance ont été déposées frauduleusement sur le bitume.

TANFIN LA MARQUE ET LA PLUME

Babylone a vanté ses murailles de briques, Rhode a fait renommer son colosse l’orgueilleux, et l’Égypte a réalisé des sommets avec des masses de pierres admirables. Pour ma part, je réserve le travail de la plume à un miracle des cieux. Mais, qui sait que les plumes de corbeaux, de coqs de bruyère et de canards étaient utilisées pour l’écriture fine et les plumes de vautours et de l’aigle pour l’écriture à traits larges ?

La plume d’oie, elle est connue des romains pour écrire sur les parchemins et papyrus au IVe siècle, mais les égyptiens préfèrent le calame, c’est de là d’ailleurs que vient le lapsus calami : lapsus écrit, par opposition au lapsus linguae, parlé.

KERING FORREST BURN

Les marques du prince de Venise, Kering, font une donation d’un total d’un million de dollars australien pour lutter contre les incendies de forêt dans le pays, soit une goutte d’eau pour éteindre un océan de feu. Il est vrai que par les temps qui court, il faut mieux investir dans l’écologie que dans un couturier en manque de fond de roulement pour se développer malgré un fort potentiel !!!

A plus long terme, le groupe, qui possède les marques de luxe Gucci, Saint Laurent et Balenciaga ainsi que les marques de joaillerie Boucheron et Qeelin, prévoit de participer à des programmes de reforestation et de biodiversité. Il est difficile aujourd’hui de soutenir un continent comme l’Australie qui a continué à investir dans les énergies fossiles, qui a refusé de signer les accords de Tokyo puis de Paris sur le climat pour doper une croissance de 3% par an depuis 20 an, alors que ce continent avait un atout majeur de développement avec l’énergie solaire, la bio diversité et sa richesse naturelle : pauvres Koalas, les kangourou et autres espèces… Pour toutes ces raisons, le choix de Kering est incompréhensible.

LE JEUX DU STRASS

Les marques de luxe convergent vers le secteur des jeux et ainsi faire des affaires directement ou indirectement avec des sociétés qui captent plusieurs heures par jour leur public. A l’image de la société Tencent, qui est également propriétaire de We Chat, et domine le marché mondial des jeux et du E.sports pour communiquer et pénétrer la génération des millennials, ces zombies de la vie, égoïstes et qui mangent des hamburgers bio pour continuer à jouer.

L’Internet en Chine est entre les mains de deux géants : Alibaba et Tencent. Leur emprise est digne de la Stasi de l’Allemagne de l’Est, et quand il s’agit de trafic web, de systèmes de paiement et de logistique, Alibaba, le leader chinois de l’e-commerce est tout puissant, et son entrée récente dans l’industrie des jeux et du E.sports depuis 2017, va venir conforter leur emprise sur un peuple de plus en plus abruti par les jeux du stade, mais les Romains et Caligula en particulier avaient déjà compris cela.

LIAIGRE DIEDRE DU LUXE

Peu importe que vous ayez du style, une réputation ou de l’argent, si vous n’avez pas bon coeur, vous ne valez rien. Sous une pluie battante et malgré les grèves, nous arrivons Villa Liaigre au 71 rue du Faubourg Saint-Honoré où nous sommes accueillis par Anne Schumacher carrossée comme une Ferrari. Face à nous « l’hôtel Bristol, le palace de tous les palaces, et ce showroom créé il y a un an et un ensemble de pièces « mettre d’art  » de ce que la France peut donner de meilleur en son sein, sur les terres du duc de Noailles vendu à Jean François Sandrié, entrepreneur des bâtiments du Roi, terrain maraîcher de 60 ha sur lequel est construit l’hôtel et ses alentours.

Hommage aux œuvres de Constantin Brancusi, pour un tabouret en fonte imitation du bois d’eben, une table de nuit ou pouf (non pas de mode) mais de bronze. J’avais envie de tout acheter et de faire comme ce riche chinois de Marguerite Duras dans l’amant, qui probablement se serait commandé un appartement clef en main, pour partir vivre en face en attendant impatiemment que Liaigre ait réalisé son palace.

LA FACE CACHÉE DU LUXE

Elle est située à Guimerville, en plein cœur de la Picardie. Aucun panneau ne renseigne les visiteurs. Le personnel n’a pas le droit de s’exprimer et signe des contrats de confidentialité dès l’embauche. Derrière les grandes grilles des ateliers travaillent près de 2 800 verriers qui sont parmi les meilleurs au monde.

Ils fabriquent les flacons de parfums des plus grandes marques de luxe de la planète : Vuitton, Chanel, Hermès, Estee Lauder, etc….. Cette immense usine est la propriété depuis 1624 de la Comtesse d’Eu, par une lettre patentée, puis, de la famille Colonna de Giovellina depuis plusieurs générations, qui reste le leader mondial de la sous-traitance pour le luxe et le flaconnage industriel de parfumerie. A l’époque de la comtesse, les verriers portaient l’épée comme les nobles…

MONCLER OBSCUR

À la rumeur que le prince de Venise pourrait racheter Moncler, l’action a bondi en bourse de plus d’une dizaine de pour cent. Une opération qui pourra laisser une facture de 13 à 14 milliards faisant écho à l’acquisition par le Seigneur des Arnault de Tiffany pour 16 milliards.

Moncler a fait cette année tout ce que qu’il fallait pour que ses ventes explosent, passant de la création futuriste à la réalisation de haut de gamme avec des prix à forte valeur ajoutée. Le prince de Venise, François-Henri Pinault, a déclaré jeudi que la colonne vertébrale représentée par Gucci après une année de purge du groupe et l’élimination de marques non stratégiques dont Puma et Volcom porte enfin ses fruits et Moncler viendra consolider le tout.

LE LUXE EN 2035

Malgré une récente baisse des ventes d’œuvres d’art et des fluctuations sur les ventes de jets et de yachts, la demande pour le luxe continue de croître. Le marché mondial devrait atteindre 1,26 billion d’euros en 2019. Des prévisions de croissance annuelle de 3% à 5 % à taux de change constant jusqu’en 2025 pour les produits de luxe à usage personnel. En 2019, la Chine affiche une croissance de 30 %, confirmant la réorientation locale des achats des clients chinois, suivie par le reste de l’Asie et le Japon. Hong Kong, touchée par les troubles sociaux, est en baisse d’environ 2 milliards d’euros par rapport à 2018. Les Chinois mèneront 90 % de la croissance en 2019.

Les générations Millennials (génération Y) et Z ont contribué à 100 % de la croissance du marché en 2019. La génération Y devrait atteindre 50 % de la valeur marchande en 2035. Et, c’est en Chine et en Asie du Sud-Est qu’ils se montrent les plus dynamiques et les plus attirés par les objets de luxe pour les personnes.

LES MEILLEURS DESIGNERS DE PARFUMS

Le design des flacons de parfums, (que certains appellent les bouteilles, une vraie gageure !) est un élément tout aussi essentiel que son contenu. De fait, beaucoup de femmes affirment qu’elles accordent une grande importance à la forme et au design du flacon. Certaines pensent aux couleurs et à la manière dont elles correspondent à la personnalité de celles qui porteront ce précieux « jus » de l’Éden. Bref, le parfum reste un objet luxueux et, pour cette raison, son design est un critère que les parfumeurs ne négligent pas. Nous avons voulu savoir un peu plus sur leur design, et qui sont ces créateurs dans l’ombre stigmatisés par la porte de Francis Bacon ? Et comment un tel petit flacon pourrait-il refléter toute la complexité de son contenu ? Nous partageons avec vous une partie des secrets du design de trois créateurs de flacons pour femme !

L’AN VIN POUR LVMH

LVMH possède également Château Cheval Blanc et Château Yquem, et avec ses 21 marques du pôle vin du groupe, il renforce sa présence dans le secteur de l’hôtellerie en achetant le groupe hôtelier Belmond et investit tout azimut.  En avril prochain, pour le lancement de son nouveau fleuron, l’hôtel Cheval Blanc au centre de Paris, il nous réservera les restaurants où la vue sera la plus imprenable sur la Seine et sur Notre Dame de Paris. Peut-être que les sommes versées à la reconstruction de la cathédrale de Quasimodo, avaient une vraie raison. « Business is business ».

Voilà, en tout cas, le « circle business » qui continue. Le Seigneur aime que ses hôtels profitent de ses vins. Charité bien ordonnée commence toujours pas soi-même, surtout pour un vin de presse, les larmes du christ valent bien une messe. Voici le Prince qui prépare son immigration aux Etats-Unis, car là au moins le président actuel baisse les impôts, et après son rêve de Belgique, voici la tentation de « Venice USA » pour lui et sa famille. Au moins, là,  personne ne viendra cracher sur sa fortune.

LES CALINS DE NOËL

L’éventail en sapin dans le reflet des yeux de ma douce, je suis le seul à en parler, je suis le seul qui soit concerné par ce miroir où l’air circule à travers moi et où l’air a un visage aimant. Voilà l’outil de Karl, que les autres ignorent, mais que la brise de son Hambourg natal lui rappelait souvent. Un outil si plissé qu’il pourrait sortir des plisseurs de Lognon. Voici que le sang aux joues que ma voisine recule, apportant à son visage une pâleur plus que de circonstance, comme le délice d’une âme emprisonnée derrière des convenances. L’artiste de ce sapin pense que les temps pré-adamiques avaient déjà donné cet alizé dans sa région si douce des Abruzzes.

Voici la maîtresse de cérémonie, en haut Yanina et sac Hermès, qui glisse comme si elle avait, à elle seule, regardé Paris en première de la mode. Des sapins de noël pour un câlin des couturiers au monde, car ce n’est pas la beauté de la femme qui ensorcelle, mais sa noblesse.

LES ŒUVRES AU BACON

Cette exposition au Centre Pompidou est censée présenter les rapports entre la peinture de Francis Bacon et la littérature, ou plus précisément, certaines de ses lectures qui sont le degré zéro de sa littérature, « La bible ne fait pas le moine ». On peut comprendre qu’entre les pompes à bière de Kensington et son atelier, il « pinte » beaucoup de Pablo. Vous verrez une soixantaine de toiles du « mètre » et de courts passages de six livres provenant de sa bibliothèque, des rêves de littérature élevés au rang d’icônes sacrées, tombés sur une indécente de lit.

Les rapports entre textes et peintures, sujets riches, passionnants et difficiles, sont ponctués de quelques taches blanches représentant sa sexualité à l’image de Michel Houellebecq, ou D Grumler dans leurs œuvres respectives.

J’aurais aimé avoir un éclairage sur Bacon l’anti-Manet, réconciliant la peinture avec la littérature, alors que Manet avait, le premier conçu une peinture libérée du livre. Ces corps ramassés à l’extrême, tordus et écrabouillés, musculeux, disloqués, ravagés, ces distorsions crispées, ces contractures paroxystiques, sont d’abord signes de fulgurances, mais nerveuses, et d’un emportement furieux, presque athlétique, il tombe dans le somatique, psychologique de la mystérieuse animalité d’anthropoïde solitaire et désolée qui est en chaque homme…

NOUVELLE TERRE D’HERMES

Jeudi soir dernier, Hermès avait invité toutes ses juments, qui sont les premières clientes de la maison, pour la réouverture de son magasin à San Francisco où ils sont depuis 32 ans. La marque propose une expérience événementielle, pour une ruée sur l’or de la « silly conne  » Valley qui ne sera pas en reste, car la seule modernité de la maison sera bien le bracelet de « l’Apple Watch ». Un thème équestre, cela n’est que justice de rendre à césar ce qui appartient à cheval, et qui a bien failli appartenir au « Cheval Blanc ».

Un vaisseau « amylase  » dans cette nouvelle boutique de 836 mètres carré de soie, un géant pour une société de luxe qui n’est qu’une puce face à celle du Seigneur des Arnault, mais nulle n’est prophète en son prémix. Un espace tentaculaire pour quelque 500 invités triés sur le « carré », qui ont pu admirer le fleuron de la marque. Des exclusivités de la maison pour ce site de San Francisco, dont un nouveau sac de pêche pour aller à  « Fisherman Wharf », ainsi qu’un nouveau bracelet « Apple Watch » en cuir de veau, un clin d’œil du « foutage de gueuses » pour les clientes les plus « pur-sangs » de la Californie…

FAUCHON MADELEINE DE PROUST

À Paris, il y a un nouveau fleuron du luxe pour la marque Fauchon qui se décarcasse pour vous. C’est bien la moindre des choses compte-tenu du nom du propriétaire. Situé dans l’ex-fleuron du palais de cristal au cœur du triangle, face à la Madeleine, là où on ne peut s’arrêter sans évoquer ce lieu d’aisance le plus connu de Paris ouvert en 1905 et de pure style Art Nouveau qui rappelle les fastes de la Belle Epoque. Fermé en 2011, voici quand même un quartier qui renaît de ses cendres avec un hôtel où tous les superlatifs ne seront pas suffisants pour vous le décrire.

Un brunch, le jour de mon anniversaire, au grand café Fauchon, qui est dorénavant le meilleur de Paris en vérité, et le Seigneur des Arnault peut en prendre leçon pour son future « Cheval Blanc » car l’accueil et le service sont dignes des plus grands palaces de la capitale. Read more on …

McCARTNEY YELLOW BRAINSTORMING

La Stella May Day a maintenant une responsabilité officielle au-delà de sa marque en tant que conseillère spéciale du développement durable chez LVMH – Moët Hennessy Louis Vuitton, le Seigneur des Arnault lui demande « « Help! » Help, I need somebody Help ».

La mode, c’est le changement, et autrefois, cette observation se référait aux vicissitudes vestimentaires allant de la palette des couleurs de vos collants, aux tissus de vos tailleurs. Cependant de nos jours, ce changement englobe beaucoup plus, et pour la grande prêtresse de la mode éthique, Stella Mac Quarter, reconnue pour son rejet passionné de tout ce qui vient de l’animal y compris son mari. D Grumler, d’ailleurs, vous dirait que les ordures c’est glamour, prêchant pour une paroisse qu’il connait bien.

« Le fait que le Seigneur s’adresse à moi en tant que femme de l’industrie de la mode pour obtenir des conseils et des solutions, c’est pour moi, un grand honneur et je pense que c’est un moment historique « ob-la-di, ob-la-da ». Stella est ici pour « fournir des solutions, » et s’est associée à LVMH en début d’année, après avoir racheté l’année dernière à Kering sa maison sur « Abbey Road. » La voilà maintenant propulsée au « firme maman » et papa bien sûr du luxe Français.

LA MODE ET LE LUXE EN L’AN 2145

Quelle sera la physionomie de la mode en 2145 ? Dans 128 ans, les organismes professionnels auront tous disparu. Seuls resteront les écoles qui auront été transformées en machines pour chiens savants qui ne savent plus rien. La capitale sera vide de véhicule à énergie fossile, et d’ailleurs le seul fossile que nous pourrons rencontrer sera la Vicomtesse de la Cystite Reynale, accrochée à son privilège de pouvoir rester au bar du Ritz à écluser son whisky qui, d’ailleurs, s’appellera le Ritz Arena.

En 2145, seul D Grumler, avec l’argent amassé de la Chambre Stomacal et de Mugler aura réussi à se faire réaliser une fécondation in vitro à un eunuque pour renaître de la cuisse de Lucifer et enfin continuer ses basses œuvres pour l’éternité à un échelon comique. Un damné est par essence immortel, il peut au moins être tranquille de ce côté-là.

BREAKFAST AT TRUMP’S TWISTER

Des diamants sur canapé, et quelque jours auparavant, nous nous étions posés la question de savoir comment le Seigneur puisse supporter la fréquentation de cet inculte de Donald Trump ! Lui qui dit de François Pinault, que le seul diplôme qu’il a, à son actif, est son permis de conduire, on peut donc s’imaginer ce qu’il doit dire de Trump dans les salons feutrés de l’avenue Montaigne.

Rencontrer Donald et pourquoi pas Mickey pendant que vous y êtes ! C’est une torture pour le maître du luxe, mais pourquoi pas un « Breakfast at Tiffany’s ». Il fallait une bonne raison pour que le Seigneur puisse supporter cette intelligence mycosée de Donald. Aujourd’hui, nous avons la raison, le prince veut mettre la main sur le joaillier Tiffany, dont le vaisseau amiral jouxte la Trump Tower sur la 5e Avenue. Voici donc ce mélomane à l’intelligence suprême, supportant les billevesées de ce mono-neuronal du pays le plus puissant de la planète, dans une usine du groupe au fin fond du Texas. Même le personnage de Disney aurait fait une demande au gouvernement américain pour changer de nom…

LA SOLITUDE NID DES PENSÉES

Des amitiés qui ne sont que des zéros et des uns. L’addition de ces deux chiffres crée une solitude numérique, une invention purement humaine, mais pourtant diabolique. Une vie sur Instagram, totalement réinterprétée, pour montrer aux autres que l’on est pas désespérément seul dans ces grandes mégalopoles et que notre vie est un rêve. J’imagine Emma Bovary qui aurait aimé sans limite le site Tinder ou tout autre site de rencontres pour une « Fast Love » à n’en plus finir et dénuée de toute humanité.

Mais, quand les gens essaient d’avoir toujours plus d’amis sur Facebook, ou de relations, je cherche toujours plus à m’enfoncer dans cette solitude qui me rend de plus en plus heureux. La fréquentation de moi-même est un petit plaisir égoïste coruscant. M’éloigner de ces humains de contrefaçon imbéciles, qui, chaque jour, foulent le pavé des rues de Paname comme si un paradis s’ouvrait devant moi. Pour effacer ma peine, je marche la nuit, je ne sais pourquoi, je respire mieux que partout ailleurs, ma pensée s’élargit et j’ai, par moment, une lueur dans l’esprit qui me fait croire, pendant une seconde, que je vais découvrir le divin secret des choses. Puis, cette fenêtre se referme subitement en regardant une passante botoxée à outrance qui me regarde comme un bonbon qu’elle aimerait sucer…

LA GUERRE DES POUFFES

Fabuleux petit monde du Blogging qui, au fil du temps, ne se bonifie pas, c’est le moins que l’on puisse dire! Avant de lancer mon magazine en ligne, j’avais un regard très candide sur la profession : je pensais que c’était une grande communauté qui sortait le soir dans les boîtes de nuit dans une ambiance de fête, et ne dit-on pas que Paris est une fête ? Mais, c’est comme partout, il y a des gens cools, bienveillants et d’autres qui le sont un peu moins. Entre les nouveaux chômeurs qui gravitent autour des shows, les demi-mondaines « Russe Koff » pouffiasses de moche, et les fausses brunes diffuseuses de conneries en spray, le milieu est tout à fait croquignolet.

GUCCI ELIXIR PHILOSOPHALE

Du latin elixir emprunté à l’arabe ibérique médiéval «pierre philosophale» et du grec ancien xêríon («poudre siccative à mettre sur les blessures») siccative est une substance qui joue un rôle de catalyseur en accélérant le séchage.

Voici donc l’Élixir de la maison Gucci, « mémoire d’une Odeur » pour slogan et qui réalise une nouvelle famille olfactive. Suis-je atteint d’anosmie, où le chimiste apocryphe nous donne une arôme dont le sillage est composé d’ingrédients inattendus : camomille romaine, jasmin corail, muscs et accords boisés, dans un flacon de la couleur originale du verre de la même couleur où autrefois à Pompéi les carafes se faisaient cépage de notre ivresse.

LE RETOUR DE MADAME BOVARY

Le supra-luxe arrive avec le retour de ces grandes courtoises supra-riches, des Emma Bovary disparues déjà depuis longtemps. Des femmes, tout signe extérieur de distinction dehors, reprennent le pavé de Paname, et les voilà de retour après des années d’exils de la planète style, la grande bourgeoise revient en force. Mais, pourquoi ?

Face à une offre toujours plus saturée, les marques ont compris qu’il était temps de se recentrer sur les valeurs et de redéfinir leurs fondamentaux. Or l’allure bourgeoise n’est pas dans l’aldéhyde et se prête parfaitement à une réinvention car elle pose la question du retour aux femmes de goût. Cela soulève, toutefois, surtout la notion d’héritage accentuée récemment par d’autres événements comme la disparition de Karl et la mémoire de Chanel ou bien, dans un autre registre, l’effet suscité par l’incendie de Notre-Dame avec la reconnaissance de son histoire immense connue du monde entier, en un mot le patrimoine Français, sans oublier Franck Sorbier, intemporel et postmoderne du dernier grand couturier.

SLIMANE LA TACHE SÉLINE

L’imaginaire lobotomisé, déjà chez Saint Laurent, y laissant une trace de mammouth pour les nostalgiques du Minitel, il pensa à Celine comme une Dame sophistiquée de la haute bourgeoisie qui aurait subi une manipulation génétique de botox avec une bohémienne. Vraiment, les années 70 brillent de tous leurs feux avec des robes en mousseline de soie rose, des bottes à talons et blazers bleus boutonnés avec un trench-coat puis l’incontournable veste à carreaux, tartinée depuis deux ans par Alessandro Michele chez Gucci.

La bourgeoisie versaillaise, les mains dans les poches, en jean, basket, chemise ouverte sur des médailles hétéroclites ou une mode post-soixante-huitard de bourgeoise grand siècle.

LE BAL NAIN DE LA MODE

Olivier Rousteing à l’Opéra de Paris, un comble pour un créateur qui ne connaît que les noces de « figuraux » et qui, au seul nom des noces, pensait que le journal avait été racheté par un grand groupe de presse. Toutefois, en bon florentin, et pour trouver une crédibilité, on cherche un lieu pour sa présentation qui va lui donner une légitimité. Voici Monsieur Protons de la Fashion à la sauce courtisane, raclant les caniveaux pour entasser les bimbos de la télé-réalité, et grâce aux « Karda Chiante » et Consorts, stars des médias sociaux, le voilà propulsé aux anonymes des précieux affables. Même Kylie Jenner a lâché le coutumier, et en fin de compte, la frénésie médiatique promise ne s’est pas concrétisée, elle qui devait superviser le maquillage au show de ce vendredi, a annulé sa participation. Est-ce un problème d’argent, de contrat ou une maladie diplomatique l’ayant cloué comme le « Christ » sur la croix de la bannière, peu importe !

Impuissant à la couture, il lut un jour le livre de Monsieur Grumler et pensa qu’il pouvait lui aussi mégoter autant sur cette profession et son patrimoine. Voilà bien une tâche héroïque et naïve : s’employer à lessiver l’âme populaire de ces demi-mondaines pour en faire des bourgeoises d’Aubervilliers de salon.

DIOR OH ! RAISON RUFLETTE

Un seul « hêtre » vous manque et tout est des peupliers. C’était l’arbre qui cache la forêt. La Maria Chiuri, plus activiste que jamais, a pris le prétexte de l’écologie pour remplacer les arbres de la forêt Amazonienne. Son lieu pour cela : Longchamp et plus de 200 arbres en son centre. Là où il faudra des tonnes et des tonnes de carburant et de taxe carbone à re-financer pour finalement apporter le décor inadéquat à ce délire pseudo écologique à zéro émission, mais peu importe la fin justifie toujours les moyens.

Faire tomber des arbres du ciel, une sorte de « Fashion Pact » en réponse à Monsieur Pinault ! Le seigneur lui disant moi aussi j’envoie du bois. Un arbre, d’ailleurs, était tombé à notre arrivée et quand les hommes de la sécurité se sont précipités pour le relever. J’ai lancé : « c’est pas grave. Cela ne tache pas ». Les mannequins affublés des couettes de Greta Thunberg défilent entre les arbres sur la musique de Leipziner Chorale de Bach, et les loups autour de la forêt s’agitent pour que dans la pénombre les « Me-too » de service puissent enlever les petits chaperons gourdes.

MARGIELA INGLOURIOUS BASTARDS

Une nostalgie étincelante des années 40 avec une vision perverse se « Mami fesse ». de l’infirmière celle que l’on appelait ces « anges blancs » qui ont donné de leur temps et toute leur énergie pour transporter les malades, les soigner et les accompagner sous les bombes. Au fur et à mesure que les souvenirs sont filtrés par le temps John Galliano, directeur créatif, veut se lancer dans ce processus d’élaboration des codes des années 40 en les remaniant avec un langage à l’ère du numérique.

Le passé, le présent et l’avenir reconnectés aux infirmières et aux officiers de l’armée des années « Lili Marlène ». Montage et démontage de la garde-robe des habitués de la taverne du film « Inglourious Bastards » : le trench en cuir militaire se transforme en corset, une veste Perfecto élargie pour les nonnes modernes et des robes féminines volantes pour les artistes de Marlène Dietrich.

La touche du créateur et la maîtrise de l’atelier dans la construction des modèles sont toujours parfaites. John nous parle du fond d’un rêve comme une femme qui parlerait au passé, ses robes flottent comme des flots sans nombre que captive son destin et qui couvre sans éteindre son cœur toujours vaillant…

UNITED COLORS OF JCCB

Jean-Charles de la Casa de Castel, fraîchement nommé directeur artistique chez United Colors of Baratton, (une crème !). Mais la question est : est-ce qu’un homme de plus de 70 ans peut rajeunir une marque qui est la plus métaphorique d’Italie, et ainsi rendre la confiance à ces jeunes Millennials paranos qui vivent autour de nous et qui pensent que le monde est rempli de gens malintentionnés, à tel point qu’on leur donne des cours dans les entreprises pour qu’ils soient bienveillants envers leurs prochains ? Un comble !

Voilà un défit à la hauteur de ce fils de « cécidomyie « . Votre mission (si vous l’acceptez ) sera de réveiller la marque.  Mission impossible ? Et, bien non, voilà chose faite. La collection était d’un équilibre parfait, jouant entre le patrimoine de Luciano plus American qu’express, et avec l’inspiration de JCCB, qui ne nous fera pas plonger dans les profondeurs de l’eau ou de « l’os hérité ». C’est selon.

DES ÉCRIVAINS DE L’ŒIL

Vouloir fixer son image fugitive dans un selfie est une chose possible, mais le désir d’y aspirer est déjà faire insulte à Dieu, car l’homme ou la femme ont été créés à l’image de Dieu et aucune machine humaine ne peut fixer l’image de Dieu, même pas le selfie des beautés périmées de la télé-réalité. Le Iphone, machine à fabriquer des génies d’intellectuelles au repos, voudrait entreprendre de se croire plus malin que le Créateur de l’Univers. Il faut clairement leur expliquer combien l’humanité serait vaine et qu’elle perdrait son salut, dès lors que chacun pourrait reproduire sa propre image dans un miroir à la douzaine.

Mais, grand Dieu ! Où sont ces photographes de génie : les Peter Lindbergh, Irving Penn, et Consorts ? En fait, nulle par ailleurs que dans les bureaux des directrices du marketing, qui terrorisées par la nouveauté, pourraient mettre en danger leur place de princesse de hallux à accepter un changement en dehors de leur compréhension. Elles brident les maisons par une vision sans création aucune.  Des dindes non fourrées méthaphoriseuses de photos ampoulées, grandes diseuses de savoir dogmatique et « pré connes niseuses » liées à des attachées de peste qui pensent que le mieux c’est le bien d’autrui.

Bref, la lie de la société qui aurait mieux fait de travailler au tri des déchets de la ville de Paris où elles auraient eu beaucoup plus de succès à laisser passer les agitateurs d’idées. Faire des écoles de connes pour singer des outils à produire des céphalos abstinentes qui ne connaissent que des pauvres par leurs propres études et qui, par surcroît, n’ont certainement jamais été dans un musée…