AMAS ZONE DE CONFORT

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Je veux que l’on me considère comme un « mètre » ou rien. Pour moi, mon choix est fait : je m’arrête volontiers à la seconde considération. Il est lourd et obstinément enfoncé dans sa science, occupé à compter tous ses livres qu’il dissèque, avec un tel encombrement d’outils et de préparation que lorsqu’il sort de ses entrepôts et revient à la lumière, il garde l’odeur du cénacle où il s’était endormi entre deux millions ou rayons, c’est selon. La vraie noblesse lui manque pour les choses usuellement délicates, alors pour la couture, ses mains de distributeur sont maladroites et devant son triomphe, il croit pouvoir tout faire et même peindre l’évidence.

Alors, pourquoi pas la couture ! L’Amazone du monde se prépare donc pour la Fashion Week de Londres. Le géant qui croit que vendre des T-shirts par millions en ligne le rend légitime dans le secteur de la couture et du luxe. En réalité, un Grumler ou un idiot d’astreinte lui aura soufflé l’idée que maintenant qu’il est riche à milliards, il pourrait concurrencer Net-a-porter, Farfetch et Matchesfashion.com, pour se hisser au statut de boutiquier à celui du Seigneur des Arnault, et devenir un Must des quartiers.

Il redouble d’efforts pour accroître sa visibilité dans ces domaines avec une série de projets qui devraient faire leurs débuts pendant cette semaine de la moche de Londres, de même qu’une vitrine numérique avec des créateurs qui viennent de Belgique ou des Etats-Unis, mais surtout le lancement tant attendu de sa plateforme de luxe, une application dédiée aux marques plus « Tati que Daniel », mais il est difficile d’imaginer que le « Baise Os » sache vraiment ce qu’est une marque de luxe.

Son nom Ama-zone Fashion X, « pour polytechnicien ou Russ Meyer » Londres présentera aussi des pièces d’archives de prêt-à-porter à défaut de trouver des créateurs, ainsi que de la lingerie et des chaussures de marques telles que Preen: « super connue des béotiens ». Bref, un gloubi-boulga de marques, plus ou moins connues, qui ne cassera pas tripette, et certainement conseillé par Jean-Marc Loublier .

En France, Amazon a mis de l’argent dans le social et la diversité, gardant cette image que la mode est solidaire !  Tandis qu’en Italie et au Royaume-Uni, il fait des dons aux conseils des organismes professionnels. Aux États-Unis, Amazon Fashion a travaillé avec le CFDA/Vogue Fashion Fund’s A Common Thread pour soutenir les créateurs locaux touchés par le corona-minus.

Une débauche d’argent qui, au final, n’aura aucune efficacité, car ces géants ne comprennent pas que la mode c’est d’abord des créateurs ; jeunes de préférence et bien dans leur temps. Et tant que nous aurons des personnes du troisième age qui attribuent les bons et les mauvais points en fonction des Baltasar Gracian et des relations avec des mignons que Henri III ne renierait pas, la mode européenne n’avancera pas.

Anonymode