ON AURA TOUT VU

Que cette première journée de la Fashion Week de Paris fut longue et ennuyeuse ! Seuls deux shows sont venus nous sortir de la léthargie que nous avaient infligé le froid, la pluie et le manque de créativité. Ce n’est qu’en cette fin de journée que finalement, la flamme et la passion de ce métier jaillissent d’un seul coup grâce à « on aura tout vu ». On se demande comment des créateurs aussi doués peuvent-être en dehors du calendrier officiel de la Haute Couture ? Mais, arrêtons de nous poser trop de questions car il est difficile de demander à un Economiste de juger un métier d’art lorsqu’on est un spécialiste en analyse et grandes réflexions contemporaines.

Ce que nous avons vu ce soir c’est ce que nous devrions voir à chaque collection de Haute Couture : un savant mélange de robes faisant appel aux métiers d’art et un laboratoire de curiosités qui émule notre imaginaire. La preuve en est que quand Livia et Yassen créent, ils font appel à un créateur japonais de lunettes qui réalise une paire de lunette de soleil de toute beauté qui vient apporter à …

LES ECHOS DE PASCAL MARRANT

Il est lourd et obstinément enfoncé dans sa science, occupé à compter toutes les fibres qu’ils dissèquent, avec un tel encombrement d’outils et de préparation que lorsqu’il sort de sa chambre et revient à la lumière, il garde l’odeur du cénacle où il s’était endormi entre deux saisons. La vraie noblesse lui manque pour les choses délicates de la couture. Ses mains d’économiste sont maladroites. Devant des couturiers, il enlaidit le laid, mais triomphe quand il s’agit de peindre l’évidence.

Grand Dieu ! Heureusement, que le Seigneur des Arnault ne lit pas la prose des Echos de Pascal Marrant. Mais dans quel monde Vuitton !

JULIEN DAVID PARIS 2018

Un chien vaut mieux que deux tu l’auras ! Mais, le mieux, c’est le bien d’autrui dans ce cas. Voici le seul créateur qui a toujours une longueur de recul. Le nom de ce couturier baladin souille-t-il la profession ? Je le haïrais davantage si je le méprisais moins, je le vois dans ces grandes tentatives de talents qu’un test pour découdre cette profession.

Son peu de talents ne lui sert qu’à nourrir la dépravation de la vision de son cœur. Le pauvre diable est pétrie d’orgueil dans la réalisation de ses vêtements, un adepte de Pascal Marrant – peut-être ? – pour vouloir voler plus haut que son chien. Un paupérisme intellectuel de création, j’ai peur physiquement qu’il ne se suicide à la fin de l’envoi de sa ‘cousure’.

JONES LEAVES LOUIS KITSCH-TON

Kim Jones prendra son courage à deux pieds pour fuir Louis Vuitton après avoir dévoilé jeudi sa collection automne 2018 pour la marque. Jones a été le directeur artistique masculin de la marque de LVMH depuis 2011. « Cela a été un énorme privilège de travailler avec Kim » a déclaré Michael Burke, président de Vuitton, louant la «capacité du concepteur » à établir des tendances « 

Vuitton n’a pas encore dévoilé son plan pour la succession et pour le poste, développement qui, pour sûr, va nourrir la spéculation. Le départ de Jones pourrait potentiellement déclencher une série de chaises musicales chez les créateurs pour homme de la Fashionsphère.

CALENDRIER ANNALE H COUTURE

C’était autrefois un calendrier qui ne supportait pas la contestation, mené de main de maître par le grand Jacques et son cerbère, la Banquise Underwood, plus proche de l’attachée peste que de l’attachée de presque !

Des gens peu banals remplacés par une polonaise qui n’y entendait rien à la création et qui, avec sa copine, Ignorance Sure transformera l’image de la mode en un vieux pot de mayonnaise provenant de l’ex-URSS. Ce calendrier, qui était un point de repère pour la profession, n’est devenu qu’un repère de « gredins ».

MOSCHINO MILAN 2018

Après le porno chic, le bobo chic, le sadomaso chic, une nouvelle tendance apparaît : le bondage chic ou le concept de la femme à ‘régner’. La mode se réinvente toujours par ses déviances. La question est : pourquoi les grandes tendances sont-elles toujours liées au sexe, à l’alcool et à la drogue ?

On voit des clous et des chaînes sur les blousons en cuir. Les mannequins prennent des poses suggestives pour vendre toujours plus de viandes et de parfums de femme, des chaussures comme un appendice masculin. Il ne suffit plus d’exhiber des poitrines, ni de montrer des fesses !!!…

VOL A L’AUSTERE RITZ

Un homme entre dans le supermarché du luxe de la place Vendôme, muni d’une « Hash » comme arme car, pour la couture et le luxe, il semblait, pour les voleurs, que c’était une arme adaptée. Selon les premiers éléments, l’attaque n’a fait aucun blessé, seule la Baronne von Ashole serait légèrement choquée, bousculée par un homme, ce qui ne lui était pas arrivée depuis longtemps, était en train de sucer sa montre Cartier parce que « tic-tac » ne contient que deux calories par boîtier. Elle aurait lancé aux bandits habillés du vert des techniciens de surface : « un peu d’Eire, ça fait toujours Dublin ».

JONDEAU REMPLACE KARL

Jondeau, qui a grandi dans la banlieue parisienne de « Garces les jeunesses »enfin Garges-lès-Gonesse, a rencontré Lagerfeld à l’âge de 15 ans, il travaillait alors pour une entreprise de déménagement pendant ses vacances scolaires. Il a aussi défilé sur le podium pour Chanel à l’invitation du Kaiser, plus récemment pour son défilé Métiers d’Art à Hambourg dans le cercle très fermer de la star Franco Allemande, prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux.

D. GNAK LONDON MENSWEAR 2018

Né à Séoul, Kang Dong Jun a fondé sa marque de vêtements pour homme D.Gnak by Kang.D en 2008. Réputé pour ses silhouettes créatives, ses superpositions audacieuses et le choix de ses étoffes, son goût pour le sur mesure et sa vision à l’occidental donnent un ensemble de toute beauté. Avec un style ample, ce coréen offre un « Newlook Yamamoto » plus tendance et plus moderne.

En noir et blanc, de délicatesse, ce petit génie en devenir impressionne par sa connaissance de la couture et sa maîtrise des matières.

THE WORST OF THE LONDON FASHION WEEK

Une mauvaise conjugaison de couturiers croisés avec des coupeurs, mais seulement de rêve, faits plus pour la boulange que pour la manu-couture. Sorte d’humanoïde de contre faconde, c’est le plus bel exemple de couturiers chiqués, le triomphe de l’échec, l’apothéose du puffisme. Contents d’eux-mêmes, et cela n’est pas un pléonasme ! Ils donnent toute la puissance de leur non talent pour nous rendre ce monde encore plus moche, des élèves des écoles de Didier Grumler et de Pascal Marrant, sortant tout juste de leur apprentissage, des petits singes savants du marketing de circonstance…

UNE ARMÉE D’IMMOBILES

Où comment une armée d’immobiles peut bloquer tout un système par le seul ouï-dire ou par le manque de remise en question de ses processus ? Connaissez-vous le théorème des 12 singes ? Il s’agit d’une expérience scientifique comportementale menée sur des singes visant à mettre en exergue le fonctionnement du conditionnement mental. Une vingtaine de chimpanzés est isolée dans une pièce où est accrochée au plafond une banane, et seule une échelle permet d’y accéder. La pièce est également dotée d’un système qui permet de faire couler de l’eau glacée dans la chambre dès qu’un singe tente d’escalader l’échelle.

LE VEAU DOUX POUR GAUGHAN

Un carnaval de couture enduit de peinture pour stigmatiser un macabre défilé, marchand d’histoire à la londonienne de Whitechapel, un Jack the Ripper de la couture, qui a pris ses quartiers sans  « Londres » d’un doute pour conquérir la capitale Britannique.
Un Vauban cerné par l’abstinence de la création et dont l’humanité est plus froide qu’un frigidaire passant ses vacances au pôle Nord. Une caricature d’homme de « Londres » qui n’a jamais vu le soleil et ne deviendra certainement pas une étoile. Une « Transmission » automatique qui beigne dans l’huile de vaseline, bref un trou du cru. Mais, sait-il que Jacmel fut fondé en 1698 par des colons français ? Le créateur aura certainement confondu ! Bienvenue dans la Fashion Week de Camelot.

HENNESSY UN CONAQ FLOTTANT

JonOne, artiste de Street Art, a la tâche d’une édition limitée chez Hennessy « Very Special » indeed! L’ancien adepte de la poussière d’ange, qui peignait les trains la nuit pour oublier ses problèmes d’addiction, peint aujourd’hui les flacons d’Hennessy pour oublier ses problèmes d’alcool, peut-être ? La maison du Seigneur des Arnault nous fait boire cette fois-ci un breuvage toujours aussi infect : mettre les artistes à toutes les sauces et, pour la circonstance, à la sauce cognac. Encore un directeur d’arketing qui a dû se donner un mal affreux pour y arriver, et qui, pour une minute de gloire, nous donne un siècle de vulgarité et d’agonie à une profession séculaire…

EMILIO PUCCI PRE 2018

En octobre de la même année, Matthew Williamson quitte la maison Emilio Pucci et Peter Dundas le remplace en tant que directeur artistique. Le créateur jongle avec les imprimés psychédéliques, signature de la maison. Il maîtrise aussi les pois, les carreaux et les rayures. Il dépeint la femme Pucci comme une « aristocrate rebelle ». Peter Dundas est un créateur de mode norvégien né en 1969 à Oslo, en Norvège. Il grandit entre les cours de violon et le théâtre national de Norvège.
Lorsqu’il a 14 ans, il part vivre chez une tante aux Etats-Unis, dans l’Indiana. Puis il s’envole pour New York et intègre la Parson School for Design. Diplômé en 1990, il retourne à Oslo et se lance dans la création de robes de mariée sur mesure.

MERCI DONALD DOTÂR !

La taxe Trump promulguée juste avant Noël va-t-elle bénéficier au groupe LVMH qui devrait investir massivement sur le territoire Américain. Un produit Vuitton pour des Texanes bien vulvaires dans leur cabriolet blanc avec corne de buffle sur la calandre.

Les experts s’accordent à dire que le fait de légiférer un taux d’imposition des sociétés beaucoup plus bas, passant de 35% à 21%, donnera un coup de fouet au monde de la mode. Les plus grands bénéficiaires seront les sociétés domiciliées aux États-Unis et qui tirent la majorité de leurs bénéfices sur le territoire américain…

CODE 41 SWISS MADE IN MUST

Les marques existantes trompent largement les consommateurs (qui croient acheter du 100% Swiss Made). Les marques en profitent pour gonfler artificiellement les prix. Les grandes marques horlogères ont toujours gardé la plus grande opacité autour de leurs prix, souvent pour ne pas avoir à se justifier des marges trop souvent exagérées.

En brisant cette opacité, CODE41 est capable d’offrir une montre mécanique de qualité supérieure pour moins de 700€. Inutile de commander pour l’instant car compte tenu du succès actuel, la société est en rupture de stock : si vous commandez aujourd’hui, vous ne serez livrer que fin février.

AUX INTELLIGENCES MYCOSÉES

À tous ces cornards de concours, collectionneurs de « Rateaux », intellectuels au repos, têtes de tampons applicateurs, bas-fond de l’intelligence, je ne vous souhaite pas une bonne année 2018. Chaque année a son lot d’infamie, et vous rencontrez des humains de contrefaçon qui viennent vous apprendre la vie, alors qu’ils ne sont eux-même pas vivants. Des vers à soie qui filent toujours du mauvais coton, des rimeurs fripons d’une vie scandaleuse qui ont déchargé leur fiel sur moi et m’ont décrié par des satires mal fagotées. Toute la vengeance que j’en ai pris, n’a été que magnanimité et mépris. Ils l’ont, d’ailleurs, senti avec plus de douleurs qu’une grêle de bastonnades…

BALANCE GAGA !

Demna Gvasalia, en poste depuis fin 2015, vient de changer le logo de la maison de Cristobal. La xylographie, au même titre que sa couture, donne un air supposé de renouveau pour la marque ! Plus marquée, et peut-être veut-il envoyer une image subliminale aux clientes. Après le retour vers le futur des années 70, le créateur se transforme en un McFly de petit « génisse ». Un nouveau logo pour des gogos, qui ne manqueront pas de venir avec leurs lingots pour acheter la chemise à fleurs à 4 500 €. Pour cela, il aurait fallu gagner au loto ou sucer… des berlingots en série…

BETTY TRAN IN PARIS

La Paris fashion week gagne une des plus taleutueuses fashion designers, Betty Tran qui déménage à Paris pour se concentrer sur la construction de son empire fashion dans la globosphère. Après avoir réussi à créer un label international à partir de la ville la plus isolée du monde pendant une récession, Mme Tran fermera son magasin Enex 100 à la fin du mois pour se concentrer sur l’expansion de sa marque en europe.

C’était le rêve d’une jeune immigrante qui est venue d’Asie en Australie avec rien d’autre que l’intention de faire la différence et ce travail a eu un impact réel dans la vie de nombreuses femmes.

HARRYHALIM LES FLEURS DU MAL JAKARTA 2018

De Singapour à Paris. Harry Halim basé à Paris et diplômé du Collège Lasalle des Arts de Singapour. En 2006, il a lancé sa première collection de vêtements pour femmes à Singapour, où il travaillait auparavant. Après un retour encourageant de l’industrie et des clients, il a présenté en 2007 sa deuxième collection au Singapore Fashion Festival qui a attiré l’attention de la presse internationale et des acheteurs qui le présentent comme couturier moderne. Il a déménagé son studio à Paris et a lancé une nouvelle collection automne / hiver 2010.

PHILO SORTIE

C’est finalement officiel, Phoebe Philo met un terme aux rumeurs qui agitaient le luxe depuis plusieurs mois. Par un communiqué laconique, le groupe LVMH a confirmé l’information, après ‘avoir démentie officiellement à plusieurs reprises.

Phoebe Philo quittera donc son rôle de directeur artistique de la maison en janvier 2018, indique le groupe et son successeur sera annoncé dans les prochains mois. En attendant, les collections seront réalisées par le studio en interne. Elle n’irait donc pas chez la concurrence, alors qu’on la donnait partante pour rejoindre Burberry, où se trouve déjà aux commandes Marco Gobbetti.