LA PARSONS LOOSE

C’est la décadence des écoles de couture. Les hommes et les femmes sont devenus à force de l’habitude du peu, des iconoclastes. Ils difforment les jeunes esprits pour leur faire croire que la mode, c’est eux, alors que la mode, ce sont les autres. Ces « vêtementeux » confondent exception culturelle française et polichinelle en goguette pour carnaval. Voici l’histoire et la chronique des échecs de défilés médiocres qui apportent au fromage leur décadence et aussi l’inexorable décoration du sens non esthétique, de la mode Anglo-Boxon.

Le mieux aurait été de ne pas s’en vanter et de ne rien montrer, mais ils sont tellement sûrs de leur condition d’orgueilleux dévorés d’ambition, qu’ils claironnent à tout va « regarder comme nous créons le beau». Un « an pire » où tout va encore plus mal qu’ailleurs. Des élèves qui se prennent pour des « Saint-Laurent » alors que le seul « Saint-Laurent » que je vois ici, est le fleuve du même nom celui de la déconvenue et qui gèle chaque saison.

LA CÉLÉBRATION DU BUZZ

Faut-il remplir le rituel de l’extraordinaire pour être reconnu ? Faut-il se scarifier de toute part et se faire tatouer sur l’ensemble du corps des peintures tribales pour devenir intéressant ? Faut-il que je torture mon animal de compagnie favori pour faire le buzz sur Youtube ? Bienvenue dans le monde de l’Absurdie.

La quête de la notoriété est aujourd’hui une recherche vitale pour les nouvelles générations. Chaque personne est munie de son arme de communication, appelée Smartphone, qui n’est d’ailleurs pas du tout « smart », celui qui filme votre vie en direct et sans pudeur au détriment de notre vie privée. On trouve sur Facebook et Instagram des incontournables : les sextapes d’anonymes qui nous tartinent sur la toile de leurs ébats amoureux, en appelant ceux-ci le « Karma sutra » !

PLASTIQUE DANS UN OCEAN DE FEMMES

Un marché chinois juteux de 25 milliards de dollars et une récente introduction en bourse de SoYoung ont attiré l’attention sur l’une des activités médicales les plus dynamiques du monde. Voici la « Chinerurgie » esthétique qui « nez » et, qui se retrouve avec le taux le plus élevé par habitant d’interventions pour « l’Empire du Gracieux » et, cela bien que la Corée du Sud soit reconnue comme la Mecque de la chirurgie plastique en Asie.

Mao avait inventé l’uniformisation des tenues, nous passons aujourd’hui à celles des visages, à faire pâlir le Docteur Joseph Menguelé. La Chine, plaque tournante de la plastique en Asie, sera bientôt le pays où les jumelles feront légion. Ce boom de la chirurgie plastique en Chine remonte à la croissance de son économie, et à un marché de l’emploi très concurrentiel… Read more on..

SULFURES POUR FRÉMIR DE PLAISIR

Les moins de vingt ans confondront certainement la luxure avec le sulfure mais qu’importe ! Il est comme un diamant brut qui avec un procédé de fabrication très ancien ces  baguettes de verre multicolores aux dessins complexes était déjà connue des Egyptiens sous la 18ème dynastie. Magie des arts du feu, celui qui désigne à la fois le bien et le mal, qui brille au paradis et brûle en enfer, cuisine pour notre plaisir, mais qui aussi peut déclencher l’Armageddon.

Autrefois réalisé sur des plaques de mosaïques qui furent plus tard enrichies de feuilles d’or pour les plus fortunés, Venise recueillit cet héritage et lui donna le nom  toujours utilisés : “Millefiori”(mille fleurs), voici une techniques qui trouvera son épanouissement à Murano puis passera de Venise en Bohème et de Bohème en Lorraine … More on click here

LES SENTINELLES DU PEUPLE FASHION

Existe-il encore des critiques de mode dans cette profession ? L’industrie du luxe et de la mode, qui cadre ses journalistes et ses influenceurs journaleux en les mettant sous perfusion d’argent, n’engendre que des courtisans et d’infatigables scribouilleurs qui vivent au crochet des marques. De faux talents métaphoriseurs de mots ampoulés, ne parlant jamais avec réflexion, des « Flop Fringant », pas vraiment dangereux, il est vrai, mais qui pensent que le mieux, c’est le bien d’autrui.

En tous cas, les marques se contentent de peu. Elles souhaitent faire appel à de bons valets, peu hostiles au banal et préfèrent cela à un « J’accuse » de Cola littéraire, louche et chef des odeurs qui pourraient lâcher une vérité lors d’un petit moment bien choisi.

LE PROTOCOLE UNE IDÉE

La bienséance ou le savoir-vivre, l’étiquette ou plus communément appelé, le protocole, tous ces mots qui disparaissent de la langue française et qui disparaissent tout court pour laisser place à un monde où personne ne respecte personne. Nous voilà au paroxysme de notre société où nous rencontrons de plus en plus de sociopathes avec carte de visite. Crapuleux en amour et incestueux en rêve faute de pouvoir l’être, orgueilleux et vaniteux et en plus ombrageux, et vantards, les voilà les hommes et les femmes d’aujourd’hui, et personne n’échappe à cette caricature même pas moi. A les fréquenter, ils finissent par déteindre sur vous.Pourtant l’étiquette gouverne et restreint la manière dont les gens inter-réagissent. Elle sert à exprimer le respect dû à autrui, en vertu des normes sociales. Par exemple, de saluer et remercier ses amis de manière appropriée, chaleureusement et respectueusement reste un geste simple et pourtant inexistant… READ MORE

TOUR D’IVOIRE DANS NUIT TÉNÉBREUSE

RiRi est sur le point d’être le prochain monogramme pour remplacer l’abréviation de Luxure et Volage « LV ». Le groupe du Seigneur des Arnault, qui passe sous silence le prénom de Rihanna, qui signifie « femme du prophète » en arabe – mais nulle n’est prophète dans son pays, – ne change pas, il s’adapte. Une petite tour d’ivoire dans la nuit la plus ténébreuse, la nouvelle maison Fenty basée à Paris, et, « égo centrée » sur Rihanna, sera une première pour le conglomérat de luxe, avec cette fois, une célébrité qui sera également la première femme noire à diriger une marque du groupe, faisant ainsi basculer les stars hollywoodiennes aux oubliettes pour les remplacer par des chanteuses de « RNB ».

UN METRO NOMMÉ DÉSIR

Je me souviens encore de l’odeur sèche des poussières métalliques du métropolitain. En ce temps là, il ne sentait ni la miction, ni l’huile de McDo. Je revois les paillettes de silex sur les marches des escaliers, brillantes comme des étoiles les jours de pluie. Je me remémore le poinçonneur à la mine triste assis sur sa drôle de petite boîte et rêvant à des contrées lointaines, il faisait un petit trou dans le billet et ses confettis se cachant sous sa veste finissaient au lilas dans son appartement. S’il m’avait donné sa poinçonneuse, j’aurais bien fait des petits trous dans les marches des escaliers pour voir ce qui se cachait derrière les étoiles les jours de pluie.

L’attente du train sur le quai était souvent raccourcie par une barre de chocolat convoitée dans cette boîte en argent qui me rappelait le coffre aux secrets de ma sœur ; un distributeur automate que je voyais comme un robot imaginant à l’intérieur un homme de petite taille distribuant les friandises seulement aux enfants sages… Enfin, arrivant dans un grand bruit, comme l’armée de Gengis Khan qui déferlerait de ce trou noir du bout du quai, comme un dragon tout flamme dehors de couleurs vertes et rouges,  avec à sa tête un conducteur impassible qui ressemblait avec son béret à mon voisin de pallier… Read more on

VUITTON SUR UNE LIGNE AÉRIENNE

Une collection cousu main type métier gare, le sport-chic de Manhattan pour un concept tout à fait curieux ; soies brodées à la façon des courtisanes du Roi Soleil, et pour des femmes actives bien ancrées dans notre temps, la mode est toujours un éternel recommencement, et les chemisiers taillés, au passé de Montana, avaient un genre glamour irrévérencieux. La femme bourgeoise avocate Américaine y trouvera son compte, et n’ira certainement pas porter plainte. Ces femelles sont comme les spermatozoïdes une chance sur trois milliards d’atteindre leur cible qui est d’être enfin des femmes avec un peu d’humanité.

Finalement, la seule révolution dans cette croisière, c’était l’aéroport et le bâtiment de la TWA Flight Center, refait à neuf pour la circonstance, donnait à l’architecte Eero Saarinen un renouveau de notoriété, car, depuis 1962, il avait été largement oublié. A l’apogée des Trente Glorieuses, ce bâtiment, qui ne détonne pas dans le monde d’aujourd’hui, est toujours d’une très grande modernité et ressemble curieusement aux palais bulles de Pierre Cardin construit en 1975 dans le sud de la France. read more …

GUCCI ROUGIT BRILLE ET TRAHIT

C’est la nouvelle campagne publicitaire de Gucci : un rouge à lèvres qui transforme la femme de docteur Jekyll en Mr. Vamp. A l’instar de la momie de Toutankhamon, qui a regroupé les archéologues du monde entier, il existe un vampire qui décime les couturiers et j’ai le regret de vous avouer qu’il s’agit d’Alessandro Michele. On pourra ainsi l’appeler mon « Saigneur » mais, il est vrai que les cimetières sont éclairés au néant. Un ampire pour vous installer, un mauvais goût sur la bouche, et nous nous ferons du mauvais sang pour la marque Gucci. Les services marketing des « Homoglobines » ont dû suer « sang et eau » pour désacraliser la beauté, et nous pouvons dire qu’ils ont certainement cela dans le sang.

AURORA ÉTONNEMENT VÔTRE

Voici l’inspiration murmurante sous l’écume des mots, un corps criblé ce matin de ma nuit de sèves, mémoire des sentiers de son aurore dont j’ai cassé le miroir du poème et fracturé l’image du vent hurlant aux brèches de l’étonnement. Rien ne me sauvera désormais de l’étonnement âpre d’un parfum de Honk kong si surprenant. Quel serait l’idéal pour décrire le bonheur ou l’élégance ? Frais et légèrement fruité, avec de subtiles agrumes flottant doucement en tête, des notes, qui touchent comme si sur le piano on frappe sur les blanches seulement, sont magnifiquement embrassées dans la douceur du lotus. Ce parfum ressemble à une robe soyeusement légère qui glisse gracieusement à l’opéra de Vienne, délicate et  presque fragile, et pourtant tellement équilibrée.

BIEN MAL ACQUIS NE PROFITE QU’APRÈS

Voici le plus grandiose exemple de crétinismes illuminés qu’il fut possible de rencontrer : Anna Sorokin amoureuse de la mode, et sous le faux nom d’Anna Delvey, fausse héritière allemande, a été accusée d’avoir volé plusieurs centaines de milliers de dollars pour financer son style de vie extravagant, une tout-à-l’égout qui demande sa statue. Avec ses sacs Chanel et Hermès, ce qui marque le mauvais goût de cette pétroleuse qui est « un roseau dépensant », a escroqué  aux investisseurs d’une banque et à plusieurs marques de luxe françaises plus de 200 000 dollars. Si l’homme est poussière celle-ci ne voulait pas être aspirateur. Condamnée jeudi pour vol « bien mal acquis ne profite qu’après, paraît-il ! » Celle-ci risque, quand même, 15 ans de prison.

DOCTEUR MAOUSSE

Un institut de beauté, que tout le monde connaît mais dont personne n’a l’adresse. Discret mais pas secret, ils sont les nouveaux gourous de la beauté et de la santé qui en toute illégalité pratique la médecine n’ayant pour seul bagage qu’un voyage à Katmandou.

Ceux-ci se livrent à toutes les expériences, et parfois, la crédulité des femmes me consterne ! Elles sont prêtes à avaler n’importe quoi pour retrouver leur splendeur passée. Électrodes sur la vulve, celle-ci s’exclame « Oh my gode » et, après avoir subi cette électro-stimulation, les électrodes humides, par la chaleur du corps malmené, sues à grosses gouttes, elle s’esclaffe : « vous êtes le seul mec qui me fait mouiller de la sorte ».

NODALETO CONTRE-PIED

Fallait-il discriminer les enfants d’un discriminant ? Le même, qui une fois votre père décédé, n’a même pas eu la courtoisie de répondre à votre courrier écrit avec soin de votre plume sergent major. Usuellement, je n’agresse pas les gens par un texte d’humain de contrefaçon, et les petites vengeances qui sont légion dans ce monde de la mode ne me concernent pas et ne viennent jamais entacher ma plume.

Alors, Madame Julia Toledano, fille de Monsieur Sydney Toledano, vous vous lancez dans le domaine de la chaussure de luxe ! Comme quoi, même avec un diplôme d’avocat, on peut choisir de devenir une créatrice d’accessoires, mais le seul rapport, que j’y vois, serait une mise à pied ou mieux un marchepied ou encore un « gay pied » peut-être.

NOTRE DAME DE MAI

Cloches naïves de printemps qui font de la plaine une herbe amoureuse, et qui est au firmament des senteurs dans la tiède brise de ce matin, envoient, au renouveau de la nature, ses baisers odorants et ses bouquets de carillons.

Carillonnez ! Car voici Mai ! L’atmosphère, embaumée et tendre, semble pleine, comme si elle pousse un soupir pour nous donner ses tendres missives. Les oiseaux, dans les bois, chantent des triolets avec les fées clochettes qui, en ce jour, bercent la ville de Paname, avec la crainte des ombres violentes venant faire leur sale besogne.

La ville, ce matin, est paisible. Au pied des tours de Notre-Dame, la Seine qui coule entre les quais et le muguet coquet qui y fleurit, se souvient du bel été et des bateaux-mouches sur le fleuve avec des trottoirs noirs mouillés après la pluie. La Cathédrale tend sa grande voile nouvelle, le vent s’engouffre dans cette toile, et ainsi elle devient vaisseau ; vaisseau de pierres avec trois mâts, pour un voyage au premier Mai.

MA RAISON VACILLE

Dans la peau d’une cleptomane qui nous ouvre les portes de son imaginaire teinté de poésie, et avec des artistes aux multiples facettes qui se retrouvent manipulés et sous influence d’objets que la jolie voleuse dérobent à foison. Un monde qui tourne sur son axe propre et qui nous emporte dans un voyage « des milles et une lui », un porte-manteau qui se transforme en dragon, des sièges et une table qui glissent et s’esquivent, pour laisser place à un mur qui s’ouvre et laisse surgir un couple de danseurs qui passe de l’autre côté du miroir pour vivre le passe muraille.

Avec des vêtements ondoyants qui, soudainement, muent par une vie extra-sensorielle, à tel point que, quand l’artiste marche, on croirait qu’elle danse comme ce sable de l’azur des déserts imitant la houle des mers qui glisse avec indifférence.

DHL MODE EXPRESS

Retenez-bien ce nom car il restera comme une lettre poste restante, un « nain posteur » qui pour seule couture nous envoie un « beau lino ». Une mode spécialiste de la queue qui n’avance pas, copiant sur les services pudiques… Une sorte de couturier qui nous envoie un colis piégé pour mannequin en DHL, drôle d’héritage pour l’environnement et les générations filatures. Avec un public en tête de timbre qui sourie béatement figé, et si jamais vous avez l’idée de leur passer la main dans le dos, cela colle ! Un public qui pense que « DHL » est un philosophe Français.

Ce couseur de pacotille est comme la poste, il transmet un rien, son pli est une imposture au plissé de l’étuve. Une blonde se dirigeant vers cette boîte aux lettres, regarde dedans, refermant la petite porte et se rassoit. « Vous attendiez une lettre ou un paquet très important lui demande sa voisine ! La blonde lui répond :  Non, c’est juste que ce foutu Iphone n’arrête pas de me dire que j’ai du courrier ! »

SE MOQUER DE SOI

Est-ce une insulte ou un hommage ! Un jour d’avril 2019, un lecteur a qualifié mon support de Blog : « bobo, gauche caviar », Bourgeois-Bohême ! Me voilà, subitement stupide, « conformiste » et « millionnaire » de surcroît, raciste et inculte ! Utilisant des mots de Français, que personne ne comprend, comme mon président préféré, Mr Macron. Vous êtes un être singulier qui cultive une série de travers plus ou moins condamnables et néanmoins contradictoires. Ainsi, serai-je tour à tour « écolo pastèque », « angélique », « bisounours », « égoïste », mais aussi, naïf au point d’imaginer « que mon Iphone est le fruit d’une rose et d’un chou-fleur, et que sa maison basse consommation naît dans un placenta de La-Malmaison».

FEMMES BRONDES, JE VOUS AIME

A toutes les filles qui se trouvent trop rondes car elles ne font pas un 38 : vous êtes toutes belles. C’est la société qui est moche. Toi qui négliges les femmes en chair, toi qui ignores ces hors pairs, ces formes rondes et opulentes, ces rondeurs extravagantes, tu ignores certainement que les compliments sont des bonbons dont les femmes raffolent toute leur vie : jeunes, pour les croquer à pleines dents, plus âgées, pour les faire fondre doucement entre leurs dents. Comme des Danaïdes, se perdre sur un dos incroyable de la douceur d’une peau de bébé, le charme incarnée de la rondeur et l’invitation à l’effleurement et à la caresse la plus tendre. L’érotisme provocant est assumé par un appel à la chair qui sublime le paradoxe de cette peau blanche et froide, unique et rappelant le placenta si chaud et si doux.

VUITTON SENTEUR ET SANS REPROCHE

Voici l’Ascension de l’Annapurna du parfum ou l’art d’accommoder l’Everest. Le trio de Louis Vuitton qui arrive près de trois ans après sa plongée dans le monde merveilleux de la fleur artificielle, collaborant avec l’artiste Alex Israel basé à Los Angeles, celui-ci pour contenir ce jus « chimirique », crée non pas un flacon mais une bouteille ! Et c’est avec le Maître Jacques Cavallier, qui ne monte pas à cru mais à jus, qu’ils ont voulu stigmatiser la cité des anges dans un parfum pour un voyage avec « bagasse », voulant mettre le soleil de la Californie en flacon.

Voici une Eau de Cologne qui serait de Californie, ou plus on la hume et plus on ne peut la sentir. Dans des bouteilles qui, autrefois, servaient à la pharmacologie, Vuitton voulant probablement soigner notre dépression de ne pas pouvoir l’acheter. Vert pour le Cactus que l’on appelle aussi le gratte-cul, et jaune pour les traces que laissent les incontinents sur les trottoirs des bimbos de la Fashion Week, et le bleu enfin qui, d’après le créateur, doit donner de la vitamine, car si tu vas bien, tu « vuittonmines ».

EATALY L’ANTI MEZZOGIORNO

Le Mezzogiorno, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, cela ne s’invente pas ! Ouverture d’un nouveau temple de la « food » italienne ; 2 500 m2 en plein Marais – « Eataly », jeu de mot comme dirait Maître Capello – Samedi dernier, c’était la queue comme pour les boulangeries de l’ex-Allemagne de l’Est le jour de la livraison de la farine. Les Veaux-Veaux Parisiens, à la queue leu leu, comme chez Denise, rue Quincampoix, attendent de pouvoir entrer dans ce temple de la gastronomie italienne dont les chiffres donnent le vertige. Pas moins de 7 points de restauration (2 500 couverts par jour), une cave à vins abritant 800 références, mais, à vaincre sans baril, on triomphe sans boire ! Une épicerie fine, pour un lieu ouvert 7/7 jours, même le dimanche des ragots !

COBSON FOREVER

Superbe et triomphante, elle vint un jour en grand apparat avec des airs d’Infante dans un flot de velours nacarat. Ses grosses perles de Venise qui roulaient comme des gouttes d’eau au bord de ses lobes, sa peau d’un grain laiteux de frais satin tranchait avec ses paupières battant des ailes sur ses globes d’argent brunis. Une nacre de l’infini qui lui donnait ce charme de pudeur. Voilà que doucement on la pose sur son lit, ce tombeau blanc et doux, pour que subitement la nuit tombe sur ce souvenir si exaltant.

Au revoir, petite sœur. Toi, qui aimait la vie à en mourir, voici que ton désir de l’Inconnu va être satisfait. Doucement, tu visiteras le jardin des anges et parmi les bois et les parfums, tu emportes, dans ton sommeil, la douceur suspendue d’une fleur par l’été qui tord le cou à l’ouragan.

VOYOUCRATIE S’ABSTENIR

Il utilise les autres et les copies comme ferait une Xerox des années 80, sans qualité, ni définition, croyant avoir inventé l’écriture comme en Mésopotamie en -3500 Avant-Jésus triste. Leurs femmes sont des demi-mondaines prêtes à tout jusqu’à une « fêle à scion » sous le bureau de leurs futurs clients. Les voici, ces trentenaires, appelés de ce nom ronflant « Millennials ». Incultes et agoraphobes, ils cultivent « les bulbes de narcisses » et leur égoïsme est aussi étendu que la lac Victoria. Comme « une mère intérieure » ils ont encore leurs nounours pour dormir car cela les rassure quand ils viennent d’escroquer un travailleur de son dur labeur qu’ils revendront des millions à leur seul profit et pour ne rien en faire, juste acheter des Nabuchodonosors au Nikki Beach de St-Tropez.

VERSAILLES LUPANAR DES KARDA CHIANTE

Dans le cas de la haute couture, l’adage, selon lequel une image vaut tous les mots du monde, est certainement vrai. Aucun journaliste ne sera jamais capable de décrire une tenue avec autant de précision que la plus simple photo. Alors, Louis XIV décide de faire des défilés de haute couture à Versailles. Les courtisanes et les courtisans ont l’obligation de se présenter au roi avec des tenues originales et créatives.

Enfin, rien n’est plus efficace en termes de vente que le mélange explosif du sexe et de la célébrité. Versailles devient ainsi le lupanar (traduction de l’italien: la chambre des louves) ou un endroit pour sexe, robe et musique, « Le syndrome Kardashian ». Déjà, en France, en 1600, Henri IV avait fait habiller des poupées de manière à ce que sa fiancée, Marie de Médicis, soit au courant de la dernière mode lorsqu’elle arriverait à la cour. Au début des années 1670, la marquise de Sévigné envoyait des poupées à sa fille par peur que cette dernière, perdue au fond de la province à cause de son mariage, ne paraisse ridicule et elle s’assurait ainsi que sa fille puisse ressembler à une parisienne chic. Cliquer sur le titre pour lire plus …

BREIZH CAFÉ PARIS

Quoi de plus naturel que d’aller dans une crêperie avec deux bretonnes blondasses qui, d’ailleurs, ressemblent plus à des suédoises d’Oslo pour une omelette Norvégienne. Merci, Monsieur Darwin ! C’est la mode des crêperies et elles foisonnent dans Paris. D’ailleurs, celles-ci font le bonheur des bobos parisiens qui passent leurs vacances entre Cancale et Dinard. Voici  n crêperie qui tire son épingle du jeu, car elle a bien compris que la crêpe et la gaufre n’étaient pas seulement toute l’économie de la Bretagne et que les Corsaires sous Louis XIV étaient déjà de grands voyageurs qui importaient le savoir des pays du Soleil-Levant.

ATELIER BOIVIN L’EFFET PAPILLON

Nourri par la soie, sur l’aile du zéphyr pour orner le cou des dandys parisiens, et s’envoler comme un souffle sous les voûtes éternelles de nos Dames de Paris, voici le papillon qui, avec son destin enchanté, retrouve enfin le ciel du chic et de la volupté. Une cravate bien nouée, disait Oscar Wilde, est le premier pas sérieux dans la vie. Cependant, quelle ironie quand vous savez que la cravate a été inventée par une femme.

Les générations, d’aujourd’hui, que l’on dit maudites, viennent de redécouvrir les vertus de cet accessoire qui faisait de l’homme du 17ème siècle le plus chic de tous les temps. Ainsi, Louise, Duchesse de La Vallière et maîtresse de Louis XIV, portait, au temps de sa splendeur, une cravate à large nœud flottant celui-là même qui revient en odeur de sainteté. L’idylle de cette Duchesse, relaté en détail par Alexandre Dumas, fera d’elle la mondaine la plus emblématique de France.