A LA SAINT GLINGLIN

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Mais, qui est ce Saint-Glinglin ? Il fut un temps où la vie, dans le beau pays de France, était rythmée par les saints. Chaque jour, que Dieu faisait, portait le nom de pieux personnages que l’on disait charismatiques. Ainsi, toute commémoration, toute action, tout projet dans le temps étaient désignés par un nom inscrit sur le calendrier.

Et donc on disait : « je vous rembourserai à la Saint-Sylvestre », quand on voulait s’acquitter de ses dettes à la fin de l’année. « Nous nous marierons à la Saint-Benjamin » pour une cérémonie fixée au 31 mars. « Je me rendrai à la foire de la Saint-Martin » disait-on pour parler du grand marché du 11 novembre. Les foires d’ailleurs représentaient une forme importante des marchés au Moyen Âge. Cela est particulièrement vrai pour le royaume de France et les pays voisins. Les calendriers des réunions devaient être public (elles sont d’ailleurs criées), d’où l’expression la vente à la criée.

Bref, quand on ne pouvait pas payer ses dettes, ne pas souhaiter convoler en juste noce, ou encore, quand on ne voulait pas aller faire ses courses… Tout ce fatras négatif était renvoyé à la Saint-Glinglin, un jour apparemment bien Chrétien, mais que l’on n’avait aucune chance de trouver dans le calendrier grégorien. Car ce saint-là n’est pas un Saint mais « Seing », c’est-à-dire une cloche en ancien français et cette cloche faisait « glin glin » une onomatopée burlesque tirée du tudesque « origine germanique » Klingen, sonner.

FM