AUBADE LA CHANSON DE L’ADULTERE

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Quand on parle d’aubade aujourd’hui, on pense à un concert donné à sa belle par un amoureux au petit matin. Mais, au XIIe siècle où les dames s’égayaient sous l’édredon en dehors des liens conjugaux, c’était plutôt toujours au lever du jour. La chanson était destinée à réveiller l’amant et ainsi l’avertir du retour d’un méchant mari. Certaines phrases sont explicites comme par exemple « Dans un verger, sous le feuillage d’aubépine, la dame tient son ami à côté d’elle en attendant que la sentinelle crie qu’elle voit l’aube venir pointer le jour ».

Les troubadours traversent ainsi l’Auvergne, la Provence, l’Aquitaine et la Gascogne, adoptant une sorte de langue consensuelle, un langage qui semble englober tous les dialectes et patois de France, constituant ainsi une base commune ou universelle de l’aubade du beau pays de France. Non seulement cette langue est comprise par tous, mais elle est lue et prend des formes littéraires et poétiques. C’est la petite histoire des amants en France, celle qui fait, que, encore aujourd’hui, la réputation de nos invétérés French Lovers reste intacte ; l’adultère élevé au rang de blason. Le nom adultère dérive du verbe latin « alterare » (qui a donné « altérer ») et signifie littéralement commettre un adultère revient donc à « altérer » le serment de fidélité conjugale. On peut comprendre maintenant le nom donné aux sous-vêtements affriolants de la marque « Aubade ».

Anonymode