GUEULE DE BOIS EN HÉBREU

Bref, la carte et ses intitulés du menu gravés sur la stèle de Mérenptah ou « les tables de la swag », et qui laissent place au mystère, pour un voyage avec des saveurs qui étonnent, et décontenancent inexplicablement. « Glace à l’orange et au za’atar » avec un « saumon gravelax » passé dans de la vodka et les épices exclusivement de Sion ou un œuf mariné au thé noir accordé avec du tahiné « sésame ouvre toi ! » « Célèbre en Israël » me dit la Gogo danseuse qui m’accompagne, le Saumon il est « Grace Lax » (comprenez de L.A.X. croyant qu’il était produit sur les pistes de l’aéroport de Los Angeles, connu comme le houblon! Une Jolie sélection de vins qui sort des frontières et concernant les frontières, ils s’y connaissent pour faire bouger les lignes, mais chacun sait qu’avec la bitumeuse qui m’accompagne « l’alcôve tue lentement ».

LA SOLITUDE NID DES PENSÉES

Des amitiés qui ne sont que des zéros et des uns. L’addition de ces deux chiffres crée une solitude numérique, une invention purement humaine, mais pourtant diabolique. Une vie sur Instagram, totalement réinterprétée, pour montrer aux autres que l’on est pas désespérément seul dans ces grandes mégalopoles et que notre vie est un rêve. J’imagine Emma Bovary qui aurait aimé sans limite le site Tinder ou tout autre site de rencontres pour une « Fast Love » à n’en plus finir et dénuée de toute humanité.

Mais, quand les gens essaient d’avoir toujours plus d’amis sur Facebook, ou de relations, je cherche toujours plus à m’enfoncer dans cette solitude qui me rend de plus en plus heureux. La fréquentation de moi-même est un petit plaisir égoïste coruscant. M’éloigner de ces humains de contrefaçon imbéciles, qui, chaque jour, foulent le pavé des rues de Paname comme si un paradis s’ouvrait devant moi. Pour effacer ma peine, je marche la nuit, je ne sais pourquoi, je respire mieux que partout ailleurs, ma pensée s’élargit et j’ai, par moment, une lueur dans l’esprit qui me fait croire, pendant une seconde, que je vais découvrir le divin secret des choses. Puis, cette fenêtre se referme subitement en regardant une passante botoxée à outrance qui me regarde comme un bonbon qu’elle aimerait sucer…

DIOR ET LE CRACHEUR DE PERLE

En effet, interrogé par un étudiant sur les raisons de la disparition de Taïwan sur la carte, le représentant de Dior a répondu : « Je pense que c’est peut-être parce que l’image a été mal coupée ou l’île de Taiwan est trop petite pour apparaître. Quand notion de géopolitique n’oblige pas – les jeunes sont ainsi – inculte et façonnent un univers à leur image, hermétique à la moiteur du cul, pour préférer la culture du moi.

Cette intelligence mycosée, probablement diplômé de l’école Pascal Marant, a ensuite expliqué de façon plus que douteuse qu’il faisait une différence entre la Chine continentale, Hong Kong et la région de Taïwan, en soulignant que les marchés de Hong Kong et de Taïwan ne sont pas dans les régions dont il a la gestion. Mais demeurer ferme en l’erreur, c’est errer deux fois.

L’étudiant chinois qui, lui par contre, connait la géopolitique, ajouta : « Oui, je comprends que vous gérez la Chine continentale, mais votre carte indique la Chine globalement. Je crois toujours que vous devez inclure Taiwan sur votre carte. C’est comme si vous parliez de la maison Christian Dior et que vous ne mentionniez pas le Maître de Granville, le créateur de la maison. En tous cas, en voilà un, qui va se retrouver au courrier de la maison des erreurs 404 pôle emploi…

LA GUERRE DES POUFFES

Fabuleux petit monde du Blogging qui, au fil du temps, ne se bonifie pas, c’est le moins que l’on puisse dire! Avant de lancer mon magazine en ligne, j’avais un regard très candide sur la profession : je pensais que c’était une grande communauté qui sortait le soir dans les boîtes de nuit dans une ambiance de fête, et ne dit-on pas que Paris est une fête ? Mais, c’est comme partout, il y a des gens cools, bienveillants et d’autres qui le sont un peu moins. Entre les nouveaux chômeurs qui gravitent autour des shows, les demi-mondaines « Russe Koff » pouffiasses de moche, et les fausses brunes diffuseuses de conneries en spray, le milieu est tout à fait croquignolet.

HEMU SPRING SHANGHAI 2020

HEMU was founded in Shanghai, China in 2010, with Oriental element and humanity as the origin of design. It adheres to the belief of originality, zen and inheriting Oriental culture, and is committed to creating an excellent Chinese original designer brand. HEMU takes the vast Chinese culture as its design inspiration and adheres to a low-key and concise design attitude Read more on…

C + PLUS DE BANAL

Les ondes du désir et de la poésie étaient présents et contrebalançaient la vulgarité qui s’était assise à mes côtés, une Afida, erreur de la nature, faisait tâche dans la poésie ambiante, mais tous les dégoûts sont dans la nature. Parmi les oiseaux, il y a aussi des corbeaux et des poules.

Un plissé n’est pas joué. Une cape chemise pour un souffle de beauté, en ces temps de grisaille de la fashion week de l’Empire du Milieu, j’aurai envie de dire de « L’an Pire du Miteux ». Ce jeune nippon où le Samouraï de la couture fait la guerre au beau, essaye d’interpréter le cœur humain et use des sonorités d’un camion de 35 tonnes pour exprimer les sentiments les plus nuancés. Il souhaite évoquer des images qui devraient résonner puissamment dans notre imaginaire, mais qui résonnent seulement dans le désert de Gobi.

Dans sa forme la plus élevée, il suscite l’intuition profonde de la vie d’une vieille momie, et fait jaillir le désir d’un retour prochain dans la crypte. Le vent sur Shanghai fait flotter la soie plissée sur le corps du mannequin, comme une force invisible, soumise à la vision d’un cloporte.

ELEPHANT STARR

Les armes les plus puissantes de l’amour sont la douceur et l’esprit, et hier, vous nous avez montré de la douceur dans la vertu, car la vertu sans douceur n’équivaudrait qu’à un appât sans hameçon. Hameçonné, en effet, nous l’avons été, à l’image de la femme à côté de moi où je pus percevoir une larme perlée au coin de son visage. J’espère que vous m’en rendrez raison un jour d’avoir ému celle que j’aime éperdument. Vous êtes tous les deux à la fois douceur comme le miel du pays du cèdre, et pour que celui-ci nous submerge vous rajoutez un peu de raffinement et un monstre d’humanité, Joey « Starr » un nom qui décidément n’est pas usurpé.

Le destin de John Merrick, le monstre Londonien dans le corps d’un géant, qui crevait l’écran de sa sensibilité déjà dans « Police », une bête sacrée qui interprète un monstre, mais de mansuétude. La pièce du dramaturge américain Bernard Pomerance, qui avait, dès sa création en 1977, installé le principe d’un acteur sans maquillage ni prothèse, nous raconte le mépris commun des conventions sociales, avec un clin d’œil à Whitechapel et Jack The Ripper qui se regarde dans la glace pour apercevoir le portait de Dorian Gray, joué par l’excellent Luc Bruyère. Read more on …

UN CHOO PEUT CACHER UN CHIC

Au sens strict, on entend par chinoiseries un style européen de décoration dont l’origine s’inscrit dans une problématique d’échanges artistiques entre des civilisations très éloignées et fondamentalement différentes dans leur perception du monde. Le terme, lui-même, est apparu dans la langue française vers 1845, avec une connotation nettement péjorative qui a longtemps perturbé.

BARAVIA FASHION DUBAI

“Le but ultime de Baravia Fashion n’est pas seulement d’être connu dans le domaine de la mode, mais de voir des visages qui sourient en toute satisfaction”. Je n’invente rien ! Voici le communiqué de peste. Mais, pour nous, c’est les larmes que nous avons senties couler le long de nos joues. Une chose est sûre, si vous ne voulez pas être connu dans la mode, cela sera le cas, et pour la satisfaction de vos clientes, donnez leur un petit canard de Chantal Connasse pour leur nymphe en feu, car elles sont tellement obsédées qu’à la fin elles sautent même les repas.

Maudit soit l’auteur de cette collection, une création qui cousait malgré minerve, et de son lourd marteau vers cette douce vilaine envie de “poétratre” affamée au point même d’aimer Elie Saab, le couturier Libanais qui a le nom d’une voiture Suédoise…

VUITTON UN ARC-EN-SIECLE

Mardi dernier, le spectacle était Cour Carré du Louvre là où, autrefois, la couture plantait ses tentes pour que les couturiers du monde entier viennent présenter leur collection. Cependant, après des années de controverse, ceux-ci mécontents du lieu avaient déserté cet espace du centre de Paris pour aller s’exploser un peu partout dans la capitale. Pour finalement, établir leur siège au Palais de Tokyo. Qui a pu avoir cette idée si saugrenue pour la couture Française ? Certainement pas Jacques Mouclier qui voulait regrouper l’ensemble de la profession au Louvre : une idée probablement trop en avance sur son temps.

GUCCI ELIXIR PHILOSOPHALE

Du latin elixir emprunté à l’arabe ibérique médiéval «pierre philosophale» et du grec ancien xêríon («poudre siccative à mettre sur les blessures») siccative est une substance qui joue un rôle de catalyseur en accélérant le séchage.

Voici donc l’Élixir de la maison Gucci, « mémoire d’une Odeur » pour slogan et qui réalise une nouvelle famille olfactive. Suis-je atteint d’anosmie, où le chimiste apocryphe nous donne une arôme dont le sillage est composé d’ingrédients inattendus : camomille romaine, jasmin corail, muscs et accords boisés, dans un flacon de la couleur originale du verre de la même couleur où autrefois à Pompéi les carafes se faisaient cépage de notre ivresse.

LE RETOUR DE MADAME BOVARY

Le supra-luxe arrive avec le retour de ces grandes courtoises supra-riches, des Emma Bovary disparues déjà depuis longtemps. Des femmes, tout signe extérieur de distinction dehors, reprennent le pavé de Paname, et les voilà de retour après des années d’exils de la planète style, la grande bourgeoise revient en force. Mais, pourquoi ?

Face à une offre toujours plus saturée, les marques ont compris qu’il était temps de se recentrer sur les valeurs et de redéfinir leurs fondamentaux. Or l’allure bourgeoise n’est pas dans l’aldéhyde et se prête parfaitement à une réinvention car elle pose la question du retour aux femmes de goût. Cela soulève, toutefois, surtout la notion d’héritage accentuée récemment par d’autres événements comme la disparition de Karl et la mémoire de Chanel ou bien, dans un autre registre, l’effet suscité par l’incendie de Notre-Dame avec la reconnaissance de son histoire immense connue du monde entier, en un mot le patrimoine Français, sans oublier Franck Sorbier, intemporel et postmoderne du dernier grand couturier.

CHANEL A L’OPÉRA DU MÉPRIS

Fort de constater que les incultes aujourd’hui sont légion! En effet, l’Opéra de Paris a rendu hommage a sa façon à Serge Lifar et réhabiliter au sein du patrimoine chorégraphique est-ce bien raisonnable! L’homme le plus controversé d’après guerre et le mélange de genre entre Coco Chanel, grande amoureuse de la collaboration « artistique », n’a étonné personne ! Un instruit aura probablement glissé l’information dans les mains d’une « Dir Conne » inféconde à la culture.

Il faut savoir que quand la France signa l’Armistice en 1940, Lifar fit le choix de la collaboration en devenant un grand ami du parti nazi. Il devint l’une des « vedettes » de la vie culturelle et mondaine parisienne, et vingt fois sur le métier il remet son outrage, entre officiers allemands et collaborateurs qu’il côtoyaient, il félicita l’Allemagne après la prise de Kiev.

MARINE SERRE PARIS 2020

À Longchamp, la semaine dernière, ce ne fut pas la marée noire comme Marine Serre l’avait promis, mais plutôt la Marine Noire, et en plus de la pluie qui s’est effondrée sur Paname comme le ferait les nouveaux produits du groupe LVMH, voilà la créatrice adoubée par le Seigneur des Arnault pour qui on a sorti le tapis rouge, et qui nous déroule son tapis noir de mazout.

Se voyant offrir Longchamp avant Dior, le maître de Granville en aurait été tout retourné. Et tout cela pour une collection bien morne malgré tout l’argent dépensé et les conseillers de la Dame du Châtelet…

UNE CHOUPETTE SUR UN TOIT BRULANT

A force d’inviter n’importe qui on finit par avoir n’importe quoi ! A l’image de cette Youtubeuse qui rentre sur la scène du show de Chanel pour venir faire, je ne sais quoi, dans une tenue qui n’est même pas un tailleur de la maison ! C’était hier sur les toits de Paris et en même temps sous la coupole du Grand Palais, dans la cité mère de la mode, le Paris solennel où un tourbillon éphémère de la création tournoyait autrefois autour de ces appentis recouverts de ce zinc éternel ! Et quand Paris se met à l’ouvrage dans sa forge aux mille clameurs, Chanel garde, sans y croire, les faisceaux et les encensoirs du festin de jadis, et tente de redresser une gloire déjà éteinte.

Voici la Babel pour toutes les femmes de mode, et surtout les toits de la rue Cambon pour prendre de la hauteur. Ville où un orage de tissus peut envelopper une Fashion Week qui, nuit et jour, réveille les géants de la couture, avec des peaux qui bruissent le lion, alors que certains ne sont que des descentes de lit. Je n’en crois pas mes yeux nous qui avions cru que Corinne serait viable, mais en réalité elle reste Viard.

SLIMANE LA TACHE SÉLINE

L’imaginaire lobotomisé, déjà chez Saint Laurent, y laissant une trace de mammouth pour les nostalgiques du Minitel, il pensa à Celine comme une Dame sophistiquée de la haute bourgeoisie qui aurait subi une manipulation génétique de botox avec une bohémienne. Vraiment, les années 70 brillent de tous leurs feux avec des robes en mousseline de soie rose, des bottes à talons et blazers bleus boutonnés avec un trench-coat puis l’incontournable veste à carreaux, tartinée depuis deux ans par Alessandro Michele chez Gucci.

La bourgeoisie versaillaise, les mains dans les poches, en jean, basket, chemise ouverte sur des médailles hétéroclites ou une mode post-soixante-huitard de bourgeoise grand siècle.

LE BAL NAIN DE LA MODE

Olivier Rousteing à l’Opéra de Paris, un comble pour un créateur qui ne connaît que les noces de « figuraux » et qui, au seul nom des noces, pensait que le journal avait été racheté par un grand groupe de presse. Toutefois, en bon florentin, et pour trouver une crédibilité, on cherche un lieu pour sa présentation qui va lui donner une légitimité. Voici Monsieur Protons de la Fashion à la sauce courtisane, raclant les caniveaux pour entasser les bimbos de la télé-réalité, et grâce aux « Karda Chiante » et Consorts, stars des médias sociaux, le voilà propulsé aux anonymes des précieux affables. Même Kylie Jenner a lâché le coutumier, et en fin de compte, la frénésie médiatique promise ne s’est pas concrétisée, elle qui devait superviser le maquillage au show de ce vendredi, a annulé sa participation. Est-ce un problème d’argent, de contrat ou une maladie diplomatique l’ayant cloué comme le « Christ » sur la croix de la bannière, peu importe !

Impuissant à la couture, il lut un jour le livre de Monsieur Grumler et pensa qu’il pouvait lui aussi mégoter autant sur cette profession et son patrimoine. Voilà bien une tâche héroïque et naïve : s’employer à lessiver l’âme populaire de ces demi-mondaines pour en faire des bourgeoises d’Aubervilliers de salon.

DIOR OH ! RAISON RUFLETTE

Un seul « hêtre » vous manque et tout est des peupliers. C’était l’arbre qui cache la forêt. La Maria Chiuri, plus activiste que jamais, a pris le prétexte de l’écologie pour remplacer les arbres de la forêt Amazonienne. Son lieu pour cela : Longchamp et plus de 200 arbres en son centre. Là où il faudra des tonnes et des tonnes de carburant et de taxe carbone à re-financer pour finalement apporter le décor inadéquat à ce délire pseudo écologique à zéro émission, mais peu importe la fin justifie toujours les moyens.

Faire tomber des arbres du ciel, une sorte de « Fashion Pact » en réponse à Monsieur Pinault ! Le seigneur lui disant moi aussi j’envoie du bois. Un arbre, d’ailleurs, était tombé à notre arrivée et quand les hommes de la sécurité se sont précipités pour le relever. J’ai lancé : « c’est pas grave. Cela ne tache pas ». Les mannequins affublés des couettes de Greta Thunberg défilent entre les arbres sur la musique de Leipziner Chorale de Bach, et les loups autour de la forêt s’agitent pour que dans la pénombre les « Me-too » de service puissent enlever les petits chaperons gourdes.

MARGIELA INGLOURIOUS BASTARDS

Une nostalgie étincelante des années 40 avec une vision perverse se « Mami fesse ». de l’infirmière celle que l’on appelait ces « anges blancs » qui ont donné de leur temps et toute leur énergie pour transporter les malades, les soigner et les accompagner sous les bombes. Au fur et à mesure que les souvenirs sont filtrés par le temps John Galliano, directeur créatif, veut se lancer dans ce processus d’élaboration des codes des années 40 en les remaniant avec un langage à l’ère du numérique.

Le passé, le présent et l’avenir reconnectés aux infirmières et aux officiers de l’armée des années « Lili Marlène ». Montage et démontage de la garde-robe des habitués de la taverne du film « Inglourious Bastards » : le trench en cuir militaire se transforme en corset, une veste Perfecto élargie pour les nonnes modernes et des robes féminines volantes pour les artistes de Marlène Dietrich.

La touche du créateur et la maîtrise de l’atelier dans la construction des modèles sont toujours parfaites. John nous parle du fond d’un rêve comme une femme qui parlerait au passé, ses robes flottent comme des flots sans nombre que captive son destin et qui couvre sans éteindre son cœur toujours vaillant…

LANVIN ART ÉPIRRHÉME

La Fashion Week est ainsi imprévisible. C’est dans les jardins du quai Branly là où actuellement on vous propose une exposition « Palace Paradis » sur les offrandes funéraires en papier à Taiwan, espérons que cela ne soit pas un ‘bigre de papier’, pour la présentation qui se joue pour la maison Lanvin.

J’avais bien pensé qu’au quai Branly, j’aurai rencontré quelques branleurs, et effectivement les décolorés du cerveau étaient au rendez-vous , et c’est goutte-à-goutte que les mannequins commencent à défiler devant nous, et la pluie redoublant, nous nous nichons sous des parapluies transparents au logo de la marque et dans des imperméables en plastique prêtés pour la circonstance (bonjour le fashion pact!!), et qui laissait transparaître notre énervement devant ce temps de chien.

Les aficionados d’ailleurs commencent a se plaindre à Pascal Marrant car la pluie qui tombe en cascade abîme leur téléphone portable et leur tablette, sans penser un instant que cette pluie salvatrice rendrait les agriculteurs aussi heureux que les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux.

YSL DE L’OMBRE A LA LUMIÈRE

De la Conciergerie, nous quittons notre restaurant pour longer le fleuve. Sur les quais résonnent les bruits de la nuit de Paname. Le jeu de lumière des bateaux mouche a balayé mon cafard de cette journée si morne. Un faisceau de poudre bleu au loin vient du palais de la folle de Chaillot. Une odeur d’opium se fait sentir à l’arrivée de l’espace que le prince de Venise a réservé devant la tour « effet », que regardent deux japonaises devant moi comme un bonbon.

La foule est impressionnante pour voir la collection de Vacarello. Je regarde l’espace un bref instant et l’absolue vérité du monde de la mode me saisit. L’implacable obscurité du temps en attente d’un monde exsangue de la vraie vie qui est en sursis encore pour un instant. La lumière de la scène se fait rayon de lumière et monte dans le ciel comme pour rivaliser avec la Dame de Fer. Un premier mannequin sort des rayons blancs pour une collection bien noire, qui elle n’illuminera pas Paris, mais dans un style plus proche à chaque fois du Maître d’Oran …

ET ARMANI CRÉA LA FEMME

Et « Armani… créa la femme ». De sa grâce redoutable voilant à peine l’éclat d’un ange, voici l’abondance des robes de mousseline, j’admire et je vibre de sa passion du métier, et comme un fil de soie qui divise le moment il m’emporte au firmament de la Fashion Week de Milan. Entre l’ombre et le soleil, la sagesse je regarde l’or léger que les modes murmurent et qui font sonner mon âme comme pour toucher l’aire pur des îles Gili de mon doigt, divine durée qui ne compte pas les secondes s’égrénant, mais qui les dissimule dans un bonbon où s’accumule tout l’arôme de la couture à la milanaise.

Une collection pour la terre de Giorgio Armani, fortement liée à notre planète, c’est la mode. Les bruns de la terre avec des touches de bleu dans différentes nuances, de gris et de rose clair composaient la palette d’une collection qui voulait célébrer la beauté de cette planète. « C’est ma façon de me souvenir de tous les éléments naturels et de leur importance « , a expliqué Armani en coulisses. « Nous n’avons qu’une seule planète, alors je veux lui rendre hommage à ma façon. » Il a injecté l’énergie des indigènes en retravaillant les codes  » j’ai senti que lorsque tout le monde bouge dans la même direction quelque chose se passe.

FHCM SAVOIR SANS FAIRE

Un grand pouvoir ne peut se concevoir qu’accompagné de grandes responsabilités. Voici une Chambre Syndicale, qui, aujourd’hui, ne sait même pas mettre à jour sa base de données avec l’adresse exacte de ses propres adhérents ! (photo à l’appui) Est-ce un oubli ou une incompétence ?

Voici la Fashion Week de Paris, après New York et Milan, le bordel organisé commence ! Et, ne vous y trompez pas, celui-ci est, comme d’habitude, à la hauteur des intermittents qui la dirigent : réception de nos invitations après les dates des shows, grève des transports en commun, embouteillages plébiscités par les idiots d’astreintes, Bimbos de la télé-réalité buste en avant sur les « Front Raws », et qui ont pour seule écriture ou comme signature des photos de leur décolleté ou d’elles-mêmes à la collection de Tartempion et Tartemuche, et bien-sûr cela, au détriment des vrais journalistes qui eux, pourraient dire des vérités sur la vraie nature des collections présentées.

VERSACE LE VIVRE DE LA JUNGLE

Impressionnante la foule pour le défilé Versace ! Je faisais patiemment la queue avec les collectionneurs de sonnerie pour portable à la con, quand une jeune fille de l’organisation m’a reconnu et est aimablement venu me chercher pour me placer afin de ne pas attendre dans la file et je lu sur le siège « Anonymode ». Voilà une marque d’attention que Paris ne peut donner et que je n’oublierai pas. La première partie du défilé de la plus botoxée des créatrices, certains l’appellent ici (Siliconne Manie) était plus clubbing à la Slimane qu’autre chose, mais à la seule vue de Miss Lolo, les invités, tous recalés de Secret Story car trop cons pour y participer, se bousculent pour attraper la vidéo qui fera le buzz de la Fashion Week de Milan…

SPORTMAX MILANO 2020

Colliers de chien et casquettes de bateliers de la Volga, épaulettes en cuir ressemblant à un joug ou un tablier de sapeur de familles, pour des pondeuses de chiards en goguette, avec des ceintures où le corps n’est qu’un décor et où le cœur a seulement disparu. Voilà bien la collection la plus moche de la Fashion Week de Milan. Un imbroglio dans une salle où le plafond était tendu de tissus pour nous faire croire que nous étions sous une tente, mais la seule tente dans cet amphithéâtre était mon voisin.

Il est vrai qu’il faut faire preuve, m’a-t-on dit, d’une grande mansuétude pour regarder cette collection d’un créateur qui ne l’a jamais été et qui, d’ailleurs, n’a jamais été formé à l’être. Présent dans une nébuleuse, il arrive à se faire oublier par son collectif. Il est à l’image d’une belle voiture allemande, pas belle, pas fantastique mais quand vous tournez la clef, elle fonctionne toujours. Malheureusement, dans ce cas précis, nous sommes restés en panne…

UNITED COLORS OF JCCB

Jean-Charles de la Casa de Castel, fraîchement nommé directeur artistique chez United Colors of Baratton, (une crème !). Mais la question est : est-ce qu’un homme de plus de 70 ans peut rajeunir une marque qui est la plus métaphorique d’Italie, et ainsi rendre la confiance à ces jeunes Millennials paranos qui vivent autour de nous et qui pensent que le monde est rempli de gens malintentionnés, à tel point qu’on leur donne des cours dans les entreprises pour qu’ils soient bienveillants envers leurs prochains ? Un comble !

Voilà un défit à la hauteur de ce fils de « cécidomyie « . Votre mission (si vous l’acceptez ) sera de réveiller la marque.  Mission impossible ? Et, bien non, voilà chose faite. La collection était d’un équilibre parfait, jouant entre le patrimoine de Luciano plus American qu’express, et avec l’inspiration de JCCB, qui ne nous fera pas plonger dans les profondeurs de l’eau ou de « l’os hérité ». C’est selon.