LE CLOWN BAR

Bozo est arrivé et, si cela vous « agrès », il vaut mieux en rire qu’en pleurer. Une séquence comique au Clown bar où un Balangantshik nous accueille. L’ancienne buvette du Cirque d’Hiver est devenue le nouveau chapiteau de Paname où une cavalcade d’acrobates parisiens, plutôt achromates d’ailleurs, compte-tenu de leurs costumes gris, chemises blanches de chez Deloitte. Un Monsieur pas dé-Loyal comme dompteur de clients, en mal de reconnaissance, recevait quelque contorsionnistes, qui font changer leur table pour une plus en vue, montraient les crocs comme ces jeunes lions un peu foufou.

NICOLAS 2 AT VUITTON

La marque de luxe française, Louis Vuitton, propriété de LVMH, a annoncé mercredi le renouvellement du contrat de Nicolas Ghesquière en tant que directeur artistique des collections féminines.

L’annonce cimente ainsi la relation entre Vuitton et le créateur, qui, sous son mandat, a connu une croissance « sans précédent » dans le prêt-à-porter et la maroquinerie. Bernard Arnault s’est dit « très heureux » que Vuitton poursuive son parcours avec Ghesquière. « Il a su rendre la femme Louis Vuitton contemporaine. Sa vision, son talent et sa créativité le placent parmi les meilleurs designers au monde aujourd’hui », a-t-il déclaré.

POURQUOI CHANEL A CRÉÉ LA PETITE ROBE NOIRE?

Le journaliste de l’époque décrit le vêtement élégant comme « The Ford », se référant à l’époque incroyablement populaire du modèle « T » de chez Ford. Et, comme Henry Ford, à la question des reporters : « Monsieur Ford, si je voulais acheter un Ford « T » d’une autre couleur que noir cela serait-il possible ? » Henry répondit : « Aucun problème, vous pouvez l’acheter de la couleur que vous souhaitez à partir du moment où c’est noir.

Cette petite robe défraie la chronique de l’époque, car dans cette période post-victorienne, qui a précédé les années 20, les vêtements noirs de coupe simple étaient liés à l’habillement des domestiques d’une part ou des gens en deuil d’autre part, plutôt qu’à la haute couture. Mais, comme beaucoup d’autres conventions du monde avant la Première Guerre mondiale, celles-ci ont changé à l’époque du Jazz, dans les années 1920. Les changements de garde-robe sont révolutionnaires, et l’apparition des vêtements de sport dans la garde-robe des femmes entraîne plusieurs autres changements…

BALMAIN HOMO SA PINCE


Prenez le sac bao bao de « Issey Miyake », puis une veste comme un sac matelassé « Chanel » pour en faire une hybridation issue d’un assemblage flashy de « Versace », ensuite, ajoutez un blouson à pointe de métal type « Paco Rabanne », mais pour la circonstance plus « Paco-cheap » que « Paco-chic », et, pour finir, saupoudrez le tout d’une pâle copie de Nicolas Ghesquière et de Léonard femme pour faire une collection quarteron « Sang pour Sang » collection des autres.

MASUMOTO, LE MUST DU QUARTIER

Naoto Masumoto était aux fourneaux, pour une cuisine au croisement des terroirs nippons et européens. Un concert de cuisine qui se nourrit d’une large gamme de notes, en témoignent notamment le risotto aux algues aonori, Saint-Jacques grillées ou encore la poire en gelée de uméshu, coulis de kaki, et glace à la fleur d’oranger. Tout un univers ! Un franco-japonais minimaliste en « live », pour un résultat final comme une plongée au pied du Fujiyama.

GIVENCHY ET CARTIER DE WINDSOR

Comme à son habitude, le prince du Luxe a manœuvré adroitement en recrutant la créatrice britannique, Claire Waight Keller, appelée en France la Demoiselle d’Avignon, pour que la Duchesse de Windsor porte une robe « Givenchy » à l’occasion de son mariage ; particule de l’argent oblige. C’est Monsieur Hubert de Givenchy, couturier aimé des stars et qui habillait les princesses « Auburn », qui aurait été heureux de voir son nom briller parmi les étoiles. Comme usuellement, la maison des Windsor a choisi son joaillier préféré Cartier pour offrir à la mariée, la plus célèbre du monde, un bracelet et des boucles d’oreilles car les diamants sont éternels et ne seront pas sur canapés. Cartier remporte ainsi le sésame le plus profitable de la galaxie des nababs.

NEWS FROM HAUTE COUTURE

Les défilés Haute Couture auront lieu du 1er au 5 juillet prochain. Proenza Schouler, qui avait fait le buzz sur internet avec son arrivée au calendrier de la Haute Couture en juillet dernier, ne sera pas présent cette saison. Le duo de créateurs Jack McCollough et Lazaro Hernandez, particulièrement enthousiaste en juillet dernier, ne donne pas d’explication.  Comme il est dur de confronter sa mode aux meilleurs ! Il est probablement plus facile de briller parmi les moyens de la Fashion Week de New York que celle de Paris.

En revanche, Rodarte, la griffe américaine des sœurs Kate et Laura Mulleavy, confirme sa présence et sera présente aux côtés des membres permanents, les indispensables, les poids lourds… Bref, les défilés les plus ennuyeux de la Fashion Week, excepté celui de Franck Sorbier qui reste l’âme de cette Fashion Haute Couture.

LA RIVIÈRE DE L’ENFANCE

À Paris, en partant vers l’ouest, se cache une autre seine, bien plus petite et plus modeste que celle du centre de Paname. Celle-ci est souterraine et mystérieuse, mais aujourd’hui, on la dit enchantée. C’est du moins l’avis de ceux, qui, depuis des années, viennent y naviguer. C’est à l’ombre des magnolias, des iris et des roseaux qu’elle déplie le charme, la magie, la féerie de ses méandres si poétique qui nous font chavirer et bercer la barque qui la survole.

Si d’aventure le rythme semble lent, c’est qu’elle s’écoule paisiblement comme le flot de la vie, de l’amusement et de la découverte.

IL ÉTAIT UNE FOIS LA CHARENTE D’AISE

De la Charente, nous connaissons son pinot, son fleuve, ses plaines à perte de vue et, si vous avez grandi en Charente, alors vous connaissez les vraies Charentaises. Mais, c’est bien ici, quoi qu’en disent les « Parigogos », qu’on connait le vrai nom du pain au chocolat, la chocolatine, et rien d’autre.

Cette pantoufle, qui est apparue au XVIIème siècle, a une histoire directement liée à celle du sabot, car, dans les campagnes, autrefois, pour rendre cette « poulaine » du jurassique plus confortable, les cordonniers-savetiers enfournaient les rebuts de feutres utilisés pour les pèlerines de la Marine Royale …

ANNA WINTOUR DE PISTE

Anna Wintour, la papesse de la mode, la souveraine infaillible des Mags, le bescherelle de la « fashion » qui donne ses règles au rythme de ses menstruations. La légende de la Marie-couche-toi-là de la culture pop, la terreur des faubourgs de l’industrie du luxe que personne n’ose affronter. La femme, la plus aimée, mais aussi la plus détestée des créateurs, vous invite à dépenser 275 000 $ pour une table au Met Gala. Invité à payer au Met, néanmoins, vous ne choisissez pas votre robe ni vos ‘sex Boys’ de la soirée car chaque détail doit être approuvé par la diablesse, qui elle ne s’habille pas en Prada, montrant ainsi sa grande influence sur les puissants de la planète Mode.

KARL JUST IN TIME WITH SWAROVSKI

La marque du Dandy poudré a conclu un accord de licence avec la marque Swarovski pour la production de ses prochaines lignes horlogères. Produites par le groupe « Fossil » jusqu’alors – « Drôle, non ! – Voici une nouvelle vie pour l’Allemand le plus Français de la mode. Les montres griffées Karl Lagerfeld seront désormais entre les main de Swarovski, le seul cristallier qui ne produit pas de cristal à 18%. Les deux marques n’en sont pas à leur première collaboration, puisque le spécialiste du verre « très polie » était déjà en collaboration avec les bijoux Karl Lagerfeld, de faux diamants pour une vraie impression, avec une fausse couture. It makes sense.

SANTOS TIC TANK

Dans certains dîners, là où les Nabilla se pâment comme des poules en rûte, je pose délicatement ma main sur la table et, par un très léger mouvement du poignet, j’essaie, par jeu, de sentir le balancier interne qui égraine les secondes de ma vie. Mais, en vain, car cet objet de précision arbore un silence plus grand que si vous étiez au cœur d’un Parc Naturel de l’Ariégeois ; le silence est l’âme des choses.

Lorsque le temps s’emballe, au fur et à mesure de la journée qui passe, celle-ci bat la mesure et explore les minutes qui s’écoulent. Les engrenages s’entraînent et instaurent le rythme de ma vie comme si j’avais à mon poignet un microcosme solaire. Le tapage de la ville qui m’entoure ne vient pas perturber le temps silencieux qui s’égraine doucement et moelleusement dans ce boîtier étanche.

ADELINE ZILIOX

Quel ravissement et quelle poésie ! Grâce à Romain et à son accueil au « Dress code Hôtel », nous avons pu rencontrer un « Talent Aiguille ». Sa création est faite de transparence mais aussi de sensualité comme ces statues qui ornent les temples d’Angkor. Des fleurs et du romantisme avec l’amour en signature « Urban Chic » avez-vous dit ? J’aurai plutôt dit « envoûtant Chic ». Dans ses collections, Adeline Ziliox ne se limite pas à un style ultra féminin et intemporel mais donne de la sensualité en abondance pour une couture qui se conjugue au féminin.

Eveil de mes sens ; des sens sens dessus dessous qui me chavirent de trouver un style sans vulgarité, et qu’elle laisse simplement s’exprimer en donnant la parole au corps de la femme qui la porte.

MODE ET FEMMES ENCEINTES DANGER

La grossesse n’est pas une excuse pour négliger son apparence. Vous pouvez, quand même, porter des choses sexy et votre nouvelle poitrine, qui va doubler ou tripler de volume, mérite d’être montrée, et cela pour le plus grand plaisir de votre époux ou de votre amant. C’est selon. Ce dernier pensera retrouver le sein maternel : des seins de porcelaine.

Je me souviens de ses seins qu’elle arborait dans son bain chaud et moussant, en appuyant sa tête sur la baignoire avec une pose pleine d’abandon comme un Degas. Ses seins flottants avec une étrange gravité, j’ai contemplé son absence puis, soudain, rassemblés au cœur de l’eau froide se dresser comme le Fujiyama.

HOTEL DE MODE

Connaissez-vous Stéphanie Coutas ? Et, pourtant, pour ceux, qui ne sont pas invités aux grandes messes de la Fashion Week Parisienne, ils peuvent s’en imprégner en venant  au Dress Code Hotel faire un plongeon dans la mode et dans le spa privatif, havre de sérénité et de relaxation à une marche de l’Olympe, mais surtout, de l’Olympia. La créatrice donne son style néoclassique et contemporain avec une pointe de Fenshui Zen, l’acupuncture de l’habitat.

Un quatre étoiles, qui se fait six dans le biotope urbain, qui vous fait plonger dans la chambre de Jean-Paul Gaultier, Dior ou Chanel, en lieu et place de l’ancien siège du Prêt-à-Porter de la couture Parisienne, un pure hasard ? La French Touch associée à …

A MADAME KARDARSHIAN

Voici pour ceux qui pensent que ce métier n’est seulement que du marketing alors que c’est en fait de la poésie et, voici un exemple de ce que vous auriez pu dire sur ce métier, Madame « Karda-chiante » :  si vous aviez eu un peu plus de lettre et d’esprit. Vous confondez votre séant avec le culot d’une bouteille, alors que nous parlons d’un flacon réalisé par un Maître verrier.

Le parfumeur, perdu dans ses combinaisons, méditait, en allant le long de la rue Saint-Honoré, sur son duel avec l’huile de Macassar. Il réfléchissait aux étiquettes, à la forme de ses flacons, calculait la contexture du bouchon, la couleur de ses futures affiches, et l’on dit qu’il n’y a pas de poésie dans le commerce  !

UN LIPS DICK POUR KARL

Le Kaiser a fait équipe avec une société australienne pour sa ligne de maquillage, préparant probablement son « Argent de moche » pour sa sortie du groupe Wertheimer. Une collection qui touche aussi bien les jeunes que les vieux, allez savoir pourquoi ? Karl nous propose une figurine en forme de Karl plus proche d’un « Lips Dick » que du « Lips stick ». Une nouvelle façon de se connecter avec le public et avec ses compagnons de mode (comme il aime à les appeler) des followers qui suivent Karl dans leur vie quotidienne et qui seront heureux de dépenser de l’argent pour un maquillage Karlissimo !

KIM KARDA KOSMETIC K.K.K

Kim Kardashian, toujours avide de scandale, et surtout, depuis que la star des réseaux sociaux a posté sur son compte Instagram des photos de son corps totalement nu et peinturluré de crème blanche pour promouvoir son nouveau parfum KKW BODY, un vent de polémique souffle. Oui, le monde entier est habitué à voir ses courbes sur la toile, mais est-il prêt à avoir le corps de la star sous forme de flacon dans sa salle de bain ? Pas si sûr. Surtout qu’elle est accusée d’avoir voulu copier l’un des best-sellers de la parfumerie, celui de Jean-Paul Gaultier.

La fragrance joue avec des notes de pêche, de « Jas-mains, jeu de vilain » ainsi que d’ambre doré. « Shocking » aurait dit Schiaparelli.

VIN DES PYRÉNÉES

Le restaurant « Vins Des Pyrénées » est sur deux étages. Vous y trouverez un accueil chaleureux – « trop robot pour être vrai » – mais à 39 € la bouteille de pouilly fuissé, on ne sort pas pour aller « pouille-y-fumer » dans la rue. Deux femmes de l’île de Lesbos « indécentes de lit », à côté de nous, s’embrassaient, à bouche que veux-tu, avec pelotage de buste et de foufoune en « prime time », faisaient de moi le spectateur involontaire d’un film érotico-lesbien, phénomène de société et excitation assurée. Toutefois, nous n’étions pas là pour cela, mais, seulement, pour l’ébranlement de notre palais, un point c’est tout.

PERSOL, POUR LUI SEUL

L’histoire de Persol commence en 1917 en Italie à Turin quand le photographe et inventeur, Giuseppe Ratti crée l’entreprise « Ratti » pour fabriquer des lunettes de protection pour les pilotes de courses – Fiat oblige. Giuseppe Ratti veut des lunettes avant-gardistes. Il est rapidement sollicité par l’armée qui adopte le modèle « Protector ».

Puis, la popularité des modèles de lunettes, qu’il invente, s’étend auprès des civils. La marque devient internationale lorsque les starlettes et stars adoptent cet accessoire de mode indispensable à leur look. Riche de treize ans d’innovations, « Ratti » devient Persol en 1930.

HYÈRES TAPIN ROUGE AUX SPONSORS

Les Sponsors officiels du festival de la mode de « tout le monde » sont-ils au-dessus de tout soupçon sur le choix des candidats ? Voici le festival d’HIER » qui, ce jeudi, commence et où les partenaires financiers dont Kering qui n’en fait pas partie car le groupe préfère celui de Cannes, et qui, de toute façon, ne marche jamais sur les mêmes pas que LVMH.  Il appartient de comprendre, en se posant des questions simples, quel est l’impact de ce festival sur la profession ? Est-il vrai que celui-ci ne promeut pas les bons créateurs pour de mauvaises raisons ?

LE MARCHAND DE SABLAGE

Tracer sur lui et pouvoir aussitôt l’effacer avec la main, il est né du désir de retrouver l’éphémère, et pourtant, il marque le cristal et le verre à jamais. Un petit mot intime qui personnalise un flacon de plusieurs milliers d’euro. Le geste doit être précis, presqu’exclusif. C’est la rencontre choc d’une matière à la vitesse d’une balle de revolver qui vient abraser avec force et élégance, dans un nuage de poussière soyeux, ce doux mélange qui produit un  givre à jamais incrusté.

C’était un matin plus tôt que tôt où les heures passent en silence, la radio parlait de cette entreprise qui personnalise les flacons de fine champagne ou champagne, c’est selon, pour procurer aux plus riches leur obscure objet de ce désir d’offrir…

UN RESTO DE CRÉPIN

L’accueil était, certes, chaleureux, mais la cuisine sans invention. Les saveurs à la vapeur étaient toutes droites sorties d’un nettoyeur vapeur pro industriel, toutefois, correctement présentées et avec un soleil au rendez-vous. Toutes les conditions étaient réunies pour faire un déjeuner, même mauvais, cela n’aurait pas été grave. Mais, quelques ratés sont venus ternir ce tableau au fur et à mesure du déjeuner : erreur de plat (un loup pour un saumon)… et pour couronner le tout un grand bellâtre Afro-Européen qui vient nous fumer dans le nez à l’arrivé de nos mets.

Je sais que je vais en froisser plus d’un, mais « sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur »…

CETTE INDUSTRIE QUI TUE LE MONDE

Après ce weekend des jeunes créateurs, prenons le temps de regarder de l’autre côté du miroir. Les guerres du futur ne seront pas menées pour du pétrole, mais pour de l’eau, prophétie qui se concrétisera plus vite que prévue au regard de la pollution majeure et irréversible des cours d’eau engendrée par les fabriques de vêtements des grandes marques.

Cette industrie de la mode est la deuxième plus polluante du monde après celle du pétrole. Il s’agit d’un écocide et rien n’arrête ce processus néfaste, car les produits chimiques déversés dans les cours d’eau atterrissent, ensuite, dans les rivières et les fleuves qui…