BRIDGER MODE ET LE GÉANT VERT

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Oyez, oyez, braves gens, demoiselles, damoiseaux et troubadours, faites rugir les trompettes de la vérité et dormez en paix car le seigneur veille sur vous et votre futur… Aristocrate du luxe, chantre des toiles cirées monogrammées, interviewé par une bimbo virtuelle ; le nouveau visage de l’innovation des empires du milieu. Une demi-mondaine, cheveux blancs, fesses exagérément rebondies, qui semble répondre au prince, mais qui ne dit, ce que l’on veut bien lui faire dire, une vrai idée de démocrate ! L’Aristocrate, qui a un accent à faire fuir un mannequin de ses collaborateurs, les plus proches, lit un texte prémâché, avare de ses pensées et devient ainsi peu à peu le penseur de « radin ».

« Ne pas oubliez le message à transmettre » lui dit le Comte Palatin du « Rein », car le manque de mémoire le guette. Voilà donc l’histoire d’un illustre gentilhomme perdu dans les affres de la nouvelle technologie, car son disque dur est presque souple, ou semble avoir un bug. Il va y avoir quelque Marquis du groupe qui seront déférés à la Bastille, ou dans quelques écoles de La République.

Mais, le virtuel n’aurait-il pas été mieux finalement au géant vert ? Cet institut de la « moche » au bord de la Seine qui démarre la Fashion Week de Paris, où on crée ces animaux hybrides, savants du point de feston oubliés dans le gouffre de Padischa.

J’y étais et c’était drôle de passer auprès du petit Page, ancien paysan des « ces veines », mais ce fut avec une délectation sans borne de dire bonjour à Pascal Marrant, qui vous ignore, comme il le ferait pour un manant de la plus basse espèce. En réalité, il ne reconnaît jamais personne. Pire encore pour le « Casa Ouï Ouï » et la « Pavlova » qui jugent en aveugle une démonstration de tenues alors que la seule chose qu’ils connaissent de la mode : C’est le tableur « Ariel » qui lave plus blanc que blanc par des Mannequins vivant au Luxembourg. Enfin, la Romanée, qui n’est pas Conti, ainsi que la Ebel qui secouait sa boîte de Tic Tac, tous venaient ici pour jouer avec les « Legos » des autres.

Tous ces aristocrates de la haute mouture dans cette lumière, qui attire les moustiques et les clairs-obscurs, et moi, bien dans l’ombre, car je fuis le soleil, je regarde avec attention ce tableau de la « Scène ». Doux Jésus où tous les belligérants sont presque des Judas patentés, et suivent ces seigneurs pour leur facilité à multiplier les « É-culs ».

Agnès (Une vraie jeune fille)