MORT DU RASPOUTINE DE LA MODE

Si les Willot étaient les « Dalton du textile », et Boussac le roi du coton, Maurice Bidermann, lui était le Tsar du prêt-à-porter homme. L’homme d’affaires, Maurice Bidermann, qui constitua le groupe textile du même nom, est mort lundi à  l’age de 87 ans. Frère de la chanteuse Régine, né en 1932 en Belgique, il avait constitué dans les années 1960 et 1970 un empire du textile à partir d’une petite société familiale dont il avait hérité. En modernisant les techniques de production et les pratiques commerciales, le groupe Bidermann, s’est développé avec plusieurs licences pour le prêt-à-porter masculin de marques de luxe.

En 1966, Maurice Bidermann fait là une des journaux en décrochant un formidable marché avec l’Union Soviétique portant sur 310 000 vêtements pour hommes. Marché sur lequel personne n’osait se risquer, mais qui lui ouvre les marchés internationaux. L’histoire raconte que Pierre Bergé, qui suivait les activités de cet homme d’affaires Belge, qui travaillait depuis les années 50 pour son oncle Georges Bidermann lui confia sa ligne de prêt-à-porter homme pour St Laurent. Son nom s’imposa à Pierre Bergé comme celui du seul industriel français capable de produire sa future ligne homme, faisant ainsi un enfant dans le dos de Grumler et du groupe Mendès. POUR LIRE PLUS CLIQUER SUR LE TITRE…

HAUTE COUTURE ANHÉLATION

Voilà une annulation qui va poser problème ! La Haute Couture ne présentera pas en juin ! Mais, pourquoi grand Dieu ? Peut-être ne faut-il pas révéler au grand public que très peu de couturiers, (j’en compte seulement deux ou trois) puissent réaliser de leurs mains et seuls dans leur atelier des robes de Haute Couture.

Les vrais couturiers usuellement n’ont pas besoin d’équipe pour créer une robe, à l’image de Franck Sorbier, de Stéphane Roland, ou de Christophe Josse. Quant aux autres ils produisent une Haute Couture « prêt-à-monter » de luxe, et tombent sous le statut d’infatigables barbouilleurs. En bref, des Voltaire de femmes de chambre.

Nous voilà, enfin, en un temps où les vraies compétences vont pouvoir s’exprimer et que les faiseurs de vent vont être dévoilés, ces apostats sectaires iconoclastes et écoliers charlatans. Vous pouvez déjà imaginer que le Rousteing de pacotille, seul dans son appartement, ne pourra coudre aucune collection de Haute couture, pas plus que l’homme de Tolède et sa Maria Grazia , ou Nicolas Gay Serpillière, seuls quelques dessins fleuriront sur les tables d’ici delà que quelques stagiaires exploitées sans vergogne auront laissé à leur intention. Les grands couturiers, les vrais, quant à eux, avec seulement un morceau de tissus restant d’une ancienne collection qu’ils teindront dans leur baignoire, avec leur habileté manuelle et habituelle, pourront continuer à présenter leurs sublimes modèles. Pour lire plus cliquer sur le titre…

AKRIS PARIS 2020

Brune, telle une lance en sa gracilité, son regard reflétant l’éclat du fer bleuté, la taille mince, évoquant une lame qui ferait couler un rouge sang, comme un verre en fusion, sur ma feuille qui s’épanche. Le cœur touché et les ailes battantes, là où la brise du matin me fait deviner le superflu, pour découvrir les robes d’Akris, comme un vœux enfoui voilà la grâce délicieuse, la splendeur charmante de l’âme, où l’heure des amants s’unissent ! Un moment de tendresse pour un désir qui dort, mais d’un oeil. See more cliquer sur le titre…

DANS LA FUREUR DE CE MONDE

Qui est seul n’est pas toujours pauvre, mais qui est pauvre est trop souvent seul, rien n’est pire que la pauvreté dans les richesses, parce que le mal tient à l’âme, le pauvre devine ce que donne la richesse, le riche ne sait pas ce que signifie la pauvreté.

Nous voilà passés d’une société du chauffeur Uber phallocrate, dictateur, et humain de contrefaçon, au statut de héros national qui livre les personnes et la nourriture. Voici les nouveaux bons Samaritains ! et le propriétaire de la Samaritaine ne sera pas en reste, il proposera une mode simple au style masqué, et pour les pauvres qui regardent ses vitrines remplies de parfums « Poison », ils vont enfin avoir des flacons de hydro-alcoolique avec le logo d’une marque de luxe pour lutter contre ce poison, et puis rester  immobiles, après avoir voté pour une société en « Marche ».

Les riches eux sont dans leur 400 mètres carrés avec jardin, ou dans les caraïbes sur leur île déserte à contempler l’immensité de la bêtise de nos dirigeants qu’ils ont mis au pouvoir. Voilà la plèbe qui jaillit comme une ombre malsaine ; des gens non éduqués qui n’ont même pas la connaissance de l’hygiène primaire ! Elle porte le ressentiment d’être pauvre sur leurs parents qui eux se reposent sur une religion qui nourrit la culpabilité et la répression jusqu’à l’imbécillité. Pour lire plus cliquer sur le titre…

JACQUEMUS, LA CASTA DEL PAPEL

Voici le plus créatif des stylistes porté au pinacle, en son temps par Didier Grumler, son mentor, qui nous donna rendez-vous à la défense sachant que les transports sont compliqués mais espérant peut-être que nous serions dans l’impossibilité d’y « vomir ». Voici le premier mannequin star perdu des années 80 née à Lumio en Corse, pour présenter la première robe sable comme le désert de « Gatsby » qui n’est pas magnifique.

J’ai toujours aimé le désert, on s’assoit sur une dune, on ne voit rien, on n’entend rien, et cependant quelque chose rayonne en silence, mais là, à la Défense Arena, rien ne se passa avec les robes couleur sable de « Jacques Moche ». La « Porte » de la création ne s’est pas ouverte, et comme le Rousteing de pacotille, le style Jacquemus s’imposa devant nous fade et avec le mépris hautain pour l’harmonie en diffusant des robes à bimbos pour cagoles. Comme une syntaxe qui racle la gorge, et qui, au plus haut du palais, me donna l’impression d’une chose coincée que l’on ne peut se décider à dégurgiter.

WHO WILL BE THE LORD OF LUXURY?

L’acquisition de Tiffany change radicalement la donne pour le groupe Richemont, depuis que celui-ci s’est fait souffler Tiffany par le Seigneur des Arnault. Cette acquisition par le Seigneur, Monsieur Luxe, comme l’appellent ses collaborateurs les plus dévoués, met un point final à la réflexion potentielle de constituer un conglomérat qui pourrait mettre la main sur le luxe mondial. Ces deux groupes étant très complémentaires, leur rapprochement ferait qu’ils auraient pu occuper une position de leader dans presque toutes les catégories d’articles de luxe personnels. Mais, la probabilité d’une telle fusion ou rapprochement est nettement passé aux oubliettes depuis le rachat par LVMH de Tiffany, et ainsi de passer du « Breakfast » de la cinquième avenue à « Breakfast In America » pour une « Supertramp » sur le groupe Suisse… Pour lire plus cliquer sur le titre

CHANEL, LA ROMANCE DE PARIS

Un vrai printemps dans la tête pour la « créa-triste » qui passe des classiques élégants et revisités de Karl à la douce romance poétique d’une Karine « Viargre » qui ne connait rien aux Millennials brutaux et flashy de circonstance. Si j’avais été un jeune journaliste, j’aurais sûrement pris la tendance et encensé les tissus aérés, les couleurs épurées et les broderies élégantes de Lesage. Mais, le monde change, la petite fille qui se touche, ressemble aujourd’hui plus à une Kardarshian vulgaire qu’à une photo de Marie Laurencin.

Voici Chanel qui ne comprend rien au monde dans lequel nous vivons et qui change sans cesse, à contrario du Seigneur des Arnault, qui lui sait que le changement crée la différence, et il engendre la survie de son groupe, et que, finalement, l’abondance de produits nouveaux entraîne les consommateurs dans une spirale infernale de consommation sans limite. Comme un prosac l’achat du luxe devient une demande pour soigner nos insatisfactions permanentes et nos frustrations profondes. Pour lire plus cliquer sur le titre…

CON FINEMENT

Confiné à l’image de Natascha Kampusch, la psychose est telle que j’ai même congelé du PQ. On ne sait jamais ! Mais je garde en mémoire qu’à la fin mars on aura une heure de moins pour le changement d’heure ! Quel bonheur. Je suis parti faire des courses et il y avait tellement de monde, que j’ai failli crier Allahu Akbar pour avoir un peu de place, mais je n’ai pas voulu ajouter la peur à la peur. Au supermarché, l’angoisse au ventre, dans les rayons : plus de pâte, plus de beurre, mais d’un seul coup, d’un seul, un sourire irradie mon visage : le rayon du pinard est plein à craquer. Et, si la Chine, après le Covid-19, lançait le Covid-19 « plus » à l’image de la marque à la Pomme… Pour lire plus cliquer sur le titre

CÉLINE LA PHILO ZOO PHILE SLIMANE

Chez Céline, Slimane fait du Slimane, pensant peut-être que son costume clubbing noir des années 90 irait à la marque dans une « Phobie » de l’après Karl. Voilà le plus grand tour d’équilibriste qu’un créateur de la nouvelle génération peut donner. Il crée comme un buvard. Normal, il travaille en sous-main, et en même temps pour les Espagnols et entre autres pour Zara qui va se faire un plaisir de vendre ses collections dans les boutiques du même nom.

Un style Renault ! non pas la voiture, mais le chanteur avec un touche de Mick Jagger. Voilà le plus noir des couturiers français, qui nous offre cette foi-ci un peu de couleurs mordorés pour des robes que l’on peut trouver dans la Haute Mouture de la Goutte d’Or ou de la rue St-Denis, c’est selon. Est-ce que le Seigneur des Arnault lui a dit que la marque Céline était à reconstruire, et non pas à détruire comme les anciens Bouddhas de la vallée de Bâmiyân. C’est à en douter… Pour lire plus cliquer sur le titre

SERIAL LOVER IMPÉNITENT

Je suis entré en gérontologie comme on s’aventure sur un continent à peine exploré et comme il se doit déjà embrumé de légendes… Cette place de vieux, je l’occupe malgré moi, et je la laisserais bien volontiers aux plus jeunes. Voici l’état et la désillusion d’un serial lover, ou comment passer d’un statut de play-boy chasseur à celui d’un chassé par des femmes de plus de 70 ans.

Mon fils, déjà, m’avait qualifié de vieux « con » lorsque je n’ai pas épousé ses valeurs musicales pendant son adolescence, dont le prince était un groupe de métal rock insupportable qui a depuis disparu. Oscar Wilde dans le Portrait de Dorian Gray relatait que : « La tragédie de la vieillesse, ce n’est pas de vieillir, c’est de rester jeune. », montrant ainsi le décalage entre la perception du regard des autres (que le miroir expose) et le vécu personnel…. GLIQUER SUR LE TITRE POUR LIRE PLUS

UN BAT RESTAURANT

Avis à tous les fans de Bruce Wayne, alias Batman : voilà un restaurant dans Gotham-London qui va vous enchanter, et où vous pourrez venir au radar ! Une idée de génie pour réhabiliter la chauve-souris qui finalement n’était pas responsable du Corona, mais espérons que l’on pourra y trouver la bière du même nom.

L’ouverture est prévue pour ce printemps (enfin, espérons !) un restaurant au style Art Déco qui sera situé au cœur de la capitale Londham City. Au programme, un repas-spectacle, mais pour en savoir plus, contacter le Joker, il a des idées de folies. Les clients accéderont au restaurant par un escalier ascenseur comme dans la « BatCave ». Un bar chic dit le pingouin trônera avec une décoration iconique, certains disent qu’il aura la silhouette de Boris Johnson, et la batmaid celle de Thérésa Maybe. Pour la petite histoire, les ailes du héros, qui s’inspirent de la machine volante de Léonard de Vinci en forme d’ailes de chauve-souris, pourront être utilisées pour se rendre à la salle VIP.

PFW LA MARQUE ET LA PLUME

Babylone a vanté ses murailles de briques, Rhode a fait renommer son colosse l’orgueilleux, et l’Égypte a réalisé des sommets avec des masses de pierres admirables, alors que la Fashion Week de Paris réalise une masturbation intellectuelle. Après Monsieur « Grivois », cela ne m’étonne pas. CLIQUER SUR LE TITRE POUR LIRE PLUS…

DE LA RUE DE LONGCHAMP A HERMÈS

Après les Chevaux de Marly de Guillaume Coustou, voici les chevaux d’Hermès, pour orner l’abreuvoir, non pas de Marly mais celui des Bitumeuses de Neuilly, Auteuil, Passy. Du Pégase aux Bécasses, il n’y a que quelques lettres, et là où une kyrielle de « purs-sangs » vienne comme en religion voir « l’Air Messe », un saut dans le crottin, mais avec Hermès, il se fait de Chavignol.

Anne Hydride de Sodium qui habite une région éloignée du Grand Nord de l’Amérique, avec son château du XVIe siècle importé pierre à pierre directement de France, sur ses terres de neige, là où seuls deux ours habitent, son mari compris, sera présente lors de la manifestation. On peut donc imaginer la quintessence des gens qui y seront. Je me suis toujours demandé pourquoi les nobles connaissent Hermès ? La réponse de la princesse Anne Kirecule est venue comme une gifle ! (Autant en emporte le vlan !) Mais, cher Monsieur me dit-elle : « Autrefois, nous chassions à courre, alors il nous fallait bien un bon sellier… Cliquer sur le titre pour lire plus »

SEMAINE DE LA POÉSIE FIN

Voici une histoire pour finir la semaine de la Poésie. C’était dans une de ces soirées parisiennes où, assis à côté d’une « égérie du Savaitout », qui nous donnait un propos sur la poésie et la culture : « vous savez les poètes, nous n’en avons pas besoin ! Ce dont nous avons besoin dans ce pays, ce sont des entreprises et des vendeurs ». Ce doux pays de France, bien sûr n’étant pas le sien, est toujours vilipendé par des gens venus d’ailleurs. Ma réponse fut cinglante : « chère Madame, avec tout mon respect, je vais vous raconter pourquoi les Chinois visitent Marseille avant Paris. » La blonde « youtubeuse » de son état, le front plat, les oreilles décollées et « conne » comme un balai, une « Jane blonde » dont le cerveau venait de disjoncter par trop de concentration…

Les Chinois étudient à l’école depuis l’ère Mao « le Comte de Monte-Cristo » d’Alexandre Dumas, car le leader de la Chine nouvelle, l’aîné d’une famille de paysans prospères de Shaoshan, aimait Dumas. C’est donc pour cela que, tout naturellement, plusieurs dizaines d’années après, quand Mao devient le guide suprême, il donne à ses enfants, à la Chine toute entière l’obligation d’étudier à l’école l’histoire d’Edmond Dantès. Et, aujourd’hui, des milliers de chinois viennent chaque jour visiter le Château d’If à Marseille… To read more click on the title

UNE ÎCONE DU STYLE

La gigantesque vague de la Fashion Week nous fait sentir que nous touchons peut-être au sublime et je suis prêt à m’enflammer pour déployer ma plume, enfin ! Puis, subitement, sans réserve, des émanations d’une femme, en sueur et en larmes, s’échappe le sacré, car son origine humaine est la quintessence de ce monde. Depuis le début de la Fashion Week, nous avions amassé des centaines de chimères et de robes. Mais là, pour la première fois, nous apercevions enfin la beauté dans toute sa luminescence. Et la salle, en silence, face au vide de nos esprits, nous fait prendre conscience que c’est un grand luxe d’attendre l’improbable.

Le ciel rougeoyant maintenant pareille à la caresse de ces femmes éblouissantes en blanc, qui se détachent de la faune des aficionados. Voilà une lumière insolente qui m’a obligé à fermer les yeux, et derrière mes paupières, tout l’or du ciel blanc du soir était resté dans sa blancheur virginale et époustouflante que Kristina nous donne comme un cadeau. Voilà certainement la plus belle collection de la Fashion Week de Paris…

UN MOMENT DE POÉSIE

Une semaine de la poésie sans parler de Franck Sorbier ne serait pas vraisemblable. C’était le jour de la Fashion Week Haute Couture ; un cheval apparu à Lubeck, et longea ma page avec sa cavalière en ombrant ma plume au passage. Le pur-sang tourna lentement la tête, et comme s’il avait eu peur que je lise en son cœur de bête en étirant son chanfrein, il s’élança en roi jouant avec sa liberté éternelle, il galope, plus vite encore sans se soucier du monde qui l’entoure et frôle les aficionados de la Fashion Week, mêlant le vent et ses crins d’or, mais surtout venant sans le savoir faire onduler la robe de Franck Sorbier dans l’horizon de Neptune.

L’ODYSSÉE D’UNE GOUTTE D’HÉLIOTROPE

Lorsqu’il a l’espace devant lui, et quand la matière est là sous son doigt de créateur, dans l’ivresse de son labeur, sous le voile léger de la beauté, il trouvera l’âme que l’on cherche, pour entrevoir un parfum, celui-ci nous laissera l’ivresse d’une fleur qui embaumera nos cœurs à jamais.

La peau lit les messages comme les parfums décryptent un individu. J’ai rencontré un parfumeur du monde, un nez de chez Firmenich, avec un nom qui sonne comme une célèbre Triumph, un signe sûrement, Nicolas Bonneville. Il me raconte cette histoire extraordinaire d’une molécule qui pourrait partir au fin fond de l’univers comme un message pour un voyage qui ne sera pas neutre de senteurs ni de splendeurs. Les Vénusiennes auront-elles un parfum ? Pourront-elles ressentir les molécules qui constitueront ce cadeau olfactif ?

Imaginez cette émotion comme une lettre d’ailleurs, et cela ne serait que justice puisque la toute première molécule ne provient-elle pas de l’espace. Alors rendons à Célastre ce qui est Célastre, de ces nébuleuses planétaires, ces grands nuages de gaz, situés parfois dans des constellations appelées de noms si romantiques comme celle du Cygne ou d’Andromède… Cliquer sur le titre pour lire plus

ORNITHO-POESIE PAR VERONIQUE

Entre le dessin indien mandala et les croquis de Picasso de 1938, Véronique Soboul-Polchi impose un style tout à fait nouveau ; des oiseaux de paradis, moitié végétaux et moitié volatiles, comme Giuseppe Arcimboldo mais en noir et blanc. Véronique nous laisse la couleur à notre appréciation, déterminée par les substances chimiques de notre cerveau, qui peu à peu viennent apporter une vision extrasensorielle. Vingt quatre paires de chromosomes contre 23 usuellement, elle fait cohabiter l’inertie et le mouvement.

Comme un fœtus en mal de mouvement, voilà deux corps et deux natures comme une poésie ornithologique et fantomatique, en noir de chine et en papillé pour le symbole du dessin qui nourrit. Grâce à la plume de chine qui crisse et les traçant d’un geste plus « signe » que mouvement, vous avouerez que pour un oiseau quelle image !

Un trait au dynamisme fondamental, au geste élémentaire, exorcisant l’encre et criant de rage dans la puissance des esquisses, qui libère le corps en proie à l’inertie que l’esprit sans vergogne veut nous imposer, et que la raison nous force par nature au vacillement. Une exposition à ne pas manquer, à la boutique Philippe Model, Maison 19 rue Racine Paris 75006.

GAULTIER, LA VIE DES AUTRES

Voilà une idée plus que révolutionnaire, une idée de Francis Menuge, ancien Président de Gaultier et de Donald Potard avec la complicité de Jacques Mouclier, qu’ils avaient eu en leur temps. Un projet, qui faute de la maison Patou, n’était jamais arrivé à concrétisation à cause d’une sorte d’humain de contrefaçon. Les hommes de mode sont ainsi fait. Avec un Ego tellement démesuré, ils reprennent les idées des autres pour se les attribuer. Comme D Grumler qui s’attribue la création de la banque d’investissement : idée et réalisation de Jacques Mouclier, ou encore ce Monsieur « J langue de bois » qui aurait eu l’idée de la cour carrée du Louvre pour les présentations de Haute Couture, mais en réalité, idée à attribuer à Pierre Berger et Jacques Mouclier.

Voilà donc un Gaultier qui a tellement piqué chez les autres que maintenant il va leur faire réinterpréter leur propre modèle, un comble ! De deux « choses lune », l’autre étant le soleil ou JP Gaultier devient Alzheimer ou cette âme désespérée rumine de ne jamais pouvoir être un Karl, et continue à se morfondre dans l’effort inutile, et déprime de ne jamais avoir les douleurs de l’enfantement de la création. Je dirais qu’il produit de l’ordure m’importe guère, le seul ennui c’est qu’il la rend ! Maintenant, il veut la faire produire par d’autres.

VUITTON QUINZIÈME SIESTES

Un chœur de 200 personnes en costumes du 15e siècle aux années 50 sur une estrade face à nous, dans la cour carré du Louvre. C’est bien la première fois que Vuitton avait un « Coeur »! La marque du Seigneur des Arnault montre que le vêtement marque à chaque fois une époque, c’était hier soir au Louvre à huit clos pour cause de Corona Papy Russe et pour clôturer la semaine du prêt-à-porter.

Nicolas Ghesquière avait demandé à la costumière de Stanley Kubrick, qui a réalisé en autre « Orange Mécanique et Barry Lyndon », de fabriquer une arrière scène au chapiteau démontrant ainsi qu’au fond on n’est pas si con ! Le styliste a proposé un mélange vertigineux d’époques et de styles, mais aussi de matières et d’imprimés pour une collection «anti-total look» ou «tuning vestimentaire». What’s else ! comme dirait Georges.

Des robes paniers du 19e siècle détournées sont associées avec des vestes de motards, un gilet de costume londonien intégré à un haut aux épaules larges argenté et porté avec un pantalon avec dans le bas des fermetures éclairs, et des après-skis. Des combinaisons encore plus improbables créent des ensembles modernes, diront les journaux de mode touchant de la pub du groupe au passage, mais loin, très loin d’être harmonieux.

YEEZY GOMATIQUE DE RIRE

Au même titre qu’il croit être le plus intelligent de la terre, il doit être aussi le couturier le meilleur du monde ! Voilà Yeezy un gorille écrivant le mot « Fatalité » ! Alors nous nous sommes rendus à l’ancien siège du partie communiste place du colonel Fabien pour voir ce génie sans bouillir de la mode. Je ne vous raconte pas la tête que va faire son pote Trumps quand il va savoir qu’il présente sa collection chez les communistes !

Décrire ce que nous avons vu ! Difficile : des sacs à patates pour des mannequins, des vêtements sans construction, et là vous pouvez vous rendre compte que ce rappeur n’y connait rien à la mode. Il est comme ces négrillons blafards laissant sa raison au vestiaire, et badinant impunément et effrontément avec un semblant de couture. Il nous fait subir lâchement sa prose digne des latrines.

Il est indifférent au grand spectacle, et par conséquent impuissant à la couture, ne ressentant aucune impression, se trouvant tout de suite ruiné alors même qu’il n’avait même pas commencer à couper le tissu. Trop orgueilleux pour se contenter d’être un médiocre chanteur, il veut en plus inventer le diabolisme et se figure avoir découvert Charles Manson et l’Ile de Lesbos pensant que celle-ci était la nouvelle Chrisler. Quand on lui a dit que l’architecte était Oscar Niemeyer, il nous a rétorqué la distillerie !

KRISTINA FIDELSKAYA PARIS

Un vieux nuage gris survole mes yeux au loin, et désormais, exhale la majesté de Paris sous la pluie, puis le froid se fait sentir dans l’attente, et l’immense occupant que forme la Fashion Week nous fait sentir que nous touchons peut-être au merveilleux. Depuis huit jours, dans l’attente du rêve, je suis prêt à m’enflammer pour déployer ma plume, enfin !

Puis subitement, je m’enivre sans réserve des émanations de cette femme, de sa sueur et de ses larmes, parce que tout ce qui s’échappe d’elle est sacré, car son origine humaine est la quintessence de ce monde. Depuis le début de la Fashion Week, nous avions amassé des centaines de chimères et de robes. Mais là, pour la première fois, nous apercevions enfin la beauté dans toute sa splendeur. Et la salle en silence face au vide de nos esprits, nous fait prendre conscience que c’est un grand luxe d’attendre l’improbable.

BALENCIAGA SOUVERAIN PONTIFE

Entre ciel et mer où le voyage fantastique de Balenciaga qui nous emporte dans une procession pour le Père Lachaise, « Pet à son Âme ». Est-ce que Balenciaga, qui a noyé le sol et le premier rang, sera à la hauteur de cette collection pour le futur ? Il semble que le créateur Demna Gvasalia ne soit pas dérouté par un show plus humide que les filles de mauvaise vie de La Tour Maubourg face à la Dame de Fer qui, elle, ne trempe pas dans l’eau. Mais, pourquoi faire un défiler à l’intérieur, alors qu’il pleuvait des hallebardes à l’extérieur ?

C’était un de ces après-midi magnifiques entre les giboulées de mars, j’aurais voulu que le temps s’arrête, et libre comme l’air, je regarde loin sur l’horizon les reflets d’un instant magique qui s’emparait des ponts de Paname pour les faire briller. Le ciel du plafond semblait s’amuser avec l’océan de noir proposé par le créateur.

Voici la déferlante non érotique, d’un semblant de prodige de scène onirique, les allées et venues des modèles vides de création donnaient le sentiment d’être dans un cimetière du dieu vivant Demna Gvasalia. Le vampire de la couture, le diable en personne nous propose les rêves de kérosène pour que les modèles aient l’air de marcher sur l’eau, à la manière d’une certaine promenade biblique, et le show a donc commencé avec des tenues monastiques.

PACO RABANNE MAILLE QUI M’AILLE

Des chevalières en cotte de maille flashy : non, nous ne sommes pas à Domrémy et n’allons pas bouté les Anglais hors de la conciergerie. Un lieu probablement choisit avec justesse par Julien Dossena, vu mes voisines qui ne détonent pas avec les concierges de la rue St-Denis non loin de là.

Mais, le message de Paco Rabanne est devenu grunge dans un tourbillon de chevalerie. Voilà une plongée dans le Royaume de France avec un mixte de tenues de pasteur anglican. Ce sont les créatures magiques que Julien Dossena a évoqué avec sa collection automnale pour Paco Rabanne. Ce Breton de trente huit ans offre une cérémonie d’un chic puissant, avec des cuirs brillants d’influence militaire aux robes de mousseline de soie brodées de fils métalliques.

Il a insufflé une nouvelle vie à la cotte de maille, mais il est vrai qu’il n’y a que Maille qui maille.

BALMAIN AUTANT EN EMPORTE LE CHALAND

Pendant que Slimane fait du Slimane chez Chloé, Rousteing fait du Céline chez Balmain. Rousteing prêche dans le désert des têtards pour une collection sable pour catins de supermarché. Mais, à quoi bon remettre à demain ce que l’on peut faire avec deux pieds ! Le puissant message de mode d’Olivier Rousteing, qui vient de découvrir la « bourgeoise », alors que le fossé entre les nantis et les démunis s’élargissent et que les gens protestent dans les rues,  n’en a rien à faire car les Qataris comblent le déficit de toute façon. Pour lire plus cliquer sur le titre…

REDEMPTION PARIS 2020

Il n’y a ni niveau, ni rivaux non plus d’ailleurs, et si on veut le péché au vif, il faut mieux le faire au pif du sujet. L’impression de cette collection a cette odeur de tissu fermenté de trop-plein, non pas de génie mais de jaunie, un relent de couture pour boutique de la banlieue de Hong Kong, pas King, mais complètement Kong.

Non seulement l’observation de ce monde est superficiel, les robes démodées, la couture commune est dépourvue de caractéristiques. En bref, une œuvre mauvaise, et il est un de ces malheureux dont on peut dire qu’il faudrait mieux qu’il ne fusse pas né. Rédemption en voilà un nom ; l’achat du genre humain par le sacrifice du Christ qui a permis la rémission des péchés et donné un espoir de vie éternelle en Dieu, et pour une marque se prendre pour Dieu vous pouvez imaginer l’Ego !

On sort de la collection comme les cochons sortent d’un bourbier, abasourdi de déplaisir. Les clientes dont les mères faisaient des ménages et les filles présentes les défont, me disent à la sortie que jamais elles n’avaient vu autant de chiffons et, pour des bitumeuses, j’ai trouvé cela croquignolet.

KENZO TRANQUILLE COMME BATISTA

Qui se souvient de l’ADN Kenzo : de ses couleurs emblématiques et de sa couture inimitable ? Olivier Baptista nous propose une nouvelle forme travaillée pour la circonstance et ses débuts dans sa nouvelle fonction de la maison de l’homme de Tokyo. Sa première maison s’appelait « Jungle jap » transformée par la suite en « Kenzo », « un beau Fumet ». Ce créateur est né dans une ville de la préfecture de Hyōgo au Japon, célèbre pour son château, mais cela tout le monde de ma mode s’en fout un peu.

Le portugais, lui, c’est l’architecture qui l’avait attirée en premier, mais c’est en tombant sur un livre de Balenciaga qu’il décide de changer de voie, et d’entrer à l’université de mode et de design de Kingston à Londres, heureusement il n’est pas tomber sur une vidéo de Muss Mayer. Diplôme en « moche », il travaille en tant que styliste pour Max Mara, Christophe Lemaire et Cerruti. Il aurait pu devenir architecte mais « l’angoisse de passer six ans à construire un immeuble » a eu raison de son enthousiasme, il préféra donc l’angoisse de créer quatre collections par an.

MARINE SERRE LA MAIN DE VENUS

Nous nous sommes soudain trop approchés de quelque chose… Donc, on se tenait à distance ! Créatrice mystérieusement mise en position démesurément favorable par le Seigneur des Arnault. Il est insupportable de se sentir solitaire et impuissant devant la beauté en train de s’épanouir par autrui. Solidaire, dans un puissant mouvement de poitrine qui reformate l’esprit, la couturière engagée qui, autrefois, était un abreuvoir à l’obscurité, s’offre aujourd’hui un poème de splendeurs entre deux carrés de pied-de-poule, transformant la simplicité de la coupe en une déesse d’Aphrodite.

Voilà donc après l’existence si courte pleinement accumulée le regard pour en étaler le fondement, comme une Vénus blonde ou une ruine laissée là jadis dans l’eau grise de la rivière de longs champs, apparaît une douce et flexible volonté de créer du surprenant, mais attendons la suite car la mode n’est pas une course de cinquante mètres mais plutôt un marathon.

Marine Serre sort, enfin, des griffes du Seigneur des Arnault pour prendre son envol dans un souffle surpuissant, et donne une collection qui va au-delà même de son propre sens de l’esthétique. Il faut souvent faire abstraction des choses qui vous entourent pour bien créer, mais surtout créer juste.