VERSACE DONATELLA SKAÏ

Léopard et cuir, le brillant ou l’éclat des modèles luisant et scintillant du skaï comme des balises sur une route sombre. Audacieux et criard, le spectacle est une vision tout à fait fidèle aux racines de la marque. Costume deux tons comme les hommes d’aujourd’hui et des imperméables prémices au changement climatique moitié léopard pour se confondre dans la jungle urbaine et moitié Vanilla skaï pour affronter les pluies diluviennes : hommage certainement à la ville de Miami où la plus acide des toxines botuliques de la mode renoue avec les classiques de la maison.

Couleurs flashy et coupes excentriques, c’est à peu près ce qui peut résumer le style, car la mode aime toujours puiser l’inspiration dans sa propre histoire et en replongeant dans les années 90, Donatella veut penser le changement à défaut de changer le pansement. Il n’y avait rien de subtil pourtant dans cette collection, qu’il s’agisse de la signature de Gianni Versace imprimée sur des cravates et les logos géants sur des tee-shirts très colorés que le cygne nous en fit un.

BREAKFAST AT BULGARI

Sous la pâle clarté des lampes, il existe une Italie d’un autre monde, comme une caresse puissante qui lève le rideau sur une collection illuminant les méninges neuves. Et l’œil troublé par la tempête, là où la maison Bulgari me propose un voyage aux confins du zirconium et de l’émeraude, un voyage vers l’horizon bleu du matin, qui flirte avec les rouges sangs du rubis.

Les femmes présentes avaient des yeux aussi ardents que les animaux qui surveillent une proie, des beautés debout mais à genoux devant ces diamants qui gémissent à la lumière comme une plainte venue des profondeurs. Illumination de ces voluptueuses venues chez Bulgari pour la circonstance, et même le souffle violent du zéphyr ne pourrait flétrir ces joyaux que la caresse du soir n’arrive pas à atténuer la transparence.

HLA x AEX LONDON 2020

Pour appréhender une collection, chacun dispose de ses propres équations, mais les créateurs sont tous confrontés au doute fondamental et à la fameuse angoisse de la robe blanche. Le doute du créateur commence par la tentative de se convaincre lui-même de la nécessité de son travail qu’il est sur le point d’entreprendre. L’inspiration naîtrait-elle donc du doute ?

Présentement, nous n’avons aucun doute sur ces chinoiseries, un semblant d’essais pour attirer l’attention sur une couture où plus on est de fou, moins il y a de riz. C’est la confrontation entre la force du désir de l’Empire du Milieu et la fragilité de leur technique, qui n’est pas adossée à la sécurité d’un savoir. A la question si celui-ci a peur de présenter à Londres avec les européens, ce dernier répondrait probablement non, mais comme disait Sarah Bernhardt : « Rassurez-vous, cela viendra avec le talent ! »

Pour cette collection, voilà que le bon vieux costume de Slimane, non revisité, fait son retour de façon aussi inattendue que paranormale. C’est comme le disque des années 1970, c’est bien noir, cela brille beaucoup, cela a un trou au milieu, et sa grésille dans nos yeux.

UN FILTRE A INTELLIGENCE

« Welcome to Les Bains », annonce-t-il sur leur site internet. Malheureusement, vous n’êtes pas les bienvenus dans l’antre de Proust et de Manet !!! Nous avions un peu d’avance sur notre soirée, il était 19h45 juste le temps de prendre une coupe de champagne aux Bains tout proche. Etablissement que nous avons fréquenté jeune du temps de David et de sa femme. Mais là, nous avons appris que pour boire une coupe de champagne au bar, il fallait réserver ! Probable parce-que dans le doute « Absinthe-toi » ! Oui, vous avez bien lu : une réservation pour prendre un verre au bar !

Pour nous, ce fut la douche écossaise et aux Bains, en plus, un comble ! Essayant de négocier avec ce « maître râleur » avec des neurones au chômage technique.

GENERATION K COMME KERMA

Après la génération Y et Z, place à la génération K. Pourquoi la lettre K ? L’inspiration du « Beau Llywood » et du personnage de Katniss Everdeen, l’héroïne de la saga « Hunger Games » immortalisée par Jennifer Lawrence.

Un K pour une génération désenchantée, et profondément anxieuse. Ils ont grandi avec la montée de l’extrémisme islamique, l’austérité… Ils ont vu leurs parents perdre leur travail et leurs angoisses ne sont pas celles que l’on connaît habituellement à l’adolescence : 75% des filles se disent préoccupées par le terrorisme, et 66% sont inquiètes par le changement climatique.

Filles et garçons confondus, ils sont 79% à chercher un job et à craindre de ne pas pouvoir en décrocher un le temps venu. La méritocratie, ils n’y croient pas, ils sont persuadés que  leur couleur de peau, leur sexe, la situation économique et le statut social de leurs parents vont déterminer leur avenir.

100 MILLIARDS D’EUROS POUR CHANEL

Les perspectives d’acquisition continuent de tourbillonner autour de Chanel, motivées par une rumeur persistante entre les dirigeants du Cheval Blanc . Chanel ne vaudrait que 50 milliards d’euros, mais serait plus près de 100 milliards d’euros, et à ce prix un seul groupe financier peut faire une offre au « Frères Champs de course ». Dans le groupe du Seigneur, le chiffre de 50 milliards d’euros flotte depuis un an, et certains pensent qu’il pourrait tourner autour de 100 milliards d’euros.

Le célèbre groupe de luxe privé, détenu par les très discrets frères Wertheimer, a alimenté la spéculation l’année dernière en publiant pour la première fois des chiffres financiers. « Nous réaffirmons fermement que Chanel n’est pas à vendre et nous n’avons aucun autre commentaire à propos de ces rumeurs non fondées », avait déclaré Chanel. Mais chacun sait que la somme colossale n’a pas pu être inventée et qu’il existe des négociations en interne pour une opération secrète.

DUA LIPA LIPASIQUE

Dua Lipa, chanteuse de son état, vient d’être nommée ambassadrice du prochain parfum féminin de YSL. Cette voix, qui attire sa génération, incarne les valeurs d’indépendance et de liberté, qui ont toujours fait partie de l’ADN de la maison du « mètre » d’Oran. Née à Londres, Lipa avec son album éponyme en 2017, sera l’artiste féminine la plus diffusée au monde. Après Riri, voilà Lupa moins trash que sa consœur mais l’écrase quand même  avec son titre « New Rules » qui a fait chanter les Millennials du monde entier en 2017.

Cette donzelle, nommée dans cinq catégories aux BRIT Awards 2018, affiche au compteur seulement 23 ans et, avec ses plus d’un milliard de visionnages sur YouTube pour la vidéo de son single, elle est devenue la plus jeune artiste féminine à atteindre cette popularité sur internet qui est vertigineuse.

MAX MARA EN LIGNE DE CACHEMIRE

Mon cœur s’engouffre dans les montagnes russes du chic, là où le divin moqueur, qui chante usuellement à Paris, chante aujourd’hui à Berlin. Un Max qui, au cœur d’une boîte à bijoux, dépose ici quelques robes et tailleurs chinés pour l’éternité pour ces dames. Comment parler de la beauté de ces robes « violées » aux années 70 et, en parcourant la forêt de livres sur la mode que je possède, je descends jusqu’aux portes de l’indescriptible là où les poètes couture offrent l’équivalent de Rimbaud, où les archipels sidéraux de Vigny vous emportent dans un  voyage entre Baudelaire et Hugo, dans un poème particulier celui de la mode et du « freaks of nature » dans toute son œuvre.

Parmi ces frimousses si douces, brillent des divinités en cachemire si fluide. Elles brûlent les yeux, et je regarde chaque jambe céleste au couleur vermeil. Elle flambe comme une torche d’Hyménée.

Des messieurs, plein de respect, semblent venus d’Autriche pour voir ce spectacle avec leur manteau hongrois, et au visible mousseline transparente laissant deux petits mamelons pointés, une clameur vient du  fond des abîmes, semblant dire : j’aime. Un point c’est tout.

GIVENCHY LE STREET VERGE

Clare Waight Keller visite la rue pour trouver sa collection pour Givenchy. Malheureusement, son univers de la rue se borne à l’avenue Montaigne ou à Oxford Street. Voulant canaliser le monde des citadins au cours de leur trajet quotidien, qu’elle perçoit comme une limousine avec chauffeur, bien sûr un « Hubert » mais de Givenchy. Cette anglaise, en faisant zig zag avec le Brexit qui traîne dans l’air, nous présente une collection supermarché, un magasin « Inno Vation »  qui se découvre de l’arrière.

Elle est éblouie par sa couture à en perdre un peu la tête, comme tous les nigauds qui courent le jupon et oublient la prudence, une britannique de l’an pire, pour cet aimable Hubert de Givenchy qui grand dieu doit se retourner dans sa ronde !

Le mélange qu’elle nomme « Streetwise » ressemble donc à des vestes en jean déchirées, à un blouson d’aviateur en peau de pêche qui semble être un symbole d’élégance à la française qui n’a plus cours. En inclinant son aiguille vers une tendance bourgeoise, elle disperse des rangées de boutons en or sur toutes les vestes comme une piste d’amarsissage.

LE WANG GANG NY 2020

Avec le succès des manteaux de cuir et de ses pantalons, l’activité du département couture, son domaine réservé, voit chaque jour l’activité croître comme le big Wang. Ce Maître de l’aiguille s’appelle Alexander Wang. Très influencé par l’art de son pays, il a le sens de l’harmonie des couleurs absolus comme le noir qui le « Soulage ». C’est une des choses les plus difficiles et les plus nécessaires de la vie que d’apprendre à dédaigner celle-ci. Le dédain protège et écrase, c’est une cuirasse et une massue à la fois qui m’assomme au fur et à mesure des passages. L’âme humaine de journaliste de mode que je suis n’est pas un cuir qui se tanne avec les shows, mais une membrane sensible, vibrante et délicate, et après chaque choc, elle reste meurtrie, marquée et hantée à jamais par ces majorettes sans bâton.

Un « flicaillon » de la mode US ayant la « trente haine » juvénile, un blouson de cuir noir et une vieille capeline de la même couleur avec une tête de Chewbacca qui prône au Rockefeller Center comme une cathédrale avec sa cuirasse, forteresse, qui est à l’océan ce que Khéops est au désert ; l’idée d’une civilisation disparue depuis longtemps.

GUCCI CRUISE 2020 ALLÉLUIA

À seulement trois kilomètres de la Cité du Vatican, un sacerdoce d’abord et un message ensuite, nous sommes mardi devant un public en contrition, dans un espace lourd de symbole, le hall du musée du Capitole de Rome. Des statues romaines en marbre et leurs dieux présidaient là où une robe blanche brodée d’un utérus à paillettes suscitait une frénésie médiatique. C’est la collection contre les anti-avortements et un accouchement difficile. La croisière de Gucci pour 2020 par le designer Alessandro Michele, qui a choisi de faire entendre sa voix au moyen de son arme la plus puissante : son aiguille et son fil et sa Bible bien sûr.

En période de très grande controverse en Italie actuellement, le Vicaire de la Fashion a réussi à faire entendre la voix de la profession au-delà du Tibre. Alors que le designer âgé de 47 ans mettait la touche finale à sa collection avant-gardiste, le pape François exprimait son opinion, et selon le New York Times, celui-ci aurait déclaré que l’avortement, même d’un fœtus malade, équivaut à embaucher un «tueur à gages». Mafia oblige !!!

Hommage à son éducation romaine, Michele drape des mannequins de voiles flottants qui rappellent les Vestales virginales, qui, à l’époque romaine, faisaient vœux de célibat pour honorer la déesse Vesta. L’ambiance est toute religieuse et c’est bien normal !

LADY TURQUOISE

Voici la grâce qui remplit une jeune fille de 16 ans qui cherche dans la capitale de la mode une robe de soirée désespérément. En se promenant dans les rues de Paname, arrivant de cette île continent si lointaine, l’Australie, la jeune fille invitée à la dernière du spectacle de « RuPaul », fameuse drag queen américaine, son modèle, se promène rue St Paul et rentre dans une boutique, douce comme un bijou, un cabinet de curiosités, un cocon qui l’attire irrémédiablement, pour rencontrer Nico, Designer de son état, le maître des lieux.

De sa petite voix douce, la jeune fille, qui est comme Desdémone, lui raconte son histoire. Pour une soirée, je cherche une robe avec un corset. Nico ne manquant pas de ressources, puisqu’il confectionne les robes lui-même, lui propose de l’habiller de pied en cap pour sa soirée (car au XIIIe siècle, le mot, issu du latin caput, signifiait tête ) Read more on

RESTREPO LA CITÉ DES COULEURS

Le sable se changeait en transparence et la couleur orangée du jus se confond entre le climat à la chaleur intense, les heures et les saisons se joignaient au cassis embaumant la bruyère et, les orangeraies étaient déjà couvertes de fruits dorés comme la cage en or d’Ophélie. Les muses attirées pas la fraîcheur de ce parfum bondissaient pour attirer dans leurs bras le Giacobello.

Mille insectes de feu, soudainement, naissaient dans l’air, ressemblant à des étoiles volantes. Des parfums inconnus enivraient tous nos sens, et, ébloui par ce brillant aspect, j’ai pensé qu’un miracle si beau ne pouvait être que l’ouvrage d’un prodige. Une splendeur, qui m’entoure, un trésor dont l’origine ne peut être que du Divin. Read more

DELON ADIEU L’AMI

C’est l’histoire d’un acteur devenu une légende. Un charisme absolu, un jeu instinctif, un talent insolent, et bien plus encore… Au cours de sa carrière de plus de soixante ans, Alain Delon s’est construit une filmographie remarquable, s’illustrant dans de nombreux chefs-d’œuvre : Plein soleil de René Clément, Le Guépard de Luchino Visconti, La Piscine et Borsalino de Jacques Deray, Le Clan des Siciliens d’Henri Verneuil… Alors qu’il vient de recevoir une Palme d’Or d’Honneur lors du 72e Festival de Cannes, le mythe Delon continue de faire rêver les spectateurs du monde entier.

LA LIBERTÉ DE BLÂMER

Il est vrai que l’on ne copie que les meilleurs ! Mais, là, c’est fort de café qu’un anonyme Dyptique ou dillnite puisse passer de l’inspiration à la copie pure. Eux qui ne savent probablement pas que le Spiritus veut dire « l’Esprit Divin ». Voici donc encore des barbares, des sauvages de l’esprit humain, qui lancent leur venin caché sous la langue de leurs avocats, des natures moyennes qui osent plagier la grande Chantal, papesse de la parfumerie, qui est à l’origine de parfums célèbres comme « Opium » d’Yves Saint Laurent « L’eau d’Issey » et bien d’autres… Une marque qui tonne « Dyptique » : quel orgueil de penser que non content de se comparer à une peinture ou à une sculpture, il pense que nous allons tomber dans le deuxième panneau. READ MORE…

LIBRE COMME L’ART

Un univers dont les créations rayonnent dans l’âme, et qui honorent la modernité. Il fait tournoyer le futur de la mode, et son cœur de poète est un porte-voix visionnaire qui est la sentinelle des collines verdoyantes au-delà du banal. Comment ne pas envier une existence placée sous le signe de la création, l’alliance de l’accessoire et de la vêture, comme une religion ? Un Cauchois gaulois très loin d’être gauche et ancien élève de la Chambre Syndicale, mais du temps de Madame Sora. C’est vous dire pourquoi il est bon. Les connaisseurs apprécieront.

Un projet d’accessoires pour donner au monde un peu de poésie sur nos têtes et dans notre cœur afin de sortir de cette léthargie qui nous entoure et de ce monde ampoulé préoccupé à se regarder le nombril. Ce poète des temps modernes baigne dans la  lumière vive du sublime. Certains parleront d’un saltimbanque ou d’une bête hybride, mais cette bête est semblable aux demi-dieux d’Egypte. Je suis émerveillé, et ma plume en décrit les contours. Un article lyrique pour célébrer l’énorme flamme d’un créateur de l’envie et de l’émotion…

LA PARSONS LOOSE

C’est la décadence des écoles de couture. Les hommes et les femmes sont devenus à force de l’habitude du peu, des iconoclastes. Ils difforment les jeunes esprits pour leur faire croire que la mode, c’est eux, alors que la mode, ce sont les autres. Ces « vêtementeux » confondent exception culturelle française et polichinelle en goguette pour carnaval. Voici l’histoire et la chronique des échecs de défilés médiocres qui apportent au fromage leur décadence et aussi l’inexorable décoration du sens non esthétique, de la mode Anglo-Boxon.

Le mieux aurait été de ne pas s’en vanter et de ne rien montrer, mais ils sont tellement sûrs de leur condition d’orgueilleux dévorés d’ambition, qu’ils claironnent à tout va « regarder comme nous créons le beau». Un « an pire » où tout va encore plus mal qu’ailleurs. Des élèves qui se prennent pour des « Saint-Laurent » alors que le seul « Saint-Laurent » que je vois ici, est le fleuve du même nom celui de la déconvenue et qui gèle chaque saison.

LA CÉLÉBRATION DU BUZZ

Faut-il remplir le rituel de l’extraordinaire pour être reconnu ? Faut-il se scarifier de toute part et se faire tatouer sur l’ensemble du corps des peintures tribales pour devenir intéressant ? Faut-il que je torture mon animal de compagnie favori pour faire le buzz sur Youtube ? Bienvenue dans le monde de l’Absurdie.

La quête de la notoriété est aujourd’hui une recherche vitale pour les nouvelles générations. Chaque personne est munie de son arme de communication, appelée Smartphone, qui n’est d’ailleurs pas du tout « smart », celui qui filme votre vie en direct et sans pudeur au détriment de notre vie privée. On trouve sur Facebook et Instagram des incontournables : les sextapes d’anonymes qui nous tartinent sur la toile de leurs ébats amoureux, en appelant ceux-ci le « Karma sutra » !

PLASTIQUE DANS UN OCEAN DE FEMMES

Un marché chinois juteux de 25 milliards de dollars et une récente introduction en bourse de SoYoung ont attiré l’attention sur l’une des activités médicales les plus dynamiques du monde. Voici la « Chinerurgie » esthétique qui « nez » et, qui se retrouve avec le taux le plus élevé par habitant d’interventions pour « l’Empire du Gracieux » et, cela bien que la Corée du Sud soit reconnue comme la Mecque de la chirurgie plastique en Asie.

Mao avait inventé l’uniformisation des tenues, nous passons aujourd’hui à celles des visages, à faire pâlir le Docteur Joseph Menguelé. La Chine, plaque tournante de la plastique en Asie, sera bientôt le pays où les jumelles feront légion. Ce boom de la chirurgie plastique en Chine remonte à la croissance de son économie, et à un marché de l’emploi très concurrentiel… Read more on..

SULFURES POUR FRÉMIR DE PLAISIR

Les moins de vingt ans confondront certainement la luxure avec le sulfure mais qu’importe ! Il est comme un diamant brut qui avec un procédé de fabrication très ancien ces  baguettes de verre multicolores aux dessins complexes était déjà connue des Egyptiens sous la 18ème dynastie. Magie des arts du feu, celui qui désigne à la fois le bien et le mal, qui brille au paradis et brûle en enfer, cuisine pour notre plaisir, mais qui aussi peut déclencher l’Armageddon.

Autrefois réalisé sur des plaques de mosaïques qui furent plus tard enrichies de feuilles d’or pour les plus fortunés, Venise recueillit cet héritage et lui donna le nom  toujours utilisés : “Millefiori”(mille fleurs), voici une techniques qui trouvera son épanouissement à Murano puis passera de Venise en Bohème et de Bohème en Lorraine … More on click here

LES SENTINELLES DU PEUPLE FASHION

Existe-il encore des critiques de mode dans cette profession ? L’industrie du luxe et de la mode, qui cadre ses journalistes et ses influenceurs journaleux en les mettant sous perfusion d’argent, n’engendre que des courtisans et d’infatigables scribouilleurs qui vivent au crochet des marques. De faux talents métaphoriseurs de mots ampoulés, ne parlant jamais avec réflexion, des « Flop Fringant », pas vraiment dangereux, il est vrai, mais qui pensent que le mieux, c’est le bien d’autrui.

En tous cas, les marques se contentent de peu. Elles souhaitent faire appel à de bons valets, peu hostiles au banal et préfèrent cela à un « J’accuse » de Cola littéraire, louche et chef des odeurs qui pourraient lâcher une vérité lors d’un petit moment bien choisi.

LE PROTOCOLE UNE IDÉE

La bienséance ou le savoir-vivre, l’étiquette ou plus communément appelé, le protocole, tous ces mots qui disparaissent de la langue française et qui disparaissent tout court pour laisser place à un monde où personne ne respecte personne. Nous voilà au paroxysme de notre société où nous rencontrons de plus en plus de sociopathes avec carte de visite. Crapuleux en amour et incestueux en rêve faute de pouvoir l’être, orgueilleux et vaniteux et en plus ombrageux, et vantards, les voilà les hommes et les femmes d’aujourd’hui, et personne n’échappe à cette caricature même pas moi. A les fréquenter, ils finissent par déteindre sur vous.Pourtant l’étiquette gouverne et restreint la manière dont les gens inter-réagissent. Elle sert à exprimer le respect dû à autrui, en vertu des normes sociales. Par exemple, de saluer et remercier ses amis de manière appropriée, chaleureusement et respectueusement reste un geste simple et pourtant inexistant… READ MORE

TOUR D’IVOIRE DANS NUIT TÉNÉBREUSE

RiRi est sur le point d’être le prochain monogramme pour remplacer l’abréviation de Luxure et Volage « LV ». Le groupe du Seigneur des Arnault, qui passe sous silence le prénom de Rihanna, qui signifie « femme du prophète » en arabe – mais nulle n’est prophète dans son pays, – ne change pas, il s’adapte. Une petite tour d’ivoire dans la nuit la plus ténébreuse, la nouvelle maison Fenty basée à Paris, et, « égo centrée » sur Rihanna, sera une première pour le conglomérat de luxe, avec cette fois, une célébrité qui sera également la première femme noire à diriger une marque du groupe, faisant ainsi basculer les stars hollywoodiennes aux oubliettes pour les remplacer par des chanteuses de « RNB ».

UN METRO NOMMÉ DÉSIR

Je me souviens encore de l’odeur sèche des poussières métalliques du métropolitain. En ce temps là, il ne sentait ni la miction, ni l’huile de McDo. Je revois les paillettes de silex sur les marches des escaliers, brillantes comme des étoiles les jours de pluie. Je me remémore le poinçonneur à la mine triste assis sur sa drôle de petite boîte et rêvant à des contrées lointaines, il faisait un petit trou dans le billet et ses confettis se cachant sous sa veste finissaient au lilas dans son appartement. S’il m’avait donné sa poinçonneuse, j’aurais bien fait des petits trous dans les marches des escaliers pour voir ce qui se cachait derrière les étoiles les jours de pluie.

L’attente du train sur le quai était souvent raccourcie par une barre de chocolat convoitée dans cette boîte en argent qui me rappelait le coffre aux secrets de ma sœur ; un distributeur automate que je voyais comme un robot imaginant à l’intérieur un homme de petite taille distribuant les friandises seulement aux enfants sages… Enfin, arrivant dans un grand bruit, comme l’armée de Gengis Khan qui déferlerait de ce trou noir du bout du quai, comme un dragon tout flamme dehors de couleurs vertes et rouges,  avec à sa tête un conducteur impassible qui ressemblait avec son béret à mon voisin de pallier… Read more on

VUITTON SUR UNE LIGNE AÉRIENNE

Une collection cousu main type métier gare, le sport-chic de Manhattan pour un concept tout à fait curieux ; soies brodées à la façon des courtisanes du Roi Soleil, et pour des femmes actives bien ancrées dans notre temps, la mode est toujours un éternel recommencement, et les chemisiers taillés, au passé de Montana, avaient un genre glamour irrévérencieux. La femme bourgeoise avocate Américaine y trouvera son compte, et n’ira certainement pas porter plainte. Ces femelles sont comme les spermatozoïdes une chance sur trois milliards d’atteindre leur cible qui est d’être enfin des femmes avec un peu d’humanité.

Finalement, la seule révolution dans cette croisière, c’était l’aéroport et le bâtiment de la TWA Flight Center, refait à neuf pour la circonstance, donnait à l’architecte Eero Saarinen un renouveau de notoriété, car, depuis 1962, il avait été largement oublié. A l’apogée des Trente Glorieuses, ce bâtiment, qui ne détonne pas dans le monde d’aujourd’hui, est toujours d’une très grande modernité et ressemble curieusement aux palais bulles de Pierre Cardin construit en 1975 dans le sud de la France. read more …

GUCCI ROUGIT BRILLE ET TRAHIT

C’est la nouvelle campagne publicitaire de Gucci : un rouge à lèvres qui transforme la femme de docteur Jekyll en Mr. Vamp. A l’instar de la momie de Toutankhamon, qui a regroupé les archéologues du monde entier, il existe un vampire qui décime les couturiers et j’ai le regret de vous avouer qu’il s’agit d’Alessandro Michele. On pourra ainsi l’appeler mon « Saigneur » mais, il est vrai que les cimetières sont éclairés au néant. Un ampire pour vous installer, un mauvais goût sur la bouche, et nous nous ferons du mauvais sang pour la marque Gucci. Les services marketing des « Homoglobines » ont dû suer « sang et eau » pour désacraliser la beauté, et nous pouvons dire qu’ils ont certainement cela dans le sang.